Bonjour à tou(te)s !

Avant-dernier chapitre ? Hein ?! Où ça ? Comment ?! C'est bientôt la f… la fi… la f…i…n… ?! Bouhouhou ! :'( (Ça, c'est une Chalusse qui pleure pour ceux qui n'auraient pas forcément compris pour la subtilité du « bouhouhou ». Enfin bref ! ^^)

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Il me semble que quelques remerciements s'imposent ! D'immensément immenses MERCI à mes merveilleux/euses revieweurs/euses d'amour de la mort qui tue. Merci et BIG love ! :) Des remerciements tout particuliers à Maxine3482 qui a signé la sept centième reviews de cette fic' ce qui est ouuuuuuf ! *-* Merci, merci, merci à elle ainsi qu'à tous les revieweurs/euses avant elle. LOVE U !

Du point de vue des news, je vous rappelle seulement que le sondage est encore actif pour une poignée de jours. Son lien est à retrouver dans ma « bio » et les résultats seront publiés en fin de semaine sur ma page FB. Voilààà !

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RàRs Anonymes :

Guest : Héééé oui, le pauvre petit Scorpinou en voit de toutes les couleurs ! Espérons que ce qu'il se cache derrière cette fameuse porte sera une bonne surprise. Il en aurait bien besoin ! Des millions de mercis pour ta review. Bonne semaine à toi également et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. :)

MariePuffy : Coucou ! :D Tu es trop choupie ! Merci infiniment pour ton soutien lié à mon projet. *-*

Concernant le chapitre, je suis ravie qu'il t'ait plu. Le fait que nous passions sur un POV Scorpius et que nous nous retrouvions à Poudlard risquait de déplaire. Cela étant, je considérais qu'il était important que nous puissions nous retrouver dans la tête de ce cher petit Scorp' afin d'avoir son « réel » ressenti et je suis SUPER CONTENTE que tu sois de cet avis et que tu aies apprécié, dans le même temps, le retour à Poudlard. :)

C'est bientôt la fin de cette fic' mais nous nous retrouverons rapidement par la suite, c'est promis. ;)

Je te remercie du fond du cœur pour ta génialissime review, pour tes compliments et pour m'avoir souhaité mon anniversaire. Je suis très touchée. Je te fais plein de bisous également et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Merci encore pour tout !

Inconnue 122 : Tu trouves que Scorpius est assez capricieux et égoïste ? Hum eh bien… disons que la pomme ne tombe jamais très loin de l'arbre et qu'il faut bien que son côté « Malefoy » s'extériorise d'une manière ou d'une autre. ;)

Scorpius est pleinement conscient qu'il ne peut pas forcer Hermione à devenir sa mère ou à être en couple avec son père. Quand Hermione a pris la décision de se séparer de Drago à la suite des révélations post-vacances en Islande, Scorpius a accepté sans faire de « crises » parce qu'il a compris. Il était très triste et très déçu mais il a compris. Là, la différence c'est qu'il ne comprend pas. Il a conscience qu'Hermione a pardonné à Drago, il voit bien (comme tout le reste du monde ^^) qu'elle est toujours amoureuse de lui tout autant que lui l'aime alors il a fondé énormément d'espoirs sur les divers moments qu'ils ont passé ensemble. Scorpius n'a aucune idée que les Dramione se revoient pour du sexe et qu'ils « discutent » de leur « relation » en dehors de leurs moments à trois. Il reste par ailleurs un enfant et pour lui : pardon + amour + amour = couple dans quelques temps. Il fonde tous ses espoirs sur cela car avoir une famille unie est tout ce dont il rêve depuis tout petit. Oui, Scorpius est capricieux sur ce plan-là mais nous sommes au-delà d'un caprice pour… l'achat d'un hibou ou d'un balai plus rapide, par exemple. C'est juste un gamin de douze ans qui ressent le besoin viscéral d'être entouré de l'amour d'une mère et à qui on vient de briser cet espoir d'une façon malhabile. Il est furieux et extrêmement blessé alors il cherche à « punir » Drago, Hermione et Narcissa (même si elle n'a rien fait). Il n'y a plus qu'à espérer que cela s'arrange pour lui.

Concernant Hermione, c'est aussi trèèèèès compliqué. Pour le coup, elle est un peu à l'opposée de Scorpius. Lui veut tout envoyer balader, ne veut plus réfléchir à rien du tout sauf à vivre comblé de bonheur avec une famille unie. Hermione, elle, est toujours retenue par ce qu'elle juge être son devoir : rester loin de Drago par respect pour Ron et Rose. Elle lui a pardonné certes mais elle sait que s'il avait parlé, Rose et Ron auraient pu rester en vie. A côté de cela, elle est folle amoureuse de Drago et lui fait tout pour la récupérer à partir du moment où elle revient dans sa vie. En bref, elle est (ENCORE) complètement paumée, elle ne sait pas quoi choisir alors elle essaie de trouver des compromis qui en définitive font souffrir tout le monde. Hermione n'est pas franchement du genre à se « laisser vivre ». Elle a besoin d'être sûre de ses choix et de ses décisions donc forcément, c'est la m*rde. ^^ Comme pour Scorpius, nous ne pouvons qu'espérer que la situation se débloque…

Voilà ! Je te remercie chaleureusement pour ta review. :) La dernière phrase m'a beaucoup touchée et j'espère que la fin de cette fic' te plaira et que tu feras peut-être la « paix » avec Scorp' et Hermy. ;) Plein de bisous pour toi également !

Betameche : Salut, salut ! ^^ Alors, dans un premier temps, un GRAND MERCI pour avoir pris le temps de m'écrire cette première review (génialissime review de la mort qui tue, soit dit en passant !). Ne t'inquiète pas, je comprends parfaitement que tu n'aies pas reviewé avant et… tu as lu tooooute la looooongue fic' en deux semaines et demies ? Eh bien félicitations, par le caleçon de Merlin. ^^ Ton engouement me touche beaucoup et tes compliments sont juste… DINGUES ! Je te remercie infiniment d'avoir autant apprécié mon histoire, depuis ses débuts jusqu'au chapitre de la semaine dernière. Merci d'avoir apprécié la façon dont a évolué l'histoire ainsi que ses diverses péripéties. Merci également pour ton magnifique compliment sur mon style d'écriture et, bien entendu, merci pour tes encouragements qui sont tout simplement adorables. Sincèrement, merci du fond du cœur pour cette review qui m'a beaucoup émue. À présent, j'espère que tu apprécieras les deux derniers chapitres. :) Plein de gros bisous pour toi et encore merci !

PS : Si tu me laisses une autre review avec ton compte et que ton pseudo diffère de celui-ci, explique-moi que c'est bah… toi/Betameche (pseudo trop choupinet ! *-*) comme ça, je pourrais encore te remercier pour ta review qui déboîte. ;)

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Aloooors que se passera-t-il dans cette seconde partie de « Joyeux N'anniversaire Scorpinou » ? Que Scorpius trouvera-t-il derrière la porte ? Toutes les réponses sont dans ce nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira.

Je vous souhaite une excellente lecture. :)

Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.

PS : Un titre musical pour ce chapitre ? « Walking The Wire » d'Imagine Dragons.


