Salut les wolfies! Comment ça va?
Désolée pour ce retard d'une semaine, j'avais des petits soucis de connexions lundi dernier! Voici donc le deuxième chapitre de l'arc de l'épisode 7. Une petit surprise vous y attend!
Comme toujours, les séduisants louloups ne m'appartiennent pas (c'est pas faute de le vouloir)!
Place aux RAR:
Bienvenue à Mimi-Sterek, Rinma97, bendied, NathDW, SiathYoukai,x3-fanfiction-x3 et Silver-Angell (Yeahh! Ca y est tu les auras en avant première par rapport au fow!). Merci pour vos ajouts follow et favorite!
Merci encore à salkuraetsasuke, EvilAngel38, Helfyra et toshinou, qui continuez à me suivre semaine après semaine. Vos reviews me font vraiment plaisir et me motivent à plein régime.
Je vous adore mes wolfies!
When books make me aware!
Et c'est partie pour une séance bibliothèque à mourir d'ennuis. Je crains toujours le pire avec Harris. Il est capable de nous faire passer la poussière sur chaque tranche de chaque livre de chaque étagère de chaque rangée sans oublier la réserve, évidemment. Ce sadique peut aussi nous demander de tout réorganiser selon des normes précises et loufoques qu'il aura fait en sorte de rendre incompréhensible, juste pour nous. En sommes, je la sens super mal cette retenue !
Et Jackson qui la ramène pour bien rappeler qu'il y a une injonction restrictive qui nous empêche de l'approcher à moins de quinze mètres. C'est une injonction restrictive pour t'empêcher de l'ouvrir que nous on devrait avoir !
Du coup Scott et moi, nous nous retrouvons déplacés sur la table d'à côté. Genre ! Ca ne doit même pas rajouter un mètre de distance. Mais ça arrive quand même à bien nous emmerder, puisque nous sommes obligés de nous séparer d'Erica. J'avais eu l'infime espoir de mettre à profit cet enfer en la cuisinant à propos de ce qu'elle sait sur les parents biologiques de Jackson. Bah je peux faire une croix dessus ! Merci Jackson !
Cela dit, pour l'instant j'ai un autre problème à régler. Scott est en colère…mais genre méga- en colère. C'est comme si ça avait fait un RESET sur tous ses beaux principes. Maintenant, il veut tuer Jackson. Je crois bien qu'il veut le tuer lentement d'ailleurs. Oui…vu son regard, s'il parvient à le choper et à se contrôler suffisamment, il se fera un plaisir de lui arracher toutes ses dents pointues de lézards sanguinaires, une par une !
J'essaye de lui rappeler ce qu'il avait lui-même décidé de faire. Le fameux plan que je trouvais franchement dangereux, mais en même temps, il avait raison. Jackson — je n'arrive pas à croire que je vais dire ça— n'est pas vraiment coupable. Il n'est pas conscient de ses actes. Et puis, le tuer ne résoudrait pas le problème que nous cause le psychopathe qui le contrôle.
Mais, comme toujours, quand Scott a une idée en tête, c'est très dur de l'y déloger. Pour une fois que Scott reconnais que j'avais raison, je regrette que ce soit le cas ! Le rôle du Bad Guy qui veut tuer tout le monde, ça ne lui va pas. C'est plutôt celui de Derek. Ah ? Quand on parle du loup, on en voit le bout de la queue….Non ! Je ne viens pas de penser à ce que je viens de penser. Enfin si puisque j'y ai pensé. Mais je n'arrive pas à croire que j'ai pensé à ce que je viens de penser. Comment j'ai pu penser à ça. Et puis, ça serait bien que j'arrête de penser que j'y ai pensé, parce que ça me fais repenser à ce que j'ai pensé. Et whoa….ça donne chaud….Qui aurait cru qu'une simple expression pouvait avoir de telle conséquence ! Est-ce que le fait que j'ai pensé à cette…hum…je dois être vraiment atteint.
— « Stiles ?
— Queue ?
— Tu viens d'avoir un bug monstrueux…
— Désolé, je…j'essaye de mettre en ordre ce qu'on sait… »
Ouf…je l'ai échappé belle. Je suis d'ailleurs probablement un peu rouge…Heureusement que Scott a pris mon « queue » pour un « que » interrogatif… Bon, tout ça parce que j'ai reçu un sms. Depuis quand Derek m'envoie des sms d'ailleurs ?
