Bonjour à tou(te)s !
J'espère que tout le monde va bien en cette mi-avril. Moi c'est le top, bien que je continue à venir poster mes chapitres avec un peu plus de mélancolie à chaque fois. La fin s'approche à très grands pas puisqu'il ne vous reste que cinq chapitres à découvrir en comptant celui-ci…
Comme chaque semaine, je tiens à remercier très, très, très chaleureusement mes, toujours, merveilleux/euses revieweurs/euses pour m'avoir laissé leur avis. Vous êtes au top de la topitude du topissime ! *-*
.
Je n'ai rien de particulier à vous annoncer aujourd'hui si ce n'est que j'ai créé un sondage à l'attention de l'ensemble de mes lecteurs afin d'en savoir un peu plus sur vos préférences, vos déceptions, vos habitudes et vos expectatives fanfictionales. Ceux qui suivent ma page ont déjà pu y accéder. Pour les autres, le lien se trouve dans ma bio (puisque je ne peux pas le mettre ici) et les résultats seront postés dans quelques temps sur ma page. Voilà ! :)
.
RàRs Anonymes :
Guest : Effectivement, Drago s'est enfin confié à Hermione et cette dernière en a fait autant. Il était grand temps qu'ils abordent ces sujets. Si verbalement, ils communiquent sans filtre, physiquement, ils tentent de se contenir. Au début tout au moins. Finalement, l'amour et la passion qui les animent aura presque eu raison d'eux et notamment d'Hermione. Regrettera-t-elle de s'être laissée aller ? Ou pas ? La réponse tout de suite ! :) A l'instar de chaque autre semaine, je te remercie chaleureusement pour ta review et je te souhaite également une excellente soirée. Bisous !
MariePuffy : Bonzoir à toi également ! ^^ « Seulement pour surveiller Drago »… Je pense que seule Hermione y a cru ou à voulu y croire. Même Drago savait qu'il se passerait quelque chose cette nuit-là. Pas nécessairement un rapprochement physique aussi poussé que celui qu'ils ont vécu mais au moins une discussion et peut-être quelques petites attentions. ;) Sinon, je suis ravie que le chapitre de la semaine passée t'ait plu avec donc, le fameux rapprochement entre les Handicapés des Sentiments (leur « surnom officiel » bien que « Malheureux de la vie » leur corresponde bien aussi !) et l'arrivée inopinée du petit Scorpinou. ^^ J'espère que ce nouveau chapitre te plaira également ! :) Je te remercie mille fois pour ta review. Des bisous pour toi !
Guest (2) - Reviews postées à partir du 17/04/2018 - Chapitre 2 : Merci d'être venue à la découverte de ma fic'. Comme tu pourras le constater lorsque tu parviendras jusqu'ici, j'ai répondu (et je continuerai de répondre) à chacune de tes reviews au fur et à mesure que tu les as postées. :)
- Chapitre 3 : Je suis ravie que le chapitre t'ait plu. :)
- Chapitre 4 : Merci beaucoup pour ton super commentaire sur ce chapitre. Effectivement, la première mise en contact des Dramione fut explosive. Je pense que l'on peut dire que leur « relation » s'est poursuivie à l'identique. ^^ Je te souhaite également une excellente continuation et je te remercie pour tes reviews !
.
Alors… nombreux sont les revieweurs/euses qui se sont interrogés sur le pourquoi du comment Scorpinou avait bien pu revenir à l'appartement et je sais que vous attendez tous de savoir ce qu'il va se passer maintenant que les Dramione se sont presque retrouvés. Hermione va-t-elle regretter ? ne pas regretter ? Vont-ils essayer de redevenir un couple ? ou non ? Les réponses se trouvent dans ce nouveau chapitre ! J'espère qu'il sera à la hauteur des attentes de chacun. :)
Je vous souhaite une très bonne lecture.
Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
PS : envie d'un peu de musique ? Je vous conseille : « Time is running out » du groupe Muse et « I don't know why » d'Imagine Dragons. Les morceaux font plutôt référence à la fin du chapitre.
Chapitre 62 : Night's drug.
- Scorpius ?! s'exclamèrent les voix communes de Drago et Hermione.
Face à eux, le Serdaigle se retourna, plaçant une main sur son cœur. De l'autre, il tenait sa grosse valise sur laquelle était juchée la cage vide de sa chouette. Le désagréable bruit qu'avait produit le bagage lorsque l'enfant l'avait traîné sur le sol s'avérait être celui que la jeune femme avait entendu en tout premier lieu.
- Hermione ?! dit-il sur le même ton, ses yeux s'écarquillant de stupeur lorsqu'il les posa sur elle.
- Merlin mais comment as-tu fais pour rentrer ?! poursuivit son père sans laisser le temps à la jeune femme de rouvrir la bouche. J'allais venir te chercher, j'ai été… euh… je ne me suis pas… réveillé.
Un étrange sourire naquit sur les lèvres de l'enfant dont le regard navigua entre son père et la Gryffondor. Cette dernière baissa les yeux, rosissant légèrement.
- C'est absolument pas grave du tout, Papa, le rassura Scorpius alors que son sourire s'élargissait.
- Hum… Mais tu n'as pas répondu, comment as-tu fais pour rentrer ?
- C'est Monsieur Potter qui m'a raccompagné.
- Harry ? s'étonna Hermione.
Scorpius hocha la tête.
- Lui et sa femme étaient venus récupérer leur fils et, comme James ne voulais pas lâcher sa nouvelle petite-amie du moment pour rentrer, ils ont dû patienter. Enfin bref, tout le monde a fini par partir et je me suis retrouvé seul avec eux. Mr et Mrs Potter m'ont demandé ce que je faisais là tout seul et je leur ai dit que, normalement, tu devais venir me récupérer mais que tu devais avoir du retard, expliqua-t-il en regardant son père. Ils m'ont proposés d'attendre avec moi mais je leur ai assuré que ce n'était pas la peine, que tu allais bien finir par arriver ou alors que je prendrais le Magicobus. Mais Mrs Potter a dit qu'à mon âge, ce n'était pas très prudent et qu'il valait mieux que l'un d'entre eux me raccompagne à la maison. Donc Mr Potter s'est proposé et… voilà. D'ailleurs, il a dit avant de partir qu'il allait…
Il s'interrompit alors qu'un cerf majestueux apparaissait entre eux, se tournant vers Drago.
« Ton fils est chez toi. Je l'ai raccompagné. Tu m'en dois une, Malefoy. »
Le message était clair et concis, du Harry tout craché. Une fois son message délivré, l'animal s'évapora.
- … t'envoyer un Patronus pour te prévenir, termina finalement Scorpius sans se départir de son sourire.
.
Un long silence tomba entre eux. Les deux adultes observaient le sol, comme pris en faute, tandis que les yeux perçants de l'enfant les scrutaient. Ce fut Drago qui reprit la parole. Il se redressa et planta son regard dans celui de son fils.
- Scorp' je suis… désolé de ne pas t'avoir répondu cette semaine. J'ai été… occupé.
- Hum… Mais tu vas bien, n'est-ce pas ?
Drago lança un rapide coup d'œil à Hermione.
- Oui. Tu n'as pas à t'inquiéter.
Scorpius ne sembla absolument pas convaincu et lui adressa un regard suspicieux.
- Tu sais, si tu ne voulais pas que je m'inquiète, tu aurais dû me répondre.
- Je sais Scorp', je suis désolé. Vraiment.
- Hum…, répéta l'enfant blond. Ça va pour cette fois, mais tu ne le referas plus jamais, ok ?
Son ton autoritaire et sa phrase tout droit sortie du manuel du parfait parent fit sourire son père qui se prêta volontiers au jeu.
- Oui Scorpius. Plus jamais.
- Bon, ça va alors, sourit-il.
- Bien.