Chapitre 65 : Joyeux anniversaire Scorpius (Partie 2)

Après avoir longuement tergiversé, sa curiosité prit le dessus et Scorpius poussa l'impressionnant panneau de bois finement ouvragé. La première chose qui attira son attention fut l'intense luminosité qui le percuta de plein fouet. Interloqué, il se retourna sur lui-même au moment où la porte, qui ne ressemblait en rien à celle qu'il avait ouverte quelques secondes auparavant, se referma. Le Serdaigle pivota une nouvelle fois sur ses talons et scruta son nouvel environnement. Il semblait bien se trouver dans une « maison » mais cette dernière lui était totalement inconnue. Face à lui se dressait un imposant et long vestibule ainsi qu'un escalier en bois. Les deux pans de mur, de chaque côté de la pièce, étaient percés, pour l'un d'une porte close et pour l'autre, d'une arcade. C'était de là que provenait la lumière qui l'avait presque aveuglée en comparaison des ténèbres dans lesquels étaient plongés le couloir du septième étage du château. D'autant plus à cette heure avancée de la soirée. Avait-il fait une sorte de « bon dans le temps » ?

Scorpius se doutait bien qu'il venait de pénétrer dans la Salle sur Demande mais il ne pouvait tout de même pas envisagée qu'elle puisse avoir autant de pouvoirs.

Véritablement déstabilisé, Scorpius fit quelques pas en avant et s'apprêtait à jeter un coup d'œil dans les pièces adjacentes mais se statufia en entendant des voix. Elles provenaient de sa droite et il les reconnut immédiatement. A pas de loup, il s'approcha pour avoir une meilleure écoute mais fit très attention à demeurer en retrait par rapport à l'arcade qui semblait donner sur un imposant séjour. Il tendit de nouveau l'oreille, n'ayant aucun visuel sur ce qui se passait dans la pièce.

- J'étais pourtant certain qu'il allait venir, disait son père d'une voix rauque et morne.

- Je sais, répondit Hermione qui semblait tout aussi attristée. Je ne pensais pas qu'il t'en… nous en voudrait au point de ne même pas avoir la curiosité de venir.

Il y eut un blanc puis une troisième voix s'éleva. Une voix qui surprit réellement Scorpius.

- Es-tu au moins certain qu'il a reçu ton message, Drago ? Peut-être l'a-t-il jeté en voyant le destinateur…

- Je ne sais pas, Mère, soupira le Serpentard. Ça fait deux semaines qu'aucun de nous n'a de nouvelles de sa part… Ça me tue.

- Je sais. Nous en souffrons également.

- Si j'avais su que… qu'il…

Son père semblait plus abattu que jamais et le cœur de Scorpius se serra. Il n'était pas accoutumé à entendre cet homme, habituellement si froid et détaché, se laisser aller à autant de confessions et de sentimentalité.

- Nous aussi, assura Hermione.

- Peut-être que je… devrais aller attendre dans le couloir. Peut-être qu'il n'a pas compris les instructions. Peut-être que…

- Drago, Scorpius est intelligent. S'il n'est pas entré c'est parce qu'il ne le voulait pas, dit Narcissa d'une voix ferme mais tout de même peinée.

- C'est de ma faute…

- Ne dis pas n'importe quoi, s'il-te-plaît, cingla son père à l'adresse d'Hermione.

- Ce n'est pas « n'importe quoi », Drago. Si j'étais restée ce matin-là, si…

- Nous avons déjà eu cette conversation des milliers de fois. Arrête de te fustiger inutilement. La situation est compliquée, très compliquée… trop compliquée pour que l'on puisse simplement s'accuser les uns, les autres et se rejeter la faute.

- Je sais mais… Scorp' ?!

En face de lui, Hermione se leva d'un bond de la chaise sur laquelle elle était assise, un grand sourire naissant sur ses lèvres. Elle sembla vouloir amorcer un mouvement en avant mais se retint au dernier moment et demeura immobile, son sourire se fanant, laissant place à un air anxieux. Pendant le temps qu'avait duré son inspection, Scorpius remarqua que sa grand-mère s'était, elle, légèrement avancée dans sa direction, assise dans son fauteuil flottant. Son père, qui était dos à l'entrée de la pièce et près d'Hermione, s'était quant à lui levé et amorçait à présent un demi-tour. Ses mouvements étaient très lents mais Scorpius le vit finalement.

Ses traits tirés et son expression défaite attirèrent immédiatement son attention, Hermione arborait d'ailleurs le même air. Un nouveau pincement au cœur se fit ressentir dans sa poitrine et Scorpius perdit légèrement de son flegme. Il n'avait pas vraiment réfléchi lorsqu'il s'était avancé jusqu'à pouvoir être vu des trois adultes et il se sentait, à présent, un peu bête. Il ne savait pas vraiment quoi faire ou dire et, de toute évidence, les trois autres non plus. Ils s'observèrent pendant de longues secondes puis Narcissa s'approcha de lui. Elle l'étreignit sans un mot et le Serdaigle ne put s'empêcher de fermer momentanément les yeux. Sa grand-mère n'était pas une grande adepte des marques d'affections - au même titre que son père d'ailleurs - et il savait les apprécier lorsqu'elle lui en prodiguait. En cet instant, il réalisa d'autant plus à quel point sa… famille lui avait manqué ces dernières semaines. Avec cette sensation, vient également le souvenir de pourquoi il avait brûlé leur lettre et il rompit le contact avec Narcissa. Il se recula de quelques pas et les observa, indécis.

Ce fut Hermione qui brisa finalement le silence.

- C'est très gentil à toi d'être venu. Souhaites-tu t'asseoir ? proposa-t-elle d'une voix douce en lui désignant l'une des chaises disposées autour d'une imposante table d'ébène.

Scorpius ne répondit pas sur l'instant mais finit par ouvrir la bouche.

- Qu'est-ce que je fais ici ? demanda-t-il assez sèchement, faisant fi de la proposition de la Gryffondor.

Elle eut un petit sourire contrit et baissa momentanément les yeux. Ce fut alors Narcissa qui prit le relais, son père semblant tout simplement incapable de dire quoique ce soit.

- Tu es ici, premièrement, car nous voulions te souhaiter un joyeux anniversaire puisque tu ne lis, apparemment pas nos lettres et, deuxièmement, car nous devons parler, expliqua-t-elle avec calme.

- C'est quoi cet endroit ? s'enquit Scorpius sans se départir de son ton âpre.

- A quoi ton père t'a-t-il demandé de penser en venant ici ?

- A « maison ».

- Eh bien tu as ta réponse, lui sourit sa grand-mère.

Scorpius demeura silencieux, réfléchissant intensément, les yeux baissés sur le parquet. Finalement, il releva la tête et plongea ses prunelles dans celles d'Hermione qui l'observait, visiblement angoissée.

- Est-ce que tu habites ici ? lui demanda-t-il de but en blanc.

Elle sembla très surprise par sa question et l'expression désolée qui se peignit sur ses traits donna à Scorpius la réponse qu'il redoutait. Il la vit ouvrir la bouche mais il reprit la parole avant elle.

- Alors ce n'est pas ma maison, lâcha-t-il. Au revoir.

Il se recula et entendit des pas dans son dos.

- Scorp', s'il-te-plaît…

En entendant son père, l'enfant se retourna presque instinctivement.

- Il faut qu'on discute. Nous avons beaucoup de choses à te dire.

- Eh bien pas moi. A bientôt, Papa.

- Scorpius !

Mais l'enfant ne l'écouta pas. Il marcha en direction de la porte d'entrée, posa la main sur la poignée et…

- SCORPIUS HYPERION MALEFOY ! tonna une voix puissante.

Scorpius ne l'avait entendue qu'une seule fois auparavant mais l'effet qu'elle lui fit fut immédiat : elle le statufia sur place.

