Hello mes petits wolfies! Comme ça va? Voilà le chapitre que vous attendez tous! le POV Derek de l'arc de l'épisode 8! Enfin! Vous allez pouvoir savoir si oui ou non le baiser est un rêve de Stiles!

J'espère avoir terminé l'arc de l'épisode 8 pour la semaine prochaine, si je n'y parviens pas, pas d'inquiétude, j'ai quelques petites choses en réserve pour vous.

les choses n'ont malheureusement pas changées depuis la semaine dernière et les personnages ne m'appartiennent toujours pas. Même noël approchant, je veux bien un Derek sous mon sapin!


Place aux RARs!

Bienvenue à Bloodtenshi1, lucia-kun, Lula smith, Fandestigres, red blood apple, cassiwright, Ad25, Miss Kourai Shinigami Maxwell (qui deviendra MKSM ^^), Emy-Heaven, et lilylys! merci pour vos add follow et favorite!

Bon retour à Saki jolifleur. Contente de voir que ma fic te plait toujours!

Merci à sakuraetsasuke pour l'add en story follower (j'ai finalement réussi à te convaincre définitivement! ^^), NathDW pour les add follow et favorites.

Un énorme MERCI à saki jolifleur, Helfyra, toshinou, Mimi-sterek, EvilAngel38, sakuraetsasuke, Bloodtenshi1, NathDW, cassiewright, Ad25, Fanny pour les reviews! sans vous, il n'y aurait pas de suite! merci de me soutenir et de m'encourager avec "petits" mots!

Fanny rep: Et oui! De retour! Je vais essayer de poster le plus régulièrement possible, mais j'ai pas mal de projet en cours! Et non, je n'ai pas changé^^ Je sais. C'est difficile d'aimer ce Stiles parce qu'on ne peut rien faire pour l'aider alors qu'il va mal, et ça nous tue, n'est-ce pas? Tu te la joue Alain delon en parlant de toi à la troisième personne ;p Classe! Whoa, j'ai réussi à te faire frissonner? Ca me fait frissonner je te jure! Ca fait trop plaisir! Enjoy this Monday^^

Aller, je vous laisse avec ce nouveau chapitre!


Come Here, In My Arms.


Le réveil est plus difficile ce matin. Mon loup est trop agité. Il m'en veut de ne rien dire à Stiles. Mais de toute façon, ça changerait quoi ? Je ne tiens pas à lui imposer ma présence. Il y a déjà beaucoup trop de surnaturel dans sa vie. Je ne vais pas en plus lui dire qu'il est mon compagnon et que je serai donc toujours là pour le protéger. Je lui fais déjà bien assez peur comme ça. Pas la peine d'en rajouter.

C'est d'ailleurs assez étrange. Moi qui lui fais peur, je suis aussi celui qui parvient à le calmer pendant ses crises. Probablement parce que cette puissance qui le rassure quand il se sent faible, est menaçante pour lui quand il est en pleine possession de ses moyens. Je ne sais pas. Je ne suis pas tout à fait certain de vouloir le savoir d'ailleurs. Je déteste ça. Qu'il ait peur de moi. Je suis la pour le protéger, pas pour lui faire du mal.

J'étouffe un soupire et me lève silencieusement pour ne pas réveiller Isaac. Je profite de l'heure, encore bien matinale, pour avancer sur le boulot avant de préparer un petit déjeuner pour Isaac. Je pense à Stiles, mais aussi à Scott. Nous n'allons probablement pas réussir à les contourner si on veut atteindre Jackson. Scott fera en sorte de nous barrer la route. Il faudrait qu'on soit avec eux, au moins en apparence. Je préfèrerai ne pas avoir à l'être qu'en apparence, mais Scott ne se décidera peut-être jamais à agir. Parfois, il faut prendre des décisions difficiles et je crains qu'il s'identifie trop à Jackson pour accepter l'idée même de le tuer.

— « Bonjour, marmonne Isaac, encore endormi.