- Et maintenant, j'ai le droit de savoir pourquoi Hermione est ici ? demanda l'enfant.
- Oh… euh…, bredouilla la Gryffondor. Eh bien comme je te l'ai dit dans ma lettre, je me suis… occupée de ton père…
- Mon père qui affirme que tout va bien ? fit-il en haussant un sourcil.
Ce gamin était définitivement trop intelligent pour son propre bien.
- Ça va, Scorp', affirma Drago. J'ai eu quelques jours un peu délicats mais ça va. Maintenant, tu devrais aller ranger tes affaires dans ta chambre.
- Ok…, consentit son fils, pas dupe pour une Noise, avant de poser la main sur la poignée de la porte.
Restés seuls dans le couloir, Hermione et Drago échangèrent un regard puis retournèrent dans le salon. Là, la Gryffondor fit léviter jusqu'à elle ses chaussures, restées dans la chambre, avant de s'asseoir sur le canapé pour les enfiler. Drago était en face d'elle, les bras croisés sur son torse.
- Encore merci pour… hier, dit-il au bout d'un moment.
Hermione releva les yeux vers lui.
- Ne le refais plus, se contenta-t-elle de répondre.
Le Serpentard eut un mince sourire.
- Je te l'ai promis, il me semble.
- Hum…
- A propos de ce matin, je suis…
- N'en parlons plus, le coupa Hermione en se levant du canapé.
Il lui lança un regard indéchiffrable mais finit par acquiescer. Faisant tout pour essayer de ne pas repenser à ce qui avait pu se passer ce matin-là entre eux, Hermione s'approcha ensuite de l'une des chaises de bar où elle récupéra son manteau ainsi que son écharpe qui y étaient pliés. Elle était en train de se vêtir lorsque Scorpius revint dans la pièce. Il les observa tous les deux avant de soupirer légèrement. Hermione et Drago en comprirent instantanément le sens et la jeune femme s'en sentit coupable.
- Hermione ? l'interpella-t-il.
- Oui ?
- Je peux te poser une question ?
- Si c'est le genre de questions auquel je pense, mon fils, tu oublies tout de suite, le prévint Drago sur un ton menaçant.
Mais l'enfant le rassura rapidement.
- Non, ça n'a rien à voir avec vous deux.
Hermione fronça légèrement les sourcils. Elle ne voyait pas vraiment quelle question Scorpius allait pouvoir lui poser. Que pouvait-il bien lui demander qui n'avait aucun rapport avec la relation – ou plutôt la non-relation – qu'elle entretenait avec son père ? Voyant qu'il ne pipait mot, elle l'encouragea donc à s'exprimer.
- Euh… en fait, j'aurais aimé que tu puisses me dire… où ta fille a… euh… été, euh… enterrée, bégaya-t-il d'une toute petite voix en regardant le bout de ses chaussures.
Hermione fut tellement étonnée par sa question qu'il lui fallut de longues secondes avant d'assimiler totalement ses paroles. Elle jeta un rapide coup d'œil à Drago qui semblait tout aussi surpris qu'elle.
- On pourrait savoir pourquoi ? l'interrogea-t-il justement, à la limite de l'agressivité.
- Euh… c'est-à-dire que… j'aurais aimé pouvoir m'y rendre…
- Tu voudrais te… recueillir ? s'étonna Hermione.
En face d'elle, l'enfant hocha simplement la tête.
- Je suis désolé si ça te rend triste, Hermione mais… je ne voulais pas demander à Mr ou Mrs Potter. Parce que si tu n'es pas d'accord…, ajouta-t-il.
- Si, répondit-elle subitement. Je veux dire… bien sûr que tu peux t'y rendre mais… tu es vraiment certain que tu veux faire… ça ?
Il acquiesça une nouvelle fois. Hermione croisa le regard de Drago qui demeurait indéchiffrable.
- Bien… bon, d'accord. Tu dois savoir que Rose n'a pas été enterrée. Elle a été incinérée. Mais je pourrais, si tu le souhaites, t'accompagner là où nous avons dispersé ses cendres, proposa Hermione.
Nouveau hochement de tête.
- Merci Hermione, dit-il en levant enfin les yeux vers elle.
- Euh… est-ce que… demain matin t'irait ?
Scorpius regarda son père.
- Tu peux y aller, rien n'est prévu, le renseigna-t-il.
- D'accord. Alors oui, je veux bien y aller demain matin, opina-t-il en reportant son attention sur la jeune femme. Mais… tu es sûre que ça ira pour… toi, Hermione ? C'est-à-dire que… je ne veux pas que…
- Ça ira, le rassura-t-elle en lui souriant.
Cela sembla calmer ses inquiétudes et il lui rendit son sourire.
- Bon eh bien, je vais rentrer chez moi. Drago, je te laisse ce que j'ai apporté hier mais je ne pense pas que ce soit le genre de choses dont ton fils raffole..., dit-elle en se tournant vers lui.
- Ne t'en fais pas, j'ai prévu d'aller remplir les placards cet après-midi. Merci pour… tout.
Elle inclina légèrement la tête avant de reporter son attention sur Scorpius qui semblait véritablement très déçu.
- Je passe te prendre ici ? Vers dix heures ?
- D'accord Hermione, à demain. Passe une bonne journée, dit-il d'une voix morne.
- Toi aussi, répondit-elle en lui adressant un petit sourire d'excuses avant de transplaner chez elle.
.
Arrivée dans son appartement, Hermione poussa un long soupir avant de se laisser tomber sur son canapé, le visage dans les mains. Son esprit navigua nécessairement vers les instants partagés avec son ex-amant, la veille au soir mais également et surtout, le matin même… Hermione se releva alors prestement, ne se sentant tout simplement pas la force, ni la capacité, de pouvoir réfléchir à tout ceci. Au lieu de cela, elle attira à elle son sac à main, posé par terre et quitta son appartement avec l'intention de se rendre à l'épicerie Moldue du coin. Elle avait peut-être permis à Drago de renflouer quelque peu ses réserves de nourriture mais ceci au détriment des siennes qui se retrouvaient maintenant complètement à sec.
OoOoOoO
Hermione se réveilla très difficilement en ce samedi matin et pour cause, elle n'avait réussi à fermer l'œil que trois ou quatre heures auparavant. Incapable de penser à autres choses qu'à ce qui avait pu se passer avec Drago, la jeune femme était certes parvenue à ne plus se laisser envahir par sa tristesse habituelle mais ce n'était pas pour autant qu'elle avait passé une meilleure nuit, bien au contraire !
C'est donc les traits affreusement tirés qu'Hermione se traîna jusqu'à sa minuscule salle de bain. Sa douche la réveilla quelque peu, améliorant très légèrement son humeur au passage, mais elle déchanta rapidement en apercevant son reflet dans le miroir. Ses cheveux étaient… apocalyptiques ! Son cerveau étant occupés à tergiverser sur le sujet « Drago Malefoy », Hermione avait énormément remué dans son lit au cours de la nuit, se tournant puis se retournant afin de trouver une position suffisamment confortable pour s'endormir, si bien que ses cheveux avaient… suivi le mouvement et formaient à présent un immense tas de nœuds. Soupirant longuement, la jeune femme attrapa sa baguette magique et commença à leur jeter des sortilèges en tout genre. Merlin qu'elle aurait aimé pouvoir revenir vingt-quatre heures en arrière et se réveiller dans les bras de l'homme qu'elle aimait après avoir passé une nuit reposante dénuée de tout cauchemar et autres tergiversations intempestives !
Au lieu de cela, elle devait faire face à son indomptable chevelure, à ses affreux cernes et devait surtout se dépêcher car il était déjà près de neuf heures quarante et qu'elle allait finir par être très en retard si elle traînassait encore de la sorte une minute supplémentaire !
