Bonjour à tou(te)s !

Ça va chez vous ?

Moi ça va plutôt bien. Je suis très contente de vous retrouver avec ce nouveau chapitre. :)

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Pour débuter, je remercie du fond du cœur les fantastiques lecteurs qui ont pris le temps de me laisser une petite review sur le chapitre de la semaine dernière. Vous avez été un peu moins nombreux que la semaine précédente donc j'espère que le texte n'a déçu personne. (Auquel cas, n'hésitez pas à me le dire aussi. Les reviews ne sont pas uniquement faites pour recevoir des compliments.)

Je voulais également vous remercier tous autant que vous êtes. Cette fic' vient de dépasser les 60 000 lectures ce qui est, pour moi, vraiment énorme ! Chaque semaine, vous êtes plus que la précédente à venir lire mon histoire et je vous en remercie. Merci, merci, merci ! :D

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Dernière petite information avant d'enchaîner sur les RàRs anonymes : J'AI PUBLIÉ UN NOUVEAU TEXTE dimanche soir dernier. Il s'agit (encore) d'un Dramione, c'est un OS et il est à retrouver depuis ma bio (ou page FB) sous le doux nom de « Une sorte de famille ». J'espère que vous serez nombreux à venir le découvrir et à laisser vos impressions. :)

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RàRs Anonymes :

Guest : En effet : heureusement que Scorp' a sollicité Hermione et que cette dernière n'a pas hésité à partir à la recherche Drago car sinon… ce très cher Monsieur Malefoy n'aurait plus été de ce monde. Espérons qu'il a compris la leçon et ne reproduira plus ses erreurs. :) Je te remerciiiiiiiiie pour ta review et je te souhaite également une excellente semaine ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Gros bisous !

MariePuffy : « Bien le salut » à toi également ! Alors… je suis assez d'accord avec toi : Hermione se lamente globalement un peu trop sur son sort. Comme tu le soulignes, elle a effectivement subi un lourd traumatisme et la situation actuelle fait qu'elle se replonge dans la dépression mais après tout… elle pourrait aussi choisir la solution la moins dure psychologiquement. Elle aime Drago, Drago l'aime et, dans l'ensemble, la seule raison pour laquelle elle n'est pas avec lui c'est parce qu'elle pense que son devoir réside dans une séparation. Elle se dit qu'elle « mérite » en quelque sorte de souffrir. Après… est-ce qu'elle parviendra à tenir ainsi ? Ou non ? …

Concernant Drago, je suis d'accord : « c'est un vrai con ». Boire jusqu'à manquer de mourir tout seul dans sa cuisine en oubliant son fils et plus généralement tous ceux qu'il aime : c'est d'une idiotie sans équivalent. Mais c'est Drago… Comme tu le dis : heureusement que Scorp' est là pour sauver tout le monde ! Que ferions-nous sans lui ?!

Pour ce qui est d'Harry, je suis ravie que son attitude t'ait plu. :)

Idem pour les lettres au début. Globalement, les lecteurs ont beaucoup apprécié donc c'est top !

Pour ce qui est des petites fôteux d'ortho que tu as pu repérer… je suis sincèrement désolée. Le texte a pourtant été bêtaté mais je faisais tellement d'erreurs à cette époque que ma correctrice était plutôt débordée. Certaines ont dû lui échapper. :/

Des milliers de mercis pour ta nouvelle review ! J'espère que le chapitre de cette semaine te plaira. Des bisous pour toi également ! :*

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Voilà ! Alors… comment va se dérouler cette nuit dans l'appartement ? Que se passera-t-il ensuite ? C'est ce que je vous propose de découvrir sans plus tarder ! J'espère que ce soixante et unième chapitre sera à la hauteur de vos attentes.

Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.

PS : un « petit » titre musical pour ce chapitre : « Hysteria » du groupe Muse.


Chapitre 61 : Réflexions et confessions (Partie 2)

Après le dîner, Hermione fit la vaisselle à la façon des Moldus, prétextant que cela la relaxait bien qu'elle désirait surtout retarder au maximum le moment où elle se retrouverait devant son ex-amant et qu'ils devraient aborder la question des couchages pour la nuit…

Malheureusement, Drago et elle n'avaient pas sali autant de vaisselle qu'elle l'espérait et la jeune femme se retrouva très rapidement désœuvrée. Elle se maudit d'avoir nettoyé l'appartement un peu plus tôt dans l'après-midi, ce qui l'obligeait à présent à rejoindre le blond dans le salon puisque n'ayant plus la moindre excuse pour repousser l'échéance.

Elle se présenta devant lui, affreusement gênée, ce qui ne sembla pas lui échapper. Il était visiblement mal à l'aise et elle comprit que la situation était aussi étrange pour lui que pour elle.

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- Prends la chambre, je vais rester ici, dit-il au bout d'un moment.

- Tu es sûr ? demanda la jeune femme.

- Non, je finirai par te rejoindre, répondit-il sur le ton de la plaisanterie en posant les yeux sur elle.

Hermione n'osa pas lui retourner son sourire et s'éclipsa en direction de son ancienne pièce.

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Parvenue à destination, la Gryffondor poussa la porte puis alla s'asseoir sur le lit en se prenant le visage entre les mains. Elle ne bougea pas pendant quelques minutes puis décida de se relever. Elle ôta son jean, le déposa sur une chaise avant d'aller se brosser les dents dans la salle de bain en faisant apparaître ce dont elle avait besoin grâce sa baguette. Inconsciemment ou non, elle se glissa ensuite sous les draps de son ancien lit, toujours vêtue de la chemise de Drago. Cela après avoir retiré son soutien-gorge et déplacé la clé de l'appartement - qui reposait toujours sur l'oreiller – qu'elle déposa sur l'une des deux tables de chevet.

Elle demeura ainsi, sur le côté droit du lit, la lumière allumée en fixant sans intermittence la porte de la chambre qui lui faisait face.

Au bout d'un moment, ce ne fut plus la porte qu'elle fixa. Ce furent deux longues jambes. Celles de son ex-amant. Lentement, son regard remonta jusqu'à son visage. Elle déglutit difficilement et le silence s'installa entre eux.

Doucement, Drago s'avança dans la pièce jusqu'à être en mesure de refermer la porte derrière lui. Ceci fait, il s'immobilisa encore quelques instants puis commença à faire le tour du lit. En le voyant quitter son champ de vision, Hermione ferma brusquement les paupières, les serrant l'une contre l'autre très fortement. Elle s'obligea à respirer le plus calmement possible alors qu'elle entendait des bruissements de vêtements en arrière-plan. Rapidement, ces derniers s'arrêtèrent puis un nouveau bruissement, beaucoup plus proche, se fraya un chemin jusqu'à ses tympans. Celui de la couette et des draps d'un lit que l'on défaisait. La jeune femme arrêta complètement de respirer tandis que Drago se glissait à ses côtés. Dire qu'elle avait cru qu'il plaisantait en lui annonçant qu'il finirait par la rejoindre… Mais y avait-elle réellement cru ? N'était-ce pas, justement, la raison pour laquelle elle n'avait pas arrêté de fixer la porte depuis qu'elle s'était allongée dans le lit ? Parce qu'elle savait qu'il allait venir ? Qu'il la rejoindrait ?

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Hermione se figea un peu plus en le sentant bouger puis, soudainement, tout s'arrêta. Un peu surprise, la brune jeta un coup d'œil par-dessus son épaule. Drago était bien allongé dans le lit, mais il lui tournait le dos et se tenait le plus loin possible d'elle.