— Bonjour. »

Nous ne parlons pas de ma faiblesse de la veille. Les vieilles habitudes ont la vie dure, aussi, je ressens une certaines honte à m'être laissé aller ainsi. Ca ne me ressemble pas. Ca ne ressemble pas à celui que je suis devenu.

— « Derek. »

Je relève la tête. Isaac me tend ma veste. Nous devons rejoindre Erica et Boyd à la station. Isaac n'ajoute rien, mais dans son regard, je lis toutes les raisons qui font de nous une meute. La confiance, la foi, l'attachement, la loyauté, le besoin de protéger…le besoin d'être protégé… Peut-être que je devrais arrêter de me poser autant de questions.

Quinze minutes plus tard, nous retrouvons Erica à la station. Boyd n'est pas là. Erica nous apprend qu'il devait s'occuper des jumeaux ce matin. Je leur expose mon plan…enfin, si tenté qu'on puisse appeler ça un plan. Il faut juste qu'ils se rapprochent de Scott ou de Stiles…ou des deux. Quand Erica demande lequel ils doivent aborder, je suis tenté de leur dire Stiles parce que j'aimerais qu'ils commencent à s'entendre avec lui. En tant que mes bêtas, ils vont ressentir, à moindre mesure bien sûr, l'envie de le protéger aussi. Mais en même temps, si Stiles apprends qu'on s'est servi de ce rapprochement pour avoir Jackson, il va nous en vouloir…Et Scott…je ne sais pas…du coup, je réponds que ça n'a pas d'importance.

C'est à ce moment-là qu'Isaac fait remarquer que la pleine lune se rapproche. C'était donc ça qui le turlupinait ce matin. Je sentais bien qu'il voulait me poser une question, mais comme je croyais que c'était par rapport à Stiles, je n'ai pas creusé plus.

— « Je suis au courant. »

Evidemment que je suis au courant. Je me demande encore comment je vais faire pour contenir trois bêtas en furie. Heureusement, les entraves de la famille Hale n'ont pas été réduites en cendres. Elles vont m'être bien utiles d'ici quelques jours. Erica, comme toujours, parvient à détendre un minimum l'atmosphère. Cette présence féminine fait quand même du bien à la meute. Mais Isaac se tend, et quoi de plus normal quand on voit ce que son père lui a fait subir. La vue de ces chaînes ne doit pas être des plus plaisantes.

Oui, c'est vrai. Je pensais avoir le temps de leur apprendre à contrôler leur transformation. Mais je ne pensais pas qu'on allait devoir gérer un lézard géant et j'avais espoir que Gérard ne se pointerait pas. Moi, et ma chance légendaire…Génial…Stiles déteint aussi sur moi !

Et soudainement, Isaac se tend un peu plus alors qu'il comprend que le soir de la pleine lune, je vais devoir les contenir, seul, et que les Argent n'hésiteront peut-être pas à en profiter. Seul, sur ces deux fronts, j'aurais bien du mal à tenir, j'en suis bien conscient. Mais j'essaye de le rassurer en lui rappelant que les chasseurs ne nous ont pas encore trouvés. Mais lui aussi est conscient du danger. Ce n'est peut-être qu'une question de temps. Il envisage alors de laisser tomber la traque du Kanima, mais ça n'est pas envisageable. Je n'ai pas été élevé comme cela. Je ne laisserai pas une créature aussi dangereuse se balader impunément dans cette ville que mon père chérissait tant. Et je ne suis pas rassuré par la réaction de Gérard face à cette créature. Si Kate était folle, elle avait de qui tenir. Et je crains le pire si Gérard parvient à mettre la main sur le Kanima. Nous n'avons pas d'autre choix que de le trouver avant les Argent.

