Bonjour à tou(te)s !
Antépénultième chapitre ? Hein ? Quoi ? Connais pas ce mot !
BREEEF ! J'espère que vous allez bien en ce mercredi deux mai deux mille dix-huit, date de commémoration de la bataille de Poudlard ! Comme les choses sont trèèèès bien faite (et que la coïncidence est très… coïncidente), je vous amène aujourd'hui à Poudlard ! Héééé oui !
Avant cela, je remerciiiiiiiiiiie à donf' mes merveilleux/euses revieweurs/euses d'amour de la mort qui tue. Merci également à ceux qui ajoutent ma fic' à leurs fav'/follows. Merci, merci, merci à vous et love, love, love ! :)
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Il n'y a pas de « news » particulière aujourd'hui. Je vous rappelle seulement que le sondage destiné à en savoir un peu plus sur vos préférences, vos déceptions, vos habitudes et vos expectatives fanfictionales est toujours actif. Le lien (QUI CETTE FOIS-CI FONCTIONNE… (Boulet ? Moi ? NAAAAAN ! ^^)) est toujours à retrouver depuis ma bio.
Je vous annonce également que cette fic' a preeeeeesque atteint les 700 reviews ! *-* Elle est donc en passe de célébrer son septième reviewersaire sur ce site ce qui est TOOOOOP ! Cela tombe assez bien puisque mon propre anniversaire à lieu demain (le trois mai, donc) alors si vous souhaitez me faire un joli cadeau, n'oubliez pas la review à la fin ! (Drago dédicacera une photo de lui nu et l'enverra à la personne qui laissera la sept centième review ! :D Et cette personne aura, comme les autres revieweurs ayant fêté un reviewersaire avant elle, un post FB à sa gloire. ^^)
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RàRs Anonymes :
Adele108 - Review postée le 28/04/2018 - Chapitre 16 : Tout d'abord, merci d'avoir pris le temps de me laisser ta toute première review sur ma fic' ! :D Concernant Hermione, il est vrai que c'est dommage qu'elle se plonge dans l'alcool mais boire lui permet d'annihiler sa peine et sa douleur et, à ce moment-là, c'est ce dont elle a besoin. Elle ne parvient pas à faire face/à « combattre » ses démons et l'alcool lui permet de « contourner le problème ». En en créant potentiellement un autre : celui de la dépendance. Fort heureusement, lorsque tu liras cette RàR, tu te seras aperçue qu'elle est parvenue à surmonter ce problème. :) Voilà ! Je te remercie chaleureusement pour tes superbes compliments sur l'histoire. J'espère que tu as continué à l'apprécier. Merci, merci, merci pour ta review ! Bisous !
Guest : Ah mais quand je vous dis que les Dramione sont des handicapés des sentiments ! ^^ Sinon, je suis ravie que le personnage de Scorpius te touche. J'espère que cela continuera ainsi. Notamment avec ce nouveau chapitre. Des millions de mercis pour ta nouvelle review ! Plein de bisous et à très vite. :)
MissFlow : Je commence par te remercier car il me semble que cette review était ta toute première sur ma fic' ! :) Ensuite, cela me fait très plaisir que tu adores le personnage de Scorpinou. ^^ Les handicapés des sentiments commencent à te saouler ? Rassure-toi, tu n'es pas la seule. Espérons que le coup de gueule de Scorpius saura remettre les pendules de tout le monde à l'heure.
Pour Hermione, c'est délicat. Elle aimerait se laisser pleinement aller avec Drago mais ce qu'il se passe ici c'est qu'elle a énormément de mal à se détacher de sa culpabilité vis-à-vis de Ron et Rose. Au fond, Hermione n'en veut plus à Drago pour le mensonge. Seulement, elle considère que vis-à-vis de Ron et Rose, elle ne devrait pas le fréquenter. Elle comprend les raisons qui l'ont poussé à garder le silence sur les plans d'Astoria avant son expatriation et elle ne le juge pas pour cela. Mais elle ne peut pas s'empêcher de penser que s'il avait parlé, Ron et Rose seraient peut-être toujours en vie. A côté de cela, elle est folle amoureuse de Drago et lui fait tout pour la reconquérir donc… c'est compliqué. ^^
Tu espères que la fic' te terminera sur un happy-end ? Aaaaaah ! Suspens, suspens ! Rendez-vous dans deux semaines pour avoir la réponse à cette question. ^^ En attendant, je te remercie chaleureusement pour ta review et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Des bisous pour toi ! :)
Pauline : Whooo ! Les lecteurs sont véritablement remontés contre Hermione à ce que je vois. ^^ Alors oui, de toute évidence, elle a beaucoup de difficultés à assumer de toujours aimer Drago. Vis-à-vis de Ron et Rose, elle considère que c'est mal. A côté de cela, elle a tenté de couper les ponts mais elle n'y parvient pas non plus. Elle se retrouve donc coincée entre ce qu'elle considère être son devoir et ses désirs. En offrant à Drago de n'être que son amant, elle tente de trouver un juste milieu pour elle. Elle use de la manipulation mais Drago le sait et il s'en fout. ^^ Il voit une évolution dans leur relation et il est certain qu'à force de persistance et de temps, elle finira par lui revenir en tant que « compagne » au sens romantique du terme. Seulement, à trop se focaliser sur eux-mêmes, les Dramione en ont oublié Scorp'… Je n'ai pas fait tomber Hermione enceinte de quadruplés mais elle se retrouve sans aucun doute avec une forte dose de culpabilité vis-à-vis de Scorpius. Ce qui peut, en définitive, être encore mieux. ;)
Voilà ! Tout plein de merci pour ta review ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Des bisous !
