Me revoilà pour un deuxième, enfin un premier chapitre ! Woah ! Plein de reviews ! Ca fait trop plaisir ! Le Sterek ça agit un peu comme un aimant en ce moment !^^

Merci à tous les followers, à ceux qui ont mis l'histoire en favoris et aux reviewers évidemment!

Réponses aux reviews :

Iantocullen : Mais oui, t'inquiète, tout en subtilité. Voilà, j'ai fait au plus vite pour que notre pauvre Stiles ne subisse pas trop de dommages au cerveau. Même si ça fait un moment.

Ayuki : Hey ! Merci^^ Oui, pour le coup c'était un vrai prologue un peu court, mais t'inquiète pour la longueur, je me rattrape dans les chapitres. Ah ? Est-ce que ce sera Derek ? Ou quelqu'un d'autre au début ?

Clina9 : ^^ Merci beaucoup. Et bien voilà la suite avec un Bon Stiles :3

Sakuraetsasuke :Hehe, c'est un prologue très cher. Voilà la suite^^

Toshinou : Ah, j'ai déjà écrit pire je t'assure. Mais ça va en s'arrangeant, en tout cas pour l'instant…plus ou moins

Alix : Je suis contente que ce prologue t'ait plu. Ah oui, une bonne musique bien adaptée en fond ça fait toujours son effet^^. Voilà la suite. J'ai été un peu longue. Mais c'est ainsi, les études d'ingé ça demande un minimum de temps. Et puis je voulais finir mon manuscrit avant d'écrire la suite de Breath. Maintenant que c'est fait, je mets le manuscrit de côté et je le retravaillerais un peu plus tard pour être plus efficace. En attendant, je vais me concentrer sur Breath.

Caradya : merci beaucoup pour ce compliment. Voilà la suite, j'espère que ça te plaira tout autant.

Disclaimer : Non…Non, ne me forcez pas à le dire…pitiééééé ! Snif…Teen wolf, ses persos, son univers et sa storyline ne m'appartiennent pas…Mais Hoechlin est à MOI ! non ? Mais siiiii ! Et Dylan est mon doudou, si je vous jure !

Note : les chapitres qui suivent seront probablement un peu moins 'poétique' parce que je me cale sur les épisodes, tout en restant dans la tête de notre adorable hyperactif. Mais j'essayerai tout de même dis glisser ma touche poétique. J'espère que cela vous plaira tout autant que le prologue. Bonne lecture.


Bestia-lity-ire


« Stiles ! »

Qui est-ce ?

« Il ne respire pas ! »

Sans déc' !

« Son cœur bat beaucoup trop vite ! »

Ah ? Ca je ne l'avais pas remarqué…La douleur pulse trop dans ma tête pour que je me penche sur mon rythme cardiaque.

« Stiles ! A quoi tu joues ! »

A la bataille navale. Le lézard a coulé mon porte-avion, je reste en apnée pour ne pas me noyer pourquoi ?

« Il fait une crise de panique ! »

Oh ! C'est lequel le perspicace ? La perspicace ? Oui je crois que c'était la voix d'une fille. Je me demande si c'est Lydia ? Non. C'est impossible. Que ferait-elle chez-moi ? Mais, et si c'était elle ? Ce serait un avant goût du Paradis de savoir qu'elle s'inquiète pour moi. C'est sans doute la seule à pouvoir déterminer qu'il s'agit d'une crise de panique.

« Comment peux-tu en être sure ?

- Je ne le suis pas, on ne peut pas l'être. Mais j'en ai déjà eu.

- Appelle Scott. Il doit savoir comment le calmer. »

Ah. Bah c'est pas Lydia. Je doute qu'elle puisse être sujette à ce genre de crise. En tout cas pas au point d'en parler avec une telle lassitude. Mais qui alors ? Ah ! Peu importe ! J'ai trop mal ! J'en peux plus ! Des crampent naissent dans chacun de mes muscles. Mes poumons vont imploser ! Maman, ouvre moi tes bras et prépare le thé pour la faucheuse, j'arrive.