La Gryffondor s'en sentit blessée tout autant qu'elle apprécia le geste… Il s'agissait d'une sensation très étrange et paradoxale mais elle ne tergiversa pas plus longtemps à ce propos et éteignit la lampe de chevet.

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Le silence de la nuit s'abattit alors sur eux, lourd et pesant. Un silence qui s'éternisa et qu'Hermione aurait apprécié pouvoir briser, ce qu'elle ne parvenait tout simplement pas à faire. Alors elle patienta, attendant que le sommeil vienne la cueillir tout en sachant pertinemment que c'était peine perdue. A présent plongée dans le noir, ses autres sens s'étaient accrus, son odorat le premier. Elle respirait le parfum de son ex-amant à plein poumon. Ce dernier semblait partout autour d'elle. Dans l'air, sur les draps dans lesquels elle était emmitouflée mais aussi et surtout, sur la chemise qu'elle portait toujours… Oui, l'odeur de Drago était partout et savoir que ce dernier se trouvait dans son dos et allongé dans le même lit qu'elle mettait les résolutions de la Gryffondor a très, très rude épreuve. Elle avait tellement envie, tellement besoin de se retourner, de se coller à lui, de poser ses mains sur sa peau, d'en respirer l'odeur, de l'embrasser, de…

- Je t'avais promis de te parler de ma cicatrice, je ne l'ai jamais fait.

La voix de Drago n'était qu'un murmure rauque mais provoqua une réaction immédiate sur Hermione dont l'épiderme se couvrit de chair de poule tandis que son corps était parcouru d'un léger frisson. Elle ouvrit la bouche pour répondre mais aucun son n'en sorti. Elle dut donc la refermer, prendre une nouvelle inspiration, entrouvrir les lèvres et souffler :

- Oh… euh… ce n'est pas…

- Je pense que tu l'as compris maintenant, la coupa-t-il, je n'en ai jamais voulu. Mais je n'ai pas eu le choix. C'était être marqué ou mourir, ma mère étant menacée également par le Seigneur des Ténèbres… Alors j'ai été marqué. La douleur était… Bref, à la seconde où le Lord a été défait par Potter, j'ai voulu m'en débarrasser. Mais, bien évidemment, en tant que Mangemort connu et reconnu, j'ai été envoyé à Azkaban jusqu'à mon procès. Lorsque ma mère et moi avons été libérés, grâce à Potter, elle est retournée vivre quelques temps au Manoir, seule. Moi, j'ai tenté par tous les moyens de me débarrasser de cette merde sur mon bras mais rien ne fonctionnait. Puis, un jour, alors que j'écumais les bars du Londres Moldu, je suis tombé sur Zabini. N'étant pas lui-même un Mangemort, il avait été libre comme l'air dès la chute du Seigneur des Ténèbres. Il m'a expliqué son projet de devenir potionniste et de monter un laboratoire. Au fil de la conversation et des Whisky, j'ai fini par lui parler de la Marque des Ténèbres et il a proposé de m'aider à m'en débarrasser. Sur ces entrefaites, il y a eu le coup monté de mon père et j'ai dû laisser tomber pour me marier avec la salope qu'il avait choisi à ma place et qui, bien évidemment, était enceinte… Une fois le mariage passé, j'ai pratiquement déménagé chez Zabini le temps qu'on trouve une solution, si bien que je n'ai pratiquement pas vu Astoria pendant toute sa grossesse.

Il marqua un temps de pause puis reprit la parole, Hermione étant accrochée à ses lèvres malgré qu'ils soient toujours dos à dos.

- On a essayé des potions, des onguents, des sortilèges… Rien ne fonctionnait alors on a dû… changer de tactique. La Marque ne voulait pas disparaître de ma peau, alors on allait devoir faire disparaître la peau…

En entendant ces mots, Hermione frissonna une nouvelle fois mais certainement pas pour la même raison qu'auparavant.

- Ce que nous n'avions pas prévu, c'était que la Marque se défendrait…

- Se défendrait ? souffla Hermione dans la nuit.

- Dès que le Médicomage qu'on avait embauché tentait de… « d'ôter » magiquement ma peau, la Marque me causait des douleurs insupportables malgré les anesthésies ou autres trucs. On a essayé de m'abrutir avec toutes les potions possibles et inimaginables mais c'était comme si la Marque les annihilait toutes. On a essayé pendant des semaines et un jour… j'en ai eu marre.

Tout le corps d'Hermione se tendit et elle redouta la suite. Elle savait ce qu'il allait dire mais elle fut tout de même prise d'un affreux haut-le-cœur lorsqu'il poursuivit.

- Je me suis assis, j'ai attaché mon bras grâce à la magie, j'ai pris le scalpel du Médicomage et j'ai… enlevé moi-même la Marque. À la Moldue. C'est Blaise qui m'a trouvé quelques minutes plus tard, évanoui. Il m'a jeté un sortilège de régénération sanguine en endiguant l'hémorragie comme il pouvait avant d'appeler le Médicomage. Ce dernier s'est ensuite occupé de moi mais, même absente de mon épiderme, la Marque était comme restée incrustée en moi et toute magie a été impuissante pour reconstruire les tissus de mon avant-bras. Il a donc fait comme il a pu et à ensuite recousu le tout, d'où la cicatrice. Même disparue, je la sens toujours, je sens toujours les pouvoirs de la Magie Noire… Excepté lorsque tu poses ta main dessus ou Scorpius. J'ai aussi essayé avec ma mère. C'est… différent de vous mais ça m'apaise tout de même un peu. J'en ai parlé à Blaise et il a émis une sorte de théorie. Pour lui, ce serait la « pureté » de la Magie de la personne qui déterminerait les sensations. Pour autant, lorsque lui pose sa main dessus et bien qu'il n'ait jamais été un Mangemort ou qu'il n'ait jamais pratiqué la Magie Noire à proprement parler, contrairement à ma mère par exemple, ça ne me fait pas comme avec toi ou Scorp'. Même entre vous il y a des différences alors je pense que ça dépend de… pas mal d'éléments.

Il s'arrêta de parler. Hermione, elle, choquée de ce qu'elle venait d'apprendre, avait les yeux écarquillés dans le noir, se remémorant encore et encore les paroles de son ex-amant en en mesurant la portée et surtout l'horreur. Il avait été obligé de se mutiler lui-même pour venir à bout de la Marque. Sans anesthésie. Il avait, de plus, fait cela tout seul… Mettant, encore une fois, sa vie en péril… Hermione était révoltée contre lui, tout autant que contre ce salopard de Voldemort mais se sentait également peinée, triste, horrifiée… Bref, elle était sous le choc.

Pourtant, l'ensemble de ses tergiversations et pensées s'envolèrent, comme balayées par une légère brise, lorsqu'un bruissement se fit entendre dans son dos. Elle sentit du mouvement et comprit rapidement que Drago s'était tout simplement retourné dans le lit et faisait à présent face à son dos. Toutefois, Hermione, elle, ne bougea pas d'un millimètre. Elle était tout bonnement incapable de le faire. C'était comme si son corps venait de se détacher de son cerveau et qu'elle n'avait plus aucun contrôle. Elle restait là, immobile et les yeux toujours ouverts, un bras collé le long de son corps tandis que son autre main était glissée entre l'oreiller et sa joue. Bien qu'elle fut totalement engourdie, Hermione ne fit rien pour - ou plutôt ne parvint pas à - la dégager afin que sa circulation sanguine se rétablisse. Non, elle demeurait couchée sur le flanc tandis que Drago, derrière elle, avait cessé de bouger. Il ne la touchait pas, son odeur ne se faisait pas plus entêtante mais le seul fait de savoir qu'il était tourné vers elle contracta encore davantage Hermione. Alors elle fit la seule chose dont elle était physiquement capable. Elle ouvrit la bouche et parla. De quelque chose dont elle n'avait pas parlé depuis des années.