OoOoOoO
- Je suis vraiment désolée, je sais que je suis en retard mais j'ai…, déballa-t-elle rapidement alors que la porte de son ancien appartement s'ouvrait.
En face d'elle, Drago leva une main en signe d'apaisement.
- Ça va Granger, calme-toi, rigola-t-il presque. Tu n'as que trois minutes de retard !
- Oui mais du retard, c'est du retard et je n'aime pas être en retard, affirma-t-elle avec fougue.
Le Serpentard leva les yeux au ciel, un sourire toujours accroché aux lèvres.
- Au fait, salut Granger…
- Ah euh oui… Salut… Malefoy, bredouilla-t-elle, un peu gênée de s'être ainsi laissée emporter.
- Allez viens, entre, dit-il en lui faisant un signe de tête.
Hermione ne répondit pas mais pénétra tout de même dans l'appartement. Elle fut ravie de constater qu'aucune bouteille d'alcool n'était visible et que tout semblait en ordre.
- Tu veux quelque chose à boire ? proposa poliment le Serpentard.
C'était trop beau pour être vrai…
- Drago… il est dix heures du matin ! le réprimanda la jeune femme.
- Je ne parlais pas d'alcool, répondit-il en roulant des yeux. Mais tu sembles avoir besoin d'un bon café.
- Ah… eh bien, volontiers. Et si tu fais références à mes cernes, sache que toi aussi tu sembles avoir besoin d'un bon café, répliqua-t-elle.
Il marcha en direction de la cuisine, Hermione à sa suite.
- Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit, révéla-t-il.
- Moi non plus…
- Moins que la nuit dernière, ajouta Drago en jetant un sortilège sur la machine à café.
- Scorpius n'est pas là ? demanda-t-elle pour détourner la conversation.
- Il est dans sa chambre. Il travaille sur son devoir de Sortilège pour dans un mois il me semble.
- Ah…
- Tiens, dit-il en lui tendant une tasse fumante et pleine du précieux liquide noir.
- Merci, murmura-t-elle alors que ses doigts caressaient légèrement les siens.
La jeune femme essaya d'en faire abstraction au maximum et souffla sur son café pour le faire baisser en température avant d'y tremper ses lèvres. Ils demeurèrent silencieux pendant quelques minutes, chacun buvant sa boisson, perdu dans ses pensées. Finalement, Drago reposa sa tasse sur le bar.
- Je vais aller chercher Scorp', annonça-t-il
Hermione acquiesça et le regarda s'éloigner, le cœur douloureux.
.
Quelques secondes plus tard à peine, une tornade blond foncé débarquait dans la pièce.
- Désolé Hermione ! Je ne t'ai pas entendue arriver et j'étais en train de rédiger ma dissertation pour le cours de Sortilège… C'est sur le Maléfice du Saucisson. J'en suis à cent-vingt centimètres et je n'en ai fait que la moitié, annonça-t-il très rapidement et avec une pointe de fierté dans la voix.
La Gryffondor ne put s'empêcher de sourire.
- Ce n'est pas grave et c'est très bien, je suis certaine que tu auras encore une fois un « O ».
- J'espère…
En voyant la lueur d'inquiétude passer dans ses traits, Hermione ne put s'empêcher de lever les yeux vers Drago.
- J'ai vraiment beaucoup de mal à concevoir qu'il soit ton fils, dit-elle sur le ton de la plaisanterie.
- Je t'avoue que, parfois, moi aussi, répondit-il.
- Enfin jusqu'à ce qu'il fasse cette tête, rigola Hermione après avoir jeté un coup d'œil à Scorpius qui avait froncé les sourcils, de toute évidence pas franchement ravi qu'elle puisse émettre un quelconque doute sur leur lien de parenté.
- Quelle tête ? s'enquit-il.
- Ta tête de Malefoy, répondit-elle en lui faisant un clin d'œil.
- Les Malefoy n'ont pas de « tête », répliquèrent-ils en chœur.
Hermione se retint d'éclater de rire et un sourire attendri pris simplement place sur ses lèvres.
.
Un temps de latence s'installa, durant lequel personne ne parla jusqu'à ce qu'Hermione ne se mette à détailler les vêtements que portait Scorpius.
- Tu es vraiment très élégant, le complimenta-t-elle, un peu surprise de le voir avec un costume entièrement noir.
Elle-même s'était vêtue simplement mais le jeune Serdaigle semblait prendre ce « recueillement » très au sérieux.
- Merci, dit-il avant de se diriger dans un coin de la pièce.
Il revint vers elle, deux roses éternelles dans la main.
- J'ai euh… j'en ai acheté deux parce que… j'avais pensé que tu aurais peut-être aussi voulu en déposer une, expliqua-t-il timidement en revenant vers elle.
Hermione fut extrêmement touchée par son attention.
- Merci beaucoup, c'est très délicat de ta part.
Il lui sourit puis enfila son manteau tout aussi sombre que le reste de sa tenue. Hermione se leva de la chaise de bar sur laquelle elle était assise, sa rose dans la main et se tourna vers Drago.
- Souhaites-tu nous accompagner ? proposa-t-elle sans trop réfléchir à ce qu'elle disait.
Le blond arbora un regard profondément étonné et sembla très mal à l'aise.
- Euh…
- Ecoute, c'est comme tu le souhaites, le rassura Hermione. Il n'y a absolument aucune obligation. D'ailleurs, oublie ce que j'ai dit… je n'ai pas vraiment réfléchi et …
- D'accord, la coupa-t-il.
- D'accord ?
- Je vais venir.
Elle lui sourit et regarda les deux Malefoy se vêtir. Une fois que cela fut fait, Scorpius donna la main à son père et Hermione attrapa la seconde main de l'enfant pour les faire transplaner.
.
En arrivant à l'orée de l'espace où elle avait dispersé les cendres de sa fille, Hermione fut une nouvelle fois envahie par une vague de désarroi mais elle était tout de même moins puissante que celle qui l'avait littéralement engloutie la dernière fois qu'elle était venue à cet endroit. Elle ferma momentanément les paupières et poussa un soupir dans l'espoir de se détendre quelque peu. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle remarqua que les Malefoy l'observaient et leur adressa un mince sourire de circonstance.
- Venez, c'est par ici, les renseigna-t-elle en se mettant à marcher.
Ils pénétrèrent tous les trois dans le pré qui avait été l'endroit préféré d'Hermione et de sa famille pour venir faire des pique-niques les dimanches midi ou toutes autres sortes d'activités en plein air. Ils avaient passé de très beaux moments de complicité dans cet espace qu'Hermione et Ron avaient découvert un peu par hasard en se baladant un jour près de leur domicile et c'était ici que la Gryffondor avait tout naturellement décidé de disperser leurs cendres. Sentant ses émotions l'envahir de nouveau, elle dut s'arrêter de marcher pour prendre une nouvelle inspiration destinée à la calmer. Se faisant, elle remarqua que Drago n'était pas à ses côtés. Surprise, la jeune femme tourna la tête en arrière. Le blond était toujours là mais il était resté à l'orée du champ. Ils échangèrent un regard et Hermione hocha lentement la tête avant de reporter son attention sur Scorpius.
- Si tu le souhaites, tu peux aller déposer ta fleur avec les autres, là-bas, fit-elle en lui pointant l'arbre au pied duquel les Weasley avaient disposé les leurs et qui, enchantées par Molly Weasley, demeuraient aussi belles qu'au premier jour.
Il hocha la tête, commença à s'avancer mais s'arrêta rapidement avant de tourner la tête vers elle.
- Tu ne viens pas ? s'étonna-t-il.
Hermione prit une nouvelle inspiration.
- Non je… je vais rester ici, répondit-elle d'une voix atone.
En face d'elle, l'enfant afficha aussitôt une expression coupable.
- Je suis désolé, Hermione…
Elle le coupa d'une main.