- A présent, tu vas m'écouter, continua sa grand-mère sur un ton faussement calme et qui avait perdu tout la tendresse qui avait été sienne, quelques minutes auparavant. Tu vas arrêter de te comporter comme le dernier des imbéciles et lâcher cette poignée. Quand cela sera fait, tu vas venir t'asseoir avec nous et écouter ce que nous avons à te dire jusqu'au bout sans parler et sans bouger ! Me suis-je bien faite comprendre ?!

Sa voix sévère donna l'impression à Scorpius de recevoir une gifle monumentale et il baissa la tête en signe de soumission avant de se retourner pour faire face aux trois adultes.

- Oui Grand-Mère…, murmura-t-il.

- Je n'ai pas entendu !

- Oui Grand-Mère, répéta-t-il plus distinctement.

- Bien, je ne me répèterai pas. Viens t'asseoir. Maintenant.

Narcissa Malefoy ne s'était ainsi adressée à lui qu'une seule fois par le passé et Scorpius était certain de s'en souvenir toute sa vie. Ce jour-là, quelques années plus tôt, il était gardé par sa grand-mère, ses parents étant, comme toujours, absents. Sauf que, ce jour-là, rien ne s'était passé comme prévu. Agacé par sa lecture et ne trouvant rien d'autre à faire, Scorpius avait réussi à ouvrir le placard dans lequel son père rangeait son mini-balais et était sorti dans le jardin pour s'exercer un peu. Il n'avait que de bonnes intentions, pensant apprendre à faire de nouvelles choses qu'il pourrait ensuite montrer à sa grand-mère pour la rendre fière de lui. Le souci était qu'après avoir enfourché le jouet et décollé de quelques mètres, une bourrasque de vent particulièrement forte l'avait déstabilisé. N'anticipant pas ce qui allait se produire, Scorpius avait été totalement incapable de se rattraper au manche de bois et était tombé avant de s'écraser au sol. Enfin, ça, c'est ce qu'il se serait produit si Narcissa n'était pas arrivée au bon moment pour amortir sa chute grâce à la magie. Après s'être assurée qu'il n'avait rien, elle lui avait alors passé la pire soufflante de toute sa vie. Jamais, auparavant, elle n'avait élevé la voix sur lui mais Scorpius comprit bien vite que la colère de sa grand-mère était encore pire que celle de son père et de sa mère – puisque celle dernière trouvait toujours quelque chose à redire à son comportement – réunis.

Alors, lorsqu'il l'entendit s'adresser à lui de la même façon, quelques années plus tard, Scorpius obéit instinctivement, n'en menant absolument pas large du tout. Il traîna un peu les pieds mais alla tout de même s'asseoir sur la chaise qu'on lui désignait tandis que les adultes prenaient place autour de lui.

La nuque basse, Scorpius attendit.

- Bien, reprit Narcissa d'une voix un peu moins sèche. Tout d'abord, nous aimerions savoir si tu as ne serait-ce que lu une seule des lettres que nous t'avons envoyées.

- Pas depuis celle qu'Hermione le vingt-sept avril, répondit-t-il d'une voix monocorde.

Il ne voyait pas vraiment l'intérêt de mentir sur ce point. De toute façon, tous les trois semblaient avoir compris cela avant même qu'il le confirme.

- Bon… Hermione, peut-être voudriez-vous prendre la parole, proposa sa grand-mère. Cela serait probablement plus simple ainsi.

Scorpius vit la Gryffondor acquiescer, de l'autre côté de la table. Elle s'éclaircit légèrement la voix puis commença à parler.

- Tout d'abord je tenais, à titre personnel, à m'excuser. Je sais que tu fondes énormément d'espoir sur le couple que ton père et moi pourrions former mais je pense que personne autour de cette table ne pensait que tu en fondais autant.

Elle marqua une pause.

- Lorsque ton père est venu me voir, le soir après ton départ pour Poudlard, il était extrêmement peiné et blessé par ce qu'il s'est passé et je m'en suis sentie coupable. Car, vois-tu, si nous ne formions pas un couple, c'est avant tout parce que je le lui ai refusé. Je ne tiens peut-être pas ton père pour responsable de ce qu'il a pu se produire avec ma famille, mais le fait est que je me sens tout de même coupable vis-à-vis de mon défunt mari et de ma fille lorsque je suis avec lui. Pour autant, je comprends sa décision et ne lui en veut pas. Il le sait. Lorsque tu es rentré pour ta semaine de vacances, tu nous as trouvé ensemble et je sais ce que tu as pu imaginer. Crois-moi, nous l'avons imaginé également. Mais il m'a été impossible de reprendre notre « relation » là où nous l'avions laissée et ce, bien qu'il soit l'homme que j'aime.

Scorpius fut extrêmement surpris qu'elle l'avoue aussi simplement et surtout devant l'homme en question, sa mère et son fils. La Gryffondor sembla capter sa stupéfaction car elle lui adressa un léger sourire avant de reprendre la parole.

- Après ton départ, ton père et moi avons longuement discuté du « cadeau d'anniversaire » que tu désirais.

- Il… il te l'a dit ? souffla Scorpius en lançant un regard en biais à son père qui affichait une expression indéchiffrable.

- Non. J'ai entendu votre conversation ce matin-là.

Scorpius fronça les sourcils.

- Mais… tu n'étais pas là ce matin-là. Je ne comprends pas…

- Je sais que tu ne comprends pas, répondit-elle avec douceur. Quelques jours auparavant, ton père et moi avions décidé de recommencer à nous voir. En… ami. – Scorpius arqua un sourcil et Hermione rosit très légèrement. Bref, nous ne voulions pas t'en parler parce que nous ne voulions, justement, pas te donner de faux espoirs. Le problème… eh bien c'est que tu fondais déjà de faux espoirs sur la situation sans en connaître l'ensemble les tenants et aboutissants. Et tu as décidé de ne plus communiquer avec nous. Pour nous punir. Chose qui nous a, à tous, fait beaucoup de mal. Il est donc rapidement apparu que nous devions trouver une solution. Pour ton bien et le nôtre également.

- Et vous l'avez trouvé ? l'interrogea Scorpius, un peu sceptique face à ce discours.

- Plus ou moins, intervint son père.

Toutes les têtes se tournèrent vers lui. L'enfant demeura silencieux, attendant qu'il ajoute quelque chose, ce qu'il fit assez rapidement.

- Avant tout, j'ai une question à te poser.

- Oui ?

- À propos de ce que tu m'as dit ce jour-là…

- Mon « cadeau d'anniversaire » ? le coupa Scorpius.

- Oui. Est-ce que tu…

- Est-ce que je changerai quelque chose à ce que j'ai pu dire ? Non.

Son père scruta son visage un instant, comme pour y déceler une forme de mensonge, ou bien de doute. Scorpius ne cilla pas une seule fois, soutenant son regard avec tout l'aplomb dont il était capable.

- Bien.

- Ça veut dire que…, commença l'enfant, en tournant brusquement la tête vers Hermione.

- Tais-toi et écoute, le coupa son père d'une voix autoritaire.

Le Serdaigle, comprenant que l'heure n'était pas à la désobéissance et aux plaisanteries, acquiesça rapidement.

- Tu nous as manqué, nous nous sommes énormément inquiétés pour toi et avons régulièrement échangé avec la Directrice pour avoir de tes nouvelles. Nouvelles qui s'avéraient de moins en moins appréciables – chose dont nous parlerons tout à l'heure – et je veux, au préalable, que tu promettes de ne plus jamais - et j'insiste sur le terme « JAMAIS » – faire cela.