- Mes parents sont en Australie. Enfin je pense… Tout au moins, c'est là-bas que je les ai envoyés pendant la guerre. Pour les protéger. Des Mangemorts. Ils s'en seraient pris à eux pour m'atteindre. Les auraient torturés puis sans doute tués. Alors je leur ai effacé la mémoire et j'ai fait en sorte qu'ils quittent le pays. Ils ne se souviennent pas de moi. Peut-être ont-ils eu un nouvel enfant depuis. Peut-être ai-je un frère. Ou une sœur. Je n'en sais rien.

Sa voix était hachée et Hermione sentait les larmes couler le long de ses joues. Elle poursuivit tout de même car c'était tout ce qu'elle était en mesure d'accomplir.

- Après la guerre, j'ai voulu les retrouver, leur redonner la mémoire… Mais j'ai… j'ai eu peur. Une peur irrationnelle. J'avais peur qu'ils me rejettent, qu'ils ne comprennent pas mon choix et qu'ils décident, en toute connaissance de cause, de m'exclure de leur vie. Alors je n'ai rien fait. Harry, Ron, Ginny, Mrs Weasley et les autres ont tenté de me convaincre et de me rassurer… Ronald avait même réservé un Portoloin pour l'Australie. Mais je n'ai pas eu le courage. Puis, rapidement, je suis tombée enceinte de ma fille. Alors j'ai encore repoussé l'échéance. Je me disais que sa naissance serait une bonne opportunité pour renouer avec eux… Mais, encore une fois, je ne l'ai pas fait. Une Gryffondor qui manque de courage…, rit-elle, désabusée. Bref, les années ont fini par passer et je ne l'ai jamais fait. Aujourd'hui, je me dis qu'il est tout simplement trop tard et que, même s'ils m'auraient pardonné au début… ils ne le feront jamais maintenant.

- Tu n'en sais rien, souffla le blond dans son dos. Tu es leur fille. Dis-moi, à leur place, qu'aurais-tu fait ?

- Si ma fille m'avait effacée la mémoire pendant près de quinze ans et qu'elle revenait finalement pour me la rendre ? Je lui en voudrais… Enormément, mais…

- Mais ? l'encouragea-t-il.

- Je finirai par lui pardonner car elle est ma fille et que je ne voudrais pas l'avoir hors de ma vie une seule seconde supplémentaire, murmura-elle finalement.

Drago resta silencieux et Hermione tenta tant bien que mal d'assimiler ses propres paroles. Parler de ses parents avait réveillé de vieux démons en elle mais, finalement, pas autant qu'elle aurait pu le craindre. A vrai dire, penser à ses parents était moins douloureux que de penser à sa fille et cela lui faisait du bien, même s'il s'agissait d'un « bien » plus que relatif. Cela était sans doute dû au fait que ses parents étaient vivants et pas Rose… Mais également à celui qu'ils avaient quitté sa vie depuis bien plus longtemps qu'elle.

Peut-être étaient-ils décédés, finalement ? Elle ne le savait même pas… Elle n'avait jamais songé à cette possibilité. Elle ne l'avait même jamais envisagée ! Sentant la crise de panique poindre à l'horizon, Hermione s'imposa de faire le vide dans son esprit et prit de profondes inspirations, tentant d'endiguer ses larmes avant qu'elles ne s'échappent à nouveau de ses canaux lacrymaux.

Elle réussit finalement à prévenir sa crise de nerfs mais pas ses larmes qui roulèrent silencieusement sur ses joues. Elle était néanmoins parvenue à reprendre le contrôle d'elle-même et commença par retirer sa main de sous sa joue. Elle étira ensuite lentement ses doigts afin d'y faire circuler son sang plus librement avant de porter sa main à son visage et d'essuyer ses pleurs.

Puis elle laissa retomber son bras, ferma les paupières et prit une nouvelle inspiration. Elle expira doucement par la bouche et recommença le processus trois fois de suite. A la quatrième inspiration, elle se retourna.

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Son geste ne fut absolument pas prémédité et n'eut rien de lent ou même de gracieux. Elle s'était juste retournée dans le lit, suivant les pulsions de son corps qu'elle pensait pourtant contrôler. Hermione se retrouva alors face à Drago Malefoy mais ne le voyait pas, ni ne le touchait. Aucune parole, aucun son ne fut échangé. Ils demeurèrent immobiles, tous les deux.

Le cœur de la Gryffondor battait furieusement dans sa poitrine et elle était pratiquement certaine que, de là où il se tenait, son ex-amant pouvait l'entendre. Sa respiration aussi était bruyante puisque légèrement saccadée. Il y eut un bruissement d'étoffe et la jeune femme se statufia, ne respirant même plus. Pour autant, rien ne se produisit. Hermione eut envie de se gifler lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était dérangée par ce fait, qu'elle aurait aimé que quelque chose se produise. Que ce bruit d'étoffe soit suivi de quelque chose… Si Drago avait agi, s'il l'avait touchée de n'importe qu'elle manière que ce soit, elle n'aurait pas résisté, elle ne l'aurait pas repoussé. Peut-être même l'aurait-elle encouragé…

En inspirant une énième bouffée chargée de son parfum, des images et des sensations commencèrent à se former et à se faire ressentir dans l'esprit ainsi que le corps de la Gryffondor. Des images comme le corps de Drago. Des sensations comme sa peau sous la sienne. L'autorité de ses baisers. Le goût de sa langue… Ses mains sur…

Non ! Non, elle ne devait pas penser à ça. Elle avait choisi ! Il n'y avait pas de retour en arrière possible. Rien n'avait changé. Le mensonge de Drago était toujours là et lui faisait toujours aussi mal.

Non, rien n'avait changé mais ne pourrait-elle pas, pour une fois en près de trois mois et demi, déposer les armes ? Donner à son corps et son esprit ce qu'ils semblaient tant réclamer ? Non. Elle ne pouvait pas faire ça ! Tout simplement car elle savait que cela serait encore plus dur par la suite. Mais ne pouvait-elle pas s'accorder une nuit loin de tous cauchemars ? Elle n'avait d'ailleurs même pas pris sa potion de Sommeil sans Rêve avant de se coucher et était pratiquement certaine de passer, de nouveau, une affreuse nuit. Alors juste une fois…

Tout en pesant indéfiniment le pour et le contre, Hermione avait inconsciemment fait glisser l'une de ses mains sur le matelas, entre les oreillers. Elle ne s'en rendit compte que lorsque ses doigts butèrent contre quelque chose de dur et froid. Elle n'avait pourtant avancé sa main que de dix centimètres tout au plus… Pourtant, il s'agissait bien les doigts de Drago qu'elle sentait et qui, comme les siens, semblaient avoir échappés au contrôle de leur propriétaire. Ou alors était-ce volontaire ? Le bruissement quelques minutes plus tôt… C'était volontaire.

Hermione arrêta subitement de réfléchir à quoi que ce soit. D'elle-même, elle venait d'enrouler ses doigts autour de ceux du Serpentard qui se laissa totalement faire. Hermione ferma inconsciemment les paupières qu'elle avait rouverte de surprise. Elle se laissa envahir par les sensations que la peau de Drago sur la sienne lui procurait. L'impression que plus rien n'existait en dehors d'eux, dans ce lit, à cet instant présent, fit presque pleurer de joie la Gryffondor qui, pour la première fois en près de trois mois et demi, sentait sa douleur se retirer dans un coin de sa tête. Un petit coin dans lequel elle se mura et demeura silencieuse, pour le moment. Ne réfléchissant pas, Hermione se concentra totalement sur la main de Drago, toujours scellée à la sienne. Malgré le temps qui s'était écoulé, la sensation de picotement qu'elle pouvait ressentir à son contact était toujours bien présente.