- Tu n'as pas à t'excuser. Je suis très touchée par ton geste, le rassura-t-elle.
- … Est-ce que tu veux que je dépose la tienne aussi ? proposa Scorpius en baissant les yeux sur la rose qu'elle tenait à la main.
- Oui ce serait… très gentil à toi, lui sourit-elle difficilement.
Il s'approcha de nouveau et attrapa la fleur. Il resta immobile quelques instants puis se détourna d'elle avant de progresser jusqu'au le lieu de recueillement.
Hermione l'observa s'avancer. En arrivant aux abords de l'arbre, il ralentit puis s'arrêta complètement. Il se tenait très droit mais, ne distinguant que son dos, Hermione fut incapable de voir ce qu'il pouvait faire ou peut-être dire. Quoi qu'il en fut, elle le vit bientôt s'accroupir et sa main s'avança. Il resta quelques minutes dans cette position puis se redressa. Hermione repéra les deux roses qui avaient été déposées, légèrement à l'écart des autres fleurs, puis l'enfant se retourna vers elle et entreprit de revenir à sa hauteur. Lorsqu'il ne fut plus qu'à quelques mètres d'elle, Hermione remarqua qu'il avait les yeux légèrement brillants. Elle ne fit toutefois aucun commentaire, les siens n'étant pas dans un meilleur état. Scorpius se plaça à sa droite et tous les deux regardèrent l'arbre.
La Gryffondor sentit finalement des larmes se mettre à couler le long ses joues et presque aussitôt, Scorpius s'empara de sa main. Il la serra légèrement, comme pour lui donner du courage.
- Merci, souffla-t-elle.
Il tourna la tête vers elle et lui adressa un mince sourire.
- C'est un très bel endroit, dit-il.
- Oui…
- J'aurais aimé la connaître. Rose, se reprit-il.
Cette fois-ci, ce furent les lèvres d'Hermione qui s'étirèrent en un sourire.
- Vous vous seriez bien entendu. Tu me la rappelles, parfois.
- Désolé…
- Ne t'excuse pas, dit-elle la jeune femme d'une voix calme, son regard toujours perdu à l'horizon. Ce n'est pas une mauvaise chose.
L'enfant resta silencieux un long moment, sa main toujours dans la sienne et le visage tourné vers l'endroit d'où il venait.
- Comment était-elle ? demanda-t-il finalement.
- Douce. Douce, belle, mais aussi espiègle, répondit Hermione sans se départir de son sourire.
Le silence s'abattit de nouveau entre eux. Les yeux de la Gryffondor s'arrêtèrent encore quelques minutes sur les deux roses apportées par le jeune Malefoy puis elle ferma les paupières un peu plus longtemps que le requérait un simple battement de cil. Dans le même temps, elle pivota vers Scorpius.
- Souhaiterais-tu voir des photographies ?
Il sembla troublé par sa proposition et ouvrit la bouche avant de la refermer, visiblement mal à l'aise.
- Oh, euh… je ne voudrais pas que…
- Ça va, le rassura une nouvelle fois Hermione en souriant. C'est seulement si tu en as envie, ne t'inquiète pas pour moi.
Il ne répondit pas immédiatement, son regard se perdant sur l'herbe mais il finit par relever la tête et acquiescer. La main de Scorpius toujours dans la sienne, Hermione et lui retournèrent alors à l'entrée du pré. Drago était toujours là, une expression indéchiffrable mais respectueuse sur le visage.
Lorsque la Gryffondor et le Serdaigle arrivèrent à sa hauteur, tous les trois demeurèrent silencieux puis Scorpius attrapa la main de son père, ne lâchant pas celle d'Hermione et Drago finit par les ramener dans son appartement.
.
- Hum… peut-être serait-il préférable que tu viennes chez moi pour regarder les photos. Je ne voudrais pas…, commença Hermione en jetant un regard à Drago.
- Les photos ? tiqua ce dernier.
- Scorpius aimerais que je lui montre des photos de Rose et euh…
- Vous pouvez parfaitement le faire ici, assura le blond. Mais, tu es certaine que…
- Oui, Drago, je suis certaine, le coupa-t-elle un peu sèchement.
Il hocha la tête et Hermione soupira.
- Désolée…
- Ne t'excuse pas, Granger. Vous pouvez rester ici ou Scorp' peut partir avec toi. Nous n'avons rien de prévu de toute façon.
Elle acquiesça et se tourna vers l'enfant.
- Que préfères-tu ?
Il resta silencieux mais ses yeux naviguèrent d'elle à son père puis de son père à elle. Hermione eut un sourire amusé.
- Je crois que j'ai compris, dit-elle en lui faisant un clin d'œil. Reste ici, je reviens.
- Promis ? demanda l'enfant, un peu inquiet.
- Oui, rit doucement la jeune femme.
OoOoOoO
- Elle était vraiment très belle, souffla Scorpius en regardant d'un peu plus près une photographie de Rose prise pour ses dix ans. Enfin je veux dire…
Il s'empourpra quelque peu sous son regard et Hermione eut un sourire mais ne l'embarrassa pas davantage. L'enfant tourna une page de l'album photo offert par Harry et Ginny pour Noël et commença à détailler les clichés.
- C'était ta maison ? s'enquit-il en pointant son doigt sur l'un d'eux.
- Non, répondit Hermione. Ça, c'est le Terrier, le domicile des parents de Ronald, le père de Rose, le renseigna-t-elle.
- Oh… Elle est plutôt drôle, commenta-t-il simplement.
- Rien à voir avec le Manoir ou ta demeure en France.
- Je n'ai jamais aimé le Manoir et je trouve que notre maison en France est trop grande, dit-il en haussant les épaules. C'était celle-là ta maison ?
- Oui, confirma Hermione en jetant un coup d'œil au cliché qu'il lui désignait.
- Elle est très jolie.
Ils continuèrent de tourner les pages, tous les deux assis dans le canapé. Au bout d'un moment, Drago, qui était parti travailler quelques minutes dans son bureau, revint dans la pièce à vivre. Scorpius, trop occupé à observer le cours de la vie d'Hermione, ne lui prêta aucune attention mais la jeune femme releva presque instantanément les yeux vers lui, son regard accrochant le sien.
- Tu veux quelque chose à boire ? lui proposa-t-il.
Elle secoua la tête et le blond posa la même question à son fils.
- Tu peux m'apporter un verre de jus de citrouille, s'il-te-plaît ? requit-il distraitement, ne détachant pas ses yeux de l'album photo.
Le père haussa les yeux au ciel devant son attitude mais se rendit tout de même à la cuisine. Quelques secondes plus tard, il en revenait, un verre plein à la main qu'il tendit à son fils.
- Merci Papa.
Il but une gorgée tout en tournant une nouvelle page mais il manqua de s'étouffer et se mit soudainement à tousser. Hermione lui tapota le dos alors qu'il déposait son verre sur la table basse pour ne pas renverser son contenu sur l'album photo. Une fois que sa toux fut passée, il posa un regard étonné sur la Gryffondor.
- Tu les as développées ?! s'exclama-t-il presque avant d'être pris d'une nouvelle quinte de toux.
La jeune femme porta le regard sur l'album que l'enfant avait posé sur ses genoux. Sous ses yeux se trouvaient le petit tas de photographies qu'ils avaient prises, Scorpius, Drago et elle au cours de leurs vacances en Islande. Hermione se sentit affreusement mal à l'aise, s'empourprant presque tandis que Drago posait, à son tour, le regard sur les clichés avant de longuement la dévisager.
La Gryffondor détourna les yeux, se sentant comme prise en faute. Scorpius lui demanda s'il pouvait les regarder. Elle hocha simplement la tête, de plus en plus gênée et l'enfant s'empara des clichés qu'elle avait simplement déposés dans l'album mais qu'elle n'avait pas collés, avant de les observer.
.