Scorpius soutint le regard de son père, longtemps, mais finit par hocher la tête.

- Avec des mots ! l'intima-t-il.

- Oui Papa, je promets de ne plus jamais agir ainsi.

Drago le dévisagea quelques instants puis reprit la parole.

- Bien. Il est donc, comme te l'a dit Hermione, rapidement apparu que nous devions trouver une solution. Nous avons très longtemps discuté de tout ceci. Que ce soit Hermione et moi ou avec ta grand-mère, ton parrain, ou les amis et la famille d'Hermione…

« Euh… » Scorpius nageait en plein trouble. Il ne savait pas s'il s'agissait d'une bonne chose ou non et avait beaucoup de mal à voir où son père voulait en venir.

- Devenir le parent ou l'enfant de quelqu'un n'est pas un acte qui doit être pris à la légère, poursuivit Drago.

- Je sais, Papa, assura rapidement Scorpius, incapable de se retenir. Je sais tout ça mais je t'ai expliqué que…

- Je sais ce que tu m'as expliqué mais il ne s'agissait que de mots. L'acte en lui-même est beaucoup plus important, comprend et entraîne énormément de facteurs et de conséquences.

- Je sais mais…

- Tais-toi, le coupa Drago.

L'enfant fronça légèrement les sourcils mais obéit.

- Nous tous, autour de cette table, t'aimons énormément et ne voulons que ce qu'il y a de mieux pour toi. Mais nous voulons, également, ce qu'il y a de mieux pour nous.

- Je ne comprends pas…, lui dit Scorpius, confus.

- Viens en au fait, Drago, nous discuterons des détails plus tard, intervint Hermione d'une voix calme et posée.

Scorpius capta un regard entre eux puis un sourire d'encouragement de la part de la Gryffondor. Son père reporta son attention sur lui et ouvrit la bouche.

- Hermione et moi allons…

- Vous marier ?! s'exclama Scorpius, retrouvant instantanément son enthousiasme.

Un ange – ou un Détraqueur, au choix - sembla passer au-dessus de la table.

- Non, Scorp', nous n'allons pas nous marier, soupira finalement son père avec une forte dose d'agacement.

- Oh…

- Tais-toi maintenant et ne m'interromps plus !

Affreusement déçu, il baissa les yeux sur la table et attendit la suite.

- Donc, non, nous n'allons pas nous marier mais nous avons décidé, après de longues conversations, d'essayer de devenir – ou redevenir, comme tu préfères – un « couple » plus… conventionnel.

Scorpius ouvrit la bouche mais son père le coupa dans son élan.

- Et… Et nous allons voir où les choses nous mènent. ET – ajouta-t-il en voyant que l'enfant était encore prêt à parler – si personne – et surtout toi - n'a changé d'avis nous envisagerons, éventuellement et j'insiste sur l'éventualité, une… adoption.

Le mot était lâché.

Une seconde passa.

Puis une autre.

Puis trente

Une minute.

Deux.

Puis…

- Vous êtes vraiment sérieux ?! demanda fébrilement Scorpius en relevant la tête.

Autour de lui, les trois adultes l'observaient, très anxieux.

- Euh… eh bien… oui, répondit Hermione d'une petite voix. Mais, bien évidemment, ce sera après beaucoup de discussions, un long temps de réflexion pour tout le monde et surtout pour toi puisque nous ne voulons surtout pas que…

- Tu veux dire que… que je pourrais peut-être un jour devenir ton… fils ?! la coupa Scorpius qui peinait à contenir son émotion.

En face de lui, Hermione le regarda longuement.

- Oui, acquiesça-t-elle.

- Pour de vrai, de vrai ?! insista-t-il, de plus en plus euphorique.

- Oui, assura Hermione, ses lèvres s'étirant en un mince sourire.

Submergé par tout un tas de sentiments et d'émotions contraires, Scorpius sentit rapidement ses joues s'humidifier. Il était toujours en colère contre son père et Hermione pour ce qu'il avait pu se passer mais, en cet instant, c'était surtout une joie sans bornes qui s'emparait progressivement de lui à mesure qu'il prenait conscience des paroles qui avaient été prononcées. Spontanément, il bondit de sa chaise et se précipita presque jusqu'à celle d'Hermione. Il s'arrêta devant elle alors qu'elle se tournait vers lui. Il y eut un moment de flottement puis il lui bondit littéralement dans les bras. Il la serra tout aussi fortement qu'elle pouvait le faire et lui dit à l'oreille :

- Merci Hermione. Tu es la plus… la plus… la personne la plus merveilleuse au monde. Tu verras, je vais remonter toutes mes notes et comme ça, tu pourras être fière de moi. Je promets de n'avoir que des « O » jusqu'à la fin de ma scolarité, de prendre toutes les options proposées, d'avoir toutes mes BUSE et tous mes ASPIC avec la mention maximale, assura-t-il avec force.

Il l'entendit laisser échapper un léger éclat de rire.

- Je veux juste que tu sois un garçon heureux, répondit-elle simplement.

- Et je le serai. Dès qu'on aura signé les papiers qui disent que tu peux me hurler dessus sans problème quand je fais des bêtises. Et même quand je n'en fais pas aussi si tu veux !

Hermione rigola de nouveau.

- Nous reparlerons de cela plus tard. Je pense, maintenant, qu'il faudrait que tu ailles étreindre ton père. Il a beaucoup souffert de ces derniers jours et si tu dois remercier quelqu'un ici, c'est lui.

Scorpius acquiesça, redevenant grave et s'écarta d'elle. Hermione lui adressa un sourire encourageant, essuyant, au passage, les quelques larmes qui s'étaient égarées sur ses propre joues. L'enfant ne s'embarrassa pas de cela lui-même et contourna Hermione avant de marcher jusqu'à son père. Il se tenait debout, les bras croisés sur sa poitrine. En arrivant face à lui, Scorpius baissa les yeux.

- Je suis désolé, Papa. Je ne savais pas. J'étais juste très…

- En colère.

- Oui. Et triste aussi. Surtout triste.

- L'es-tu toujours ?

L'enfant secoua la tête.

- Alors viens là.

Il lui ouvrit ses bras et son fils s'y réfugia. Ils restèrent dans cette position un moment puis Drago se rassit, posant les mains sur les épaules de Scorpius, face à lui.

- Il faut que tu comprennes que, comme je te l'ai dit, nous ne faisons pas ça uniquement pour toi. Ce que je veux dire c'est que je n'aurais jamais donné mon accord si Hermione avait accepté de faire cela seulement dans ton intérêt.

- Dans mon « intérêt » ? répéta-t-il, incertain.

- Le terme n'est pas le bon, excuse-moi. Je veux dire que je n'aurais pas accepté si ça devait conduire Hermione à être malheureuse.

- Je ne veux pas qu'elle soit malheureuse !

- Moi non plus. C'est pour cela que nous avons longuement discuté avant que je ne considère sa décision.

- Mais… comment tu peux être certain qu'elle ne sera pas malheureuse ? demanda Scorpius. Je ne veux pas que tu sois malheureuse à cause de moi, ajouta-t-il en se tournant vers Hermione, prenant conscience de ce que le terme « adoption » pouvait signifier pour elle.

- Je ne le peux pas, répondit son père. Ou plutôt ne le pouvait pas.

- Quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Hermione et moi avons fait un Serment Inviolable. Est-ce que tu sais ce que c'est ?

- Oui, souffla l'enfant, soudainement inquiet.