Guest (2) : Premièrement, merci pour ton magnifique compliment sur le chapitre. Si tu n'as pas été déçue, c'est parfait. :) Ensuite, tu as fait une analyse en tout point (ou presque) similaire à ce que j'avais moi-même en tête lors de l'écriture du chapitre ce qui est top. Drago et Scorp' représentent tout ce qu'Hermione a perdu et ce qu'elle ne se sent pas le droit de retrouver. Tout au moins avec eux. Même si elle a pardonné à Drago de lui avoir caché la vérité et qu'elle comprend qu'il n'ait pas prévenu les Aurors pour protéger Narcissa et Scorpius, elle se dit que s'il avait malgré tout parlé, Ron et Rose seraient probablement encore en vie. Elle se sent coupable de trouver le bonheur auprès d'un homme qui détenait peut-être, sans le savoir à cette époque, la vie de sa défunte famille entre ses mains. Après, tout comme toi, Drago se fait la réflexion que même si Hermione n'est pas prête à construire quelque chose avec lui à ce moment-là, cela viendra peut-être avec le temps. C'est pour cela qu'il accepte de « jouer l'amant ». Il sait parfaitement qu'il se fait manipuler par Hermione et il est clair que ce n'est absolument pas le scénario dont il rêve mais il essaie de prendre son mal en patience. Car, comme tu l'écris très justement, lui, ce qu'il souhaite, c'est être avec elle. Et il sait qu'il ne peut pas être avec Hermione en la forçant ou en lui imposant des choix. Il veut construire une relation durable avec elle et si cela doit passer par la case « jouer à l'amant pendant x-temps », alors soit. Le petit souci c'est qu'à trop se focaliser sur eux, les Dramione en ont oublié Scorp'. Ils pensaient qu'en ne lui disant rien sur le fait qu'ils se revoyaient de temps à autres le protègerait mais ce n'est absolument pas le cas. Scorp' s'est mis à fonder beaucoup d'espoirs que son père a brisé en une réplique. Scorpius n'étant pas un Malefoy pour rien, il ne pouvait pas rester passif face à cette nouvelle désillusion. A voir la façon dont les Dramione gèreront cela… ^^
Voilà ! :) Je te remercie du fond du cœur pour ta très belle review, tes compliments et tes félicitations. Je suis très touchée et j'espère que ce nouveau chapitre sera à la hauteur de tes attentes. Des bisous pour toi ! :)
MariePuffy : Coucou ! :D Wahou, c'est adorable ! Merci beaucoup pour ton enthousiasme et l'aide que tu m'offres pour mon projet. Je suis très, très, très touchée ! *-* Pour l'instant, je n'en suis encore qu'au stade de l'écriture mais je tiendrai mes lecteurs informés de la suite sur ma page FB. ^^ (Pour te répondre : je n'ai qu'une page FB. J'avais pensé à créer des comptes insta ou twitter mais les formats sont problématiques. J'aime bien détailler mes posts et je ne les associe généralement pas à une photo. Mais si je devais « m'étendre » à d'autres réseaux, je tiendrais les lecteurs au courant de cela aussi. :))
Sinon, concernant ce chapitre, je suis ravie que tu l'aies apprécié ! :) Et je suis ravie que tu comprennes à la fois Scorp' mais aussi Drago et Hermione. J'aime pouvoir créer des situations où, même s'il y a un « drame »/qu'un personnage est blessé/triste/etc. on ne parvienne pas à prendre réellement parti car on comprends que tous autant qu'ils sont, chaque personnage à ses raisons d'agir comme il le fait. Et c'est top si tu aimes la « guerre-guerre Dramionnienne ». C'est une grande part et une part importante de l'histoire et je dois dire qu'à titre personnel, j'adorais écrire ces passages. ^^
Voilààà ! Des millions de mercis pour ta nouvelle super review de la mort qui tue ! Plein de bisous pour toi et à très vite en espérant que ce nouveau chapitre te plaise ! :*
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Bon alors… Avant de vous laisser avec le chapitre, un petit mot : du fait de sa longueur initiale, ce chapitre a été divisé en deux parties. Les deux parties sont inégales mais le découpage a été fait pour le « bien » de l'histoire. De ce fait, ce chapitre est plus court que les précédents et sera, je vous rassure, plus court que les deux derniers. Sur ce, je vous laisse découvrir ce qu'il va se produire après la « crise » (les guillemets ne sont peut-être pas nécessaires, d'ailleurs) de Scorpius !
Je vous souhaite une excellente lecture. :)
Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
PS : Un petit titre musical ? Deux ? Song For Ever et Lost Highway d'AaRON !
