Hello tout le monde !

Je n'aurai jamais fini de m'excuser pour mon retard... aussi encore désolée de ce délais beaucoup trop long. J'ai eu du mal à imaginer l'après-réveil de Lysander au sein de la famille Weasley, mais finalement voici ce chapitre ! Je l'ai achevé hier soir, j'espère qu'il vous plaira !

Je voulais remercier Lussira et Debby alias Alice d'avoir laissé un petit commentaire !:-)

Et sur-ce, bonne lecture à tout le monde !


Hugo n'était pas venu. Toute la nuit, jusqu'au matin, jusqu'à ce que Rose reparte à Sainte-Mangouste Lily et Scorpius avaient espéré qu'il viendrait, qu'il trouverait pour sa sœur les mots qu'elle attendait. Aucun n'était venu. Pas même lui. Rose les avait à peine regardé lorsqu'elle s'était levée, les traits encore tirés, les yeux gonflés. Et d'un coup de baguette tout avait disparu, elle était belle et fraîche comme un bouton de Rose... elle avait l'habitude de se déguiser, de mentir ainsi. Lily lui avait gaiement proposé de lui nouer les cheveux, Rose avait accepté sans un mot, à peine un sourire fatigué. Les doigts de fée de la jeune fille s'étaient empressés de natter ses belles mèches pourtant ternies. Et sa cousine n'avait rien ajouté, la laissant tordre ses fils roux avant de les embrasser et de transplaner. Elle en leur avait pas demandé de partir, rien que cela avait un peu égaillé le cœur tracassé de Scorpius. Il avait envoyé un hibou à Albus, histoire de le tenir au courant, de le charger de l'aider à tenir le reste des Potter-Weasley à l'écart, et même de ne rien leur dire.


En pénétrant dans Sainte-Mangouste, Rose ne voulait penser qu'à une chose: Katleen. Faire comme si sa journée de la veille s'était arrêtée à la naissance de son fils, faire comme si la nuit avait ensuite envahi ses paupières et y avait distillé des songes vaporeux. Oublier simplement et se raccrocher à ce qui lui restait, à ce qu'elle était indépendamment des autres, indépendamment de tout le reste. Elsa dans la salle commune la regarda avec une pointe d'inquiétude, elle l'écarta en se forçant à un véritable sourire.

Puis sa journée commença. Les consultations, le tour des chambres, l'auscultation des nouveaux-nés. Ce jour-là Elsa lui interdit l'accès à la salle d'accouchement, celui de la veille, disait-elle, avait consommé une grande partie de sa magie, cela se voyait sur son visage épuisé. Et Rose se forçait à croire que tout cela était vrai. Que sa lassitude venait de la veille. C'est ce qu'elle dit à Katleen lorsqu'elle vint les examiner, elle et son fils. La jeune maman semblait avait les yeux brillants, enfin la jeune médicomage voyait un sourire authentique sur ses lèvres. Elle avait eu de la visite. Ses cousins. Ils acceptaient bien sûr de la prendre chez eux lorsqu'elle sortirait. C'était ce qu'ils avaient dit... elle semblait en douter... Ou ne pas en avoir spécialement envie. Mais elle était jeune, encore enfant, sans emploi depuis qu'elle était à l'hôpital.

Rose sentait sur elle le regard insistant de sa jeune patiente. Celle-ci connaissait ses horaires, avait eu le temps de l'observer, elle le savait, de guetter ses temps libres que la médicomage souvent passait près d'elle, et que Katleen acceptait en silence, un léger sourire aux lèvres.

- Vous semblez soucieuse, osa-t-elle finalement alors que Rose remettait Morgan dans les bras de sa mère.

- Ne vous inquiétez pas, ma magie est encore un peu faible, mes collègues m'ont éloignée de la salle d'accouchement comme à chaque fois. Ne vous inquiétez pas, répéta-t-elle avec un sourire.

- Vous êtes pourtant... absente, plus que les autres fois depuis que je suis ici.

Elle lui saisit alors la main alors que la rousse se détournait. Mais celle-ci se dégagea, pudique.