« Est-ce que ça va ? »
C'est étrange, mais en même temps, je me sens soudainement plus détendu, plus serein. Le sentiment de sécurité qu'il me procure, même à travers un simple texto, est vraiment hallucinant.
« Ca dépend du point de vue j'imagine. »
« Tu es en vie. »
« De ce point de vue là oui, ça va. »
« Et tu respire. »
« Scott est déjà sur les nerfs. Je ne vais pas m'y mettre aussi. Un sur les deux qui part en ville c'est déjà bien suffisant. »
« Un souci ? »
« Jackson a essayé de draguer Allison ? Techniquement, ce n'est pas un vrai souci… mais bon, Scott est…enfin c'est Scott quoi. Dès qu'il s'agit d'Allison….tu sais comment il est. »
Pas de réponse. Ah ? Il a du retourner à ses occupations. Sans doute voulait-il savoir si j'allais être en rogne qu'il ait envoyé Erica. Même si je ne vois pas pourquoi ça le gênerait que je sois en rogne. C'est vrai, concrètement, il s'en fiche de mes états d'âme ou de mon état tout court. Mais pourquoi il ne répond pas ?
« Derek ? T'es mort ? »
« Tu écris presque autant que tu parles. »
« Tu espérais pouvoir te passer de mes babillages en utilisant des textos ? Loupé ! »
— « Monsieur Stilinski, votre téléphone ! »
Arf ! Fais chier ! Harris abuse là ! Bon, j'ai le temps que pour un sms super court…
« fck H ! ph off ! »
Bon, bah voilà, maintenant je ne sais pas quoi faire de mes mains. Je grogne. C'est un réflexe. Décidément, ces loups-garous déteignent vraiment sur moi. Je soupire en observant nos « codétenus » et je bloque un peu sur Matt. Ce type ne m'inspire vraiment pas confiance. Alors j'essaye de partager cela avec Scott. Après tout, si il y a bien deux heures de vidéos qui ont disparues de l'enregistrement de Jackson, il est bien possible que ce soit lui le coupable. C'est sa caméra et il est doué avec la vidéo.
Scott fait remarquer qu'il est celui qui a déterminé qu'il manquait des heures, mais je suis persuadé que cette petite révélation a justement été faite pour détourner les soupçons. Le problème c'est que quand il me demande pourquoi, je n'ai aucun argument à lui donner…excepté :
— « Il est mauvais. »
Scotty essaye de me raisonner. C'est vrai que je ne l'aime pas, mais ce n'est pas juste ça. Il y a vraiment quelque chose qui me gêne chez lui. Mais je n'arrive pas à convaincre mon loup-garou de meilleur ami. C'est à ce moment là que Jackson se lève, soudainement pris d'une violente migraine il semblerait. Il sort de la pièce pour aller aux toilettes et Harris le suit.
— « Personne ne quitte son siège. »
Mais oui, compte là-dessus ! Evidemment, dès que la porte est refermée, Scott et moi nous levons et rejoignons Erica. Par chance, Erica meurt d'envie de nous montrer qu'elle en sait plus que nous et du coup, nous n'avons pas à insister beaucoup. En même temps, elle n'a rien à gagner à nous cacher des informations. Derek se fiche que l'on sache ces choses là. IL veut juste éliminer le Kanima. En même temps, concrètement, il n'a pas tort. Après tout, même si Jackson n'en a aucun souvenir, il a tué des gens.
Erica, intriguée elle aussi, décide de fouiller la boîte mail de son père pour en apprendre plus sur la mort des parents de Jackson et l'héritage qu'il va recevoir à ses 18 ans. A cet instant, nous entendant la voix de Madame Argent convoquant Scott au bureau du principal. Scott et Allison semblent tus les deux arrêter de respirer et j'avoue que moi-même, j'ai un mauvais pressentiment.
Je remarque à peine le retour de Jackson. Je le remarque, évidemment, il ne faut pas abuser non plus, c'est toujours un prédateur, mais là, ce que découvre Erica, c'est une vraie mine d'or. L'accident à eu lieu la veille de la naissance de Jackson, autrement dit, ils ont fait naître Jackson alors que sa mère était mourante, ou peut-être même morte. Tu m'étonnes qu'il soit perdu !
