Coucou à tous!
Non non je ne suis pas morte (pour les quelques personne qui me suivent encore après un si long silence...) et voici le nouveau chapitre de Sourire aux étoiles! Petit retour à Londres mais je vous laisse découvrir!
Je me'xcuse encore une fois de ce retard mais comme vous pouvez le voir, malgré un temps interminable entre chaque update... je n'abandonne pas! Et cette historie aura une fin.
Merci à de suivre cette histoire! :)
Et sur-ce, chers amis, je vous souhaite une excellente lecture!
Le vide et encore le vide. Dans son cœur, dans sa tête, sous ses yeux, dans sa bouche, dans son corps. Pourtant elle refusait de boire ce que sa magie avait créé, trop effrayée de ce qu'elle pourrait produire.
Le vide autour d'elle. Lysander lui semblait soudain si lointain, Louis si malheureux, Isaac si sombre, et Malika si effrayante.
Le vide, rien que le vide.
Et les cauchemars, toujours des cauchemars, la nuit ou le jour. Le jour lorsqu'elle laissait son esprit vagabonder, des chimères semblaient lui apparaître et se jeter sur elles, lorsqu'elle aller chercher de l'eau, des serpents semblaient surgir de la source, lorsqu'elle ramassait du bois celui-ci semblait s'embraser, lorsqu'elle cueillait des fruits, ceux-ci au creux de sa paume lui semblaient déjà si amers qu'un haut-le-cœur la secouait.
Ce qu'elle ne voyait pas était le regard inquiet de ses compagnons sur elle. Ce qu'elle ne sentait pas était leur bras lorsqu'ils la relevaient du sol où elle s'était effondrée. Ce qu'elle n'entendait pas était les appels qu'ils lui lançaient. Ce qu'elle ne respirait pas était les volutes de la potion que Lysander lui tendait chaque fois qu'il venait dans sa tente. Ce qu'elle ne goûtait pas était ce Philtre volé à elle.
Sans cesse ils tentaient de la retenir sous sa tente, cherchant un moyen de la soigner puisqu'elle refusait le seul qu'on lui proposait. Mais sans cesse elle leur échappait et ils la retrouvaient trahie par ses sens, affolée dans les bois. Ils avaient songé à la faire boire de force dans son sommeil mais elle ne dormait plus.
- Toute notre magie est impuissante, c'est de la sienne dont elle a besoin, soupirait Malika et regardant d'un air désolé le gobelet au fond de laquelle tournoyait la potion.
Et un soir, Lysander vit les yeux de Rose fixés sur cette boîte reliée à la Poste Nord-Indienne.
- Elle attend quelque chose, chuchota-t-il à Louis.
- Quoi ?
- Une lettre. Elle a dû écrire à quelqu'un…
- Toute ma famille me jure être sans nouvelle de Rose… Je n'ai pas encore eu le courage de leur dire ce qu'elle vivait.
- Alors justement ce n'est pas à ta famille qu'elle a écrit.
- Qui alors ?
- Un ami sans doute. Un ami qui la rassurerait…
Louis eut un reniflement désabusé et fixa Lysander d'un air gêné.
- Rose n'a quasiment plus d'ami. Elle n'en a plus de confiance. Elle s'est coupée de tout, tout ce qui comptait était son travail, sa famille, et puis toi.
- Alors c'est à quelqu'un de Sainte-Mangouste qu'elle a écrit, répondit simplement Lys' en tentant d'ignorer les remords qu'il sentait remonter.
- Qui ? Albus et Scorpius m'ont toujours assuré, et je les sais fiables, que Rose avait beau apprécier ses collègues, elle n'en était pas spécialement proche non-plus. Ce qu'elle a confié à cette personne est quelque chose qu'elle m'a refusé, qu'elle a refusé à sa famille.