Chapitre 64 : Joyeux anniversaire Scorpius (Partie 1)
Jeudi 27 avril
Bonjour Scorpius,
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J'espère que tu as eu de bonnes notes à tes derniers devoirs et que tout va bien pour toi.
Je tenais encore à m'excuser de tout ce qu'il a pu se passer. Je sais que tu en souffres et sache que cette situation n'est agréable pour personne. Que cela soit pour toi, ton père ou moi.
Quoi qu'il en soit et comme j'ai déjà pu t'en faire part, ce n'est pas parce que ton père et moi ne sommes pas un couple que cela doit changer les choses entre nous. Je t'aime énormément, je sais que tu le sais et je sais également que tu m'aimes en retour. Et cela même si tu me « détestes » parfois…
Ton père et moi ne voulons que ton bonheur et tu sais parfaitement que, si tu as besoin de moi, je serai toujours là pour toi.
Je t'embrasse et espère que tu finiras par me pardonner ainsi qu'à ton père qui, sois-en certain, est très affecté par ton départ précipité et la dispute que vous avez eue.
Nous espérons avoir de tes nouvelles très rapidement,
Hermione.
PS : ta grand-mère rentre demain de sa croisière. Au cas où tu préfèrerais communiquer avec elle…
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Tout comme les précédentes missives qu'il avait pu recevoir en provenance d'Hermione ou de son père, Scorpius réduisit celle-ci en cendres à l'aide d'un Incendio - enchantement qu'il avait appris en avance pour le cours de Sortilèges de la semaine suivante.
- Ça va, Malefoy ? s'enquit son ami Dan' en relevant les yeux de son devoir de Potions.
- Ouais, répondit-il d'un ton dégagé en rangeant son matériel scolaire dans son sac à dos.
- Qu'est-ce que tu fous ? l'interrogea le Serdaigle, visiblement surpris par ses agissements.
- Besoin de prendre l'air. On se retrouve au dîner.
N'attendant pas de réponse, le blond mit son sac sur son épaule et quitta prestement la Bibliothèque dans laquelle il n'était, en tout et pour tout, resté qu'à peine une trentaine de minutes. Ce qui n'était pas, mais alors absolument pas, dans ses habitudes. Toutefois, depuis qu'il était rentré au château le dimanche précédent, Scorpius avait plutôt tendance à ne plus rien faire « comme d'habitude ». C'était comme si la rentrée avait, en quelque sorte, sonné le glas de son innocence recouvrée...
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Il remonta les escaliers pour se rendre au sommet de la tour ouest du château, autrement dit à la volière et ne croisa que très peu d'élèves à cette heure-ci. Arrivé à destination, Scorpius déposa son sac dans un coin, le protégea d'éventuels déjections d'oiseaux et n'eut même pas le temps de jeter un regard circulaire à la pièce que Bathilda se posait déjà sur un perchoir vide, devant lui. L'enfant eut un mince sourire et s'en approcha avant d'administrer quelques caresses à l'oiseau.
Bathilda le regarda avec deux grands yeux jaunes et Scorpius arbora une moue d'excuses.
- Je n'ai aucune lettre à te donner aujourd'hui non plus. Mais j'ai du Miamhibou si tu veux.
Il retourna près de son sac et en sortit une boîte contenant la friandise. Il l'ouvrit, en attrapa une et la tendit à Bathilda qui, très respectueuse, patientait calmement sur son perchoir. En voyant leur congénère être ainsi chouchoutée, les autres volatiles se mirent à voleter autour de l'enfant – et surtout de la boîte contenant le Miamhibou – en faisant claquer leur bec. Scorpius se protégea avec son bras tout en allant reposer la boîte dans son sac. Les oiseaux tapagèrent avec encore plus d'ardeur, de toute évidence outrés de ne pas avoir, également, eu leur part.
- Wow ! C'est quoi ce bordel ?! s'exclama une voix masculine dans son dos.
Un peu surpris, le Serdaigle se retourna. A l'entrée de la pièce se trouvait un Gryffondor – à en juger par les couleurs qu'il arborait – qui devait être en cinquième ou sixième année.
- Désolé, j'ai donné du Miamhibou à ma chouette et…
- Ouais, je comprends, le coupa le garçon d'une voix pressée. T'es un première année, tu peux pas savoir ça mais nous ne donnons jamais de Miamhibou à nos oiseaux dans la volière. Ça provoque trop de tapage et les tableaux, tout proches, vont ensuite se plaindre à la Directrice pour qu'elle les change de place.
- Ah… je vois, marmonna Scorpius en caressant une dernière fois Bathilda avant d'aller récupérer son sac à dos.
- Souviens-toi de le faire seulement lorsque ton hibou t'apporte ton courrier ailleurs dans le château ou bien quand il n'y a pas autant d'oiseaux, d'accord ?
- Ouais, ouais, grommela Scorpius qui n'appréciait que très moyennement le ton paternaliste que le Gryffondor employait avec lui.
L'autre haussa les sourcils mais Scorpius ne lui laissa pas le temps d'en placer une et quitta la pièce, encore plus agacé que lorsqu'il y était entré.