Et ce sadique de Harris nous joue encore un tour. Après s'être assuré que nous l'avions tous vu se préparer au départ, le voilà qui nous annonce que nous devons ranger tous les livres utilisés dans la journée ou je ne sais combien de jours. Et tu ne pouvais pas nous donner cette mission dès notre arrivée ? ! Enfin, en même temps, s'il l'avait fallait nous n'aurions pas appris tout ça avec Erica…
Nous sommes déjà en train de refaire les rayonnages quand Scott nous rejoint. Je leur explique notre découverte et les conclusions qui en ressortent. Etait-ce vraiment un accident ? Ou était-ce intentionnel ? Et dans ce cas, est-ce en relation directe avec le Kanima ? Oui, sans doute, ça explique pourquoi il n'est pas devenu loup, mais et celui qui le contrôle ? La question commence à se poser de savoir si nous devons lui parler de cela ou non. Scott, lui, ne se pose pas la question bien longtemps. Il est fonceur et c'est pour cela que c'est mon meilleur pote, mais des fois, j'aimerais vraiment qu'il réfléchisse un peu plus aux conséquences de ses actes, parce que bibi prend toujours aussi cher que lui !
Tout à coup, tout se met à trembler et les lumières explosent les unes après les autres. J'entends Scott appeler Erica, et l'inquiétude dans sa voix m'informe qu'il essaye de la prévenir. Le serpent est de retour et il est vraisemblablement en colère. En sentant une secousse plus forte, je me jette sur Allison pour la protéger du mieux que je peux des débris et des livres qui nous tombent dessus. Je ne sais pas exactement ce qu'il se passe mais quand je vois Scott atterrir après avoir été propulsé par Jackson, je lui signale qu'Allison et moi sommes juste à côté.
En face de nous, Jackson est debout, immobile à côté d'un tableau noir. Il semble complètement à l'ouest, vide, comme un pantin. Comme une marionnette, sa main se lève et pose une craie sur le tableau, sans grande délicatesse, et il se met à écrire, sans même regarder le tableau. Sa bouche est ouverte et ses étranges yeux fixent un point inconnu. Mmh ! Quel accueillant message : « Restez hors de mon chemin ou je vous tuerai tous. ». Voilà qui est encourageant ! L'instant d'après, Jackson quitte la salle en passant par la fenêtre de façon très lézardesque !
Nous sortons de notre pseudo cachette— un rayon de livres, ce n'est pas vraiment une cachette, soyons honnête— et en nous approchant du tableau et en observant les dégâts, je remarque Erica, au sol, en pleine crise d'épilepsie. Elle n'en a plus eu depuis la morsure, mais le poison du Kanima a du en déclencher une. Je me précipite aussitôt auprès d'elle et la prends dans mes bras. Scott me rejoint et Allison va voir l'état de Matt, touché par le Kanima. Il est encore en vie. Ouf. Quoi ? Ce n'est pas parce que je ne l'aime pas que je souhaite sa mort ! Même si je crois toujours qu'il est fautif. Enfin, je n'ai pas encore complètement éliminé cette possibilité. Après tout, si c'est lui son maître, il sait très bien que ce n'est qu'une paralysie.
Scott annonce que nous devons emmener Erica à l'hôpital mais elle refuse. Elle demande à n'être emmener que auprès de Derek. Scott l'ignore un instant, mais elle persiste. En même temps je la comprends. Il est son alpha. S'il a un tel pouvoir d'apaisement sur moi, je ne doute pas qu'il en ait aussi un sur ses bêtas. Mais Scott n'a pas l'air bien décidé à laisser Allison seule. Ca aussi je peux le comprendre, mais Jackson est parti là, et Erica est vraiment dans le mal ! Nous n'avons pas le temps pour les grands adieux. Surtout qu'il va la revoir. Euh, Scott ? Qu'est-ce que tu fous ? Où tu vas ?
Non, mais il se fou de moi ? Je l'entends dire à Allison qu'il reste près d'elle mais je ne peux pas transporter Erica tout seul moi. Elle s'agrippe à moi, alors je la sers un peu plus fort.
— « Je suis là. On va t'amener à Derek. Batman ne laissera pas tomber Catwoman. »
Elle esquisse un sourire qui se transforme aussitôt en grimace alors que les convulsions cessent. Pendant un instant, je me sens soulagé mais je comprends vite que le poison l'attaque malgré tout et qu'elle va mal. Je sors mon téléphone de ma poche et j'envoie un message à Derek.
« S.O.S. RDV rame.»