« Stiles ! Respire ! »

J'aimerai bien!

« Scott ne répond pas. »

Bizarrement ça ne m'étonne même pas ! Après m'avoir déposé, il est retourné dans leur « petit coin secret » dans l'espoir de voir Allison. Elle s'est probablement pointée.

« Qu'est-ce que tu fais ?

Je vais le forcer, ou au moins forcer l'air à aller jusque dans ses poumons ! Ca ne nous aidera pas longtemps, mais c'est toujours un sursis à prendre ! »

J'ai mal de partout, mais je sens tout de même la pression de lèvres charnues sur les miennes. En effet, ça ne marchera pas indéfiniment. Cela dit, ça n'est pas désagréable ! Hey ! Faut bien profiter des quelques derniers instants de la vie, surtout si on se retrouve lèvres à lèvres avec une bouche aussi douce. Encore que, « mon respirateur » est un peu brusque, mais je vais mettre ça sur la tension de l'instant somme toute assez tendue.

« Isaac, va prendre un linge humide. Il commence à avoir de la fièvre », dit mon ou plutôt ma ''respiratrice'', Erica à priori.

« Boyd, essaye encore d'appeler Scott ! » Une voix grave, avec Erica, Boyd et Isaac dans le coin….Derek !

Ce sont ceux qui sont en partie à l'origine de cette crise qui tentent désespérément de m'en sortir. Et on s'étonne que l'ironie et le sarcasme soient mes meilleures alliées !

« Derek ça ne marchera pas longtemps. » annonce Erica avant de reprendre son bouche à bouche

« Qu'est-ce qu'on fait alors ?

- Prend le contre toi.

- Quoi ?! » Un grognement. Habituel. Au moins il ne change pas.

« Fais lui écouter ton cœur. Tu es le seul qui arrive à contrôler ton rythme.

- Vrai. Je me concentre sur ton rythme pour ne pas …. »

Je n'entends pas la fin de la phrase d'Isaac. Ma fin à moi se pointe. Enfin ! Je n'allais pas tarder à devenir fou avec ce mal de crâne et ces voix qui raisonnaient dans ma tête comme dans une grotte. J'aurais réussi à embrasser, plus ou moins, une femme superbe avant de mourir. Ca n'est pas si mal comme fin, tu ne trouves pas Maman ?

Mmhhh. Ta chaleur m'enveloppe. Et ce son rythmé, si calme, remplace tous les autres. La mort est plutôt apaisante finalement. C'est une véritable délivrance. Quel cocon chaud ! Je soupire, et je m'agrippe à tes bras, comme quand j'étais un enfant. Ah ?! Voilà qui est étrange. Je n'avais pas souvenir que tes bras étaient aussi musclés…J'inspire profondément. L'air de l'au-delà brûle la gorge. Est-ce parce que je suis mort asphyxié ? Et ton odeur…Elle a changé. Ton parfum de lys et de lavande a été remplacé par une odeur boisée mêlée de cuir vieilli. En fait, on dirait l'odeur de Derek. Comment ça, comment ça se fait que je sois en mesure de la reconnaître ? Au cas où tu aurais détourné les yeux à ces moments là, il a tendance à pénétrer mon espace personnel quand il me bloque contre un mur en grognant avec son air d'alpha supérieur. Son odeur emplit mon air quand il fait ça. Alors oui, je peux la reconnaître. D'ailleurs je comprends bien qu'en fait, je ne suis pas mort, et que Derek a parfaitement appliqué les conseils d'Erica.

« Stiles !

- Derek. »

Un soupir rauque. C'est tout ce dont je suis capable. Je ne suis pas mort. Je respire enfin à nouveau. Mais je suis mort de fatigue. Je ne tiens pas plus longtemps et je sombre dans l'oubli obscur et silencieux. Le thé va refroidir, mais ce n'est pas grave, j'en referai un jour.