Louis, buté sur ce qu'il savait ou croyait savoir ne parvenait à saisir une corde parmi toutes celles que Lysander proposait. Pourtant lui aussi ne pouvait défaire son regard du visage de sa cousine tourné vers sa boîte.
- Elle a dû demander à cette personne… un conseil… une information… Nous pourrions la trouver…
- Ce n'est pas l'information qui compte. C'est que ce soit cette personne qui lui réponde. Notre voix n'a aucune valeur, tu le sais Louis, tu le vois !
Il avait élevé le ton. Non, ce que Rose voulait n'était pas de leur ressort mais de celui de cette personne. Et il fallait la retrouver, qu'elle réponde, qu'ils l'aident à répondre s'il le fallait.
- Il faut que je retourne en Angleterre, dit-il soudain. Ici nous ne servons à rien. Là-bas je trouverai peut-être des réponses.
- Et où iras-tu ? Tu ne sais plus rien de la vie de Rose ! s'exclama Louis en le retenant par le coude.
- C'est vrai. Mais Hugo sait. Et Hugo tiendra sa langue.
- Peut-être pas cette fois…
- Il l'a fait Louis. Pendant quatre ans. Il aurait pu trahir Rose, il ne l'a pas fait, parce qu'il ne voulait pas lui faire de mal. Cette fois, ameuter toute la famille sera tout simplement inutile. C'est de son aide dont elle a besoin, et il sait comprendre cela.
- Et comment expliqueras-tu ton retour ? Dans tes recherches tu n'es jamais à l'abri de croiser un Weasley.
- Je rentre une semaine. Rose va bien. Tu vas bien. J'ai juste de besoin de voir mes parents, de m'assurer que Lorcan va bien. Cette partie est vraie. Et ils n'ont pas besoin d'en savoir davantage.
Louis soupira, puis abdiqua. Il s'empressa d'envoyer un message pour demander un Portoloin d'urgence, celui-ci leur parvint très vite et Lysander, comme à l'allée, l'attacha à sa ceinture. Aussitôt le sol ne cessa de se dérober puis de se reformer sous ses pieds, et ce pendant près de dix minutes. Lorsque le décor des bureaux des Portoloins de Londres apparut à ses yeux, il ne prit pas le temps de dissiper son vertige dû à ce long transport et transplana tout aussi vite. Le Chemin de Traverse vacilla devant lui, il se força à ne pas chanceler et poussa la porte de Fleury et Bott, arpenta à toute vitesse les rayons et trouva finalement Hugo dans la réserve. Celui-ci sembla abattu d'apprendre l'état de sa sœur, mais il eut beau chercher, il ne trouva pas qui pouvait être la personne dont Rose attendait la réponse.
- J'irai à l'hôpital dès que j'aurai fini, peut-être ses collègues pourront-elle m'en dire plus. Et toi file voir Albus.
- Hugo je ne veux pas…
- Albus aussi a tenu sa langue. Et ton frère vit actuellement chez lui de toute façon, ça lui permet de mieux avancer.
Lysander encaissa, et ne trouva pas de raison de ne pas s'exécuter. Lorcan était seul dans l'appartement, le prit longuement contre lui, comme s'il ne l'avait pas vu depuis des siècles et les deux frères savourèrent ces retrouvailles, acceptèrent cette bulle de réconfort dans laquelle ils étaient plongés. Le premier nota que son jumeau était encore trop maigre, Lorcan le rassura : il se reconstruisait peu à peu, pas à pas. Lysander chercha dans ses yeux l'emprunte de cette promesse avant de l'attirer longuement contre lui.