Je les laisse aller en cours. Erica tentera de se rapprocher de Stiles. Isaac tentera du côté de Scott. Scott est fait pour être alpha, mais pour l'instant, il a le niveau d'un bêta de tête, comme Isaac. Ils sont faits pour s'entendre, comme deux frères d'une même meute. Si seulement Scott était moins réfractaire à l'idée de faire partie de ma meute, nous serions bien plus puissants. Mais bon, c'est comme ça…

Aujourd'hui, je ne vais pas pouvoir veiller sur eux de près. J'ai un rendez-vous avec mon client et je vais devoir faire l'aller-retour dans les plus brefs délais. Ça me met mal-à-l'aise. Je déteste ça, devoir m'éloigner autant…Mais nous vivons dans une société basée sur l'économie et la consommation. Si je ne travaille pas, je ne pourrais pas subvenir aux besoins de ma meute.

Une fois arrivé à destination, j'envoie un message à Isaac pour avoir des nouvelles. Il m'apprend que nos espoirs reposent plutôt sur Erica. Scott étant en train de repasser un test sous la surveillance de Harris. Je n'aime pas ce type. Il a pris Stiles en grippe, comment pourrais-je l'aimer ? Et puis de toute façon, il est trop suffisant.

J'attends mon client dans un café chic. Je baisse les yeux sur ma chemise. Pour des rendez-vous professionnel, je laisse la cuire dans la Camaro et j'enfile une chemise noire ou une chemise blanche et une veste. Erica ne m'a encore jamais vu comme ça, et heureusement. Je n'aurais pas fini d'en entendre parler. Je me demande aussi ce que dirai Stiles s'il me voyait vêtu ainsi. Peut-être que pour une fois, il ne saurait pas quoi dire.

J'espère qu'il va bien. Avec ses crises fréquentes, je ne suis vraiment pas rassuré d'être aussi loin de lui. Du coup, je me retrouve à faire quelque chose de complètement stupide : je lui envoie un texto.

« Est-ce que ça va ? »

Aucune fioriture, ça n'est pas mon genre et je ne saurais pas quoi ajouter de toute façon. Je ne dis pas bonjour quand je le vois en personne, je ne risque pas de le dire quand j'envoie un texto. Il ne répond pas tout de suite. Pendant un instant l'inquiétude me prend, et puis une étrange sensation de bien-être réchauffe mon échine. Je ne sais pas d'où elle vient, et je ne sais pas ce qu'elle signifie, mais instinctivement, je comprends que Stiles va bien et que je n'ai pas à m'inquiéter. En tout cas pas pour l'instant.

Quand enfin il me répond, il ne répond pas vraiment. Mais, il est en vie et déjà ça me rassure. Et s'il peut me répondre, c'est qu'il respire correctement. A cela, il me répond que Scott et déjà sur les nerfs. Forcément, Stiles reste calme. Il doit déjà s'occuper de ce bêta qui fonce toujours tête baissée, il ne peut pas, en plus, paniquer. Par conte, je me demande ce qui met Scott dans un tel état. Stiles m'informe alors de la situation et je commence vraiment à regretter d'être aussi loin.

Mais mon client arrive et quand je le vois, je me souviens que je n'ai pas vraiment le choix. Je dois travailler. Isaac et le reste de la meute ne doivent même pas avoir à se poser la question de savoir comment je subviens à leur besoin. Je ne veux pas qu'ils aient à s'inquiéter de cela.

Je salue mon client et profite du temps qu'il prend pour aller se commander un petit quelque chose, pour répondre à Stiles. Non, Stiles, je ne suis pas mort. Mais plutôt que de vraiment répondre à sa question, je lui fais remarquer qu'il parvient à être un grand bavard même par texto. Sa réponse m'arrache un sourire. Il n'est vraiment pas croyable ! Je vois mon client être servi alors je tape un message pour dire à Stiles que j'ai un rendez-vous mais son message crypté me parvient avant. Enfin, il est facilement décodable. Décidément, Harris est de plus en plus détestable à mes yeux ! Enfin, ça tombe au poil finalement.