Quelques jours après son déménagement dans son nouvel appartement, Hermione était retombée sur son appareil photos sorcier alors qu'elle fouillait dans un carton à la recherche d'un livre. Ce dernier lui était totalement sorti de la tête au moment où elle avait attrapé l'appareil entre ses mains légèrement tremblantes. La Gryffondor s'était alors laissée retomber sur son canapé et n'avait pas pu résister à l'appel qu'il semblait lui lancer. Elle avait laissé les photographies de ses derniers jours passés avec les Malefoy défiler sous ses yeux. Des yeux qui s'étaient progressivement embués de larmes à mesure qu'elle se remémorait cet épisode pas si éloigné, mais qui lui semblait pourtant avoir eu lieu il y a des siècles.
Ne réfléchissant pas à ce qu'elle faisait, elle avait alors attrapé sa baguette. Son bâton magique pointé sur l'appareil, Hermione avait ensuite hésité entre le détruire purement et simplement ou bien développer les clichés qu'il contenait. Aux termes de longues minutes de tergiversation, elle avait fini par opter pour la seconde option mais aurait été incapable de dire pourquoi, de même qu'elle aurait été incapable d'expliquer son choix de détruire l'appareil si tel avait été le cas.
Les photos entre ses mains, Hermione avait alors été tout bonnement incapable de les regarder et les avait déposées dans le premier endroit qui lui était venu à l'esprit : l'album offert par Ginny et Harry pour Noël et qui renfermait les images de sa famille…
.
Hermione battit des paupières, ramenée à la réalité par le rire de Scorpius à ses côtés. Surprise, elle tourna la tête vers lui. Il était littéralement plié en deux, se tenant les côtés, tandis que ses yeux étaient baignés de larmes. La Gryffondor échangea un regard avec Drago, qui se tenait debout devant eux et qui haussa les épaules, lui signifiant qu'il n'en savait pas plus qu'elle sur le sujet. De longues secondes s'écoulèrent mais cela n'eut aucun effet apaisant sur l'hilarité de Scorpius, bien au contraire.
- On pourrait savoir pourquoi tu rigoles comme un idiot ? s'agaça son père au bout d'un moment.
Il croisa les bras sur sa poitrine, attendant une réponse mais son fils se tourna plutôt vers Hermione.
- J'a… j'avais… totalement… oubli… oublié celle… celle-là, souffla-t-il difficilement en lui tendant une photographie avant de se remettre à rire.
Hermione l'attrapa et y posa ses yeux, curieuse. Aussitôt, elle sentit l'hilarité s'emparer d'elle au même titre que Scorpius. Elle tenta tant bien que mal de la réprimer par de petits éclaircissements de gorge ou autres mordillements de lèvres destinés à atténuer son fou rire, mais ce fut peine perdue. Avec Scorpius qui riait à gorge déployée à ses côtés, Hermione ne tint pas longtemps et le suivit très rapidement. Chose qui ne plut absolument pas à Drago qui s'avança prestement vers eux avant de s'emparer de la photographie qu'Hermione avait toujours entre les mains. Il la retourna afin qu'elle soit dans le bon sens et son visage perdit rapidement toutes ses couleurs. Il devint aussi pâle qu'un fantôme, les traits figés, puis il fronça violemment les sourcils avant de reporter un regard furibond sur Hermione et Scorpius qui riaient toujours. En voyant son expression mi-furieuse mi-mortifiée, ils rigolèrent de plus belle.
- Est-ce qu'on pourrait savoir ce que c'est que ça ?! cingla Drago sur un ton pincé en insistant bien sur le dernier mot tandis qu'il jetait un regard presque dégoûté à la photo.
Il n'obtint aucune réponse, ce qui l'agaça encore davantage.
- Répondez-moi ! Tout de suite !
- A… Attends, tu ne lui as… jamais montré ? demanda Scorpius à Hermione en se tenant toujours les côtes.
La Gryffondor secoua la tête et l'enfant repartit dans son hilarité. Hermione, quant à elle, croisa le regard assassin de son ex-amant et son sourire s'évanouit.
- Alors ?! s'impatienta-t-il.
- Euh… C'est une photo que j'ai… prise…, dit-elle d'une toute petite voix.
- Ça, je m'en doute, merci ! répliqua-t-il, acerbe. La question est : pourquoi tu as fait ça et qu'est-ce que ça fout là-dedans. De toute évidence, elle ne date pas de l'Islande.
- Euh… Non… En fait je l'ai prise… après le repas avec les Weasley-Potter et Zabini, expliqua-t-elle. Tu te souviens, tu avais fait ce jeu avec Blaise et je t'avais expliqué qu'après, tu t'étais endormi sur le canapé et…
Elle ne termina pas sa phrase et lui adressa un sourire faussement innocent. Mais le blond n'y fut absolument pas sensible et conserva un regard glacial.
- Et on pourrait savoir comment cela se fait que mon fils, qui était à Poudlard à cette époque de l'année, ait pu en avoir connaissance ?!
- Bah euh… C'est-à-dire que… je la lui ai… envoyée, avoua-t-elle dans un souffle.
- TU AS QUOI ?!
- Pour ma défense, tu m'avais énervée ce jour-là.
- Pardon ?! On se prend la tête tout le temps ! Ce n'est pas une raison pour faire ce genre de choses !
Hermione ne répondit pas, baissant les yeux.
- Tu ne l'as pas fait parce que je t'avais « énervée », n'est-ce pas ? déduisit-il finalement.
- Non… Je l'ai juste trouvée… tellement drôle que j'ai voulu la partager avec Scorp'.
Le blond ferma les paupières avant de se pincer l'arête du nez.
- Et on pourrait savoir pourquoi tu as pris ce cliché en tout premier lieu ?
- Je te l'ai dit, je te trouvais drôle, répondit évasivement Hermione en se retenant de rire de nouveau.
- Il n'y a absolument rien de drôle là-dedans ! siffla-t-il.
- Oh si ! rigola Scorpius.
Son père l'assassina du regard mais l'enfant fut tout simplement incapable de s'arrêter.
- J'espère que tu n'as pas montré ça à quelqu'un d'autre ! cingla-t-il à l'adresse de ce dernier.
- Euh…, bredouilla l'enfant.
- Scorpius Hyperion Malefoy, jure-moi que tu n'as pas montré cette photo à quelqu'un d'autre ! ordonna son père, visiblement au bord de la crise de nerfs.
- Non, non, dit-il précipitamment. Je ne l'ai montrée à personne.
- Tu me le promets ?
- Oui Papa.
- Tu sais ce qu'il se passe quand tu me mens ? le menaça très sérieusement Drago.
- Oui Papa.
- Et tu es certain de ne l'avoir montré à personne ? insista-t-il.
- Non Papa, je ne l'ai montrée à personne.
- Elle est où cette photo ?
- Dans ma valise.
- Apporte-la-moi.
L'enfant se leva prestement du canapé. Restés seuls, Drago et Hermione ne dirent rien mais la Gryffondor eut grand peine à ne pas se remettre à rire en voyant la scène qu'était en train de faire le blond pour un simple cliché. Lorsque son fils revint dans la pièce, il lui arracha presque la photo des mains, la plaça par-dessus l'autre, attrapa sa baguette et les réduisit à l'état de cendre.
- Voilà. Plus de quoi rire comme des abrutis maintenant !
Il quitta la pièce sur ces mots et à grandes enjambées. Hermione leva les yeux au ciel avant de reporter son attention sur Scorpius qui s'était rassis près d'elle et qui avait eu la même réaction. Ils échangèrent un regard complice.
- Tu l'as montrée à Hélène et Daniel, n'est-ce pas ?
Le blond hocha la tête, un sourire sardonique étirant ses lèvres.
- Et toi, tu as toujours la copie de la photo sur ton appareil ?
Hermione répondit de la même façon.