- Ne faîtes pas attention à moi Katleen. J'avais moi-même un lien avec vous, ce qui a rongé un peu plus de ma magie, voilà tout, sourit-elle.

Vaincue, la jeune mère se tut, regarda partir la jeune médicomage, le cœur un peu serré, les gazouillement de son fils l'en distrayèrent un instant.

Rose pendant ce temps se dirigeait dans la salle commune, une perle allumée sur son bracelet lui indiquait qu'elle y avait un visiteur. Elle espérait que ce ne soit personne de sa famille, mais elle faisait confiance à Lily et Scorpius. Elle marqua un temps d'arrêt en reconnaissant la silhouette fluette de son frère qui lui tournait le dos, regardant par la fenêtre. En l'entendant entrer, il se retourna.

- J'ai préféré... ne pas venir te voir cette nuit, murmura-t-il sans aller vers elle. Je n'ai pas dormi mais... je ne voulais pas que tu me jettes dehors. Parce que tu l'aurais fait, sourit-il en voyant sa sœur ouvrir la bouche. Je ne te reproche rien... mais je n'ai pas voulu me blesser face à toi.

Rose haussa simplement les épaules, sans un mot de plus. Qu'y avait-il à ajouter ? Elle ne voulait pas en parler, lui en parler. Tout ce qu'elle cherchait était son sourire, pas ses mots.

- Je ne sais que te dire, souffla-t-il devant le silence de sa sœur. Que je savais... mais tu ne l'ignores pas.

- Ne dis rien Hugo, dit-elle alors doucement. Je ne veux pas en parler, je ne veux pas y penser.

- Veux-tu que je partes ?

- Non, je ne veux pas voir les Potter-Wealey mais... là tu n'es pas là en tant que représentant de la famille, tu es juste... Hugo.

- Ton petit frère même si tu as tendance à vouloir l'oublier, murmura-t-il.

- Je sais, souffla-t-elle. Et je t'en demande pardon mais...

- Je ne te demande rien, répéta Hugo en la regardant dans les yeux. Je veux juste que tu saches que moi je suis là. Pour ce que tu voudras. Quand tu voudras.

Rose ne répondit rien, émue de la sincérité qu'elle lisait au fond des yeux de son frère.

- Je ne sais pas ce que je veux, souffla-t-elle. Je ne sais pas si je veux en parler, si je veux leur parler, t'en parler, ou juste me taire, disparaître.

- Ne t'en va pas Rose, la coupa-t-il en se rapprochant. Je m'en irai, je les tiendrai tous à l'écart...

- Alors... dis-leur juste de ne pas m'écrire, de me laisser tranquille. Je veux être seule, réfléchir seule.

Elle vit Hugo fermer les yeux, assommé par sa réponse. Elle s'en voulut...

- Hugo, tu te souviens... quand tu es venu ici il y a quelques semaines, quand nous avons parlé tous les deux... tu avais amené une jeune fille ici.

Son frère la regarda sans comprendre.

- Son fils est né hier, dit-elle doucement. Alors qu'on l'emmenait en salle... Albus est venu me chercher pour me dire que... Lysander s'était réveillé. J'ai couru la rejoindre, elle, Katleen, parce qu'elle avait besoin de moi, parce qu'elle était seule et que... Lys je le savais était entouré.

Le regard qu'elle lui lança était celui d'une biche égarée, sa voix déjà tremblait, il s'approcha d'elle pour lui prendre la main.

- J'ai l'impression... que tout ça avait un sens. J'ai l'impression qu'elle devait s'effondrer devant toi, que tu devais l'amener ici, que je devais renouer ce lien qui s'est fragilisé depuis quatre ans. J'ai l'impression... j'ai l'impression que Lys devait se réveiller alors que son enfant naissait, ou juste avant je ne sais pas... Je cherche... je cherche un sens à tout cela, mais je n'en trouve pas.

Les larmes commençaient à rouler sur ses joues alors que son frère refermait ses bras autour d'elle. Elle se laissa faire, tremblante. Et soudain une perle de son bracelet s'alluma, elle se dégagea tout aussi doucement.