Je range mon téléphone tandis que mon client s'approche et nous entamons notre réunion. Elle dure un bon moment, mais j'avais assez bien comprit ce qu'il avait en tête à travers son mail et mes première esquisse sont suffisamment convaincantes pour qu'il n'ait pas à hésiter sur sa décision. Il m'engage et nous fixons d'hors et déjà un nouveau rendez-vous pour voir l'état de sa maison et comment j'organise mes plans.

A la fin de la réunion, je ne m'attarde pas. Je me sens de moins en moins bien à être aussi loin de ma meute. La Camaro ronronne sous mes doigts et la route défile, mais pas assez vite. J'aimerais être au lycée pour vérifier que Stiles va bien, qu'Erica et Isaac vont bien et que Boyd est confortablement installé chez lui avec les jumeaux.

Mais voilà, à quelques dizaines de kilomètres de l'appartement, je reçois un message de Stiles. Un SOS. Mon sang ne fait qu'un tour et j'accélère sans me poser de question. Hors de question que quelqu'un lui fasse du mal !

Comme il me l'a demandé, je me rends directement au hangar. Ils arrivent peu de temps après. Stiles semble aller bien physiquement mais Erica est très mal. Je regarde Stiles. S'il ne s'était pas chargé de me prévenir, je n'aurai jamais été là à temps.

Le temps que je l'emmène dans la rame, ils m'expliquent que le Kanima l'a touchée et que ça a déclenché une crise d'épilepsie. Si ce poison est capable de déclencher une telle crise, qui sait ce que ça peut déclencher ensuite ? Je dois absolument extraire ce poison de son corps ! Et ça ne va pas se faire d'une façon douce !

Le cri d'Erica me serre le cœur et je m'en veux d'être le responsable de cette douleur, mais je n'ai pas le choix. Savoir Stiles près de moi et d'elle, en cet instant, me rend plus fort. Je dois protéger ma meute, et avoir son soutien m'en donne la force. Et je suis presque sûr que sa présence réconforte Erica. Cela se confirme quand je l'entends lui parler. Batman, hein ?

Après quelques instants, je repose le bras d'Erica. Elle est anémiée et affaiblie. Je n'ai besoin que d'un regard pour que Stiles accepte de rester à ses côtés. Je crois qu'il l'aurait fait de toute façon, même si j'avais été contre.

Je sors de la rame, suivi par Scott. Il n'est pas aussi dupe que je le pensais et il comprend vite que je sais qui est le Kanima. Je ne vais pas le lui cacher plus longtemps. Ce qui arrive ensuite m'étonne encore plus. Il veut nous aider à l'arrêter, en tant que membre de la meute ? Réellement ? Et là, il se montre à la fois impudent et tel qu'il est : un futur Alpha. Il impose sa condition. Ne pas tuer Jackson. Scott a une bonne âme et je préférerai ne pas avoir à tuer Jackson non plus, mais je ne suis pas certain que ça soit possible. Soit, nous ferons en sorte de l'attraper et non de le tuer…et à la façon de Scott. Si c'est ce qu'il faut pour qu'il nous aide à arrêter Jackson, je prends. Tout ce que je veux c'est éviter d'autres morts.

Scott retourne dans la rame et propose à Stiles de partir mais il souhaite rester auprès d'Erica jusqu'à son réveil. Scott ne semble pas à l'aise à l'idée de le laisser ici, avec nous, mais en même temps, il doit retourner chez lui. Stiles arrive à le convaincre de partir et de le laisser là. J'ai masqué ma surprise quand il a annoncé vouloir rester pour Erica, mais je suis heureux. Scott est peut-être destiné à être un alpha depuis qu'il est loup, mais Stiles en est déjà un, même si aucun d'eux n'en a conscience.