.
- Bon, je crois que je vais… rentrer chez moi, annonça finalement la Gryffondor.
- Oh non, Hermione. Reste encore un peu, quémanda Scorpius en retrouvant tout son sérieux.
Hermione lui sourit tendrement mais se leva tout de même.
- Non Scorp', je vais rentrer chez moi.
- Mais…, commença-t-il.
- C'est mieux ainsi, lui assura doucement la jeune femme.
Il afficha une moue triste mais elle ne céda pas.
- Tu salueras ton père pour moi ?
Il hocha la tête.
- À bientôt, dit-elle en l'enlaçant brièvement.
- À bientôt Hermione.
OoOoOoO
En arrivant chez elle, Hermione déjeuna puis passa l'après-midi à travailler. Elle offrit ainsi à son cerveau la parfaite échappatoire pour ne pas avoir à repenser aux instants qu'elle avait pu passer avec les Malefoy. Malheureusement, le soir arriva bien trop rapidement à son goût et lorsqu'elle sentit ses yeux se fermer d'eux-mêmes et son ventre crier famine, Hermione n'eut d'autres choix que de refermer les dossiers qu'elle avait rapporté du Ministère pour sa semaine de vacances. Elle mangea sur le pouce puis se glissa sous les draps de son canapé-lit.
Dix minutes passèrent. Puis tente. Puis une heure. Puis deux.
Aux alentours de quatre heures du matin, Hermione se releva, profondément agacée de ne pas parvenir à trouver le sommeil tout ça car son cerveau était incapable de ne pas tergiverser sur les Malefoy : ce qu'ils avaient fait le reste de la journée si Scorpius était parvenu à terminer sa dissertation si cette dernière allait lui rapporter un nouveau « O » si Drago avait définitivement arrêter l'alcool comme il le lui avait promis ou s'il était actuellement effondré dans sa chambre ou sur le canapé, totalement ivre est-ce qu'ils avaient pensé à elle… Enfin bref ce genre de choses auquel elle n'avait absolument plus le droit de penser depuis le jour où elle avait décidé de sortir de leur vie. Tout au moins de celle de Drago.
Les pieds traînant, Hermione se dirigea vers sa minuscule salle de bain. Elle ouvrit son placard à pharmacie et s'empara d'une potion de Sommeil sans rêve. Elle avait essayé de décrocher mais, ce soir-là, elle ne parvenait tout simplement pas à faire autrement. De toute façon, cela serait la dernière qu'elle prendrait puisqu'après celle-ci, Hermione n'en aurait plus et elle n'allait pas refaire ses stocks de peur de tomber, encore une fois, dans l'addiction.
Après avoir refermé la porte du placard, elle retourna s'allonger dans son lit, déboucha la minuscule fiole et en avala le contenu, cul-sec. Deux minutes plus tard, elle sombrait dans un sommeil réparateur.
.
Le lendemain, la Gryffondor se rendit au Terrier où Molly l'avait invitée, ainsi que les Potter, pour le déjeuner afin de célébrer le retour des enfants pour les vacances scolaires. Aucun n'aborda le sujet de l'anniversaire de la disparition de Ron et Rose et les moments qu'elle passa là-bas se déroulèrent dans la bonne humeur et la convivialité. Hermione captait très souvent le regard d'Harry sur elle mais n'en fit pas état. Après le repas, elle aida Mr Weasley à monter son tout nouvel objet de collection : une magnifique maquette en bois d'une vieille voiture Moldue. Elle se contentait de lire les instructions et d'apporter parfois son aide à son beau-père, qui s'amusait comme un enfant le jour de Noël, ce qu'elle fût ravie de faire. Par la suite, elle joua quelques instants avec la petite Lily qui trouvait particulièrement divertissant de jeter par terre tout ce qu'on pouvait lui mettre entre les mains. Après avoir passé près de quinze minutes à se baisser puis à se relever pour lui rendre sa figurine en plastique représentant une licorne, Hermione jeta l'éponge et alla s'asseoir dans un fauteuil du salon, la petite sur les genoux. Là, elle enchanta l'objet pour qu'il revienne de lui-même auprès de la fillette. Cela amusa tellement Lily qu'elle redoubla d'efforts et de récurrence dans son « lançage de licorne au travers de la pièce ».
Après avoir pris le thé sur les coups de dix-sept heures, la Gryffondor rentra dans son petit appartement. Elle se replongea ensuite dans son travail puis alla prendre une douche avant de se préparer à dîner. Tout en mâchonnant le reste de ragoût gracieusement offert par Molly Weasley, la jeune femme commença la lecture d'un tout nouveau roman Moldu qui faisait sensation depuis quelques mois.
Happée par sa lecture, la Gryffondor envoya sa vaisselle se nettoyer toute seule et demeura assise sur son canapé à lire pendant de longues heures, son livre en équilibre sur ses cuisses pliées.
.
Il était près de minuit lorsqu'Hermione ouvrit finalement son lit et s'y allongea. Elle s'installa confortablement contre ses oreillers, pivota sur le flanc gauche – son côté favori – et… patienta. Le même schéma que la veille se reproduisit mais, cette fois-ci, elle ne put rien faire pour l'endiguer. Elle n'avait plus de potion et rechignait véritablement à aller en quémander, telle une droguée en manque, chez les Potter. Surtout à cette heure avancée de la nuit.
Alors Hermione se tourna, se retourna et se retourna encore dans son lit, attendant que Morphée ne daigne venir la cueillir. Mais, pour le moment, la seule image qui s'imposait à elle était la représentation de Drago Malefoy. Le visage de Drago Malefoy. Les mains de Drago Malefoy. Le souffle de Drago Malefoy. La peau de Drago Malefoy sur la sienne. Les baisers de Drago Malefoy...
- Putain ! jura Hermione.
Elle n'avait pas pour habitude d'utiliser un langage aussi fleuri mais, là, c'était trop. Elle repoussa violemment les couvertures, sauta à bas de son lit, quitta sa nuisette, enfila à la va-vite les premiers vêtements qui lui passait sous la main, attrapa son sac à main, sa baguette et transplana.
.
Épuisée, agacée et furieuse, la jeune femme toqua à la porte qui se présentait sous ses yeux sans même réfléchir. L'angoisse l'envahit toutefois très rapidement lorsqu'elle se rendit compte de ce qu'elle était en train de faire.
« Oh et puis merde après tout ! » Elle y était, elle verrait bien ce qui se passerait.
.
De longues secondes, qui lui semblèrent être des heures, s'écoulèrent jusqu'à ce que, finalement, la poignée ne s'abaisse. Drago ne sembla pas surpris de la voir, sûrement car il avait regardé par le judas avant d'ouvrir la porte. Ils s'observèrent quelques instants. La jeune femme pu voir qu'il était en tenue de nuit – enfin qu'il portait un boxer et un tee-shirt qu'il avait très certainement enfilé avant de venir ouvrir. Hermione secoua la tête avant de replonger son regard dans celui de Drago qui n'avait toujours ni bougé, ni parlé. Il l'observait seulement, semblant attendre qu'elle s'adresse à lui la première.
- Je… hum… n'arrivais pas à dormir, dit-elle après s'être éclairci la gorge.
Il la scruta quelques secondes supplémentaires avant de s'effacer de devant la porte, l'invitant tacitement à entrer. Hermione se mordit la lèvre, baissa les yeux mais avança de quelques pas. Elle entendit le bruit caractéristique d'une porte que l'on refermait dans son dos et se retourna.
- Tu veux boire quelque chose ?
Elle secoua la tête.
- Scorp' n'est pas là ?
- Il est deux heures du matin, Granger, sourit le blond. Il dort.
Se rendant compte qu'elle venait plus ou moins de débarquer au milieu de la nuit comme une fleur, la jeune femme se mit à culpabiliser.