Et maintenant c'est Allison qui le retient sans le vouloir. Sérieux, les gars, on n'a pas le temps là ! Elle arrive à le convaincre, mais je crois que les gémissements de douleurs d'Erica le décident un peu aussi. Il revient enfin vers nous, laissant Allison prendre la suite en charge pour Matt. L'instant d'après nous étions dans ma Jeep, Erica à l'arrière.
Je l'entends encore gémir et Scott ne sait pas quoi faire, d'autant plus qu'il est encore contrarié d'avoir du laisser Allison derrière. Je suis mon instinct et tend ma main droite vers l'arrière pour prendre celle d'Erica.
— « T'inquiète. On arrive. Derek va arranger ça. »
Quelques minutes plus tard, nous arrivons au hangar et Derek est déjà là à nous attendre. Scott ne se pose même pas de question. Pour lui ça semble normal qu'il soit là. Il doit croire qu'il vit ici. Moi, je suis sûr que non. Il ne laisserait pas Isaac vivre ici de toute façon, j'en suis sûr.
Derek me lance un regard reconnaissant et je hoche la tête avant de le suivre jusque dans la rame. Il s'agenouille et me demande de soulever la tête d'Erica. Je m'exécute en lui demandant si elle est mourante. Il n'en sait pas vraiment plus que nous mais il annonce aussitôt que ça va faire mal. Comment ça, ça va faire MAL ! Oh ! Derek, qu'est-ce que tu fous ?! Il s'explique. Oui, certes, mais, est-ce qu'il n'y avait pas une autre solution ? Et le voilà qui appuie. J'ai mal pour elle alors je la sers plus fort contre moi. Scott est sans voix et Derek est…j'ai l'impression qu'il a mal lui aussi. J'aperçois ses veines devenir noires tandis qu'Erica inspire, comme soulagée. Elle a toujours mal, mais moins apparemment. Je me laisse tomber un peu en arrière et dégage ses cheveux de son visage alors qu'elle respire un mieux.
— « Stiles…Tu fais un bon Batman »
Et toi une excellente Catwoman. Erica, tiens le coup.
Elle s'évanouie et pendant encore quelques secondes interminables, Derek continue de faire sortir du sang pour évacuer le poison, suffisamment pour que le processus de guérison lupin face correctement son œuvre.
Après cela, Derek et Scott sortent de la rame et moi je reste avec Erica pour la soutenir, m'assurer que ça va aller. Je caresse ses cheveux et la berce doucement. Après un moment, Scott remonte dans la rame.
— « On y va ? »
— « Non. »
— « Stiles ? »
— « Je reste ici jusqu'à ce qu'elle se réveille. »
— « Stiles. »
— « Vas-y Scott. Je sais que ta mère va te passer un savon si tu n'es pas là à l'heure. Mon père travaille tard ce soir de toute façon. Je reste ici encore un peu. »
— « Mais… »
— « Vas-y Scotty. Ne t'inquiète pas, ils ne vont pas faire de moi leur dîner, pas vrai Derek ? »
— « Si tu parle trop, je risque de l'envisager, sinon, non, je n'ai pas l'intention de te manger. »
Scott hésite encore un instant avant de tourner les talons. Il doit rentrer tôt s'il ne veut pas se faire étriper par Mélissa. Je le devrais aussi, mais je refuse de partir tant qu'Erica ne se sera pas réveillée.
Quelques minutes après que Scott soit parti, Derek s'approche de moi.
— « Tu as été blessé. »
— « Non. Je vais bien. »
— « Et ça ? » me demande-t-il en me montrant mes phalanges.
— « C'est rien. Quelques égratignures. Ca va. »
Il n'a pas l'air convaincu mais je fais comme si de rien n'était. Hors de question que nous parlions de ce qui a causé ça. De toute façon, je doute qu'il en ait quelque chose à faire.
— « Je vais la ramener chez Isaac. Elle sera mieux installée. »
Il la prend dans ses bras, et sort de la rame, me laissant seul, dans le froid. Une seconde plus tard, j'entends sa voix m'appeler, me dire de venir. J'essaye de réprimer un sourire de joie et je me lève en vitesse. Je le suis jusqu'à une résidence neuve qui ne doit pas être donnée.