Ah ! Enfer ! Le réveil se révèle bien difficile quand la sonnerie est ta propre douleur. Mes muscles hurlent leur mécontentement. Les échos de mes crampes de la veille sont de vives piqûres de rappel ! J'ouvre les yeux. Trop vite. Je les referme, aveuglé et le crâne en proie à des lucioles un peu trop puissantes ! Première nouvelle, je ne suis pas dans ma chambre. Je ne suis donc pas dans mon super lit douillet et je ne peux pas me réfugier sous ma couette. Dommage. Alors, Stiles, on s'éveille. Rappelle-toi d'hier. Est-ce hier d'ailleurs ? Scott m'a déposé chez moi. Avant ça…l'attaque du serpent géant. Après ? Crise de panique. L'une des plus violentes que j'ai connues. Comment j'en suis sorti déjà ? Ah oui, perspicacité d'Erica, obéissance de Derek, moi dans ses bras. Chaleur et rythme cardiaque calme. C'est instinctif, je me suis focalisé dessus, je me suis calmé, j'ai respiré. Pendant une seconde, je regrette ce moment. J'étais plutôt bien dans ses bras. Sa chaleur corporelle est bien au-dessus de la moyenne. Un truc de loup-garou je suppose. Comme quoi même dans Twilight tout n'est pas qu'ineptie ! Oh my…je viens juste de penser que j'étais bien dans les bras de Derek. En même temps, il est fort, on se sent toujours en sécurité serré dans des bras puissant. STOP ! Stiles, mon vieux, tu es un mec ! Un mâle un vrai ! Tu aimes la splendide Lydia Martin ! Tu n'as pas besoin de te sentir en sécurité dans les bras d'un loup psychopathe !

Je lève lourdement mon bras pour le poser sur mon visage, puis j'ouvre les yeux. Mon pull atténue la lumière et me laisse m'habituer doucement. Je me concentre sur cela plutôt que sur ce que j'avais juste avant en tête. Non ! Je ne penserai pas à Derek ! Après quelques minutes, je me redresse. Ok. Qu'est-ce que je fous dans une rame de métro ? Enfin, au moins ça explique l'inconfort…

Un bruit sourd attire mon attention. Me levant avec précaution j'approche d'une fenêtre. La rame est arrêtée. Jusque là rien d'étonnant. Mais du coup, elle donne accès à un arrêt désaffecté aux allures d'entrepôt. Isaac est à terre. J'aperçois Boyd assis sur les escaliers. Et Erica attaque. Vraisemblablement, ils s'entraînent. Erica ne tient même pas une seconde, chose qui me fait sourire. Ca fait moins sourire Derek.

« Est-ce que l'un d'entre vous ne voudrait pas essayer d'être un peu moins prévisible ? »

Ah ! Bah suffit de demander louloup ! Whoaou ! Sauvage la louve ! Sauvage le baiser ! Ca donne envie…He ? Mais qu'est-ce que je raconte ? Enfin si…si ça donne envie. Comme j'aimerais que Lydia me saute dessus comme ça un de ces quatre ! Et voilà qu'il la rejette.

« C'est la dernière fois que tu fais ça ! »

C'est marrant, j'en connais plus d'un qui serait ravi d'être à ta place Derek ! Bon, j'en connais aussi plus d'une qui voudrait avoir l'audace d'Erica, même si c'est pour se faire jeter…

« Pourquoi ? Parce que je suis une Béta ?

Non. Parce que j'ai quelqu'un d'autre en tête pour toi. »

Derek, conseiller matrimonial ! J'étouffe un rire avant de m'affaler sur la banquette. Mes muscles me font vraiment trop souffrir.