- Lys', appela soudain son frère. Lys' tu sais que tu n'es pour rien dans ce qu'il nous est arrivé. C'était écrit là-haut, toi tu t'es débattu et tu as réussi à le changer… mais le prix… le prix à payer était tellement moins cher que si je t'avais perdu… Lys' je vais aller mieux tu m'entends ? Je te le promets. Je n'en aurais pas été capable si tu étais mort
Son frère acquiesça fébrilement quand Albus poussa la porte d'entrée, revenant d'une course dans le monde moldu. Il fixa le jeune homme d'un air incertain puis soupira douloureusement en se passant une main sur le visage
- Lys' je t'en supplie dis-moi que tu n'es là que pour voir ton frère…
Le silence lui répondit et de rage il jeta par terre les livres qu'il tenait à la main, enfouissant ensuite ses longues mains dans sa crinière ébène.
- Qu'est-ce que je peux faire ? souffla-t-il alors d'une voix tremblante. S'il faut que j'y ailler… s'il faut aller la chercher… s'il faut la sauver… Si elle a été attaquée…
- C'est avec sa magie qu'elle se blesse, murmura Lysander en s'appuyant au rebord de la fenêtre.
- Alors prions pour qu'elle lui vienne en aide… Ces douleurs – et je sais de quoi je parle c'est mon travail – sont celles qui font le plus de mal…
- À qui Rose aurait-elle pu s'adresser en cas de problème ?
- À moi…
- Pas à la famille ! grinça Lysander en sentant l'impuissance monter en lui.
- À Scorpius…
- J'ai dit pas-à-la-famille.
Albus baissa les bras, se laissa choir dans un fauteuil.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Il n'y a pas le temps Albus. Je cherche un nom. Pardonne ma brusquerie, si tu ne peux me le donner, j'irai ailleurs.
- Rose n'a plus d'ami Lysander.
- Je sais. Mais une patiente dont elle t'aurait donné le nom…
- Il y en a une, souffla soudain Albus.
- Qui ?
- Je ne sais plus… je n'en ai entendu parlé qu'une seule fois… C'était le soir de ton réveil. Je suis allée la chercher tu te souviens ? Elle a refusé de venir… elle m'a dit qu'elle devait d'occuper d'une naissance, elle m'a parlé de la future mère, enfin elle m'en a donné le prénom…
- Encore une fois pardonne ma brusquerie mais tu ne m'aides pas, répondit Lysnader d'une voix rendue plus dure par l'inquiéude.
- Tu ne comprends pas Lys', le coupa le cadet Potter. Elle l'a appelée par son prénom. Or Rose a beau être douce avec ses patientes, c'est une professionnelle, elle s'est toujours référée à elles par leur nom de famille, jamais leur prénom. Si elle l'a fait cette fois-ci…
-Réfléchis Albus, je t'en supplie, dis-moi son nom !
- Katleen ! cria une voix et Lysander vit Hugo sortir en toussotant de la cheminée. Elle s'appelle Katleen. Elle a accouché le soir où tu t'es réveillé Lys', elle est resté plusieurs mois à Sainte Mangouste, c'était surtout Rose qui s'occupait d'elle.
- Comment sais-tu ça ?
- Je réfléchissais alors que je fermais la boutique, et puis je m'en suis rappelée. Cette jeune femme a fait un malaise sur le Chemin de Traverse, c'est moi qui l'ai transporté aux urgences maternité de Sainte Mongouste, j'ai attendu dans la salle d'attente… Rose sans savoir que c'était moi qui l'avait amenée est venue me dire qu'elle allait bien, Elle m'en a reparlé le lendemain de ton réveil, elle était troublée. Troublée de la coïncidence. Elle est restée deux mois là-bas, Rose a eu le temps de la connaître.
- Et comment comptes-tu la retrouver ?
Un sourire satisfait s'étira enfin sur les lèvres d'Hugo et il tira un parchemin de sa poche.
- Elle est venue il y a quelques jours déposer une candidature pour travailler chez Fleury et Bott. Il s'est trouvé que le gérant était absent, c'est moi qui ait pris ses coordonnées… et les voilà.