- Attends... attends-moi là. Ou bien...

- Je t'attendrai ici. J'ai mes notes de cours dans mon sac, si tu es longue j'aurai de quoi attendre. Va la rejoindre et... et dis-lui... que je suis vraiment heureux pour elle.

Un baiser spontanné se posa sur sa joue.

- Je lui dirai, je te le promets !

Et elle s'enfuit en courant, soudain plus légère. Elle trouva Katleen assise au bord de son lit, berçant le nouveau-né entre ses bras frêles. Elle adressa un sourire timide à Rose lorsqu'elle entra.

- Je voulais me laver mais... je ne voulais le laisser seul, et j'avais peur que le transporter à la nurserie ne le réveille... j'ai mis tellement de temps à l'endormir tout à l'heure. Il me regardait sans un bruit et ne voulait pas fermer les yeux... Il était tellement beau...

Ses yeux s'embuaient encore alors qu'elle en parlait, Rose avec un sourire cueillit le bébé dans les bras de sa mère et le déposa dans son berceau, lui promettant d'attendre qu'elle revienne. Et alors qu'elle entendait couler le son de la douche, ses yeux s'égarèrent sur le visage paisible de l'enfant. Le regarder endormi n'avait rien du sommeil mortel de Lysander. Elle le voyait respirer, ses paupières s'agitaient, ses petits poings parfois se serraient. Et elle sentait sa poitrine se serrer à son tour. Malgré ses malheurs, elle enviait Katleen et la vie qui s'offrait à elle, sans chaîne, sans tache. Le nom de Weasley ne lui avait jamais pesé, mais son immense famille semblait l'empêcher de grandir, de changer vraiment.

La jeune mère sortit soudain de la cabine de salle de bain, Rose se redressa, aidant Katleen à se rasseoir, sa patiente garda sa main dans la sienne.

- Vous allez me manquer, avoua-t-elle soudain après un silence.

- Vous m'oublierez, répondit doucement Rose en s'asseyant pour avoir son visage à sa hauteur. Vous serez heureuse avec Morgan... et vous ne penserez plus à ces deux mois que vous avez passé ici. Ils seront loin derrière vous... et c'est tant mieux.

- Ce n'est pas Sainte-Mangouste qui me manquera, admit la jeune femme avec un sourire amusé. C'est vous Rose, souffla-t-elle en l'appelant pour la première fois par son prénom. C'est la bulle de réconfort que vous m'avez apporté, peut-être sans le savoir. Hier vous m'avez rassurée avec vos mots, et j'espère que un jour vous pourrez... retrouver celui qui vous manque ou bien vous en détacher – elle vit les yeux de la jeune médicomage s'embuer. Pardon je ne voulais pas... je ne voulais pas vous faire mal...

- Ce n'est pas de votre faute, la rassura Rose en s'essuyant prestement les yeux. Vous... vous ne pouviez juste pas savoir... il s'est réveillé hier mais...

Elle ne pu poursuivre, honteuse de faire part de son rejet de l'homme qu'elle aimait alors que la femme en face d'elle l'avait perdu. Katleen pourtant ne sembla pas lui en vouloir, son pouce caressa doucement le creux de la main de Rose.

- Prenez votre temps, murmura-t-elle.

- J'en ai tellement perdu...

- Et vous en gâcheriez davantage à vous précipiter.

Rose la remercia du regard, songea à dégager sa main mais la caresse sur sa paume lui faisait du bien. Elle respira profondément, chassant les dernières larmes, éveillant un nouveau sourire sur les lèvres de Katleen.

- Merci, murmura-t-elle. Vous êtes tellement forte, ajouta-t-elle.

- Je ne suis pas seule, rappela la jeune mère avec un regard tendre sur le berceau. Idan ne m'a pas abandonné, il ne m'a pas laissée seule, ajouta-t-elle. Et Rose, vous n'êtes pas seule non-plus. Vous avez votre famille, votre ami, tant de monde autour de vous, et pourtant moi qui n'ai presque plus rien je comprends votre solitude. Je n'ai pas envie de retourner chez mes cousins tout comme vous ne voulez pas retourner dans votre famille. La pitié dans les yeux des autres, leur incompréhension... je ne prétends pas vous comprendre... mais je connais certaines choses qui brillent dans vos yeux.