Je rentre dans son jeu quand il dit que nous n'allons as le manger. S'il savait ! J'ai vraiment envie de lui sauter dessus. Mais ce n'est pas une faim gustative qui m'anime. J'ai juste fin de lui, de sa présence, de le sentir…

J'attends que Scott soit suffisamment loin pour parler. Le bêta ne l'a peut-être pas remarqué, mais l'état des phalanges de Stiles ne m'est pas passé inaperçu. Pourtant, quand je lui demande s'il a été blessé, il m'assure que non. Et quand je lui parle de ses mains, il répond précipitamment. Trop précipitamment, si bien que je commence à me demander quand il s'est fait ça et comment. J'ai déjà vu ce type de blessure, mais où ?

En attendant, je dois m'occuper d'Erica. Hors de question que je la laisse ici. Tant pis, je l'emmène chez Isaac. Je préviens Stiles et je prends la miss dans mes bras. Après quelques pas hors de la rame je lève les yeux au ciel en comprenant que Stiles n'a pas compris qu'il était invité à me suivre. Pense-t-il vraiment que je laisserais là, comme ça ?!

— « Stiles, qu'est-ce que tu attends ? Amène-toi ! »

J'entends son cœur louper un battement de joie, je crois. C'est une autre chose que j'aime chez lui. Il aime les choses simples, se ravi de ce qu'il a juste parce qu'il n'a pas conscience qu'il les a. J'installe Erica aussi confortablement que possible en allongeant le siège au maximum puis je prends le volant. Stiles me suit jusqu'à l'appartement d'Isaac. Il me demande quand il a emménagé là et je lui explique que je l'y ai plus ou moins installé de force depuis la mort de son père. Comprenant que j'ai une source de revenu autre que l'héritage de mes parents, Stiles me sort l'une de ses idées folles. Celles qui doivent passer dans son esprit, qu'il attrape au vol et balance sans se soucie du fond. Je lève les yeux au ciel. Un mafieux…non, pire, un cercle de lycans mafieux. Il en a d'autres des comme ça ?

Arrivé devant la porte d'entrée, je me vois contraint de demander à Stiles d'aller à la pêche aux clefs dans ma poche. Son cœur manque un battement, mais le miens aussi. Cette proximité me rend fou et je suis bien content que ses doigts ne soient pas restés longtemps dans ma poche. J'aurais eu bien du mal à expliquer ce qu'il se passe en ce moment !

Une fois dans l'appartement, Isaac a déjà préparé le lit. Il a du nous sentir et sentir le sang d'Erica aussi. Ce qui me tue c'est qu'il n'est pas plus étonné que ça de la présence de Stiles. Décidément, ce louveteau lit un peu trop bien en moi ! Je lui fais un rapide topo. Il s'inquiète pour Stiles et Scott. Je le rassure et mentionne la nouvelle lubie de Scott. Mais Isaac n'est pas dupe et j'ai l'intime conviction que Stiles non plus. Scott prétend se soumettre à la meute, mais nous ne sentons pas sa présence alors que nous nous ressentons les uns les autres. Je ressens même Stiles, puis qu'il est mon compagnon, même s'il ne le sait pas, et je suis presque certain qu'Isaac et Erica sentent ressentent aussi son essence à travers moi.

Je laisse Isaac et Stiles au salon et me rends dans la partie cuisine pour préparer des boissons chaudes et pour calmer la réaction que les mains agiles de Stiles ont provoquées en cherchant mes clefs. Du lait pour nous trois, du café pour moi et du caramel maison. Je prépare aussi un mug de lait et un sachet de thé à la vanille pour Erica.

Pendant que je fais chauffer le lait et le café, j'entends Stiles complimenter Isaac sur l'appartement. Quand mon bêta avoue que je suis à l'origine de la déco, la surprise de Stiles est telle qu'il ne retient pas sa pensée. Je m'en amuse, le taquine et laisse même échapper un rire étouffer face à sa réaction.