Lentement, mais de façon saccadée, leurs doigts se détachèrent progressivement les uns des autres mais ils ne rompirent pas leur contact. Pendant qu'Hermione laissait sa main progresser sur le poignet puis sur l'avant-bras du Serpentard, ce dernier en faisait de même avec elle. La peau de la jeune femme se couvrit de chair de poule alors que ses doigts, à lui, remontaient le long de son bras. Hermione, elle, avait déposé sa main sur sa cicatrice et la laissa même lorsque l'avant-bras de Drago se suréleva légèrement. Après l'avoir caressée du bout des doigts jusqu'à son épaule, il déposa tout simplement sa main sur sa joue et elle accueillit la fraîcheur de sa paume avec bonheur. Ses paupières se fermèrent d'elles-mêmes tandis qu'un soupir de bien-être s'échappait de ses lèvres. Doucement, il passa son pouce sur sa joue, y chassant les dernières traces de larmes. Son geste était empreint d'une rare tendresse et cela plongea Hermione dans le plus grand des troubles, perdue entre l'amour qu'elle pouvait lui porter et la peur de la douleur que ces gestes provoqueraient une fois que cette soirée ne serait plus qu'un lointain souvenir.

- Arrête de réfléchir, souffla Drago.

En entendant sa réplique, qu'il avait si souvent pris l'habitude de lui dire lorsqu'ils étaient encore… ensemble, Hermione ne put s'empêcher de sourire. Un sourire qui ne traduisait pas uniquement son amusement mais également et surtout, la peine que lui infligeait ces mots qui lui remémoraient une époque révolue. Une époque où elle avait le droit d'aimer Drago Malefoy… où elle n'avait pas connaissance de son « mensonge » … Une époque presque bénie.

- Tu continues.

- Comment peux-tu le savoir ? murmura-t-elle en retour.

- Je le sais, c'est tout.

Sa réponse fit naître un nouveau sourire sur les lèvres d'Hermione qui se statufia lorsqu'elle sentit le pouce de Drago quitter sa joue pour tracer le contour de sa bouche. Il n'y demeura cependant pas et retrouva bientôt sa place, sur sa pommette. La Gryffondor put alors respirer un peu plus naturellement.

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La main toujours posée sur la cicatrice de son ex-amant, Hermione revivait les événements de la journée. Jamais elle n'aurait pensé, en se réveillant ce matin-là, qu'elle ne passerait pas la nuit chez elle le soir venu, qu'elle se rendrait chez Drago Malefoy, que celui-ci serait en train de mourir seul dans sa cuisine, qu'elle lui sauverait la vie, qu'ils dîneraient ensemble, qu'ils se disputeraient une énième fois et qu'ils finiraient dans le même lit…

« Mourir » … oui, Drago avait failli mourir… Si Scorpius avait décidé d'attendre ne serait-ce que quelques secondes supplémentaires pour envoyer sa lettre, si elle-même avait mis plus de temps avant de se décider à se rendre au Manoir ou si elle s'était tout d'abord rendue en France avant de venir à l'appartement… Drago serait mort. A cette pensée, Hermione fut secouée par un frisson d'angoisse et de peur. Elle sentit la main de Drago se surélever de quelques millimètres, comme s'il craignait que ce soit son contact qui provoque ce genre de réaction chez elle. Or, c'était justement maintenant qu'elle avait pris la mesure de ce qu'il aurait réellement pu se produire, qu'Hermione en avait besoin. Alors, de même que lorsqu'elle s'était retournée dans le lit pour lui faire face quelques minutes plus tôt, elle n'hésita pas.

Elle lâcha son avant-bras et se propulsa littéralement en avant. En sentant son corps, soudainement collé au sien, Hermione perdit le peu de réserves qu'elle possédait encore et s'accrocha à lui comme si sa vie en dépendait. Il avait revêtu un tee-shirt pour la nuit, certainement pour ne pas la mettre mal à l'aise et elle y agrippa ses doigts, ramenant son visage au niveau de la base de cou. Il y eu un moment de latence puis le Serpentard referma les bras sur elle, enfouissant son propre visage dans ses cheveux. Plaquée contre lui, Hermione se sentait bien. Tout simplement. Elle respirait son odeur à plein poumon, ne pensait plus à rien et appréciait seulement de pouvoir profiter du paradoxal sentiment de protection qu'il lui procurait.

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Il ne bougeait pas, se contentant de la tenir serrée dans ses bras. Ce qui devint très rapidement insuffisant pour Hermione qui sentait une partie de la peau délicate de la clavicule de Drago sous sa propre joue. Elle avait tellement envie de la humer, de l'embrasser, de la mordre, d'y passer sa langue. Mais elle ne pouvait pas. Elle ne devait pas. Elle tenta de résister au maximum en essayant de détourner son attention de ce qu'elle pouvait ressentir au niveau de son visage. Malheureusement pour elle, cela ne s'améliora pas lorsqu'elle prit conscience de ce qu'elle avait sous les mains. Ses deux paumes reposaient sur les pectoraux de son ex-amant, serrant le tissu de son vêtement. Ce qu'elle pouvait ressentir au niveau de ses jambes n'était pas mieux. Sa peau nue touchait celle du Serpentard qui ne portait qu'un boxer, tout comme elle ne portait qu'un bas de sous vêtement au-dessous de sa chemise. Cette dernière avait beau être ample, elle ne descendait pas plus bas de ses fesses…

Une torture. C'était tout simplement une torture. Etre dans ses bras mais ne pas pouvoir le caresser. Sentir sa peau contre la sienne mais ne pas pouvoir l'embrasser… C'était une torture pour Hermione. Mais une torture dont elle ne tentait absolument pas de s'échapper. D'ailleurs, même si elle l'avait voulu, elle ne l'aurait pu. Drago avait resserré sa prise autour de son corps, comme s'il avait peur qu'elle se volatilise sous ses doigts et qu'il voulait tout faire pour la retenir.

Au fur et à mesure, Hermione relâcha doucement son haut pour simplement poser ses mains contre son torse. Elle sentit Drago se tendre encore davantage mais il ne bougea pas. Tout au moins, Hermione ne capta pas ses mouvements jusqu'à ce qu'elle sente son souffle contre son oreille. L'intégralité de son corps se contracta en un millième de seconde et ses doigts se crispèrent de nouveau autour son vêtement. Les battements de son cœur s'accélèrent progressivement alors qu'elle le sentait s'approcher encore un peu plus, jusqu'à murmurer d'une voix délicieusement rauque :

- Tu me manques. Tellement.

Hermione dut se mordre l'intérieur de la joue pour ne pas se dégager de son emprise et l'embrasser à pleine bouche. Au lieu de cela, elle posa son front contre la peau du cou de Drago, ses mains toujours agrippées à son teeshirt. Son souffle se faisait erratique mais elle parvint à lui souffler en retour :

- Toi aussi. Toi aussi tu me manques. Affreusement. Mais rien n'a changé.