- Eh bien j'ai requis d'elle que nous en fassions un. Ainsi, si cette situation la dérange un jour et en n'importe quel point, elle aura l'obligation de m'en parler et ne pourra pas être tentée de laisser les choses se passer tout en s'oubliant elle-même. Cela fonctionne également si elle ressent de nouveau de la culpabilité vis-à-vis de notre… couple.

Scorpius médita un instant sur ses paroles.

- Tu as eu raison Papa, affirma-t-il très sérieusement.

Son père lui adressa un regard éloquent.

- Et maintenant, va enlacer ta grand-mère qui meurt d'envie de m'étrangler depuis que tu ne lui envoies plus de lettre, dit son père sur le ton de la plaisanterie – ou peut-être pas finalement...

- Tout de suite.

Scorpius alla serrer sa grand-mère dans ses bras tout en lui murmurant qu'il était désolé.

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- Bien. Maintenant que le principal a été dit, reprit son père, je propose que nous passions à table. Scorp', j'espère que tu n'as pas dîné car Micky t'as préparé son très célèbre ragoût.

- Mais… on va vraiment pouvoir manger ? s'étonna l'enfant. Ici ?

Hermione lui adressa un clin d'œil et son père appela l'elfe de maison qui se matérialisa devant eux.

- Quoi ?! Mais ça, ce n'est pas possible ! On ne peut pas transplaner dans l'enceinte de Poudlard ! Et puis d'ailleurs, comment vous avez fait pour venir ici ?! s'enquit-il vivement tandis que les adultes mettaient magiquement la table autour de lui.

- Les elfes ont des pouvoirs magiques particuliers, expliqua pédagogiquement Hermione. Quant à notre venue ici… disons que l'alliance Malefoy-Granger parvient – non sans mal peut-être mais y parvient tout de même - à déjouer les protections et autres enchantements du château, ajouta-t-elle en lui faisant un nouveau clin d'œil.

Les yeux brillants de reconnaissance et d'une certaine forme d'émerveillement de l'enfant passèrent d'elle à son père.

- Vous êtes géniaux !

- On sait, s'enorgueillit le Serpentard.

Hermione, qui passait derrière lui à ce moment-là, lui mit une petite claque à l'arrière du crâne.

- Ne dis pas n'importe quoi. Tu sais que je suis géniale. Toi… tu n'as fait que suivre mes instructions.

- Quoi ?! se récria le Serpentard. Je n'ai…

Scorpius n'écoutait déjà plus. Il se concentra seulement sur l'image que son père et Hermione renvoyait. Ils semblaient… différents. Ce n'était définitivement plus comme avant qu'il reparte à l'école, quelques semaines plus tôt, mais pas non plus comme avant qu'Hermione apprenne pour le « mensonge » de son père. Non, c'était encore différent de cela. Il y avait quelque chose en plus… Scorpius ne parvint pas à mettre le doigt dessus mais ce n'était pas très important.

Il capta le regard de sa grand-mère, tandis qu'Hermione et son père était toujours en train de débattre sur leur participation respective au plan « Joyeux anniversaire Scorpius ». Narcissa lui adressa un large et sincère sourire auquel il répondit.

- Et si on dînait, intervint-elle alors en se tournant vers les deux « adultes ».

- Bien sûr, Narcissa. Dès que votre fils aura admis qu'il a tort.

- Tu dis vraiment n'importe quoi, Granger, ricana le blond en commençant à servir le ragoût. C'est moi qui ait eu l'idée du plan « Joyeux anniversaire Scorpius » !

- Pardon ?! s'époumona la jeune femme en lui piquant la louche des mains afin de le servir à son tour. C'est toi qui a suggéré qu'on lui fasse la surprise de venir à Poudlard ce week-end tous les trois, peut-être ? C'est toi qui a pensé à la Salle sur Demande ? C'est toi qui…

Scorpius vit son père placer un doigt sur la bouche d'Hermione pour la faire taire. Il lui adressa un sourire « Malefoy » auquel elle répondit en levant les yeux au ciel. Il récupéra son assiette, à présent pleine, la remercia et finit par la « libérer ».

La Gryffondor lui lança un regard torve mais n'ajouta rien. Comme s'ils se souvenaient soudain qu'ils n'étaient pas seuls, les deux… amoureux pivotèrent la tête vers Narcissa et lui avant d'afficher, de concert, une moue d'excuses. Scorpius leur sourit en retour. Les voir ainsi était très certainement le deuxième plus beau cadeau d'anniversaire de la planète.

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Après le plat de résistance, Micky apporta un imposant gâteau à étage qu'elle déposa devant un Scorpius qui salivait déjà. Hermione sortit sa baguette magique, de même que son père et tandis que ce dernier éteignait les lumières, la Gryffondor allumait les mèches des douze bougies disposées dessus.

- Fait un vœu, lui rappela sa grand-mère, à sa droite, tandis qu'Hermione attrapait son appareil photo.

Un peu surpris, le Serdaigle releva les yeux vers cette dernière.

- Pour l'album, dit-elle simplement en lui faisant un clin d'œil.

Il eut un grand sourire et souffla ses bougies avec enthousiasme, ancrant son souhait dans un coin de son esprit.

- Joyeux anniversaire ! s'exclamèrent les trois adultes.

- Merci, souffla Scorpius, qui peinait un peu à réaliser ce qu'il était en train de vivre.

Ils dégustèrent ensuite le délicieux gâteau préparé par l'elfe de maison - auquel les trois adultes avaient également apporté leur concours respectif - puis son père lui proposa une « visite » de sa nouvelle demeure.

- Tu veux dire que… toute la maison est apparue ?! s'étonna-t-il en aidant Hermione à rassembler la vaisselle pour la confier à Micky.

- Oui. Même le jardin, confirma le Serpentard.

- Wow ! C'est… géant ! souffla un Scorpius médusé.

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- Tu ne viens pas, Grand-Mère ? s'enquit le Serdaigle en voyant que Narcissa ne les suivait pas hors du séjour.

- Non, répondit-elle simplement en lui adressant un sourire.

Il n'insista pas et se retourna vers son père et Hermione qui patientaient dans le hall d'entrée.

- Au rez-de-chaussée nous avons seulement la grande pièce à vivre, que tu as pu voir, et la cuisine, ici, expliqua-t-elle tandis qu'ils pénétraient dans une nouvelle pièce très lumineuse.

En voyant le soleil filtrer au travers des larges fenêtres, un détail – qui n'en était pas vraiment un au vu de son importance – frappa Scorpius.

- Mais, attendez, comment est-ce qu'il peut y avoir du soleil ?! Nous sommes au milieu de la soirée !

- Tu peux demander tout ce dont tu as besoin à la Salle sur Demande, le renseigna son père. Et nous voulions que tu puisses te rendre compte par toi-même de la luminosité puisque c'était – Hermione arrête-moi si je me trompe – le premier critère sur ta liste.

La Gryffondor hocha la tête pour appuyer ses dires et Scorpius les regarda alternativement. Il était tout bonnement… sidéré.

Il se mit alors à détailler son environnement. La pièce était effectivement très lumineuse et spacieuse. Les meubles étaient en bois clair et patiné et de grandes dalles de carrelage tapissaient le sol. Dans un coin, il y avait une table d'une taille conséquente mais tout de même beaucoup moins imposante que celle de la salle à manger.

- Tu as acheté de nouveaux meubles ? demanda Scorpius à son père en passant sa main sur le plan de travail.

- Oui et non. Tu n'as pas reconnu le mobilier dans le salon ?

- Euh… À vrai dire, je n'ai même pas pris le temps de le regarder, se rendit compte l'enfant.