« Est-ce qu'on a fini ? Parce que je dois avoir environ cent os qui ont besoin de quelques heures pour se ressouder »

Euh…C'est quoi ce silence ? Derek ne va pas s'énerver ? Curieux, je laisse dépasser mes yeux et, à travers la vitre salie, je vois le brun s'agenouiller et prendre le bras d'Isaac avant de le briser. Je me rebaisse aussitôt. Ce type est un vrai sadique !

« Cent et un. Vous pensez que je vous apprends comment vous battre ? Hein ? Regarde-moi ! Je vous apprends comment survivre ! »

Flippant ! Flippant ! Flippant !

« S'ils veulent nous tuer, pourquoi ne viennent-ils pas pour nous maintenant ? Qu'est-ce qu'ils attendent ? »

Euh Isaac, t'as envie qu'il t'en brise un autre ou quoi ?

« Je ne sais pas. »

Ah ? Voilà qui est rassurant ! Même le grognon en chef, loup depuis toujours ne sais pas ce qui nous attends…Ce qui les attend. Je suis un humain, moi, je ne suis pas avec eux, juste avec Scott !

« Mais ils préparent quelque chose. Et toi, tout spécialement, tu sais qu'on a un autre problème. Quoi que ce soit la chose qui a tué le père d'Isaac, je pense qu'elle a tué quelqu'un d'autre la nuit dernière. Et jusqu'à ce que je trouve ce que c'est, vous devez apprendre tout ce que je sais. Aussi vite que je puisse vous l'apprendre. »

Je me tasse un peu plus au souvenir de cette chose reptilienne et je dois me concentrer pour ne pas partir en crise tout de suite. Derek entre dans la rame et pose immédiatement son regard sur moi. Il est visiblement en colère, et bien entendu, tout ce que je trouve à faire, comme toujours dans ce genre de cas — oui, je sais, comme toujours tout court — c'est sortir une connerie.

« Torrides dis donc vos entraînements !

Tu veux participer ? Un humain en guise de récompense les motivera peut-être un peu plus.

Désolé, je sais que je joue bien le lapin, mais je préfère les rôles de lapin de magicien. Tu sais, mignon petit lapin blanc qui sort toujours d'on ne sait où. Je joue très mal le lièvre pour entraînements de courses ! En plus tes lévriers sont haut de gamme ! Tu devrais engager l'homme serpent pour ce job. »

Il avance d'un pas, les yeux rouge. Bah, oui ! T'as raison Stiles ! Met en colère le type qui t'as sauvé la vie après t'avoir si souvent menacé d'une mort douloureuse ! Et surtout fais le bien quand personne ne peut l'empêcher de te dépecer ! Sinon c'est pas drôle…

Je sens déjà la paroi solide de la rame qui va dire bonjour à mon dos. Ou pas…Je ne sens rien en fait. Je rouvre les yeux, que j'ai fermés d'instinct et découvre Derek, calmé, et exaspéré.

« Stiles ?!

- Scott ! »

Oh ! Vieux pour une fois t'arrives au poil !

« Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi t'es là ? Qu'est-ce que tu lui as fait Derek ? »

Je regarde Scott, puis Derek, puis Scott puis de nouveau Derek. J'aimerais lui faire sentir par le regard qu'il n'est pas obligé de dire à Scott que j'ai eu une crise. Que j'aimerais beaucoup qu'il ne dise rien même. Scott a bien assez de problèmes comme ça pour que j'en rajoute une couche. Mais je ne peux pas non plus trop appuyer ce regard ou Scott risque de le remarquer. Le problème c'est qu'aucune excuse ne me vient en tête pour expliquer ma présence ici. D'ailleurs, si j'ai passé la nuit ici, mon père doit être super inquiet. Merde, va falloir que je lui mente. Encore.