Le jeune Weasley ne se vexa même pas de voir Lysander transparaître et de les laisser tous trois sans plus d'explication. Il se surprit de cette indifférence, soupira lourdement. Est-ce que le lien qui le retenait à Rose se déliait malgré tous ses efforts ? Rose leur échappait depuis des années. Elle leur échappait sans sembler trouver de prise nulle part. Alors peut-être que ce que leur avait avoué Lysander n'était que l'aboutissement de cet éloignement. Peut-être que le cœur de sa sœur était demeuré en haut de cette tour d'astronomie. Et alors il devait y avoir cette part de destin. Lys' devait ce réveiller ce soir où l'enfant de la première qui avait atteint sa sœur naissait. Les coïncidence, les vols d'oiseaux… Il y avait ce quelque chose dans les yeux de Katlenn. Il y avait cette magie. Non pas celle que pouvaient dégager son cousin ou les Scamander, une magie douce, une magie vraie. Peut-être alors s'était-il résigné ce jour-là, le jour où, affolé, il l'avait prise dans ses bras, le jour où il l'avait amené inconsciente à Sainte-Mangouste.
Il se fit tout petit en voyant Lorcan passer un bras autour des épaules d'Albus qui demeurait abattu dans son fauteuil. Il s'apprêta à repartir, fit soudain volte-face.
- N'oublie pas Albus, c'est Louis qui veille sur elle. Il sait ce qu'il fait. S'il a accepté que Lys' revienne…
- Tout nous échappe Hugo, tu le sais. Mais merci de chercher à me réconforter… alors que c'est moi qui devrait le faire.
Un léger sourire s'étira sur les lèvres du plus jeune alors qu'il s'apprêtait à disparaître.
- Je ne suis que médiateur Albus, c'est dans ma nature, et j'en ai fait mon métier. À toi les blessures de l'âme, à moi les diplomaties secrètes. Et finalement… plus le temps passe, moins je suis blessé qu'elle ignore ce que je peux tenter pour elle, les excuses que j'invente pour nos parents, que tu appuis avec fermeté. Tu as les peids sur terre Albus, moi aussi. Rose est une plume balloté par le vent. Un jour peut-être se posera-t-elle. D'ici là…
Il n'acheva pas sa phrase, souriant avec confiance, son cousin lui rendit son sourire. D'ici là Rose était entre les mains de la magie. Et ces mains étaient celles de Louis et de ses amis.
C'était aussi celles de Lysander.
Allée des Naufragés.
Lys' sentait la nausée lui retourner l'estomac alors qu'il arpentait cette ruelle, celle où Lorcan lui avait avoué avoir noyé son chargin pendant son absence. Il lui semblait que chaque brique portait la trace de ses larmés, de son abattement.
12, Impasse des Naufragés.
Il avait senti son frère et Albus se crisper en entendant ces mots. Hugo savait. Et Huga l'avait toisé, appuyé contre un mur, dans une attitude qui ressemblait fort à du déid. Il était le seul à ne jamais l'avoir totalement adopté, sans cesse le soupirant de sa sœur se sentait mis à l'épreuve, avec un fond de bienveillance dans les yeux, mais comme pour lui rappeler que son estime ne lui était pas acquise. Encore une fois il le défiait.
La façade était grise sans être lugubre, il sonna. La jeune femme lui ouvrit, les yeux cernés mais brillants de vivacité, elle l'invita à entrer avant même de connaître son nom qu'il balbutia alors qu'elle le faisait entrer dans la pièce principale. Un enfant était dans son parc, jouant paisiblement sur le sol et la jeune mère l'invita à s'asseoir dans l'un des deux fauteuils placés à côté.
- Je viens pour…
- Pour Rose, sourit-elle timidement en prenant quelque chose sur la table basse.
- Comment…
- Vous sentez sa magie, le coupa-t-elle doucement. J'ai passé deux mois à ses côtés, j'ai eu le temps d'apprendre à la reconnaître.
- Êtes-vous voyante ou… ?
- Simplement très sensible aux autres. Vous venez pour Rose.