Il dévala les marches dans l'autre sens, décidant de se rendre dans la Grande Salle malgré que cela ne soit pas encore tout à fait l'heure du repas. Il était à nouveau en train de traverser le couloir du quatrième étage lorsqu'on l'interpella.
- Eh Malefoy ! Malefoy ?!
- Quoi ?! soupira Scorpius en se retournant.
Il vit arriver vers lui Dirk Wreizs, un Serpentard de deuxième année qui semblait le vénérer juste à cause du nom de famille qu'il portait. Dommage pour lui qu'il soit un gros con raciste avec pas plus de jugeote que son père lorsqu'il mettait le nez dans sa réserve de Whisky-Pur-Feu… Pressentant déjà que cette conversation serait l'une des plus inintéressantes qu'il aurait au cours de la journée, Scorpius croisa les bras sur sa poitrine et attendit que Wreizs soit à sa hauteur.
- Soirée Serpentard aux cachots demain soir, tu veux en être ? proposa-t-il de but en blanc.
Scorpius lui adressa un regard mi-affligé, mi agacé.
- Tu es au courant que je suis à Serdaigle ?
- Ouais mais on s'en tape de ça ! J'peux te faire rentrer si tu veux. Et puis, j'te l'ai déjà dit, t'es un Malefoy, tu peux venir dans notre salle commune ou traîner avec nous quand tu veux ! Ton père était…
- Mon père était le « Prince » de votre maison, oui, je sais, le coupa Scorpius en levant les yeux au ciel. Mais j'ai toujours refusé toutes tes invitations, je ne vois pas pourquoi aujourd'hui serait différent.
En face de lui, Wreizs haussa les épaules.
- C'est toi qui vois ! C'est à vingt-deux heures si tu veux v'nir. Les sixièmes années ont prévu des Bièraubeurres mais aussi et surtout, du Pur Feu ! annonça-t-il comme s'il s'agissait de l'élément déterminant pour que Scorpius accepte de venir à la soirée.
- On a respectivement douze et treize ans… Tu ne crois pas que c'est un peu jeune pour boire de l'alcool ? l'interrogea Scorpius en fermant momentanément les paupières, excédé par ces Serpentard qui pensaient l'honorer de leurs invitations.
- Tu déconnes ou quoi ?! ricana l'autre. Tu sais ce qu'on dit… Que ton père…
- Que mon père s'est bourré pour la première fois deux semaines après la rentrée, oui, je sais ! le coupa une nouvelle fois Scorpius avec irritation.
- Et tu ne veux pas faire comme lui ?! demanda Wreizs, visiblement très surpris par sa réaction.
- Non, pas vraiment. Surtout quand je vois ce que ça a donné après…, répondit-il avec aigreur.
- Quoi ?! Mais ton père est un génie ! Ton père est…
- Tu vas me parler de mon père comme ça pendant encore longtemps ?! Non parce qu'à part me faire perdre mon temps, je ne vois pas vraiment l'intérêt de cette conversation. Salut !
Scorpius lui tourna le dos avant de finir de traverser le couloir à grandes enjambées. Wreizs ne l'interpella plus. Tant mieux. Il n'en pouvait juste plus de n'être vu que comme un « Malefoy ». Que ce soit les regards envieux des Serpentard ou suspicieux – parfois même menaçants – des élèves des autres maisons, Scorpius avait véritablement du mal à se retenir de ne pas tous leur jeter des sortilèges. Après le début de l'année et le harcèlement dont il avait été victime, il s'était promis qu'il ne se laisserait plus jamais embêter sans riposter. Heureusement, depuis, aucun nouvel incident de ce type n'était à déplorer. Seuls quelques Serpentard lui cherchaient parfois des noises mais c'était surtout pour lui demander de venir participer à leurs « soirées », ce à quoi le Serdaigle répondait toujours par la négative.
Il passa devant la Bibliothèque mais ne s'y arrêta pas. Avec cette conversation imprévue, Wreizs lui avait fait perdre son avance si bien que, lorsqu'il se présenta dans la Grande Salle, la plupart des élèves étaient déjà en train de débuter leur dîner. Scorpius marcha en direction de la table des Serdaigle et s'assit près de Daniel qui était en pleine conversation « Quidditch » avec un autre élève de leur maison.
- Tu m'étonnes ! Serpentard-Gryffondor… ça va être une vraie boucherie ! s'exclamait-il avec beaucoup d'enthousiasme.
Scorpius leva les yeux au ciel et attrapa le plat de pommes de terre devant lui.
- Salut Malefoy !
- Salut Kane, répondit-t-il d'une voix beaucoup moins enjouée à l'intention de leur camarade. Dan', Lény ne vient pas dîner avec nous ?
- Euh… non j'crois pas. J'l'ai vue avec ses copines, à la table des Poufsouffle. Tiens, elle est là, dit Daniel en pointant une personne avec son doigt.
Scorpius suivit la trajectoire indiquée et vit Lény – ou plutôt Hélène, Lény étant le surnom que Dan' et lui, lui avait trouvé – en train de rire avec l'une de ses amies. Lorsqu'elle se rendit compte qu'il regardait dans sa direction, la jeune fille lui adressa un petit signe de la main auquel Scorpius répondit. Hélène l'observa encore quelques secondes puis se détourna afin de continuer à discuter avec son amie.