« Vu ce qu'il s'est passé hier, nous voulions garder un œil sur lui. Je voulais te confier cette tâche mais tu ne répondais pas. Donc nous l'avons amené ici. Son père pense qu'il a passé la nuit chez toi, donc confirme si on te demande. «

Derek, tu lis dans mon esprit ou quoi ?! Peu importe. Il a réussit à donner une excuse plausible, même si à la place de Scott, je me demanderais pourquoi Derek et sa meute voudrait me protéger. Mais bon, c'est Scott.

« Ils t'ont fait du mal ? » me demande Scott.

Derek soupir et lève les yeux au ciel. Et oui, Peter n'a pas mordu le plus vif d'esprit. Scott, mon pauvre vieux. Est-ce que j'ai l'air d'aller mal ? S'ils avaient vraiment voulu me torturer, je pense que ça se verrait quand même. Et puis quand bien même j'aurais eu le droit à quelques sévices, je ne vais certainement pas l'avouer là, devant Derek alors que toute sa meute est là en soutiens pour nous exécuter si besoin ?!

« T'inquiète vieux, si tu écartes le fait que la banquette de cette rame est ce qui existe de plus inconfortable au monde pour dormir, ça va bien. J'ai même plutôt bien dormi au final. »

Qu'est-ce que je pouvais répondre d'autres. Ce n'est pas un mensonge en plus. J'omets juste qu'ils m'ont sauvé la vie en vérité, mais bon. Ca restera entre eux et moi.

Scott lance un regard suspicieux à Derek, mais je sais qu'en vérité, il ne soupçonne rien du tout. C'est juste sa façon à lui de faire sa crise d'ado loup-garou. Il tient tête à Derek à sa manière. Au fond, je trouve ça un peu ridicule et plutôt marrant de les voir agir ainsi. J'aimerais seulement ne pas être au milieu parce que là j'ai l'impression d'être un jouet pour lequel deux chiens se disputent.

Scott reprend le chemin de la sortir, je le suis. Je ne lance qu'un regard derrière moi, mais je fais en sorte que Derek comprenne que je le remercie pour cette nuit. Sans lui, je dois bien l'avouer, je serais certainement mort à l'heure qu'il est. En passant dans le hangar je fait un signe de tête reconnaissant envers les trois loups, en prenant garde que Scott ne remarque rien. Et je le suis. Il a récupéré ma jeep pour venir jusqu'ici. Bien.

Une fois au lycée, nous allons nous installer sur des marches en attendant le début des cours. Disons plutôt que Scott s'y installe et que moi je me tape des allers-retours entre les tourtereaux prisonniers de cette situation, servant d'enregistreur/délivreur de message.

« Je suis tellement désolé pour l'autre jour. J'essaye. On va s'en sortir. Je le sais parce que je t'aime. »

Yerk ! Trop zarb de dire ça à Scott. J'aimerais bien dire ça à un…une autre. Une autre…Lydia…ou n'importe qui plutôt que Scott…ou Derek. Pourquoi Diable est-ce que je pense à Derek ? Leur petit jeu va me rendre définitivement cinglé ! Sérieusement Allison ?! Tu pouvais pas te garder le « je t'aime » ? Oh non ! Scott n'affiche pas ce sourire niais, c'est encore plus embarrassant ! Sérieux ! Il ne pourrait pas éviter de me regarder pendant que je délivre le message ? Ou au moins se rappeler que ce n'est pas sa chasseuse de chérie qui parle parce que là c'est…Brrr…J'en ai des frissons de dégoût dis donc !

« Je t'aime plus que…Oh mon Dieu, je ne peux pas ! Toi et Allison devez vraiment trouver un meilleur moyen de communiquer

- Aller ! T'es le seul en qui on peut avoir confiance. Elle vient au match ce soir ?

- Oui. Ok ? Message complet. »

Enfin ! J'ai cru que je n'y arriverais jamais.

« Au fait, et ton patron ?

Il pense que la famille d'Allison garde quelque chose comme des euh…enregistrements de tout ce qu'ils ont chassé. Comme un livre. »

Mais bien sûr ! J'aurais dû y penser bien avant !