— « Depuis quand Isaac habite ici ? »
— « Depuis que je l'ai mordu, ou presque. Je ne veux pas qu'il reste dans la maison de son père. Il peut dire ce qu'il veut, je sais qu'il n'y est pas bien. »
— « Tu veux dire que c'est toi qui paye ? »
— « Tu dis ça comme si c'était la chose la plus étrange du monde. »
— « Bah…je suppose que tes parents ton laissé un héritage, mais cet appartement doit coûter une fortune. »
— « Je n'utilise pas l'héritage des Hale. J'ai les moyens c'est tout. »
— « Tu fais pas parti d'un réseau de loup mafioso, hein ? »
Il ne me répond pas, se contentant de lever les yeux au ciel, comme à son habitude. Mais j'y peux rien ! Vu la tronche de l'appartement, rien que de l'extérieur, ce n'est pas étonnant que je me pose la question de savoir d'où vient l'argent pour le payer. C'est vrai aussi que je ne m'étais jamais demandé ce que faisait Derek quand il ne s'occupait pas de ses louveteaux. Après tout, il a été à l'école et il devait bien rapporter des sous quand il vivait avec sa sœur. Ce qui voudrait dire qu'il aurait un travail, et probablement un bon d'ailleurs.
Je le cuisinerai sur ça plus tard. Pour l'instant, je le suis jusqu'à l'entrée de l'immeuble. Il semble d'ailleurs embêté.
— « Ca va pas ? »
— « Si. Il faut que tu prennes les clefs dans la poche de mon jean. »
Il me montre Erica d'un signe de tête pour me faire comprendre qu'il ne peut pas la chercher et que je dois donc récupérer les clés moi, dans la poche de son jean serré, près de…Oh Mon Dieu !
— « Stiles ? »
— « Oui, oui. Je...hum… »
Je déglutis et me reprends. Les quelques battement que mon cœur a manqué n'ont pas dû passer inaperçus à ses oreilles de loups. Flûte ! Je me rapproche et glisse ma main dans sa poche. Oh la vache. Ce type dégage une telle chaleur. Je n'ai qu'une envie, me blottir dans ses bras ! S'il n'était pas déjà en train de porter Erica, j'aurais peut-être succombé à cette envie sur le champ.
Ah ! Du froid ! J'ai enfin trouvé les clefs ! Je les sors de là et souffle aussi discrètement que possible pour reprendre mes esprits. J'ouvre la porte d'entrée et le suis jusqu'à l'ascenseur après avoir passé une deuxième porte. Isaac habite au cinquième étage. Il doit avoir une belle vue de là-haut.
Sur le palier, Derek me demande d'ouvrir la porte. Je frappe quelques coups avant de m'exécuter histoire de prévenir Isaac s'il est là. Et en effet, il est là et il a déjà préparé le lit.
— « Salut, Stiles. Derek, qu'est-ce qui s'est passé ? »
— « Ils se sont fait attaqués par le Kanima au lycée. Il l'a touché et ça a déclenché une crise, » dit-il en déposant Erica dans le lit.
— « Quoi ? Stiles, tu vas bien ? »
— « Oui, je n'ai rien. »
— « Et Scott ? »
— « Il va bien aussi, rassure Derek en retournant dans le salon. Il accepte de nous aider en tant que membre de la meute. »
— « Ah bon ? »s'étonne Isaac.
— « C'est donc de ça que vous parliez tout à l'heure ? » demandé-je.
Il hoche la tête et se rends à la cuisine pour préparer du café. Il prépare une casserole de lait et une autre avec du sucre et un peu d'eau puis il se fait couler un café en nous expliquant les conditions de Scott. Ouais, je devrai me réjouir. Scott s'est enfin décidé sauf que vu la surprise d'Isaac à cette annonce et la tête de Derek, je sens bien qu'en vérité Scott n'a rien accepté du tout. S'il était vraiment un membre de cette meute, je suis sûr qu'Isaac l'aurait senti.
Derek continue à préparer les boissons dans le silence qui s'est installé et moi j'en profite pour observer l'appartement. C'est grand et classe.
— « Tu as du goût Isaac. »
— « C'est Derek qui a aménagé l'appartement. »
— « Je ne savais pas que tu avais autant de goût Big Bad Wolf. »
Au moment où je referme mes lèvres, je ferme aussi mes yeux. Je viens de me rendre compte de ce que je viens de dire. Non seulement j'utilise un surnom mais en plus je lui dis plus ou moins que je croyais qu'il avait des goûts de chiotte. J'ouvre un œil, craignant de me retrouver acculé au mur, mais Derek est toujours devant la gazinière et Isaac se fout ouvertement de moi.