- Désolée, je…
- Je ne parvenais pas à dormir non plus, révéla-t-il en haussant les épaules.
- Ah…
Le silence s'abattit une nouvelle fois sur eux. Hermione restait debout au milieu de la pièce, les yeux baissés sur le tapis tandis que Drago était un peu plus loin. Soudainement, elle le vit bouger un bras et son regard se releva instinctivement. Ses yeux glissèrent de son épaule jusqu'à sa paume qui, ouverte, l'invitait à passer devant lui dans le couloir menant à sa chambre. Tout comme précédemment, Hermione ne réfléchit pas à ce qu'elle faisait et se retrouva, quelques secondes plus tard, au milieu de ladite chambre. Drago referma délicatement la porte avant de s'avancer. Il se plaça à sa gauche, face au lit également. Puis, il se remit en mouvement, en fit le tour et alla se rallonger à sa place. Il lui adressa un regard indéchiffrable, ouvrit les draps à ses côtés puis se retourna, dos à elle.
Hermione demeura immobile, les yeux posés sur les muscles dorsaux de son ex-amant qui se dessinaient au rythme de sa respiration. Au bout de longues secondes, elle ferma les paupières, prit une profonde inspiration, expira lentement par les narines, rouvrit les yeux et se mit à son tour en mouvement.
Elle ôta son jean et son soutien-gorge, conserva son tee-shirt et sa petite culotte noire et se glissa près de Drago. Ce fut le mouvement qu'il attendit pour éteindre la lumière de sa lampe de chevet et les plonger dans le noir le plus complet.
Hermione tenta de rester dos à lui et de s'endormir mais elle n'y parvint tout simplement pas. Alors elle se retourna dans le lit.
- Je suis désolée pour la photo, souffla-t-elle doucement.
La Gryffondor n'obtint tout d'abord aucune réponse, si bien qu'elle pensa qu'il s'était tout simplement endormi. Mais elle l'entendit remuer et il se retourna bientôt vers elle également. Enfin ça, c'est ce que la jeune femme présuma en considération des froissements de draps qui envahirent ses tympans.
- Tu es désolée ? murmura-t-il.
Il était proche d'elle car Hermione percevait faiblement son souffle sur son visage.
- Ou-oui, répondit-elle maladroitement.
- Alors fais-toi pardonner.
- Pa-pardon ?
- Fais-toi pardonner si tu es désolée, répéta-t-il très tranquillement.
.
Hermione ouvrit la bouche puis la ferma. Elle l'entrouvrit de nouveau avant de froncer les sourcils. Il voulait qu'elle se fasse pardonner… Elle ne voyait pas des milliers de façons de répondre à sa demande. Mais le ferait-elle ? Elle était venue jusqu'ici, s'était glissée pour la deuxième fois en moins de trois jours dans les draps du lit de Drago Malefoy mais irait-elle jusqu'à faire ce qu'il quémandait ? Ils s'étaient déjà embrassés, la veille au matin et auraient très certainement couchés ensemble si Hermione n'avait pas, par pur hasard, posé les yeux sur le réveil du Serpentard, se rappelant ainsi l'arrivée de Scorpius… D'ailleurs, c'était même elle qui l'avait incité à l'embrasser en tout premier lieu mais…
- Fais-toi pardonner, Granger.
Ce n'était pas une demande ou une suggestion. C'était un ordre.
.
Un ordre auquel il ne fallut pas plus de quelques secondes pour être exécuté.
Son corps glissa lentement entre les draps. Leurs jambes se rencontrèrent en premiers. Puis ce fut au tour de leurs bras. Leur bassin. Leur souffle. Leurs lèvres.
A peine celles d'Hermione effleurèrent-elles la bouche de Drago, que ce dernier accentua le baiser, lui donnant un caractère très autoritaire auquel elle se soumis bien volontiers.
Non, elle n'était pas redevenue accro à la potion de Sommeil sans rêve comme cela avait pu être le cas plusieurs fois au cours des derniers mois, mais elle savait pertinemment qu'à présent, sa drogue, c'était lui. Or ça, c'était beaucoup plus inquiétant que développer une simple addiction à une quelconque potion. Bien plus dangereux… Pourtant, Hermione y plongea avec délectation, s'abandonnant totalement à son étreinte, aux baisers qu'il déposait à présent dans son cou, ses mains s'insinuant sous son tee-shirt. Mais elle ne faisait pas que s'abandonner à lui. Non, Hermione l'encourageait. A l'instar du haut de Drago qui n'était déjà plus qu'un lointain souvenir lorsqu'il lui ôta le sien. A un moment, alors que le blond lui retirait son dernier sous-vêtement, déposant une kyrielle de baiser sur sa peau brûlante de désir, sa conscience s'imposa de nouveau à elle. Un éclair de lucidité qu'Hermione envoya tout simplement se faire foutre, Drago apposant ses lèvres sur son intimité et lui faisant pousser un long gémissement de plaisir.
Plaquée contre le lit, le corps secoué de décharges de plaisir, elle avait l'impression de brûler. Littéralement. Le corps de Drago contre le sien, ses lèvres sur elle, ses doigts en elle, elle se consumait. Tout simplement.
.
A peine lui eut-il donné son premier orgasme qu'Hermione en voulut plus. Elle ne contrôlait plus rien, ne se contrôlait plus elle-même, ne voulait pas se contrôler. Elle ne voulait que lui. Elle ne voyait, ne respirait et ne sentait que lui. Autour d'elle, sur elle, en elle. Que pouvait faire la culpabilité contre cela ?
Hermione chercha frénétiquement la bouche de Drago. Contraints de se redresser tous les deux, ils se retrouvèrent agenouillés au milieu du lit lorsqu'elle parvint enfin à coller ses lèvres aux siennes pour un baiser qui n'avait absolument rien de tendre. Il était pressant, empressé et avide. Leurs deux corps se heurtant au milieu du lit, se répondant instinctivement l'un à l'autre. Ils ne se voyaient pas mais se touchaient, se sentaient, cette sensation étant exacerbée à son paroxysme par la pénombre qui régnait autour d'eux.
Tout en l'embrassant avec passion, Hermione glissa ses mains dans le dos du Serpentard qui, lui, la pressa encore davantage contre son corps. Sa peau irradiant tout autant de chaleur que la sienne. Leurs gestes étaient à l'image de leur dernier baiser. Avide et d'une puissance sans bornes.
Lorsqu'ils se détachèrent finalement pour reprendre leur respiration, Drago attrapa le visage d'Hermione entre ses mains et colla son front au sien. Leur souffle erratique et brûlant se rencontra, se mêla jusqu'à ne faire plus qu'un. L'esprit d'Hermione était embrumé par son désir, son envie, le besoin presque vital de retrouver l'homme qu'elle aimait de toutes les manières possibles. Elle le voulait. Lui. C'était ainsi. Comme une immuable évidence.
Une évidence dont la Gryffondor connaissait le dénouement et contre lequel elle ne tenta même pas de lutter. Sans plus attendre, elle se dégagea de l'emprise de Drago et déposa un baiser sur sa mâchoire. Elle fit ensuite lascivement glisser sa bouche le long de la ligne osseuse tandis que ses doigts opéraient le même mouvement, mais le long de son torse. Ils caressèrent le vallon de ses pectoraux, en en traçant les parfaits contours.
La jeune femme interrompit leur progression au niveau de ses abdominaux, le temps pour elle de déposer un baiser dans le creux de l'oreille du Serpentard. Ce dernier se tenait immobile mais sa respiration s'était accélérée et il frissonna. Satisfaite, Hermione eut un petit sourire en coin. Un sourire mutin que, s'il l'avait vu, Drago aurait très certainement qualifié de « Serpentard ».