« C'est surement un bestiaire ! »

- Un quoi ?

- Un bestiaire. »

Ok…Pourquoi est-ce qu'il rigole comme ça.

« Je crois que tu veux dire bestialité. »

Je rêve ! Sérieusement Scott ! Un de ces quatre va faire un tour sur internet et soit curieux à propos de ta nouvelle condition !

« Non. Je suis sûr que non. C'est comme une encyclopédie des créatures mythiques.

Pourquoi je suis le seul à ne pas connaître ça ? »

Parce qu'en dehors du fait que tu es entré dans l'équipe de Lacross et que tu peux sortir ou non avec Allison, t'en a pas grand-chose à cirer de ce que le fait d'être un lycan implique dans ta vie ?

« Ok…T'es mon meilleur ami. T'es une créature de la nuit. C'est une sorte de priorité pour moi.

- Ok. Si on peut le trouver et que ça nous dit ce que cette chose est…

- Et qui. »

Bah oui, c'est quelqu'un qui me connait apparemment.

« Il nous faut ce livre ! »

Nous l'avons dit en même temps. C'est dans ce genre de situation que je retrouve mon meilleur ami. Il est préoccupé mais il est toujours là quand même.

Et me voilà parti pour rejouer les hiboux. Je retrouve Allison dans la cours et lui demande si elle sait si sa famille tient un bestiaire.

« Je pense que tu veux dire…

- Non. Je veux dire Bestiaire ! Et tous les deux, je ne veux pas savoir ce qu'il se passe dans vos têtes ! »

C'est pas vrai, même elle… Elle est pourtant plutôt futée !

« Ok…Heu…Est-ce que tu peux décrire ce truc ?

- C'est probablement comme un livre. Vieux, abîmé…

- Comme avec une reliure en cuir ? »

Bingo ! Elle m'explique qu'elle a vu son grand-père avec un livre comme ça. Je retourne vers Scott au pas de course. Il est où bon sang ! Je veux bien jouer les messagers, mais t'as pas de GPS implanté mon vieux, si on plus je dois te chercher dans tout l'établissement ça va pas le faire ! Remarque ça pourrait être une idée, une puce comme pour les chiens..Ouai mais si les Argents le découvre ça va se retourner contre nous. Ah ! Le voilà !

« Oui. Elle a vu son grand-père avec un livre comme ça. »

Quelques mots échangés et me voilà reparti. Allison a la décence de ne pas bouger de place. Mais vu qu'elle est assise à une table dehors, je dois me retaper tout le bâtiment. Et au pas de course !

Quand j'arrive, je suis à bout de souffle mais je délivre quand même le message.

« Où est-ce qu'il le garde ? »

Et c'est reparti. Scott a encore bougé. Il a rejoint son casier ! Tu ne pourrais pas faire mine de regarder le tableau d'affichage à l'entrée pour me faciliter la tâche des fois ? Non. Ca serait trop facile sinon. Je suis en nage quand je lui dis que le fameux livre doit être dans le bureau.

Pour la suite, je pique l'inhalateur de Scott. Parce que je sens que je vais finir par mourir sinon. Mes poumons brûlent d'avoir été autant sollicités en si peu de temps.

Quand j'arrive devant Allison, j'utilise l'objet avant de lui faire remarquer que ce n'était pas forcément le meilleur moyen de communiquer.

« Tu sais que les dealer de drogue utilises des portables jetables avec succès depuis quelques années ?

- Mes parents vérifient chaque appel, e-mail et texto que j'envois. Crois-moi ils le découvriraient. »

Ok, et écrire sur un morceau de papier, ça vous est pas venu en tête ? Non, je sais, la prochaine fois je prête mon téléphone à Allison et elle discute avec Scott ! Voilà ce que j'aurais dû faire !