— « Tu croyais que j'étais un adepte du cramé délabré et insalubre ? » me demande-t-il de la cuisine.
— « Bah… »
Isaac rigole et je suis presque sûr que Derek aussi a pouffé de rire, mais comme il ne l'avouera jamais, je ne dis rien. Isaac s'installe en boule dans un gros fauteuil en cuir qui ressemble un peu à celui qu'il y a au hangar et il s'enroule dans un plaid qui a l'air très chaud. Bah, bien. Je l'envie ! Mais, le must, ça serait qu'un certain loup soit sous la couverture avec moi. Enfin, de toute façon, je suis toujours debout pour l'instant et je commence vraiment à me demander ce que je fais là. En même temps, je refuse de partir sans être sûr qu'Erica va bien même si je ne sais pas expliquer pourquoi c'est si important pour moi.
Derek se retourne pour verser le lait dans les mugs et il me voit, planté au milieu du salon, immobile. Il appelle Isaac et fait un signe de tête pour me montrer. Ah bah ça y est, je vais me faire jeter dehors. Je recule d'un pas, mais Isaac se contente de passer à côté de moi. Il va chercher un autre plaid qu'il me tend avant de désigner le canapé.
— « Installe-toi. »
— « Euh…je… »
— « Tu vas rester là jusqu'à ce qu'elle se réveille, non ? » me demande Derek.
— « Oui. »
— « Alors installe-toi, tu ne vas pas rester planter au milieu du salon comme une barre de pool dance. »
J'écarquille les yeux à la comparaison qui fait bien rire Isaac. Il commence même à chantonner du Joe Cocker et je l'interromps en lui jetant un coussin à la figure avant d'aller m'installer dans le sofa. Je déplie le plaid, immense et extra doux — il pourrait définitivement couvrir deux personnes !— et je me recouvre avec.
Derek arrive à ce moment là et tend un mug à Isaac, en pose un autre sur le meuble de l'autre côté du sofa et me tend la dernière. Je m'apprête à lui dire que j'évite le café et que je digère mal le cacao chaud mais il m'interrompt.
— « Lait chaud et caramel maison. »
— « Comment ? »
— « Isaac a remarqué que tu ne buvais que du lait et j'ai senti l'odeur du caramel dans l'une des casserole la dernière fois. »
— « Vos sens de loups mon font flipper des fois. Et vous prenez quoi vous ? »
— « Lait et miel pour moi, » annonce Isaac.
— « Latte macchiato au caramel pour moi, » avoue Derek.
Il s'installe sur le sofa, se glissant lui aussi sus le plaid avant d'allumer la télé et de prendre sa tasse en main. Nous tombons sur une série que j'adore, et je commence à comprendre pourquoi…The Vampire Diaries. Quoi ? Damon est à se damner !
Quelques minutes passent avant que je me mette à prendre conscience de la situation. Je suis chez Isaac, installé dans un sofa, le même sofa que Derek, blotti sous un plaid avec un mug en main. On dirait qu'on est copain comme cochon…non…c'est plus…c'est comme si on était une famille…une meute…Mais, je suis avec Scott. Je dois être avec Scott. Et je…je devrais être avec mon père. J'aimerais partager ces moments là avec mon père. Mais je ne peux pas. Je ne peux plus. Je l'ai déçu. Mon souffle devient erratique, une fois de plus. Je commence à ne plus savoir comment respirer, à voir trouble et puis soudainement, tout redevient normal. J'inspire une grande bouffée d'air. Je respire et mon cœur reprend un rythme normal. Derek a posé une main sur mon épaule. Il pose son autre main sur le mug pour me l'enlever des mains mais une fois qu'il a posé la tasse il reprend mes mains glacées dans les siennes.
— « Calme-toi Stiles. Tout va bien. Tu n'es pas seul. »
— « Je…Scott…et mon père… »
— « Stiles, tout va s'arranger avec ton père. Il t'aime et tu l'aimes, c'est tout ce qui compte. Ca va s'arranger. Et Scott est ton meilleur ami. Rien ne pourra jamais changer ça.»