Bien qu'elle soit à Poufsouffle, Lény venait très souvent déjeuner, dîner, voire même petit-déjeuner avec eux. Or, comme elle avait également des amis dans sa maison, elle se partageait entre les deux tables. De façon un peu trop équitable aux goûts de Scorpius qui finit par secouer la tête avant de commencer à manger en silence.
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Après le dîner, Hélène les rejoignit pour discuter quelques minutes puis ils remontèrent tous dans leur salle commune respective. Scorpius se rendit directement dans son dortoir, tira les rideaux de son baldaquin et s'assit sur son lit. Il se prit la tête entre les mains et resta ainsi de longues minutes jusqu'à ce qu'on l'interpelle.
- Scorp' ? souffla la voix de Daniel.
- Quoi ?! répondit-il avec humeur.
- Une lettre pour toi.
- Brûle-la.
- Mais…
- Brûle-la.
- Sc…
- J'ai dit : brûle-la ! se répéta-t-il pour la troisième fois et avec autorité.
- T'es sûr ? demanda son ami, surpris par son attitude.
- Ouais.
- Bon… ok, consentit ce dernier. Mais, tu sais, je n'ai pas appris le sortilège de feu alors je vais seulement la déchirer et la mettre à la poubelle.
- T'es nul.
- J't'emmerde.
Scorpius entendit distinctement le bruit d'un papier que l'on déchirait puis quelques pas, une porte qui se referme et à nouveau le silence. Le blond soupira longuement avant de revêtir son pyjama et de se glisser sous les draps de son lit. Il souffla la bougie posée sur sa table de chevet, se plongeant dans le noir. Là, il sentit ses larmes couler le long de ses joues mais ne les chassa pas. Il se laissa envahir par la tristesse qui lui enserrait le cœur depuis quelques jours mais également par la colère qui le rongeait un peu plus à chaque instant. Il ne dormit presque pas cette nuit-là. Entre ses émotions qui le submergeaient, les ronflements de Daniel et les terreurs nocturnes de leur camarade de maison : Andy Adams - le jeune homme le plus trouillard que la Terre n'ait jamais portée - Scorpius eut énormément de difficultés à trouver le sommeil. Et, lorsqu'il le faisait, c'était pour, à son tour, se mettre à cauchemarder. Un mauvais rêve qui se révélait être toujours le même : lui, petit et seul dans sa chambre au Manoir. Il voyait son père et sa mère passer en coup de vent dans la pièce pour venir chercher quelque chose ou simplement entrer puis ressortir mais cela sans jamais le voir. C'est lorsque qu'il se réveilla une énième fois, sa mère ayant pris les traits de ceux d'Hermione Granger, que Scorpius décida de se lever. Il était encore très tôt mais il trouva plus de réconfort dans la salle commune déserte, assis sur un fauteuil bleu nuit, que dans son lit. Il resta là, les mains sur les cuisses et le regard perdu dans le vide jusqu'à ce que Dan' le rejoigne pour aller prendre leur petit-déjeuner.
Comprenant de toute évidence qu'il était d'une humeur passablement massacrante, son camarade ne dit rien et ne fit aucun commentaire sur les cernes qui s'étalaient sous ses yeux. Ils arrivèrent devant leur table presque en même temps que Leny qui les salua avec enthousiasme.
- Demain c'est Serpentard-Gryffondor ! se réjouit-elle en s'asseyant près d'eux.
- Yep ! Ça va être énorme. J'espère qu'ils vont s'entre-tuer !
- Daniel ! le sermonna Hélène en lui lançant un regard noir tout en étalant de la marmelade sur son petit pain. Ça va pas, Scorp' ? s'enquit-elle alors en tournant les yeux vers lui.
- Si, si.
Elle lui fit clairement comprendre qu'elle n'était pas dupe mais ne l'incita pas à s'expliquer, respectant son silence. Quelques minutes plus tard, des dizaines de hiboux entraient dans la Grande Salle pour distribuer le courrier matinal. Rien que trois d'entre eux se posèrent sur la table, devant Scorpius, qui ne leur accorda aucun regard, ayant déjà reconnu les hiboux respectifs de son père, de sa grand-mère et d'Hermione. Finalement, se furent ses amis qui se chargèrent de détacher les missives. Ils les déposèrent devant Scorpius qui attrapa sa baguette et les brûla instantanément.
- Scorpius ! souffla Hélène, choquée.
- Quoi ?! s'exclama-t-il avec exaspération.
Elle lui adressa un regard rempli d'incompréhension. Un regard qui l'excéda encore plus que le reste. Personne ne pouvait-il donc le croire capable de brûler un tas de lettres ?!
- On se voit en cours et au déjeuner. A plus, balança-t-il avant de se lever du banc sur lequel il était assis et se sortir de la salle sans un regard en arrière.
Il n'avait touché à rien mais n'avait pas faim. Il descendit aux cachots pour son double cours de Potions avec les Gryffondor et patienta.