Il avait été tellement chamboulé par les nouvelles qu'on lui avait apprises qu'il n'avait absolument pas prêté attention à la décoration et à l'environnement. La preuve en était qu'il n'avait même pas remarqué que l'on avait l'impression d'être en pleine journée alors qu'il était près de vingt-deux heures.

- Ce n'est pas grave, le rassura doucement Hermione. Nous allons repasser par là avant d'aller à l'étage.

Scorpius acquiesça et les suivit. Narcissa fut surprise de les voir réapparaître si rapidement mais ne commenta pas tandis que le Serdaigle jetait un coup d'œil circulaire à la pièce. Il vit une large cheminée et reconnut, effectivement, certaines pièces du mobilier qui avait garni la pièce à vivre du Manoir, tels que le canapé ou quelques fauteuils, entre autres. En revanche, la table en bois sombre sur laquelle ils avaient dîné lui était inconnue, de même que les chaises et aussi…

- C'est bien une… ?

- Oui, le coupa son père en grimaçant légèrement.

- Cooool ! Comme ça, on n'aura plus à la faire venir de France à chaque fois. Merci !

- Hum, grommela le Serpentard avec humeur. Remercie Granger plutôt, c'est elle qui a insisté.

Stupéfait, Scorpius se tourna vers la jeune femme.

- C'est vrai ?!

- Oui, répondit-elle. Ce n'était pas sur ta liste mais j'étais certaine qu'avoir une télévision ici te ferait plaisir.

Voilà pourquoi Hermione était la mère parfaite pour lui !

- Cooool ! répéta-t-il. Merci Hermione !

- De rien, rigola-t-elle.

- Ouais, enfin elle ne restera pas là quand tu seras à Poudlard, ajouta Drago, visiblement agacé.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Parce que c'est moche et que ça prend de la place inutilement.

Son fils arqua un sourcil avant d'échanger un regard avec Hermione qui lui fit clairement comprendre qu'il ne servait à rien d'essayer de comprendre… Drago Malefoy étant et restant Drago Malefoy…

Finalement, Scorpius haussa les épaules, décidant que ça n'avait pas tellement d'importance.

- On va voir le reste ? proposa-t-il.

Les adultes acquiescèrent.

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Ils montèrent au premier étage et son père le mena sur sa droite, dans une immense pièce qui n'était nulle autre que la bibliothèque qu'il avait requise. Ensuite, il lui présenta la chambre attitrée de Narcissa lorsqu'elle viendrait chez eux. La décoration, dans les tons bleus et blancs, était très raffinée et elle possédait sa propre salle de bain. Tous les trois retraversèrent ensuite le couloir dans l'autre sens, passèrent devant l'escalier puis s'arrêtèrent devant une unique porte. Drago l'invita à entrer et le Serdaigle ne se fit pas prier. Comme il l'avait prédit, il se retrouva dans la chambre de son père. Une chambre très lumineuse mais, paradoxalement, décorée dans des teintes plutôt sombres. Scorpius s'avança ensuite dans la salle de bain attenante et son regard s'arrêta sur plusieurs détails qui firent immédiatement naître un sourire sur ses lèvres. Il demeura toutefois silencieux et poursuivit sa visite, son sourire s'élargissant après qu'il eut jeté un coup d'œil au dressing.

Ils montèrent ensuite au deuxième étage. Un étage que son père présenta comme étant le « sien ». Surpris, mais surtout de plus en plus impatient, Scorpius poussa une première porte qui le mena à une chambre d'une taille raisonnable mais qui était bien plus petite que celle de Narcissa et, par extension, celle de son père. Il en découvrit une autre, identique et à la décoration tout aussi neutre que la première, un peu plus loin. Hermione le mena ensuite dans une salle de bain qui était, elle, plus large que celle de son père et de sa grand-mère.

- Il y a une baignoire mais il y a également une douche, lui annonça Hermione en lui pointant la douche à l'italienne en arrière-plan.

- Ah ! Tant mieux, sourit l'enfant.

La Gryffondor lui rendit son sourire tandis que son père levait les yeux au ciel. Scorpius ne connaissait pas la raison de cette étrange réaction mais se garda bien de poser la question.

- Et voilà… Il ne reste plus que ta chambre à présent, l'informa la jeune femme tandis qu'ils ressortaient tous de la pièce d'eau.

L'impatience de Scorpius avait atteint alors son paroxysme et il ne se fit pas prier pour ouvrir la porte devant laquelle on le mena. Il pénétra dans la pièce comme une balle et se mit aussitôt à la détailler. Plusieurs détails lui sautèrent aux yeux. Comme le fait que…

- J'ai… Nous avons décidé que, quitte à changer le mobilier, autant prévoir sur le long terme. D'où le lit double, expliqua son père qui se tenait dans l'embrasure de la porte, Hermione à ses côtés.

Incapable de parler, Scorpius acquiesça simplement avant de continuer à observer sa nouvelle chambre. Les meubles qu'il possédait au Manoir avaient tous été remplacés pour quelque chose de beaucoup moins enfantin et surtout plus neutre.

- Nous ne savions pas vraiment ce qui te ferait plaisir alors nous avons été au plus basique. Mais Hermione – qui s'y connaît bien plus que moi en matière de Métamorphose et de Sortilèges – m'a expliqué être en mesure de faire des modifications de couleur et de forme pour que tout soit à ton goût. Et ça vaut aussi pour la décoration murale, poursuivit son père.

Le Serdaigle acquiesça distraitement une nouvelle fois, tournant la tête dans tous les sens. Sa chambre était peut-être « basique » mais Scorpius l'adorait. Il appréciait les choses simples et son père ainsi qu'Hermione avaient très bien choisi son nouveau mobilier. Il se dirigea ensuite vers son dressing privatif et remarqua que toutes les affaires qu'il n'avait pas apportées à Poudlard y étaient consciencieusement rangées.

Il s'apprêtait à aller remercier comme il se devait les deux adultes se tenant toujours à l'entrée de la pièce, lorsque son regard tomba sur quelque chose qu'il n'avait tout d'abord pas remarqué. Il s'approcha de son bureau et son cœur se serra brusquement lorsque que ses yeux se posèrent sur des photographies accrochées contre le mur.

- C'est Hermione qui en a eu l'idée, souffla le Serpentard dans son dos.

Scorpius s'arracha à sa contemplation et se retourna vers eux.

- Et ton père m'a aidée. On espère que ça te plaît, ajouta la Gryffondor avec humilité.

Toujours muet, l'enfant regarda encore quelques instants les clichés accrochées à un petit câble flottant contre le mur. Il y vit beaucoup de celles qu'ils avaient prises en Islande. Lui devant le Strokkur, lui et Hermione, lui et son père, Hermione seule, son père seul – qui faisait la tête d'avoir été pris en photo –, eux trois tellement emmitouflés qu'on ne parvenait presque pas à distinguer qui ils étaient – photo prise par leur moniteur de motoneige – mais également Narcissa lorsqu'elle était jeune ainsi qu'une photo plus récente. Le regard de Scorpius accrocha finalement la dernière photographie magique et il ne put s'empêcher de la détacher pour la regarder de plus prêt.