Tout d'abord, il ne bougea pas. Ne dit rien. Puis, délicatement, sa main gauche vint dégager une partie du visage de la Gryffondor qui était envahi par ses boucles brunes. Il les repoussa derrière son épaule avant de déposer de nouveau ses doigts froids contre sa peau puis de les faire glisser jusqu'à attraper son menton entre son pouce et son index. De manière instinctive, Hermione se dégagea légèrement de lui alors qu'elle le sentait se pencher vers elle. Elle retint son souffle tandis que ses lèvres se posaient délicatement au niveau de sa pompette. S'il dérivait son baiser à ce moment-là, si sa bouche terminait sa course sur sa sienne en cet instant précis, Hermione ne résisterait pas. Elle ne le repousserait pas et l'encouragerait peut-être, même… Tout comme elle avait affirmé ne pas le repousser s'il la touchait, quelques minutes auparavant.

Drago ne l'avait pas embrassé pas. Tout au moins pas sur ses lèvres. Après avoir déposé un baiser sur sa pommette, il s'était légèrement reculé. Puis le bout de son nez avait tracé un sillon descendant jusqu'à son oreille, de nouveau. Hermione ressentit ainsi une seconde fois le souffle chaud du Serpentard contre sa peau sensible mais, à l'inverse de la première, il ne dit rien. Pas avant d'avoir embrassé le creux de son oreille. Geste auquel Hermione réagit presque mécaniquement en se plaquant encore plus contre lui tandis que son corps était secoué d'un frisson.

- Si tu savais comme je suis désolé.

Sa voix était empreinte de remords et Hermione eut, de nouveau, toutes les peines du monde à ne pas flancher.

- Je sais, Drago. Je sais que tu es désolé et que, si tu le pouvais, tu ferais certainement les choses différemment. Ça ne change rien. J'ai l'impression de les… trahir… Tu comprends ?

Il ne répondit pas mais finit par acquiescer, lentement, son visage toujours au niveau de son oreille.

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Ils demeurèrent ainsi de longues minutes, Hermione parvenant finalement à trouver un équilibre entre son désir d'embrasser Drago et son devoir. Elle resta donc dans ses bras, la joue contre son torse alors que, lui, la conservait plaquée contre lui et le visage à moitié dans ses cheveux.

Son esprit fini par s'embrumer encore de mauvaises pensées. Plus spécifiquement de celles relatives à la façon dont elle avait trouvé Drago en arrivant… En train de s'étouffer. En train de mourir.

- Promets-moi que tu vas arrêter de boire, dit-elle, la voix déchirée par la vision d'horreur que lui offrait son esprit.

- Je ne peux pas te promettre ça, tu le sais, répondit-il doucement.

S'en fut trop pour Hermione qui se remit à pleurer. Contrairement au moment où elle avait craqué à propos de ses parents, là, il ne s'agissait pas de larmes de tristesse. Non, à présent, il s'agissait de larmes de colère et de rage qui inondaient ses joues avant de poursuivre leur chemin sur le tee-shirt de son abruti d'ex-amant.

- Promets-moi ! ordonna-t-elle en serrant les dents, sans se détacher de lui pour autant.

- Hermione…

- Drago, promets… moi !

Ses sanglots étaient largement perceptibles dans sa voix qui s'était voulue forte mais qui avait été entrecoupée par l'un d'entre eux. Elle ne sut pas si c'était cela qui le fit changer d'avis mais il finit par murmurer :

- D'accord. Je te promets de ne plus boire.

- Tu ne penses pas ce que tu dis !

- Si. Nous irons jusqu'à faire un Serment Inviolable si tu le souhaites.

Il y eu un blanc puis Hermione s'écarta de lui, plaçant son visage face au sien même si elle ne pouvait pas le voir.

- Tu n'es pas sérieux là, n'est-ce pas ?

- Si, très sérieux.

Choquée, elle ne dit tout d'abord rien puis finit par ouvrir la bouche pour parler mais il la devança.

- Je vais allumer. Tu veux bien attraper ta baguette ?

Prenant conscience que tout, dans son attitude, transpirait la sincérité, Hermione rattrapa le bras qu'il avait tendu derrière lui pour allumer la lumière. Elle enroula ses doigts aux siens avant d'attirer son bras vers elle.

- Promets-moi de vive voix et je te croirai, dit-elle, sans lâcher sa main.

- Certaine ?

- Oui.

- Bien. Alors je te promets de ne plus toucher à l'alcool si c'est pour boire jusqu'à manquer de mourir tout seul dans ma cuisine comme un pauvre con. Satisfaite ?

Elle acquiesça, chose qu'il ne vit pas, mais il sembla considérer son silence comme un assentiment.

- Et maintenant, à moi de te demander quelque chose : arrête de pleurer, reprit-il sur un ton plus léger.

Hermione eut un mince sourire.

- Je vais essayer.

- Non, tu vas le faire, Granger.

- C'est si gentiment demandé, ironisa-t-elle toujours face à lui.

- Tu devrais savoir que je n'ai jamais été gentil.

- Hum…

- As-tu arrêté de pleurer ? se renseigna-t-il.

- Presque.

Elle l'entendit émettre un petit rire.

- C'est bien. Viens dormir maintenant.

Face à cet ordre, Hermione resta interdite. Puis, au bout de longues secondes, elle se rapprocha à nouveau de Drago, se retourna puis se glissa dans ses bras, son dos contre le torse du Serpentard. Son attitude était, de toute évidence, celle attendue par ce dernier car il referma les bras autour d'elle, l'attirant un peu plus contre son corps, avant de lui-même trouver une position confortable pour la nuit. Une fois que cela fut fait, il déposa un baiser dans ses cheveux.

- Dors.

}{

Elle ne répondit pas à son nouvel ordre mais Drago sentit Hermione remuer très légèrement, comme pour s'assurer qu'elle avait trouvé une bonne position pour dormir, puis elle ne bougea plus du tout, ni ne parla. Il ne sut combien de temps il demeura parfaitement immobile, écoutant simplement la femme qu'il tenait entre ses bras inspirer, puis expirer. De façon spontanée, il cala sa propre respiration sur la sienne. L'écouter respirer l'apaisait. Il ne pensait plus à rien. Quand elle était là, son corps pressé contre le sien, il oubliait presque le calvaire que ces derniers mois avaient été pour lui…

.

Sans elle, sans Scorpius, Drago n'avait pas tenu longtemps. Au début, il avait cherché la compagnie de Blaise ou même celle de sa mère mais il était, très rapidement, retombé dans ses anciens travers. Il s'était renfermé sur lui-même, ne communiquant avec son meilleur ami que dans le cadre professionnel et avec sa mère que lorsqu'elle lui envoyait un hibou ou requérait son aide pour telle ou telle tâche qu'elle ne pouvait plus accomplir seule.

En dehors de cela, Drago était resté désespérément seul. Seul avec ses bouteilles. Pendant les premiers temps, il n'avait bu que jusqu'à ne plus penser. Penser à son fils qu'il avait hâte de voir rentrer mais auquel il avait fini par, paradoxalement, ne plus répondre avec régularité, penser à Hermione qui lui manquait à en crever. D'ailleurs, c'était bien ce qu'il avait fini par lui arriver, cet après-midi-là. Il lui était rapidement apparu que sa résistance à l'alcool augmentait et, de ce fait, il lui avait toujours fallut boire davantage pour continuer à anesthésier au maximum la douleur que l'absence de deux des trois personnes qu'il n'avait jamais aimé dans sa vie lui infligeait. Mais, ce jour-là, n'avait pas été un jour comme les autres. Cet après-midi-là, il en avait eu marre de simplement mettre ses pensées en pause pour quelques instants. Il avait eu envie qu'elles s'arrêtent. Plus longtemps. Alors il avait bu. Encore et encore jusqu'à finalement sombrer. Il était parti se chercher une nouvelle bouteille quand il s'était finalement écroulé sur le sol de sa cuisine. Tout au moins, c'est ce qu'il supposait puisqu'il ne se souvenait pratiquement de rien. Il était en revanche sûr d'une chose : sombrer lui avait fait du bien.