- J'ai mon frère, murmura-t-elle. Il a rarement été près de moi, je l'ai rarement laissé l'être...

Elle rougit, gênée de parler encore de sa vie à cette femme qu'elle connaissait à peine.

- Vous le connaissez un peu, ajouta-t-elle pourtant. Enfin... c'est lui vous a amené ici lorsque vous vous êtes effondrée sur le chemin de traverse... il m'a chargée de vous dire qu'il était très heureux pour vous.

- Un grand cœur comme sa sœur, souffla Katleen avec un sourire tendre. Alors je suis certaine de vous revoir sourire un jour ! Car nous nous reverrons, le voulez-vous Rose ?

Rose aurait pu se réfugier derrière sa réserve professionnelle, mais après la discussion qu'elle venait d'avoir, n'était-ce pas absolument ridicule ? Et le regard de Katleen était si bienveillant qu'elle ne voulut pas la décevoir. Elle la reverrait. Quand elle irait mieux elle retournerait la voir, elle espérait que le sourire de la jeune mère se serait alors encore accru, aurait gagné de cet éclat qu'elle avait aperçu la veille.

- Je vous le promet Katleen, murmura-t-elle.


Quelque part, dans Londres, un jeune homme apparut au bureau des Portoloins du Ministère. Il lâcha la vieille chaussure qu'il tenait, se rattrapa au mur avant de recevoir deux jeunes femmes contre son cœur. L'une avait des cheveux courts et dorés, l'autre arborait milles mèches multicolores dans sa crinière blonde. Il était un peu plus grand qu'elles, pourtant elles ébouriffèrent ses cheveux noirs comme les boucles d'un enfant. Lorsqu'ils se détachèrent, un couple s'approcha, la femme serra longuement le jeune home dans ses bras, l'homme commença par tendre la main vers lui comme pour le saluer, le plus jeune l'attira avec impatience contre lui.

- Tu nous as manqué, souffla-t-il au creux de son oreille. Je comprends ce que maman devait penser lorsque Charlie nous quittait pour des mois entiers.

- Mais je suis revenu ! s'exclama le jeune homme d'une voix gaie. Bonjour Teddy, ajouta-t-il en serrant la main d'un autre. Alexis, je suis touché que tu sois venu !

- Dom' m'a harcelé toute la semaine... et j'avoue que j'avais envie de revoir mon rival de Quiddich.

- Il faudrait qu'on reconstitue nos deux équipes et rejouer nos match !

- Tu n'es jamais là pour ça ! s'indigna l'une des filles.

- Mais je suis là maintenant ma chère Victoire ! Jusqu'à Noël ! Deux mois rien que pour vous-tous ! Pour la famille, pour mes cousins ! Pour Will aussi, je lui ai promis de le voir !

Ses deux sœurs pendues à son bras, Louis les vit sortir leur baguettes pour transplaner, il les retint.

- Pourquoi ne pas faire un bout à pieds ? J'ai parcouru la moitié du globe en une demi-heure, enchaînant les Portoloins... une peu de terre ferme me fera du bien.

Sa famille sourit, parcourut la moitié de Londres à pieds, Bill et Fleur couvant leurs enfants du regard alors que Teddy et Alexis discutaient ensemble. Le bord de la Tamise leur donna à embrasser du regard Londres sous ce ciel orageux... couleur magie. Le sourire de Louis de retour chez lui réchauffa le cœur de sa famille à qui il avait tant manqué.

Puis Bill passa un bras autour des épaules de ses enfants, Fleur posa la tête sur son épaule, Teddy et Alexis s'approchèrent alors qu'ils disparaissaient... comme par magie !