OoOoOoO
Scorpius somnolait dangereusement. La journée touchait à sa fin et le manque de sommeil de la nuit précédente se faisait cruellement ressentir. Il tentait de conserver les yeux ouverts mais c'était excessivement difficile pour lui qui n'aspirait qu'à retrouver son lit. Perdu dans ses pensées, il ne reprit contact avec la réalité que lorsque Dan', qui était assis près de lui, lui donna un coup de coude.
- Hein ? bredouilla-t-il a l'intention de son ami.
- Mr Malefoy, l'apostropha Minerva McGonagall, je vous ai posé une question, il me semble.
Le Serdaigle leva les yeux vers la Directrice. Il s'apprêtait à s'excuser mais se ravisa et préféra être honnête.
- Je n'ai pas entendu.
- Ça, je le vois bien. Je vous demandais si vous aviez quelque chose à ajouter en plus de ce que nous ont dit vos camarades sur les Sortilèges de Transfert, s'impatienta-t-elle.
Euh…
- Non, Professeur.
- Non ?
- Non.
Elle haussa un sourcil, le dévisagea longuement de ses yeux perçants mais finit par se détourner de lui et reprendre son cours là où elle l'avait interrompu. A sa gauche, Daniel lui lança le même regard incompréhensif qu'Hélène au petit-déjeuner mais Scorpius préféra faire comme s'il n'avait rien vu et copier distraitement ce que disait la Professeure de Métamorphose. Vingt minutes plus tard, le cours était terminé. Le Serdaigle ramassa ses affaires à la hâte et s'apprêtait à quitter la salle de classe avec les autres élèves lorsqu'on l'interpella.
- Mr Malefoy ? Un mot je vous prie.
Le garçon se retint de jurer à haute voix et fit signe à Dan' qu'il le rejoindrait plus tard. Il se retourna et marcha en direction du bureau de la Professeure.
- Asseyez-vous, l'intima-t-elle en pointant une chaise du doigt sans jamais arrêter de le scruter.
Il s'exécuta, demeurant le plus calme possible.
- Bien. Je sais que je ne suis pas votre directrice de Maison mais au vu de ce qu'il a pu se passer en début d'année, j'ai pensé qu'il serait préférable que je m'entretienne directement avec vous.
Scorpius resta silencieux.
- Êtes-vous de nouveau victime de harcèlements ? l'interrogea-t-elle sans autre préambule.
- Quoi ? Non, bien sûr que non !
- Bien. Alors comment expliquez-vous votre comportement de ces derniers jours ? demanda-t-elle en le regardant fixement.
- Mon… comportement ? répéta-t-il, feignant l'incompréhension.
- Oui, votre comportement, Mr Malefoy. Je n'ai pas été la seule à remarquer que, depuis la rentrée, vous ne suivez plus vos cours avec autant d'assiduité, que vous ne prenez plus la parole de vous-même et ne répondez pas davantage lorsque l'on vous pose une question. Le Professeur Slughorn m'a même rapporté que vous aviez raté votre potion et fait exploser votre chaudron avant-hier.
- Je n'ai jamais été très bon en Potions, se justifia Scorpius sur un ton d'excuses.
La Directrice haussa de nouveau un sourcil. Deux fois en quelques minutes, c'était un record… et pas un bon !
- Avez-vous des problèmes dont vous aimeriez me faire part ? Pas nécessairement d'ordre scolaire…
- Non, tout va très bien, la coupa-t-il précipitamment.
Troisième haussement de sourcils. Ça sentait vraiment le roussi pour lui.
- Tout va parfaitement bien, Professeure, reprit-il. Je ne me sentais tout simplement pas très bien ces derniers jours et euh… je n'ai pas voulu aller à l'infirmerie car je ne voulais pas manquer les cours. Je suis désolé.
Merci Papa et le gène du mensonge propre à la famille Malefoy !
- Hum, dit-elle, de toute évidence pas convaincue. Quoiqu'il en soit, j'espère que vous allez très rapidement vous ressaisir. Vous avez un énorme potentiel, Mr Malefoy et je ne vous laisserai pas le gâcher idiotement, quelle qu'en soit la raison. Est-ce clair ?
- Parfaitement clair, Professeure. Je peux y aller ?
- Vous le pouvez. Et mieux vaut pour vous que vos devoirs ne descendent plus sous la barre de l'Effort Exceptionnel à l'image de celui que j'ai pu vous rendre mardi, le menaça-t-elle très sérieusement. Je prends ça comme une erreur de parcours mais si je m'aperçois que vos notes baissent de façon alarmante et sans raisons apparentes, je serais obligée d'en avertir votre père.
Scorpius se retint au dernier moment de lever les yeux au ciel. Elle pouvait bien le prévenir si elle voulait, pour ce qu'il en avait à faire… De toute façon, son père se contenterait sûrement d'une simple remontrance et cela serait tout. Il s'en ficherait totalement de savoir pourquoi ses notes baissaient. Scorpius imaginait déjà Drago lui dire quelque chose qui ressemblerait à « Scorpius Hyperion Malefoy, je ne tolèrerai pas que tu aies d'autres « Piètre » au cours de ta scolarité ! Alors tu vas me faire le plaisir de remonter ça et très rapidement, tu m'as bien compris ?! ». Oui… son père lui dirait certainement quelque chose comme cela…
- Oui Professeure, acquiesça-t-il finalement en relevant la tête vers elle.