Isaac semble s'être endormi, mais Derek lui est éveillé et entièrement concentré sur moi. Je le regarde sans même chercher à porter un masque, juste comme je suis, perdu. A-t-il seulement conscience de l'effet qu'il a sur moi ? Et je ne parle pas seulement du bien-être qu'il m'apporte. Je ne peux vraiment plus me le cacher. J'ai déjà du mal à lui cacher à lui…mais à moi, ça n'est plus possible. C'est clair que mes sentiments pour lui sont bien plus forts que je n'oserai jamais l'avouer.
Derek ne me quitte pas dur regard et je me perds dans ses yeux. Il ne rompt cette connexion qu'après quelques longues secondes que j'aurais souhaitées éternelles et il soulève le plaid. Sur le coup je ne comprends pas et puis il me fait un signe de tête et je comprends qu'il me dit de me rapprocher. Il accepte que je vienne m'appuyer contre lui. J'hésite un instant, mais uniquement pour me mettre en tête que s'il fait ça, c'est uniquement pour me calmer, et puis je me glisse plus près de lui. Je me pose juste contre lui pour sentir sa chaleur. J'aimerais qu'il me prenne dans ses bras, mais on ne va pas trop en demander non plus. Et puis, rien que ça, je me sens mieux.
Je ferme les yeux et je commence à somnoler. Je vois encore le visage déçu de mon père et je me sens mal et puis soudainement, une vague de chaleur m'entoure. Je me sens en sécurité et plutôt que de me souvenir de ce regard qui me hante, je revois des moments avec ma mère et mon père, quand elle était encore en vie et en bonne santé. Et sur ce souvenir, je me laisse attraper par le sommeil.
Je me réveille avec une étrange sensation. Comme si une chose que j'attendais se produisait. Sans trop savoir pourquoi, je repense à ma mère et à la tête qu'elle faisait quand je me réveillais après une après-midi de fièvre. Ce soulagement, cette douceur dans ses yeux.
J'ouvre les yeux et je me rends compte que je ne suis pas chez moi. Je remets en place mes souvenirs. Je suis chez Derek. J'ai du m'endormir sur le canapé. Heu, non, attends, quand je me suis endormi, j'étais appuyé sur l'épaule de Derek. Il m'a finalement laissé la place sur le canapé ? Il a même prit la peine de me mettre un coussin sous la tête. Un coussin vachement chaud d'ailleurs. Un coussin qui a des genoux ?! Oh ! Je n'y crois pas. Je tourne doucement la tête. Et bah si mon petit Stiles, tu étais en train de pioncer, la tête posée sur les jambes de l'homme de tes rêves !
Je m'apprête à me redresser et je me rends compte que je suis loin du compte. Non seulement je dors, allongé sur ses genoux, mais en plus on se tient la main. Et pas genre, il a attrapé ma main dans un cauchemar. Non. Nos doigts sont enlacés. Je regarde sa main puissante, ses doigts enlacés aux miens et, de façon tout à fait naturelle, je caresse le dos de sa main avec mon pouce.
Je reste quelques instants comme cela, profitant du moment tout en sachant qu'il prendra bientôt fin et qu'il ne sera qu'un souvenir qui me mettra autant de baume au cœur qu'il me fera mal. Du baume car c'est arrivé, du mal car ça n'arrivera plus jamais. Ca n'a été qu'un réflexe. Sans doute rêvait-il d'une belle bombasse…ou peut-être juste de sa sœur. Après tout, ils étaient peut-être suffisamment proches pour de tels gestes réconfortants.
Mes pensées sont alors interrompues par cette étrange sensation qui m'a réveillée et je crois comprendre ce qu'elle me dicte. Je me lève, aussi doucement que possible, même si je sais que je vais très certainement le réveiller malgré tout, et je me glisse dans la chambre d'Erica. Je me pose à son chevet et j'attends car je sens qu'elle va se réveiller. Ne me demandez pas comment, je le sens c'est tout.
Quand elle ouvre enfin les yeux, je souris.
— « Hey ! alors Catwoman, on roupille comme un chat de gouttière ? »
Elle sourit et je prends sa main.
— « Batman ne devrait-il pas chasser les méchants à l'heure qu'il est ? »
— « Il doit d'abord vérifier que son chat va bien. »
— « Erica ! » s'exclame Isaac en venant prendre sa sœur de meute dans ses bras.
— « Doucement Isaac, elle se réveille à peine, » tenté-je.
— « Oui Maman, » réplique-t-il en riant et en faisant rire Erica.