Ils réapparurent dans le jardin du Terrier. Louis sourit de voir toute sa famille réunie, et il songea qu'il avait hâte qu'une nouvelle génération vienne compléter sa famille de plus en plus nombreuse. Il avait hâte qu'un enfant sans retenu vienne en courant vers lui pour qu'il le fasse virevolter. Lucy et Moly avaient grandi... elles étaient plus timides depuis quelques années. À quoi ressemblerait cette famille lorsque ses cousins et lui-même auraient fondé la leur ?

Finalement ce fut Molly qui lui tendit les bras, et bien qu'il fut beaucoup plus grand, il se blottit dans les bras de sa grand-mère. Son parfum chaud lui avait manqué, comme tout enfant Weasley il retombait en enfance au creux de ses bras.

Lorsqu'il se redressa, il adressa un sourire éclatant à toute sa famille alors que ses sœurs, trop heureuses de l'avoir retrouvé, se reposaient déjà à son côté. Leurs sourires à tous étaient des sources de miel ensoleillé, et toujours lui manquaient dans ses voyages en Inde.

Il chercha un visage. Son regard se fit soudain anxieux. Et tout bas à ses sœurs, les yeux fixés sur la silhouette timide de Hugo qui se cachait presque derrière les autres il murmura :

- Où est Rose ?

Il vit au rougissement de son cousin qu'il avait lu sur ses lèvres. Et le silence gêné de Dominique acheva de l'inquiéter. Elle était sa cousine préférée, si ele avait été là elle n'aurait pas hésité à lui reprocher en riant de ne pas prendre le temps d'embrasser cette très nombreuse famille. Elle n'était pas là. Quelque chose manquait. Les visages fuyants d'Albus, Lily et Scorpius lui firent mal au cœur.

- Elle va bien. Mais elle n'est pas venu. Hugo a dit qu'elle... voulait un peu de temps...

Il ne demanda pas pourquoi. Il se mordit la langue jusqu'à s'en faire mal mais choisi de se taire. Et après un dernier regard lourdement appuyé sur Hugo, il reprit un sourire éclatant, se lançant dans le récit de son voyage, interpellant Jimmy pour lui transmettre les amitiés d'Isaac et Malika. Mais toujours le regard absent des plus proches de Rose. Étonnamment ce fut finalement Hugo qui le prit à part, faire un tour dans le jardin. Et lorsqu'ils furent loin, lorsque personne ne put les entendre il avoua. Et ce fut une gifle pour Louis. Rose avait menti durant tout ce temps... Et son cauchemar avait prit fin...

- Les autres ne savent rien encore. J'ai demandé à Albus, Rose et Scorpius de ne rien dire. D'attendre encore. D'attendre que tu sois revenu, que tout le monde ne l'apprenne pas en même temps. Ele ne veut voir personne.

- Mais toi tu l'as vue ?...

- Je suis allée la voir ce matin, murmura Hugo. Elle allait bien, enfin non. Mais elle veut aller mieux. Et elle ne veut pas voir ceux...

- À qui elle a menti, n'est-ce pas ?

Hugo acquiesça en silence et Louis soupira douloureusement.

- Merci de me le dire, souffla-t-il. Et dis-lui que je ne lui en veux pas. Que je comprends, et même que je suis soulagé... même si elle n'aurait jamais dû avoir à porter ce poids toute seule.

- Je le savais.

Louis le fixa en silence. Au fond ça ne l'étonnait même pas. Hugo savait voir tant de choses...

- Aide-la à aller mieux. Dis-lui que si elle a besoin de moi je serai là. Que je ne lui en voudrai jamais. Et que nous l'aimons tous... elle ne doit jamais l'oublier.

Il eut peur que ces mots semblent banals à Hugo, mais la lucidité qui brillait dans les prunelles sombres de son cousin lui confirma que ce dernier l'avait compris au-delà de ses mots, qu'il ressentait la même angoisse.

Et après une dernière pression sur son épaule, il rejoignit les autres, le cœur un peu plus léger, un peu plus tranquille alors que Hugo envoyait un Patronus. Un Lynx. Il avait su voir...


À l'occasion, si vous avez la moindre remarque, n'hésitez pas ! En bien comme en mal !