Reprenant le petit jeu qu'elle avait entreprit, la langue d'Hermione traça un sillon jusqu'au lobe de son oreille tandis que la main se remettait en mouvement. La pulpe de sa peau glissa sur ses abdominaux toujours aussi rigoureusement et délicieusement sculptés que trois mois et demi auparavant.
Au moment où ses doigts rencontrèrent le tissu tendu de son boxer, Hermione mordilla le lobe du Serpentard qui poussa un grognement de plaisir. Un grognement de plaisir qui se mua toutefois bien vite en frustration lorsque la jeune femme retira sa main et écarta son visage du sien. Amusée, elle se tint simplement devant lui puis posa soudainement ses deux mains sur son torse et le poussa en arrière. Pris de court, il n'eut aucune réaction et se laissa basculer sur la couverture du lit. La Gryffondor put alors se placer au-dessus de lui, son corps totalement nu contre le sien. Les mains de Drago trouvèrent instantanément leur chemin jusqu'à la peau de ses fesses qu'il caressa tandis qu'elle venait cueillir un nouveau baiser sur ses lèvres. Sentir son sexe dressé sous elle lui provoqua de nouvelles décharges de plaisir, qui, couplées au baiser qu'ils échangeaient, lui fit pousser un mince gémissement. Lâchant finalement la bouche de Drago, Hermione embrassa lascivement son cou, son torse puis le bas de son ventre. Sa langue traça les contours de ses toniques abdominaux. Elle pouvait sentir les muscles de son corps se contracter sous elle tandis que ses baisers se faisait de plus en plus indécents. Elle en déposa un dernier, prometteur, par-dessus le tissu de son sous vêtement. Mais alors qu'il s'attendait très certainement à ce qu'elle l'en débarrasse pour poursuivre sur la peau de son sexe, gorgé par le plaisir, Hermione remonta tout simplement le long de son ventre, puis sur son torse. Au moment où qu'elle atteignait la délicate ligne de sa jugulaire, qu'elle sentait battre sous ses lèvres, Drago lâcha sa taille sur laquelle il avait posé sa main gauche et vint maintenir son menton entre son pouce et son index. Il la contraignit alors à relever son visage, le plaçant face au siens.
- Je croyais que tu devais te faire pardonner, souffla-t-il.
- C'est fait, répondit-elle.
- Serpentard…
Les lèvres d'Hermione en un sourire sardonique.
- C'est ici que s'arrêtent mes excuses. Si tu veux plus, il faudra venir le requérir toi-même.
- Et me laisseras-tu l'avoir ?
- Ça… tu ne le découvriras que si tu viens me le demander, souffla-t-elle en retour, sans se départir de son sourire qu'il ne pouvait voir.
Elle l'entendit rire très légèrement.
- Je t'ai tellement mal habituée, dit-il, plus pour lui-même.
Hermione ne répondit pas et n'en aurait de toutes les manières pas eu l'occasion car sa déclaration à peine achevée, Drago se dégagea de son emprise d'un mouvement expert et la fit basculer sous lui. La Gryffondor n'opposa aucune résistance mais fut réellement prise de court par la suite des événements. Le Serpentard la relâcha et s'écarta d'elle. Cela ne dura que quelques secondes, tout au plus. Lorsqu'il revint, en revanche, il se plaqua littéralement à son corps, agrippa l'une de ses cuisses qu'il souleva contre sa hanche et la pénétra. Son mouvement brusque et soudain arracha un cri de surprise à Hermione. A cette surprise se mêla une puissante dose de plaisir qui se répercuta, comme en écho, dans le grognement de contentement que poussa le Serpentard au même instant. Alors que la jeune femme anticipait déjà les prochains mouvements de son corps contre le sien, il demeura totalement immobile. Seul son visage bougea. Il plaça sa bouche au niveau de son oreille et murmura :
- Un Malefoy ne requiert rien. Toi, demande moi d'arrêter, Granger.
Il remua légèrement en elle. Hermione gémit mais parvint à conserver suffisamment de contenance pour souffler en guise de réponse :
- Je ne me rabaisserai pas à te demander quoique ce soit, Malefoy.
Elle le sentit sourire contre la peau de son cou qu'il embrassa avant de donner un nouveau coup de rein. Hermione fit glisser ses mains puis ses bras au niveau de sa nuque. La cuisse que Drago ne tenait pas en place contre sa hanche, s'enroulant sensuellement autour de lui tandis qu'il la faisait gémir de plus belle.
La sensation de le retrouver pleinement était grisante, instinctive, en un mot : puissante.
La jeune femme prit alors toute la mesure du manque qu'elle avait pu ressentir. Ses baisers. Ses caresses. Son odeur. Son corps. La passion avec laquelle il lui faisait l'amour. Avec laquelle il savait anticiper le moindre de ses désirs et les assouvir avant même qu'elle n'en prenne réellement conscience. L'application dont il faisait preuve pour lui donner le plus de plaisir qu'il semblait être possible de ressentir. La douceur, la violence, la passion, la haine, l'amour, qu'il insufflait aux moindres de ses gestes.
Tout lui avait manqué. Il lui avait manqué. Tellement.
.
Il le savait. Il ressentait la même chose. Elle le savait. Elle le sentait. Chacun savait. Chacun sentait.
Alors il lui fit l'amour jusqu'à ce qu'un violent orgasme s'empare de son corps tandis que lui-même trouvait sa délivrance en elle, leur plaisir trouvant là son paroxysme le plus pur. Le plus simple. Une simplicité qui dissimulait tant de complexités. Des complexités qu'il semblait, en cet instant, si aisé d'oublier. Des complexités qui ne donnaient même plus l'impression d'être. D'ailleurs, ces complexités - ou plutôt cette culpabilité était-elle réellement légitime ? N'était-elle tout simplement pas le reflet de sa peur ? Une peur irrationnelle qui lui tenaillait les entrailles depuis plus d'un an à présent et qui semblaient se raviver sans cesse, trouvant dans tels ou tels actes, paroles ou même mensonge, un moyen de subsister encore un peu plus longtemps. Oui, en cet instant, après avoir fait l'amour avec l'homme qu'elle aimait, il semblait aisé à Hermione d'oublier ceci, de vivre, tout simplement. Mais la nuit n'était-elle pas le moment que préféraient les démons pour sortir de leur tanière et imposer, à nouveau, leur domination ?
Et voilà, nos handicapés des sentiments ont craqué !
Alors… que vous soyez choqués ; que vous vous attendiez à une telle évolution ; que vous pensiez que Drago ne peut tout simplement pas résister à Hermione ; que vous pensiez qu'Hermione ne peut tout simplement pas résister au corps, au sexappeal, aux lèvres, au c... en bref : à Drago ; que vous en ayez marre que les handicapés des sentiments soient des handicapés des sentiments mais pas des handicapés du lemon ; que vous ayez apprécié le lemon ; que vous flippiez pour le lendemain matin ; que vous trouviez que l'auteure est grave relou avec ses notes de chapitres trop longues ; que vous ayez envie de faire plaisir à l'auteure ; que vous trouviez que l'auteur est ch*ante de quémander des reviews à tout bout de champ et qui en ont marre qu'elle le fasse ; que vous n'ayez pas envie que cette fic' se termine ; ou bien encore que vous ne sachiez pas quoi faire pendant les prochaines secondes/minutes, je vous convie toutes et tous à… reviewer pour me faire part de votre opinion ! :D
Une review = un baiser sulfureux de Drago ou Hermione (ou les deux si vous le souhaitez !). Ou bien un câlin du mignon Scorpinou. ^^
.
A titre personnel, je vous fais plein de bisous ! Je vous dis à très vite dans vos reviews, à samedi pour le titre du chapitre soixante-trois et à mercredi prochain pour sa publication !
.
Chalusse
PS : un très grand merci à celles/ceux qui prendront également le temps de répondre à mon sondage (lien dans la bio, je le rappelle).
PPS : BISOUS !