Je secoue la tête, exaspéré, et je me lève. Derek est dans l'encadrement de la porte, nous observant avec un air attendri, je crois. Je repense à nos mains enlacées et je sens mon cœur se serrer. Le temps que je relève la tête, il est juste devant moi à me demander comment ça va. Je le rassure à demi-voix, pas tout à fait certain de ce que je dis, et puis je me décide à partir sans demander mon reste. Je salue Erica et Isaac. Je les reverrai en cours. Je remercie Derek pour le lait et je pars sans attendre une quelconque réponse.
J'arrive chez moi à peine quelques minutes avant mon père. J'ai eu de la chance. Je viens tout juste d'éteindre la lumière, mais je ne suis pas près de dormir. Je regarde ma main en rêvant à un futur où je pourrais être avec lui. Une utopie qui ne se réalisera jamais, je le sais bien. Mais rêver de cela me calme. M'empêche de penser à la déception de mon père. Et puis le rêve éclate quand j'entends les pas de mon père dans le couloir. Il s'arrête devant la chambre et je l'entends soupirer.
L'école a dû l'appeler. Le prévenir de l'état de la bibliothèque ou en tout cas de ma retenue. Je sens qu'il s'apprête à frapper le bis, qu'il veut entrer, me parler, me passer un savon probablement, mais il ne le fait pas. Tout ce que j'entends, par delà la porte, c'est un sanglot étouffé et le nom de ma mère. Et puis, quelques instants plus tard, j'entends un bruit de verre.
Je me sens alors défaillir, mais la crise d'angoisse est surplombée par autre chose : la culpabilité. Je me laisse glisse au sol et je reste contre le mur, sans trop savoir à quoi je pense en sentant mes larmes rouler sur mes joues. Scott, ma mère, mon père, Derek…je déçois tout le monde. Je ne suis rien.
Au bout de vingt minutes je sens des doigts chauds arrêter ma main. Je rouvre les yeux et Derek est là, juste devant moi. Il ne dit rien. Il m'empêche juste de frotter encore plus mes poings contre la moquette. Mes phalanges sont déjà en sang, des parcelles de peau ont été brûlées par le frottement contre la moquette, d'autres ont simplement été arrachées.
— « Derek…Tue moi. »
— « Non. »
— « Tue-moi. Je n'apporte que le malheur. Je ne vous suis d'aucune utilité et je ne fais que décevoir les autres. Je ne suis… Tue-moi, que je cesse d'être l'inutile poids…aide moi à libérer mon père et Scott du fardeau que je suis, je t'en prie. Toi aussi tu dois te libérer de moi. Tu fais comme si tu n'en avais rien à faire. Mais je sais que tu me protège pour Scott. Alors arrête, et tue-moi ! »
— « Stiles, arrête. J'ai déjà perdu tous les membres de ma famille. Je ne supporterai pas de te perdre toi aussi. Et je ne te protège pas pour Scott. Je le fais parce que je le veux. J'ai besoin de toi. »
Je sens ses mains entourer mon visage tandis que je réalise ce qu'il vient de me dire. Je relève les yeux et les plonge dans les siens. Ses magnifiques tempêtes irisées de jades. Je fonds. Je fonds en larmes comme je fonds dans ses bras. Mais surtout, je fonds sur ses lèvres. J'exauce un souhait que je ne mérite certainement pas, mais je ne peux tout simplement pas résister. Et p*tain ce que c'est bon ! Il répond, me caresse la joue, s'écarte pour mieux reprendre mes lèvres. Je me laisse porter par mes sens. J'enroule mes bras autour du cou de Derek et je sens les siens passer dans mon dos et sous mes jambes pour me porter. Il me dépose sur le lit. M'embrasse encore puis s'écarte. Je ne veux pas le lâcher, mais je sais que je le dois. Il est venu pour moi, mais il doit retourner voir Erica et veiller sur elle. Je relâche ma prise. Il m'embrasse encore, me demande de ne pas le laisser. Une larme roule sur ma joue, je suis épuisé. Je ferme les yeux, je ne veux pas le voir partir. Non, en fait je ne veux pas qu'il parte alors je me redresse en sursaut. Mais il n'est plus là…et il fait jour. Est-ce que j'ai rêvé tout ça ?
Non! Ne me tuez passssssssss! Bon, j'espère quand même que j'ai réussi à me faire pardonner mon incroyable retard de ces dernières semaines. Une review, pour partager vos attentes? À la semaine prochaine les wolfies!