Un bien qui avait très rapidement pris une saveur atrocement acre lorsqu'il était finalement revenu à lui et qu'il avait posé les yeux sur le visage paniqué et furieux d'Hermione Granger. Au début, il avait cru qu'il rêvait puis, lorsqu'elle lui avait parlé de la gifle qu'elle promettait de lui administrer une fois qu'il irait mieux, il avait su qu'il ne rêvait pas. Ensuite, tout était redevenu noir puis il s'était de nouveau réveillé. Seul. Alors il avait pensé que, finalement, son subconscient avait dû inventer Hermione. En avisant la bouteille de Whisky devant lui, il n'avait pas réfléchi. Mais elle était finalement revenue, lui prouvant qu'il ne l'avait définitivement pas imaginée mais elle lui avait fait un sermon puis l'avait giflé. De toute ses forces.

C'était à ce moment-là qu'il avait pris la mesure de ce qu'il se produisait. De ce qu'il avait fait. Il lui avait assuré que le coma éthylique n'avait pas été recherché mais, bien qu'il se soit promis de ne plus jamais le faire, Drago lui avait mentit. Il l'avait recherché. Simplement pour oublier un peu plus longtemps que d'habitude qu'il était Drago Malefoy, un ex-Mangemort qui avait subi plus de douleurs physiques que la plupart des personnes sur cette foutue planète, qui avait eu une femme et un fils dont il n'avait jamais voulu, qui avait finalement aimé son fils plus que tout au monde. Un homme dont la mère avait manqué de mourir et qui avait fait ce qu'il s'était promis, depuis tout petit, de ne jamais faire. Il était tombé amoureux. D'Hermione Granger de surcroit. Il lui était alors arrivé ce pourquoi il s'était toujours interdit d'aimer. Elle l'avait quitté. A cause de lui.

Voilà ce que Drago avait voulu oublier un peu plus longtemps que d'habitude. Cependant, lorsqu'Hermione l'avait giflé, il avait pris conscience des choses qu'il occultait à agir ainsi. Il était le père d'un enfant. Un enfant plus pur et aimant que lui-même ne le serait jamais. Il était le fils d'une mère qui avait à présent besoin de lui. Il était la clef de voûte de sa famille. Ôtez-la et tout s'effondrerait. Ôtez-la et il ne resterait rien d'autre qu'un tas de gravats.

Non, Drago ne pouvait pas continuer à jouer à ce petit jeu. Pour une fois dans sa vie, il allait devoir faire passer les besoins des autres avant les siens et il savait qu'on avait besoin de lui. Son fils avait besoin de lui. Sa mère avait besoin de lui. Il avait supplié cette dernière de se battre pour ne pas l'abandonner alors il allait, aujourd'hui, devoir lui retourner la pareille. Pour eux. Et pour Hermione. La seule femme qu'il n'avait jamais aimée. Il savait qu'il n'ouvrirait jamais plus son cœur à une autre. Il était condamné avec elle.

.

L'objet de ses pensées remua très légèrement contre lui. Le Serpentard baissa instinctivement le regard sur elle, même s'il ne pouvait pas la voir. Hermione poussa un mince soupir d'aise et un sourire étira les lèvres de Drago. Il savait qu'elle s'était endormie depuis de longues minutes déjà et la savoir si bien dans ses bras chassa définitivement ses préoccupations. Il arrêta de penser à ce qu'il avait fait, à ce qui aurait pu se produire si Hermione n'était pas arrivée à temps, au manque de cette dernière et il profita simplement de sa présence, de ce qui serait, très certainement, la dernière nuit qu'ils passeraient ensemble. Elle lui avait assuré que rien n'avait changé de son côté, lui avait confié qu'elle avait l'impression de trahir sa famille en étant avec lui et, aussi douloureux que cela puisse être, il le comprenait. Il comprenait car, à sa place, il aurait sans doute eu la même réaction. Voire pire. Alors il profita simplement de la chance qui s'offrait à lui de pouvoir profiter d'une nuit supplémentaire avec Hermione et ferma les paupières, enfouissant son visage dans ses boucles brunes pour s'enivrer de son odeur jusqu'à ce que le sommeil ne vienne finalement le cueillir pour l'emporter un peu plus loin.

OoOoOoO

Drago mit de longues secondes avant de finalement émerger de son sommeil et mit encore plus de temps à se souvenir de l'endroit où il se trouvait et surtout… d'avec qui il s'y trouvait. Dans la nuit, il s'était retourné sur le dos et avait, de toute évidence, entraîné Hermione avec lui puisqu'elle était toujours dans ses bras mais sa tête reposait à présent au niveau de sa clavicule. Elle aussi avait assurément bougé pendant son sommeil, sans que cela n'ait quoique ce soit à voir avec ses propres mouvements, puisque la Gryffondor avait glissé sa main sous son tee-shirt. Drago pouvait sentir sa paume ainsi que ses doigts fins au niveau de ses abdominaux et cette sensation le réveilla pleinement. Des rais de lumières provenant de l'extérieur filtraient au travers des volets et, lorsqu'il porta son regard sur elle, le Serpentard distingua très clairement la silhouette d'Hermione. Elle était pelotonnée contre lui, sa propre chemise toujours sur le dos.

En la voyant ainsi vêtue, la veille au soir et d'autant plus lorsqu'il avait pu percevoir l'odeur de son gel douche et de son shampoing sur elle, Drago avait failli devenir fou. Ce qui ne s'était guère amélioré par la suite lorsque la jeune femme lui avait littéralement sauté dessus. Il avait, à de très nombreuses reprises, manqué de l'embrasser mais sachant pertinemment qu'elle finirait par le lui reprocher, même si elle se laissait aller à répondre à son baiser sur le moment, Drago n'avait rien tenté. Et que cela avait pu être difficile. Alors, en la voyant ainsi à présent, collée contre son corps, sa main inconsciemment passée sous son haut, à même sa peau, il eut vraiment beaucoup, beaucoup de mal à ne pas céder à ses pulsions. Pulsions d'autant plus complexes à contrôler du fait de son érection matinale…

Il préféra donc refermer ses paupières et tenter de se rendormir le temps qu'elle-même se réveille, conservant tout de même la main qu'il avait enroulé de manière possessive autour de la taille d'Hermione pendant la nuit. Son plan fonctionna si bien qu'il sombra une nouvelle fois et ce, pendant de très longues minutes.

.

Ce fut la contraction de la main d'Hermione sur son ventre qui le réveilla. Elle devait être en train d'émerger elle-même car elle la retira prestement avant de se redresser sur son coude, visiblement un peu perdue. Drago n'en manqua pas une miette et ressentit une drôle de sensation lorsqu'elle posa finalement les yeux sur lui avant d'afficher un léger sourire mi-désolé, mi-gêné.

- Excuse-moi pour…

Elle regarda sa main qui avait à présent quitté ses abdominaux. Il secoua légèrement la tête, lui signifiant qu'elle n'avait pas à s'excuser. Elle lui adressa un nouveau sourire, un peu plus franc que le premier. Drago le lui retourna avant de la détailler. Ses cheveux étaient un amas de nœuds pratiquement indescriptible, elle avait les yeux de quelqu'un qui n'avait pas assez dormi et un pan de sa chemise pendait négligemment sur son épaule droite, dénudée. Elle capta son regard et s'assit sur le lit avant de remettre prestement son vêtement en place. Cela n'empêcha nullement Drago de continuer à l'observer comme si elle était la plus belle chose qu'il n'avait jamais vu alors que, soyons honnêtes, elle n'était vraiment, mais alors vraiment pas à son avantage en cet instant précis.