Hermione et son père y étaient représentés, debout l'un près de l'autre. Ils se tenaient sur le perron devant une large porte que Scorpius identifia comme étant celle de sa nouvelle maison. Tous les deux souriaient. Hermione avec beaucoup de franchise et son père avec un peu plus de réserves, mais son sourire était tout de même bien présent. Ce dernier avait passé un bras autour de la taille de la jeune femme qui, elle, lui adressait un petit signe de la main par le biais du cliché. Tout aussi abasourdi qu'euphorique par ce qu'il avait sous les yeux, Scorpius releva la tête vers les deux protagonistes qui, consciemment ou non, avaient adopté la même position que sur la photo, le signe de la main en moins. Ni une, ni deux, il bondit du lit sur lequel il s'était assis sans même s'en rendre compte et leur sauta littéralement dans les bras.

- Ça te plaît ? demanda Hermione.

- C'est…

Scorpius chercha un qualificatif pour décrire la joie qu'il pouvait ressentir mais n'y parvint tout simplement pas. Alors il les serra un peu plus fort, ses… son père et sa « presque-maman » lui rendant son étreinte. Lorsqu'il les relâcha finalement, Scorpius avait les yeux brillants, de même qu'Hermione. Son père, quant à lui, arborait son éternel masque d'impassibilité mais l'enfant descella tout de même beaucoup d'émotion dans son regard.

Il alla reposer la photo de ses deux presque-parents avec les autres puis se retourna de nouveau vers eux. Il capta un échange de regard et les mines soudainement graves qu'ils affichèrent firent fondre son sourire.

- Assieds-toi, s'il-te-plaît, lui dit alors son père en lui désignant son lit d'un mouvement du menton.

Inquiet, Scorpius s'exécuta tandis que les deux adultes prenaient place face à lui. Ce fut son père qui parla. Il commença par lui tendre un pli dont le Serdaigle s'empara après une seconde d'hésitation.

- Ce sont des photographies de ta mère, Astoria, et de ton grand-père, Lucius. Nous ne savons pas si… si tu souhaiterais les joindre aux autres ou non, alors nous préférons te laisser le choix. Quoiqu'il en soit, sache que ni ta grand-mère, ni Hermione, ni moi ne voyons d'inconvénients à ce que tu les accroches également.

Scorpius hocha lentement la tête, un peu perdu. Il fit glisser les clichés sur ses genoux et commença à les regarder. Aucune des photographies ne représentait une personne heureuse. Sa… mère était soit hautaine, soit colérique, soit… rien d'autres en fait. Quant à son grand-père, il affichait toujours cet affreux masque d'impassibilité qui était encore plus marqué que celui que son père pouvait parfois arborer et qui donnait simplement l'impression qu'il ne ressentait absolument rien du tout. Les deux dernières photographies représentaient alternativement Narcissa et Lucius ainsi que Drago et Astoria à leur mariage respectif. Sur aucune des deux photos Scorpius ne détecta l'amour et le bonheur qu'il avait pu voir transparaître de celle où étaient représentés son père et Hermione devant la nouvelle maison.

Il demeura immobile quelques secondes supplémentaires puis rangea les clichés dans l'enveloppe avant de se lever de son lit. Sous les yeux légèrement anxieux des deux adultes, il s'approcha de son bureau. Il ouvrit le premier tiroir et y déposa simplement les photos avant de le refermer. Il regarda ensuite son père.

- Merci de me les avoir données, lui dit-il très sincèrement.

Un maigre sourire naquit sur les lèvres du Serpentard qui inclina légèrement la tête.

- Veux-tu que nous te laissions seul un moment ? suggéra Hermione qui dû se rendre compte que cela faisait vraiment beaucoup d'émotions pour une seule soirée.

Scorpius secoua légèrement la tête.

- On peut redescendre voir Grand-Mère ?

- Bien sûr.

.

- Alors ? s'enquit Narcissa lorsqu'ils arrivèrent.

- Je l'adore, répondit Scorpius en lui souriant.

- Je m'en doutais. Voulez-vous boire quelque chose ? proposa-t-elle en leur désignant la table basse sur laquelle avait été placées quatre tasses, une théière d'eau chaude, de la tisane ainsi qu'une bouteille de Whisky-Pur-Feu.

Scorpius et ses deux presque-parents hochèrent la tête d'un même mouvement avant d'aller s'asseoir sur le canapé et dans les fauteuils. Contre toute attente, Scorpius vit son père s'occuper du service mais surtout ne pas toucher une seule fois à l'alcool. L'enfant lui adressa un grand sourire auquel le Serpentard répondit, avec tout de même légèrement moins d'enthousiasme.

Ils burent leur décoction en silence quand, soudain, Scorpius s'exclama :

- Je ne peux pas rester là ! Mes camarades de dortoir vont se rendre compte que…

Son père le coupa d'un mouvement de la main.

- Hermione et moi nous sommes occupés de ce « détails », personne ne remarquera ton absence, le rassura-t-il.

Scorpius arqua un sourcil.

- Alors je peux rester ici t…

- Toute la nuit, oui, acheva la Gryffondor.

- Mais… et vous ?

- Nous resterons ici, avec toi, jusqu'au matin. Sauf si tu veux retourner dans ton dortoir ou profiter de la « fausse maison » pour faire des bêtises toute la nuit…, lui dit Hermione en souriant.

Scorpius s'apprêtait à dire quelque chose mais fut interrompu par son père.

- C'est comme ça que tu comptes éduquer mon fils ? En l'encourageant à faire des « bêtises toute la nuit » ? l'apostropha-t-il, tout de même sur le ton de l'humour.

Le Serdaigle observa Hermione avec un peu d'appréhension mais cette dernière resta parfaitement calme.

- Tant que les papiers ne seront pas signés, je ne me sentirais absolument pas coupable de le faire, répondit-elle sur un ton détaché avant de prendre une nouvelle gorgée de sa tisane.

Drago leva les yeux au ciel et Scorpius en profita pour demander :

- Et nous pourrons les signer quand, ces papiers ?

Le silence tomba sur le salon.

- Je te l'ai dit, Scorp', nous allons tout d'abord devoir en discuter tous ensemble, nous laisser le temps de la réflexion et surtout nous assurer que c'est bien ce que tu veux.

- C'est ce que je veux, assura Scorpius avec force à l'attention de son père.

- Hum… De toute façon, nous ne pouvons rien faire tant que tu es à Poudlard…

- Alors pendant l'été ?

- On verra, Scorpius.

L'enfant fronça les sourcils.

- On pourrait « discuter » maintenant. Comme ça, on pourra directement aller signer les papiers dès que je rentrerai à la maison pour les vacances, suggéra-t-il.

Un sourire naquit sur tous les visages.

- On peut commencer à en discuter si tu le souhaites mais nous tenons à ce que tu prennes le temps de la réflexion, argumenta son père.

- Oui, oui, répondit rapidement Scorpius. Alors, de quoi doit-on « discuter » ? poursuivit-il avec beaucoup d'entrain.

- Eh bien…

- Oh attendez, j'ai une question avant, interrompit-il son père.

- Oui ?

- Hermione m'a plus ou moins fait comprendre qu'elle ne vivait pas ici…

- Et c'est le cas, confirma la Gryffondor.

Scorpius tourna la tête dans sa direction, arquant un sourcil avec scepticisme.

- Alors pourquoi est-ce qu'il y a deux brosses à dents et tes produits dans la salle de bain de mon père, tes vêtements dans le dressing et deux réveils dans la chambre ? l'interrogea-t-il.

- Euh…

Elle sembla mal à l'aise et il remarqua que les deux autres semblaient plus amusés qu'autre chose.

- Hermione et moi ne vivons pas tout le temps ensemble, expliqua finalement Drago en voyant que la jeune femme ne répondait pas. Elle a toujours son appartement à Londres et ne vient ici que quelques jours par semaine. Je te l'ai dit, nous sommes dans une sorte de période « d'essai ».