- Bien, partez maintenant.
Scorpius fila comme le vent, ne lui laissant pas l'occasion de l'interpeler de nouveau. A peine fut-il sorti de la salle de classe qu'il ralentit l'allure puis s'adossa à un mur. Il ferma les paupières, se rendant soudainement compte que son cœur battait à tout rompre et il soupira longuement.
Après avoir passé quelques minutes là, le Serdaigle préféra remonter dans sa salle commune plutôt que de rester dans ce couloir ou bien de rejoindre les autres dans la Grande Salle. De toute façon, il n'avait pas faim. Il était juste… désabusé. Désabusé, triste et en colère.
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Le week-end passa avec une lenteur qui l'exaspéra au plus haut point. Tous les matins et tous les soirs, Scorpius continuait de brûler ses lettres. Il s'était cependant remis à travailler. Tout au moins un peu, histoire de ne pas trop attirer l'attention sur lui, même si ce qu'il pouvait rendre n'avait absolument rien à voir avec la qualité du travail qu'il avait pu fournir tout au long de l'année. Il donna également le change avec ses amis, bien qu'il restât plus souvent seul qu'avant. Il n'alla pas voir le match, qui se solda par une victoire écrasante des Serpentard, prétextant avoir un devoir d'Histoire de la Magie à terminer alors qu'il s'était tout simplement réfugié dans une salle de classe vide pour pleurer. Dan' et Lény comprenaient que quelque chose n'allait pas mais aucun des deux ne le força à parler, chacun sachant que, de toute façon, lorsque Scorpius Malefoy avait décidé qu'il ne disait rien, eh bien, il ne dirait rien !
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Le jour de son anniversaire arriva ensuite assez rapidement et, en ce mercredi trois mai, Scorpius se sentit encore plus déprimé que les autres jours. Comme chaque matin, il reçut trois lettres et, comme chaque matin, il les brûla avant même de les avoir ouvertes. Il ne reçut aucun autre cadeau que ceux que Daniel et Hélène lui offrirent. Un nécessaire à balais de Dan' et un assortiment de bonbons et autres chocolats de chez Honeydukes de la part de Lény, qui avait passé commande auprès d'une Poufsouffle de troisième année lorsque cette dernière s'était rendue à Pré-au-Lard lors de la dernière sortie organisée par l'école.
Scorp' les remercia chaleureusement – ou plutôt le plus chaleureusement qu'il le put au vu de son humeur morose. Ses deux amis essayèrent au maximum d'égayer sa journée et Lény alla même jusqu'à placer une bougie Moldue – rapportée de chez elle après les vacances – sur une part de tarte à la Mélasse qu'elle alluma d'un coup de baguette puisque tous avaient à présent appris à lancer un Incendio. Scorpius la remercia d'un faible sourire et souffla sur sa bougie après avoir fait le même vœu que celui qu'il prononçait à chaque fois qu'il s'endormait depuis des mois maintenant.
La mort dans l'âme, il monta très rapidement se coucher après le dîner, laissant Dan' se dépatouiller tout seul avec son devoir de Défense contre les Forces du Mal. Comme il en avait pris l'habitude maintenant, Scorpius passa par la salle de bain, revêtit son pyjama, se brossa les dents, se jeta un coup d'œil découragé dans la glace avant de rejoindre son lit. Mais quelque chose ne se passa pas comme prévu. Habituellement, Scorpius se dirigeait vers son baldaquin, en tirait les rideaux et se glissait sous les draps mais, aujourd'hui, il s'arrêta à la première étape.
Quelque chose était posée sur son oreiller. Il s'en approcha vivement et s'en saisit. Il s'agissait d'un bout de parchemin plié en deux. Surpris et intrigué, puisque n'ayant jamais reçu de message de la sorte, Scorpius le déplia et lut les quelques mots qui y était écrit.
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Mercredi 3 mai
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Présente-toi devant le pan de mur du septième étage en face duquel est accroché une tapisserie représentant Barnabas le Follet en train d'apprendre la danse classique à des Trolls, samedi soir à vingt heures.
Viens seul, avant d'avoir dîné et prends garde à ne pas être suivi.
Une fois devant le mur, fait trois allers-retours et pense à « Maison ».
A samedi, joyeux anniversaire.
Je t'aime.
Papa.
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Tout d'abord très sceptique, puis curieux, puis triste et en colère, Scorpius finit par attraper sa baguette et brûler le message. Il se coucha ensuite, éteignit les lumières et, comme chaque soir, se mit à pleurer silencieusement. Il lui sembla qu'il dormit encore moins que les jours précédents. Il se retrouva donc totalement harassé le lendemain matin et la brillante idée de rester au lit lui traversa même l'esprit. Mais il finit par la repousser en même temps que ses draps et se leva, ses pieds le traînant jusqu'à la salle de bain puis dans la Grande Salle et enfin en cours où il bailla la plupart du temps.