« Soit. Est-ce que tu peux avoir le livre ?

- Pas sans les clefs. »

Une mission suicide. Ce sont mes préférées !

Le soir venu, je reste sur le banc de touche, comme d'hab'. Ils ont une espèce de monstre dopé dans l'équipe adverse, mais avec le grand-père Argent dans les gradins, Scott est obligé de rester sage. Moi je garde un coup d'œil sur Allison. Maligne la petite chasseuse. La voilà en disposition du manteau.

De toute façon, l'équipe n'a pas besoin de moi, alors je peux y aller sans crainte qu'on me remarque. Je passe à côté des gradins et récupère les clefs avant de retourner vers le bâtiment principal. Mais comme dans tout bon plan, il y a un imprévu. Et cet imprévu là pourrait bien être la chance de ma vie ! Lydia seule et qui a visiblement besoin d'être réconfortée.

Saisir ma chance, ou aller fouiller le bureau ? Saisir ma chance ? Mais le bureau, j'ai pas beaucoup de temps pour le fouiller. Oui, mais voir la sublime Lydia Martin pleurer m'est trop insupportable. Il n'est même pas question de saisir une chance ou non. Je veux juste voir disparaître ces larmes de son merveilleux visage.

« Hey, Lydia, qu'est-ce qui ne va pas ? «

Elle remontre la vitre de sa voiture, alors je toc dessus en l'appelant.

« Allez, Lydia.

- Juste, va-t-en, me dit-elle

- Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Je ne veux pas qu'on me voit pleurer !

- Oh, arrête Lydia. Ecoute, tu ne devrais pas te soucier que qui que ce soit te voit pleurer, tu sais ? Surtout toi.

- Pourquoi ?

- Parce que je te trouve vraiment belle quand tu pleures »

Voilà, c'est dit. C'est sorti. Avoué. Je lui ai dis que je la trouvais belle. Elle est belle. Magnifique. Sa superbe chevelure soyeuse, ses lèvres attirantes, presqu'autant que…OH ! Non ! Oublie ça tout de suite ! Ah elle ouvre la vitre. Un peu plus proche d'elle.

« Tu vas penser que je suis folle ! »

Houlà non. Certainement pas. Rien n'aurait pu, avant la morsure de Scott, me faire penser que tu es folle. Et maintenant, c'est encore moins le cas !

« Lydia, si tu dois me croire à propos de quelque chose, tu peux me croire à propos de ça. Il n'y a rien que tu puisses dire qui tu feras passer pour une folle. Littéralement RIEN. »

Et c'est à ce moment là, évidemment, que retentissent les cris de joies provenant du stade. Je ne peux plus repousser la fouille ! Je suis obligé d'y aller, c'est une question de survie. Je demande à Lydia de m'accorder cinq minutes. Elle me regarde avec incompréhension. Je sais bien que c'est absurde de lui demander ça, après ce que je viens de dire. Mais, je n'ai pas le choix. Je lui explique, qu'elle doit rester là, que je serai de retour dans cinq minutes qu'on parlera de tout ce dont elle voudra parler. Et puis je pars. Je cours jusqu'au bureau et je fouille. Mais il n'y a rien. Absolument rien d'intéressant ici ! Pas de livre avec une reliure en cuir, pas de note sur des créatures étranges, pas de petit coffre secret…Que dalle.

J'ai laissé Lydia démunie, pour rien ! J'envois rapidement un message à Allison, et je suis surpris sur le fait. Pendant un instant, je crains de voir le papy Argent. Mais ce n'est qu'Erica. Quoique, je ne sais pas ce qui est le pire finalement !


Comment ça c'est prévisible ? Bon, j'avoue tout de suite, je ne cherche pas à être imprévisible, d'autant que je reprends vraiment la série. C'est un Sterek assez simple. Mais j'espère que ma façon d'écrire saura vous conquérir^^

Une petite review ne sera pas de refu^^