Quand le lait est près, je me retourne pour le verser dans les mug et je constate qu'Isaac est installé, comme à son habitude, emmitouflé dans un plaid et au creux d'un fauteuil confortable, et que Stiles est planté au milieu du salon. J'appelle Isaac qui comprend tout de suite ce que j'attends de lui. Stiles est surpris mais je lui fait comprendre que je sais qu'il veut rester jusqu'au réveil d'Erica, et je le décide enfin avec une remarque digne de lui. Isaac en rit d'ailleurs à gorge déployée. Je n'ai pas pour habitude de dire ce genre de chose devant n'importe qui et mon louveteau se délecte de la réaction de Stiles.

Le temps que Stiles s'installe sur le sofa, je termine de préparer nos boissons. Stiles est surpris que je tombe si juste, mais outre le fait que j'entends son père lui préparer cette boisson le matin, Isaac et erica ont déjà remarqué qu'il ne buvait que du lait, jamais de chocolat. Vu l'animal, je n'ai pas songé une seconde à lui proposer du café. Et pour le caramel, j'ai remarqué la casserole la dernière fois en lui préparant une assiette pour le forcer à manger.

Curieux, il nous questionne sur nos propres habitudes et nous lui répondons sans méfiance ni réticence. C'est juste…normal, alors qu'avec n'importe qui d'autre, ne hésiterions. Mais pas avec lui. Bref, une fois installé, j'allume la télé et tombe sur The Vampire Diaries. Isaac aime bien cette série et même s'il ne l'avoue pas, je crois bien que c'est pour ce loup…Tyler. C'est vrai qu'il est pas mal. Tyler ne m'a pas encore avoué officiellement ses préférences, mais je le sais. Je le sens quand il croise Danny. Et c'est bien. S'il est heureux ainsi, et je suis mal placé pour dire quoique ce soit de toute façon !

Quelques minutes passent et Isaac s'endort sans mal. Mais pour Stiles, c'est une autre histoire. Il a une crise, dans son sommeil. Je grogne. J'ai la rage qu'il se sente si mal. Je pose une main sur son épaule et l'autre sur ses mains pour récupérer le mug qui menace de tomber. Une fois posé sur le meuble, je reporte ma main sur les siennes. Elles sont gelées. J'essaye de le rassurer par des mots, mais ça n'est pas suffisant. Le regard qu'il me porte me désarme. Il va mal et je ne sais pas quoi faire pour qu'il se sente mieux. Je veux juste qu'il soit en sécurité et heureux. Il le mérite !

Mais tout ce que je peux lui apporter pour le moment, c'est un peu de chaleur. Alors je lève le plaid et l'invite à se rapprocher. Il n'ose pas vraiment mais se décide à s'assoir juste à côté de moi, suffisamment près pour sentir un peu ma chaleur. Après quelques instants, il commence enfin à somnoler mais il frissonne encore, alors j'entoure son corps frêle de mon bras et le serre contre moi. Enfin il se calme. Il s'apaise et s'endort. Je reste éveillé encore un moment, assez longtemps pour que Stiles, complètement endormi, glisse de mon épaule, alors je l'installe sur mes genoux. Je le regarde dormir, serein, pour une fois. Je suis imprégné. Ma vie, c'est lui maintenant. Moi qui ai l'habitude de tout contrôler, ça me fait bizarre de dépendre autant de lui, mais en même temps…pourquoi pas. C'est même agréable en un sens. Je me repose sur lui d'une certaine manière. Il apporte une stabilité à ma vie sans même qu'il en ait conscience. Je caresse négligemment ses cheveux et son bras sans vraiment m'en rendre compte mais ça m'apaise. Et puis il bouge, ramène son bras vers lui, se blottissant un peu plus contre moi, alors je prends sa main. Un geste naturel auquel je n'ai pas réfléchi. Un geste auquel j'aurais dû réfléchir. Je dois la retirer. Je vais la retirer. Juste…je veux profiter de ce contact juste quelques minutes. Puisque je ne peux oser ce genre de geste quand il est éveillé, j'aimerais en profiter encore un tout petit peu.