Fort heureusement, le week-end arriva le lendemain soir et Scorpius put faire la grasse matinée le samedi matin, récupérant de près d'une semaine de nuits cauchemardesques au sens propre comme au figuré. Sa journée se passa tout à fait normalement. Lény, Dan' et lui se retrouvèrent à la Bibliothèque pour travailler un peu puis ils allèrent déjeuner et se rendirent, dans l'après-midi, sur le terrain de Quidditch. N'étant monopolisé par personne, tout trois en profitèrent pour faire un peu d'exercice. Scorpius accepta de se joindre à eux mais le cœur n'y était vraiment pas et à peine trente minutes après qu'ils aient commencé, il se posait dans les gradins, préférant jouer le simple spectateur pendant que Lény s'essayait au poste de batteuse en tentant de lancer les Cognards sur un Dan' qui, lui, s'évertuait vainement à attraper un Vif d'or beaucoup trop rapide et furtif. Lorsque le Serdaigle eut fini avec un bras cassé, les trois amis se rendirent à l'infirmerie où la Guérisseuse leur jeta un regard courroucé avant de, finalement, accepter de soigner le blessé.
Lény se confondit ensuite en excuses jusqu'à l'heure du dîner et ce malgré le fait que Dan' lui assura pour, au bas mot, une bonne trentaine de fois, qu'il n'était pas fâché contre elle et qu'il avait même trouvé ça plutôt drôle. Alors qu'ils s'apprêtaient tous les trois à franchir la porte de la Grande Salle, Scorpius se remémora soudainement la lettre de son père.
- Qu'est-ce que tu fous ? s'enquit vivement Daniel en se retournant vers un Scorpius immobile près de la porte.
Il se mit soudainement à réfléchir à toute vitesse.
- Euh… j'ai pas vraiment faim, allez-y sans moi, répondit-il.
- Quoi ? Mais…
- Ça va, les rassura Scorpius en adressant un léger sourire à Hélène qui l'observait, inquiète. Allez-y, allez dîner.
- T'es sûr ? lui demanda Daniel en haussant un sourcil.
- Ouais, ouais.
- Bon…ok. Tu viens ? apostropha-t-il ensuite la jeune fille.
- Euh… oui, j'arrive, répondit Hélène après avoir adressé un dernier regard suspicieux à Scorpius.
Ce dernier les regarda partir puis fit demi-tour. Leur petit détour à l'infirmerie n'avait peut-être pas pris très longtemps mais il était tout de même déjà près de dix-neuf-heures quarante-cinq et le temps que Scorpius grimpe les sept étages du château, vingt heures avaient sonnées. Il repéra aisément la tapisserie mentionnée par son père et s'arrêta devant avant de se tourner pour observer le mur qui lui faisait face. Il était tout aussi banal que les autres pans de mur nus de Poudlard mais Scorpius n'était pas idiot. Il se doutait bien de ce qu'il trouverait derrière, peu importait ce qu'il pourrait bien se passer une fois qu'il aurait fait ses trois allers-retours et pensé à « Maison ». D'ailleurs, ce point n'était pas très clair. Devait-il penser à une maison, à sa maison, à son domicile – autrement dit l'appartement du Chemin de Traverse ? Aucune idée…
Et puis, avait-il réellement envie de faire ce qui lui avait été demandé et de voir ce qu'il se passerait par la suite ? Ça, Scorpius n'en était absolument pas certain. Il redoutait presque de faire quoique ce soit. Il avait, cependant, beau être dans une colère noire vis-à-vis de son père, il était avant tout d'une curiosité presque maladive et c'est ainsi qu'il se retrouva à marcher de long en large trois fois de suite en pensant simplement au mot « Maison ». Lorsqu'il rouvrit les paupières, qu'il avait momentanément closes afin de se concentrer au maximum, il vit que quelque chose avait changé. A présent, le mur n'était plus vierge mais une porte s'y trouvait. Une grande porte ouvragée devant laquelle il resta planté comme un idiot.
Voilà ! Je suis clairement sortie de ma « zone de confort » ici, en vous proposant un chapitre entièrement POV Scorpius et se déroulant à Poudlard ! J'espère donc que cela vous aura plu malgré qu'il ne s'y passe pas grand-chose et que l'on se rende compte que rien ne s'est arrangé pour le pauvre Scorpinou, bien au contraire.
Comme je l'ai mentionné dans la note précédente, rassurez-vous, la partie deux sera plus longue. Voilà !
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UNE P'TITE REVIEW ?
Siouplaît ? (Nouveaux yeux du chat pot-lusse… ^^)
Bon bah… À vot' bon cœur !
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Je vous fais PLEIN DE BISOUS et vous dis à la semaine prochaine avec L'AVANT DERNIER CHAPITRE (*Non, je ne vais pas pleurer. Ou peut-être que si en fait... Non ! Non ! Non ! C'est pas l'heure de pleurer ! Bref...*). Le titre sera publié samedi sur ma page, comme de coutume, mais il ne surprendra personne. ^^
Chalusse-qui-vous-aime !
PS : Qui est chaud pour la sept centième review, le post FB et la photo de Drago nu dédicacée ? :D