- Arrête de me regarder comme ça, souffla-t-elle en baissant les yeux et en rosissant très légèrement.

- Comme quoi ? répondit-il sans arrêter de la fixer.

- Comme… ça.

Il ne dit rien de plus mais continua à l'observer.

- Drago, arrête !

Elle ne semblait pas fâchée mais le blond voyait bien qu'elle était tout de même gênée par la situation.

- Non, dit-il simplement en s'installant un peu plus confortablement contre son oreiller.

- Si ! Arrête de me fixer.

Il secoua la tête, un sourire en coin se peignant sur ses lèvres. Hermione arqua un sourcil.

- On dirait un enfant…

- Je sais, répondit-il posément.

- Et ça ne te dérange pas ?

- Pas le moins du monde.

- Eh bien moi si ! Alors arrête de me regarder.

- Non.

- Drago…

- Tu ne peux pas m'empêcher de te regarder, que je sache. Tu vas faire quoi ? M'arracher les yeux ? Me rendre aveugle ? railla-t-il.

- Oui, si tu n'arrêtes pas.

- Je prends le risque, dit-il en lui faisant un clin d'œil.

En face de lui, Hermione ne put retenir un petit rire.

- Tu es insupportable.

- Je sais.

- Je sais que tu le sais… C'est ce qui est le pire !

Il haussa simplement les épaules ce qui la fit lever les yeux au ciel.

- Allez, arrête, s'il-te-plaît.

- Non.

- Drago, arrête !

- Non.

- Ça suffit !

Il lui tira la langue pour toute réponse. Elle haussa de nouveau un sourcil.

- Parfait, tu veux jouer à l'enfant ? l'interrogea-t-elle.

Elle attrapa l'oreiller libre avant de lui écraser fortement sur le visage.

- Voilà, comme ça, au moins, tu ne peux plus me voir.

Il tenta de se dégager mais elle maintint l'oreiller en place en s'appuyant dessus.

- Tu m'étouffes, Granger !

- Tu dis n'importe quoi, rigola-t-elle. Je sais que tu as la tête tournée sur le côté et rien que le fait que tu puisses me parler, signifie clairement que je ne t'étouffe pas.

Drago ne répondit pas et tenta une autre tactique pour se dégager. Pendant qu'elle était occupée à maintenir l'oreiller sur lui pour qu'il arrête de la regarder, il fit glisser ses mains jusqu'à elle. Il l'attrapa soudainement au niveau de la taille et la plaqua à côté de lui. Hermione poussa un cri de surprise et lâcha l'oreiller. Profitant de la situation, Drago se dégagea de son emprise et se plaça au-dessus d'elle alors qu'elle était prise d'un fou rire incontrôlable. Il l'observa de nouveau et elle s'arrêta rapidement de rire mais conserva tout de même un léger sourire aux lèvres. Elle libéra l'une de ses mains, qui était coincée entre leur corps et la porta à son visage. Elle la déposa avec délicatesse sur ses yeux, le plongeant dans un noir relatif. Drago ne put s'empêcher de sourire face à son mouvement. Lui-même dégagea l'un de ses bras, se maintenant en équilibre uniquement sur son coude et alla attraper la main de la Gryffondor dans la sienne. Elle ne résista pas lorsqu'il la retira de ses yeux. Et elle ne fit aucun mouvement, non plus, lorsqu'il la porta à ses lèvres avant d'y déposer un baiser puis de la ramener sur le matelas, près d'elle.

Pendant tout le temps qu'avait duré son geste, Hermione ne l'avait pas quitté du regard et une expression amusée naquit sur le visage du Serpentard.

- Et qui regarde qui maintenant ?

Elle roula des yeux mais conserva son sourire. Merlin qu'il avait envie de l'embrasser. Juste de déposer ses lèvres sur les siennes. Une dernière fois. Seulement, il ne pouvait pas. Elle sembla capter son changement d'humeur car elle perdit également son sourire au profit d'un expression presque désolée.

Elle était là, dans son lit, sous lui, ses grands yeux chocolat vrillés dans les siens et lui… il ne pouvait rien faire. S'il l'embrassait, elle le repousserait et lui en voudrait. Elle était là, juste devant lui et il préféra fermer les yeux. Elle avait raison, il ne pouvait pas la regarder. Il lui était trop difficile de réfréner encore et encore ses pulsions. Qu'il se sentait idiot ! Il n'était qu'un putain d'idiot amoureux qui ne pouvait même pas avoir la femme qu'il aimait ! Il était maudit !

Alors il ferma juste les yeux, demeurant immobile mais ne la regardant plus. Il resta ainsi de longues minutes lorsque, soudainement, il sentit les doigts d'Hermione se poser sur sa joue. Plus par instinct qu'autre chose, il rouvrit les paupières. Elle était là et l'observait toujours, mais son regard avait changé. Plus aucune lueur d'excuse n'y était visible… Drago fronça imperceptiblement les sourcils mais ne bougea pas d'un millimètre.

Puis, lentement, la main de la Gryffondor glissa sur sa joue. Alors qu'il pensait qu'elle allait tout simplement la laisser retomber, elle la fit dévier au dernier moment et ses doigts naviguèrent sur son cou pour rejoindre la base de sa nuque. Ne voulant surtout pas se méprendre sur son geste, Drago resta de marbre. Le bras sur lequel il était appuyé était tout engourdi, il avait faim et soif mais il s'en foutait totalement. Hermione était là, dans son lit, sous lui, l'observait et… exerçait à présent une infime pression sur sa nuque pour l'inciter à… se rapprocher d'elle ? Préférant être totalement certain, il attendit un autre geste de sa part et lorsqu'elle lui adressa un sourire amusé avant de passer un second bras derrière sa nuque, ses intentions semblèrent plus que claires pour lui et il n'hésita pas.

.

Il fondit littéralement sur elle, lui arrachant un nouvel éclat de rire qu'il recouvrit bien vite de ses lèvres. Il y déposa un simple et chaste baiser avant de se reculer très légèrement. En face de lui, Hermione le regardait toujours, ses bras croisés derrière sa nuque mais plus aucun signe d'amusement n'étirait ses traits. Évidemment, lui avait envie de bien plus. Réclamait bien plus. Or, il demeura de nouveau impassible. En revanche, lorsqu'elle se rapprocha d'elle-même, déposant une seconde fois ses douces lèvres contre sa bouche, Drago ne put se retenir.

Il transforma rapidement le chaste baiser qu'elle lui offrait en quelque chose de beaucoup plus sérieux et les battements de son cœur se firent encore plus violents à partir du moment où il la sentit y répondre. Il colla son corps contre le sien, l'une de ses mains se plaçant au niveau de la taille de la Gryffondor alors que sa langue franchissait ses lèvres et venait glisser le long de celle de la jeune femme. Il mordilla l'inférieure et le léger gémissement qu'elle poussa sonna comme la plus belle des mélodies à ses oreilles. Ses doigts se frayèrent un chemin sous sa chemise alors que la langue d'Hermione se glissait, elle, jusqu'à la sienne et qu'elle se mettait à fourrager dans ses cheveux au même instant.