Comme c'est apaisant. Je suis bien, détendu. Je n'ai pas aussi bien dormi depuis longtemps. Dormi ?! J'ouvre les yeux quand Stiles se lève pour aller voir Erica. Je prends quelques instants pour remettre mes idées en place. Est-ce que je lui tenais toujours la main quand il s'est réveillé ? J'espère que non. Que va-t-il penser sinon ?

Je suis interrompu dans mes pensées par Isaac qui pose sa main sur mon épaule et me fait signe qu'Erica est réveillée. En effet, elle parle déjà avec Stiles. Quand Isaac entre dans la chambre, il se jette presque sur Erica et Stiles essaye de calmer ses ardeur. La réplique d'iIaac fait bien rire mes deux louveteaux et moi-même, je la trouve bien pensée. C'est exactement de cette façon qu'il agit en ce moment, à se préoccuper d'Erica comme une louve le ferait avec son petit. Quand il se lève et me voit, sa mine s'assombrit. Je m'approche de lui, le surprenant presque quand il relève la tête.

— « Ca va ? »

Il me rassure d'une petite voix et je comprends qu'il s'est bel et bien réveillé alors que je lui tenais la main. Est-ce que je le dégoûte ? Est-ce que je lui fais peur ? je me sens stupide. Mais quel idiot. Je ne le retiens pas quand il part. Sans doute ne voudra-t-il même plus me parler. Non. Ce n'est pas ce que je voulais. Je voulais juste le protéger. Je ne demandais rien d'autre, mais je ne voulais surtout pas qu'il s'éloigne de moi !

Je refoule la douleur qui enserre mon cœur et m'approche d'Erica. Elle est encore bien pâle mais elle sourit. Isaac s'est roulé en boule contre elle et elle s'amuse avec les boucles dorées de son frère de meute.

— « Je suis désolé pour le bras cassé et le reste. »

— « Merci Derek. Sans toi, je serai sans doute morte. »

— « C'est Scott et Stiles qui t'ont amené à moi. »

— « Mais c'est toi qui a su prendre une décision difficile pour me sauver la vie. »

— « Depuis quand es-tu aussi mûre ? »

— « Tu me préférais en ado-louve rebelle ? »

— « Je n'ai pas dit que tu ne l'étais plus. »

— « Toi par contre, tu es toujours frileux devant Stiles, »ajoute-t-elle.

— « Comment ça ? »

— « Derek, je ne t'ai jamais vu aussi reposé. Il a dormi sur le canapé avec toi, non ? »

— « Isaac, tu parles plus vite que Stiles ma parole ! » m'exclamé-je en accusant Isaac du regard.

— « C'était important ! Il fallait qu'elle le sache ! » se défend-t-il.

— « Derek. C'était ça ? Quand il est parti ? »

— « Il est parti, c'est tout. »

— « J'ai des crises d'épilepsie, je ne suis pas demeurée ! »

— « Je ne sais pas. Je crois qu'il me déteste, que je le dégoûte, »avoué-je enfin à demi-mot.

— « Euh, je ne crois pas non ! » s'exclame Isaac.

— « Derek, Stiles ne te déteste pas, bien au contraire ! » ajoute Erica.

— « Comment peux-tu le savoir ? »

— « Parce que je sais reconnaître une louve en chaleur quand j'en vois une. Arrêtez ce jeu du chat et de la souris ! »

Je ne réponds pas et je me contente de fuir cette conversation trop embarrassante et trop personnel en allant prendre une douche. J'entends Erica me crier que ça ne sert à rien de fuir, le problème est plus rapide que moi, mais je l'ignore et je me réfugie sous l'eau chaude. Sauf que le problème s'infiltre partout et qu'il est totalement sans gêne. Je le retrouve donc à me fixer dans la douche. Je parle du problème, donc c'est une métaphore. Erica n'est pas assez folle pour oser une telle manœuvre !