- Vous a-t-elle écrit dernièrement ?
- Elle m'a écrit afin que je cherche quelque chose dans ce livre, précisa la jeune femme en lui désignant le livre dont elle s'était emparée. Destins Guérisseurs. Je viens tout juste de parvenir à me le procurer, je pensais le feuilleter une fois Morgan endormi mais finalement puisque vous êtes là, peut-être pouvez-vous prendre le grimoire.
- C'est vous qu'elle écoutera, répondit-il simplement.
Le sourire de Katleen s'effaça, semblant inquiéter l'enfant qui se mit à babiller sur le sol, elle tendit les bra spour le prendre contre elle.
- Est-elle en danger ?
- Pas exactement… Katleen, votre réponse est urgente.
- Que lui arrive-t-il ?
- Sa magie a recréé un Philtre d'Apesanteur, un philtre qu'elle se refuse de boire. Elle se refuse à sa nature, alors celle-ci se venge. Ce philtre est une part indispensable de sa magie, refuser de lui faire confiance… refuse cela c'est perdre un morceau de soi-même Elle délire… Cela fait des jours qu'elle ne nous entend pas, et qu'elle attend votre réponse. Nous pouvons lui conseiller, lui expliquer autant que nous le voudrons, ce n'est qu'avec votre réponse qu'elle acceptera ou non de boire et qu'alors peut-être elle reprendra ses esprits.
- Notre magie n'agit ainsi que lorsque nous profonons la nature, ou lorsque le lien entre individu et cœur est rompu…
- Elle dessèche son cœur Katleen.
- Vous le sentez, n'est-ce pas ? pour dire cela vous devez le sentir.
- Comment savez-vous tout cela ?
- Avant… avant de rencontre Idan, le père de Morgan, j'étudiais la fabrication de baguette. Un module sur la magie spontannée à l'âge adulte était obligatoire, et même fascinant.
Lysander n'insista pas. Il espérait simplement que bientôt elle pourrait donner sa réponse à la jeune femme. Le souvenir de Rose errante dans la clairière et qu'il tentait d'éloigner de son esprit lui serrait le cœur. Lorsqu'il la voyait ainsi, elle ressemblait à l'idée qu'elle se faisait des gens embrassés par les Détraqueurs. Ce vide dans ses yeux… Lorsqu'il lui prenait la main pour l'empêcher de quitter la clairière, le regard qu'elle lui lançait lui brisait le cœur : elle ne le reconnaissait pas. Elle était ailleurs, tellement loin. Et au fond il savait, il savait pourquoi sa magie réagissait ainsi : ne vivait-il pas ce que Rose avait vécu sans relâche pendant quatre ans. Il ne pouvait s'empêcher de songer que l'inconscient de la jeune femme s'exprimait… Et puis il secouait la tête, étourdit de tout ce que l'on ignorait de ces manifestations magiques ponctuelles. Il les avait rebatisées dans sa tête les « MMP ». Ces manifestations qui semblaient prendre malin plaisir à le choisir, lui et son entourage. Il avait espéré que Rose n'aurait pas à en souffrir… Si seulement…
- Vous vous sentez bien monsieur ? l'appela la voix de Katleen.
Il sursauta en s'excusant.
- Je peux faire une copie de la page qui l'intéresse si vous le souhaitez. Et vous la donner, lui proposa-t-elle sans se départir de son regard inquiet.
- Non transmettez-la lui comme elle vous l'a demandé. Il faut… il faut que cela vienne de vous.
La jeune femme acquiesça en silence en ouvrant le grimoire. Un léger gazouillement détourna l'attention du jeune Scamander. L'enfant s'agitait dans son parc en le fixant de ses grands yeux sombres. Ainsi il était né alors qu'il revenait à la vie… Il sourit au bambin et sentit Katleen se figer en face de lui.
- Vous avez un beau sourire, balbutia-t-elle.