En sentant sa peau sous la sienne, Drago perdit le peu de retenue qu'il possédait encore et lâcha bientôt ses lèvres pour embrasser son cou. Il la vit fermer les yeux de plaisir, son corps se tendant sous lui. Il mordilla bientôt la peau sensible du lobe de son oreille et fut très satisfait de la sentir frissonner. Lascivement, le Serpentard traça un sillon avec son nez de son oreille jusqu'à sa clavicule qu'il embrassa. Lorsqu'il releva finalement les yeux vers Hermione, il vit qu'elle l'observait. Il ne s'embarrassa pas de nouveaux échanges de regards et remonta au niveau de ses lèvres qu'il posséda avec autorité pendant que la main qu'il avait placé sous sa chemise faisait le chemin inverse avant de venir se placer au niveau des premiers boutons fermés du vêtement. Ses gestes se firent empressés et exceptionnellement malhabiles. Lui qui, habituellement, savait se contrôler, laissait son corps et surtout son désir lui dicter totalement sa conduite. Comme Hermione semblait faire la même chose de son côté également, cela ne posa de problèmes à aucun d'entre eux.

Arrivés au milieu de son périple visant à la débarrasser de sa chemise, Drago dut s'arrêter momentanément pour permettre à la jeune femme de lui ôter son propre tee-shirt. Il en profita pour lui voler un énième baiser, ce qui la fit sourire, puis il termina de la dévêtir, caressant son épiderme du bout des doigts à mesure qu'il détachait chaque bouton. Lorsqu'il libéra finalement le dernier, il n'écarta pas tout de suite les deux pans du tissu. Il préféra tracer un sillon de baisers humides sur le couloir de peau qui se dessinait sous lui jusqu'à remonter au niveau des lèvres d'Hermione qu'il emprisonna une nouvelle fois. Il sentit ses ongles caresser son dos et s'y enfoncer légèrement lorsqu'il mordilla sa langue et qu'elle poussa un maigre gémissement.

Incapable de se retenir plus longtemps, Drago déposa sa main au niveau du sternum de la jeune femme puis la fit glisser sous le pan gauche de sa chemise. Elle gémit encore lorsque ses doigts rencontrèrent son sein. Il s'y attarda quelques instants puis dégagea le second côté de sa chemise, libérant totalement sa poitrine. A peine cela fut-il accompli qu'il quitta les lèvres d'Hermione pour déposer les siennes sur son sein gauche. Il l'embrassa, le lécha et le mordit, la Gryffondor s'arquant sous lui. Sentir sa peau sous sa bouche, en humer l'odeur et l'entendre gémir sous ses caresses fut tout aussi douloureux qu'exaltant. Douloureux car cela faisait trois mois et demi qu'il n'avait plus touché le corps d'une femme, ce qui exacerbait n'importe quelle sensation encore plus qu'à l'accoutumée et exaltant car il avait, aujourd'hui, l'occasion de le faire avec celle qu'il aimait. Et Merlin que c'était bon.

Après le gauche, Drago s'attarda sur son sein droit tandis qu'Hermione fourrageait sauvagement dans ses cheveux, son corps étant parcouru de spasmes de plaisir. Après avoir rendu son sein tout aussi dur et dressé que l'autre, il remonta une nouvelle fois au niveau de son visage. Il attrapa son menton entre son pouce et son index et lui donna un baiser qui les laissa tous les deux pantelants. Drago sentait la poitrine d'Hermione se soulever à un rythme saccadé et venir se cogner contre la sienne. Il déposa un dernier baiser sur ses lèvres puis se redressa légèrement. La jeune femme ouvrit les yeux et plongea ses prunelles gorgées de désir dans les siennes. La voir ainsi lui fit tout aussi mal que plaisir et il sut qu'il ne pouvait plus retarder l'échéance. Comme si elle lisait dans ses pensées et qu'elle voulait lui donner son accord tacite, Hermione détourna les yeux de lui, lui offrant un accès illimité à son cou. Drago ne tergiversa pas et plongea instantanément, couvrant la moindre parcelle de sa peau de baisers, tout en traçant un sillon descendant. Arrivé au niveau de son nombril, il la sentit se contracter quelque peu puis, rapidement, beaucoup plus fortement.

- Drago…, souffla-t-elle.

- Détends-toi, répondit-il sur le même ton, pensant simplement qu'elle émettait des réserves vis-à-vis de ce qu'ils s'apprêtaient à faire.

- Non Drago... Scorpius !

En entendant le nom de son fils, le blond releva immédiatement le visage vers elle. Hermione arborait un regard paniqué et pointait du doigt le réveil posé sur la table de chevet. Suivant la ligne imaginaire tracée par sa main, Drago se pencha alors pour regarder l'heure. Il était onze heures quinze… et son fils devait déjà être arrivé à la gare depuis déjà un quart d'heure !

- Putain ! jura-t-il fortement.

Il y eut un moment de flottement au cours duquel Hermione et lui se regardèrent puis le Serpentard se redressa prestement tandis que la jeune femme en faisant autant.

}{

Hermione reboutonna rapidement sa chemise alors que Drago naviguait dans la chambre pour trouver ses vêtements. Elle-même enfila son jean et posa la main sur la poignée de la porte, ses chaussures dans une main et s'apprêtant à se rendre dans le salon pour récupérer son écharpe et son manteau. Elle l'actionna tandis que Drago filait très rapidement en direction de la salle de bain mais elle s'immobilisa. Elle aurait juré avoir perçu le son d'une voix en provenance du salon. Tendant l'oreille, Hermione se figea lorsqu'un bruit sourd se fit entendre.

- Drago ? appela-t-elle à voix basse en se retournant vers lui.

Il en avait déjà terminé dans la salle de bain et était revenu dans la chambre pour enfiler prestement ses chaussures.

- Quoi ? répondit-il distraitement.

- Tu as invité quelqu'un ?

- Pardon ?

- Euh… je crois qu'il y a quelqu'un dans le salon…

Il releva brusquement la tête vers elle. L'étrange bruit se fit entendre une nouvelle fois, suivit d'un juron étouffé. Le Serpentard se redressa d'un bon.

- Reste-là, ordonna-t-il en passant près d'elle, baguette en main.

Mais Hermione n'allait certainement pas demeurer cachée alors qu'on était peut-être en train de cambrioler son… l'appartement du Serpentard. Elle empoigna sa baguette également, lâcha ses chaussures et se précipita à sa suite. Elle le vit lever les yeux au ciel alors qu'ils s'approchaient de l'arcade délimitant le salon du couloir. Le blond se plaqua à moitié contre le mur mais Hermione, en bonne Gryffondor qu'elle était, pénétra carrément dans la pièce, prête à se servir de la magie pour chasser l'intrus qui osait pénétrer chez… Drago.

Après un « bordel, Hermione, reste-là ! » qu'elle entendit mais n'écouta pas le moins du monde, le blond s'élança à sa suite. Ils jetèrent un coup d'œil circulaire mais la pièce semblait totalement vide. Pour autant, le bruit leur parvint une nouvelle fois aux oreilles et semblait à présent provenir… de l'autre couloir. Les deux ex-amants bondirent en avant, baguettes au poing et se précipitèrent dans le couloir où ils tombèrent sur…

- Scorpius ?!


Bon, cela m'arrive assez rarement mais je crois que je n'ai pas grand-chose à vous dire... J'espère juste que vous avez aimé ce chapitre ! Dans tous les cas, je trépigne d'impatience de recevoir vos reviews pour lire vos avis, vos expectatives pour la suite, vos craintes, etc. alors à vos claviers ! :)

Plein d'énormes bisous pour vous ! A très vite dans vos reviews, à samedi pour le titre du chapitre soixante-deux et à mercredi prochain pour sa publication !

Chalusse

PS : Je rappelle que mon tout dernier texte « Une sorte de famille » est accessible depuis ma bio. :)