Scorpius se garda bien de lui dire que, de son point de vue, les choses semblaient aller bien au-delà d'une simple « période d'essai ». Ne voulant froisser personne, il préféra relancer la conversation sur le sujet « adoption ».

OoOoOoO

- Mais, Papa ? l'interpella Scorpius alors que son père allait quitter sa chambre après lui avoir souhaité une bonne nuit.

- Oui ? répondit-il en se retournant.

Scorpius se mordilla la lèvre, un peu indécis.

- Qu'est-ce qu'il y a ? insista Drago en fermant la porte de la chambre avant de refaire quelques pas dans sa direction.

- Eh bien… Tu sais, je veux vraiment, vraiment, vraiment qu'Hermione devienne ma mère adoptive mais…

- Mais ?

- Mais… tu ne crois pas que ça va poser quelques… problèmes ?

- Eh bien c'est pour ça que nous voulons discuter de tout ceci ensemble avant de prendre la moindre décision, expliqua son père en s'asseyant à son tour sur le lit, près de lui.

Scorpius secoua la tête.

- Non, pas ce genre de problèmes. Je pensais plutôt à des problèmes avec… les autres personnes.

Drago haussa un sourcil, l'invitant tacitement à exprimer le fond de sa pensée.

- Bah… je sais que, par exemple, les amis d'Hermione n'étaient pas vraiment… contents quand vous deux vous êtes devenus… euh… enfin tu vois quoi et, à mon avis, ils seront tout aussi mécontents quand ils apprendront pour… moi. Peut-être même qu'ils ne voudront plus lui parler ou… qu'elle changera d'avis… ou…, bredouilla-t-il.

Son père le coupa en levant la main vers lui.

- C'est pour cela que nous en avons également discuté avec eux.

- Ah oui ?

- Oui. Tu n'as pas entendu quand je te l'ai dit, un peu plus tôt ?

- Euh… si. J'avais oublié, avoua Scorpius dont l'esprit lui donnait l'impression d'être une vieille éponge usée qui ne retenait plus grand-chose.

Le Serpentard eut un mince sourire.

- Hermione avait besoin de leur avis, c'était important pour elle.

- Je comprends. Et ils ont vraiment été d'accord ?

- Eh bien… oui.

- C'est très…

- Inattendus ? Je sais.

- Pourquoi tu penses qu'ils ont été d'accord ? demanda Scorpius.

- Parce que je pense qu'ils savent que ça la rendra heureuse et qu'ils veulent qu'elle le soit.

- Tu crois vraiment que ça la rendra heureuse ?

- Oui, répondit catégoriquement son père. Au début, je pensais qu'elle se sentait juste… coupable vis-à-vis de toi ou quelque chose comme ça mais elle m'a prouvé, ces derniers temps, que ça allait bien plus loin. Elle a tout autant besoin de nous que nous avons besoin d'elle dans nos vies.

Il semblait à Scorpius que son père ne lui avait jamais parlé avec autant de sincérité et de franchise et qu'ils n'avaient jamais eu une conversation aussi sérieuse.

- Mais qu'est-ce que tu crois que les autres personnes vont penser ? Je veux dire… après tout, ça ne fait qu'un peu plus d'un an que ma mère biologique, le mari et la fille d'Hermione sont… décédés, reprit l'enfant au bout d'un moment.

- Et est-ce que tu penses que les chose seraient différentes si cela faisait plus longtemps ? Est-ce que tu penses que l'envie que tu as qu'on forme une vraie famille s'atténuerait ou deviendrait plus forte ? l'interrogea son père.

- Non. Enfin, si, elle deviendra forcément plus forte mais je n'ai pas envie d'attendre.

- Et nous non plus.

- Mais…, commença Scorpius, un peu confus.

- Tu sais, le coupa doucement Drago. Il y aura certainement beaucoup d'incompréhensions et de la part de beaucoup de personnes. D'ailleurs, comme nous te l'avons expliqué tout à l'heure, obtenir qu'Hermione t'adopte sera très certainement difficile d'un point de vue juridique en considération de la situation. Mais, tous autant que nous sommes dans cette… famille, nous avons vécus tellement d'horreurs que je pense qu'il est parfaitement légitime que nous ne cherchions simplement qu'à être heureux. Peu importe avec qui ou quand.

Scorpius écouta les paroles de son père puis fronça légèrement les sourcils avant de relever les yeux vers lui, un petit sourire amusé aux lèvres.

- Ça n'est pas de toi ça, n'est-ce pas ?

- Pas vraiment, rigola son père.

- Hermione ?

- Hermione et ta grand-mère, confirma-t-il. Et je vais faire comme si tu ne venais pas, plus ou moins, de sous-entendre que j'étais moi-même incapable de faire des déclarations pleines de bon sens.

Scorpius afficha une expression moqueuse.

- Alors vous êtes vraiment de nouveau amoureux ? demanda-t-il quelques secondes plus tard.

Son père ne répondit pas, se leva de son lit avant de se diriger vers la sortie. Il se retourna vers lui au moment de fermer la porte.

- On n'a jamais cessé de l'être. Hermione était juste trop… têtue pour le reconnaître, dit-il en lui faisant un clin d'œil. Bonne nuit.

- Bonne nuit Papa, répondit Scorpius.

Drago referma la porte et le laissa seul dans la réplique exacte de sa nouvelle chambre. Tout d'abord un peu perdu, Scorpius se rendit dans son dressing pour passer un pyjama puis se glissa dans les draps de son grand lit avant de se plonger dans le noir le plus total. Il demeura sur le dos un long moment, les yeux ouverts et fixant le plafond qu'il ne voyait pas.

Il se remémora sa journée. Si on lui avait dit, le matin-même, qu'en se couchant ce soir-là il serait plus proche qu'il ne l'avait jamais été d'avoir, enfin, une véritable famille, Scorpius aurait bien rit. Pourtant, c'était bien ce qu'il semblait être en train de lui arriver. Il allait peut-être enfin savoir ce que ça faisait d'avoir deux parents qui s'aimaient et qui l'aimaient. Peut-être…


Alors ?! Qui veut faire un GROS BISOU à son auteure préférée (:D) pour avoir arrangé la situation d'un coup de baguette ? Hein ? Personne ? Bah pourquoi ?! :O Ah cause de « Peut-être... » ? Mais on s'en fout totalement de ça ! Vous me connaissez, moi, je ne peux pas m'empêcher de vouloir coller du suspens PARTOUT ! ^^ Alors, un bisou ? Toujours pas ? Bon, bon... JE BOUDE DANS CE CAS !

BREF ! Je vous retrouve bah… la semaine prochaine pour... pour... Ok, je suis tout bonnement INCAPABLE de l'écrire (encore) alors je dirais simplement : « à la semaine prochaine » et puis c'est tout parce que je suis trop émotionnée de ouf, que je suis ridicule et voilà !

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UNE P'TITE REVIEW ?

Siouplaît ? (Nouveaux, nouveaux yeux du chat pot-lusse… ^^)

À vot' bon cœur !

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Rendez-vous samedi soir sur la page FB pour le titre de l'ultime chapitre… Plein de gros bisous,

Chalusse-qui-vous-aime !

PS : L'humour bien pourri que vous avez senti est le moyen que j'ai trouvé de ne pas tomber dans le larmoyant en me disant que c'était presque la nouvelle... f... f... la... *** et que... bah vous allez trop me manquer et tout et tout alors... voilà ! Sortez les mouchoirs pour la prochaine note de chapitre ^^.