- C'est ce que Rose m'a souvent dit, esquiva-t-il.
- Vous ne m'avez pas donné votre nom.
- Lysander.
- Est-ce vous qui…
- C'est moi, répondit-il en espérant couper court à la conversation.
Elle se replongea dans le livre, ne tarda pas à trouver la bonne page, en fit une copie d'un adroit coup de baguette qui fit rire l'enfant aux éclats et Lys' la vit s'asseoir à sa table et commencer à écrire.
Lys' ne la lut pas, il n'en eut même pas l'envie. Katleen alors écrivit soigneusement.
Ma chère Rose,
J'étais touchée que vous fassiez appel à moi et je m'excuse du retard que j'ai pu mettre à répondre, le grimoire n'a pas été simple à trouver. Je vous joint l'artcile qui vous intéresse, après l'avoir aprcourut je ne vous cache pas que j'ai peur de ce qui vous arrive. Votre ami est venu me voir, celui qui dormait. Et à voir ses yeux, j'espère que vous vous remettrez à la réception de cette lettre.
Rose, il m'a raconté dans les grandes lignes. Ne lui en veuillez pas, je sais que vous lui en voudrez mais si vous voyiez ses yeux… alors que je vous écris il est dans mon salon, il fixe Morgan, mais lorsqu'il ne sourit pas il est ailleurs. Un peu comme vous pouviez l'être parfois… Retrouvez-vous Rose. Retrouvez qui vous êtes. Et cette potion est un appel de votre magie à vous réconcilier avec vous-même. Vous savez, vous êtes la première personne à qui je le confie mais à la mort d'Idan mon corps a créé une Goutte du Survivant, cette potion que l'on administre aux malades mentaux enfermés dans leurs idées noires. Dès que je l'ai vu, dès que je l'ai identifié, je n'ai pas hésité, je l'ai bu tant j'ai craint pour mon enfant, tant j'ai craint ce que j'aurais pu faire. Peut-être aurais-je davantage hésité si je n'avais pas été enceinte. Mais sans doute serais-je devenue folle… dans le meilleur des cas.
Je ne vous connais pas Rose. Pas suffisemment mais nous nous ressemblons, je le sais. Alors je sais que je ne suis personne pour dire cela, mais croyez-moi et entendez-moi. Prenez ce Philtre d'Apesanteur. Lisez vous-même, vous saurez que vous en avez besoin.
Avec toute mon affection
Katleen
Philtre d'Apesanteur :
Issu entre-autre d'huile de bézoar, de coraux et chrysanthèmes (Se reporter pour la composition à l'annexe p573)
Identifié et reproduit au XVIIème siècle par Fertid Crowed, le Philtre d'Apesanteur est connu pour être une puissante potion calmante lorsqu'utilisée à petite dose. À forte dose il est utilisée pour reprendre le contrôle des sens et des sentiments lorsqu'un socier, quelqu'en soit la raison, sans exception, en perd le contrôle. Au XIXème siècle un traffic de Philtre d'Apensateur se tissa, les familles de Sang-Pur en usant et abusant pour dénoncer les manipulations de jeunes filles par des individus malintentionnés souhaitant les épouser pour mettre la main sur leur fortune. Cependant cette pratique fut très vite abandonnée lorsque Dourja Revin découvrit que la prise du Philtre d'Apensanteur par un individus en pleine possessions de ses sens pouvait se révéler mortelle. Son utilisation est donc depuis extrêmement surveillée et n'est utilisée désormais que dans deux cas très particuliers : la prescription médicale sous assistance et la Manifestation magique Spontannée (fait rare mais toujours juste qui ne ne´cessite pas l'intervention d'un Medicomage)
En espérant que ça vous ai plu! Si l'envie vous en prend, pensez à laisser un p'tit commentaire, en bien, en mal, en orthographe! À bon entendeur, ça fait toujours plaisir! :D
À bientôt