Je me suis laissé aller et je n'aurais pas dû. A cause de cela, Stiles me déteste. Je me déteste. Il est loin de moi et j'ai vraiment du mal à le supporter. Si je lui expliquai que je ne l'ai pas décidé, que ça m'est tombé dessus, et que je remplirai ma mission sans même qu'il s'aperçoive de ma présence, l'acceptera-t-il ? Après tout, tout cela n'est dû qu'à mon loup. Il n'est pas question d'amour, seulement d'âmes liées. Je n'attends pas de lui qu'il m'aime, je veux juste qu'il aille bien.

Je m'adosse à la faïence de la douce, profitant du contraste entre l'eau chaud et le froid de cette paroi et je pense à Stiles. Est-il en train de dormir ? Est-il en train de raconter ça à Scott ? Rêve-t-il de Lydia ? Pense-t-il à moi ? Est-ce qu'il va bien ?

A cet instant, une sensation me prend aux tripes et mon loup hurle. Il me veut hors de l'appartement. Il mord mon âme jusqu'à ce que j'accepte de sortir de la douche. Je me sèche rapidement et enfile un jean et un tee-shirt. En descendant je croise Isaac et Erica a migré jusque sur le sofa. Elle affiche un grand sourire parce qu'elle sait que je vais voir Stiles, mais Isaac comprend vite que quelque chose cloche.

— « Un problème ? » demande-t-il.

— « Je ne sais pas. »

— « Attends, on vient avec toi, »propose Erica.

— « Non. Repose-toi. »

— « Boyd arrive. Isaac peut t'accompagner, » assure-t-elle

— « Non. Vous restez là, tous les deux…tous les trois. Je m'en occupe. »

Sur ces mots, je sors de l'appartement et passe par les bois. C'est plus rapide. Je ne mets que quelques minutes pour arriver devant chez Stiles, mais ces quelques minutes me paraissent interminables. Je ne suis même pas au pied de sa fenêtre mais je sens déjà son sang. L'instant d'après je suis dans sa chambre.

Je le vois, adossé au mur, assis, presque sans vie, ou plutôt sans âme. Ses poings sont serrés avec une telle rage que s'il n'était pas en train de les frotter contre la moquette, ses phalanges seraient blanches et non rouges sang. J'aurais préféré qu'elles soient blanches. Ses mains sont dans un état lamentable. La douleur me transperce. Je ne supporte pas de la voir ainsi.

Je m'approche doucement et m'agenouille près de lui. J'essaye de l'appeler, mais il ne m'entend pas alors j'ose le contact. Je pose mes mains sur les siennes pour l'arrêter dans son mouvement. Il ouvre les yeux. Je plonge mon regard dans ces incroyables billes chocolatées. Une seconde de silence englobe ce moment. Monstrueux silence dans lequel je me complais à me noyer dans ses yeux, dans lequel je suis terrifié à l'idée de savoir ce qu'il ressent. Oui, terrifié. Et prendre conscience de cela ne me rassure absolument pas !

Et puis, il prononce ces mots. Il brise le silence avec les morceaux de son âme brisée. Ma réponse est claire, vive et nette. Elle vient du fond du cœur. Jamais je ne pourrais faire une telle chose. Jamais je ne pourrais le tuer. Pas lui. C'est impossible. Et pourtant, il me le demande à nouveau. Et cette fois il argumente. Mais tout ce qu'il dit est faux. N'a-t-il donc aucune conscience de ce qu'il est pour les autres, pour Scott, pour son père…pour moi ?! Il dit qu'il est un poid, un fardeau alors qu'il est une raison de vivre.

Il me demande à nouveau de le tuer et alors je livre ce que j'ai sur le cœur. Il doit arrêter de dire ces choses. Il doit arrêter de croire qu'il n'est rien alors que pour moi, il est tout. Je lui avoue que je ne supporterai pas de le perdre. Si je le perds, je ne serais plus rien. Je lui dis que je le protège parce que je le veux et non pour Scott. Il faut qu'il se mette ça dans le crâne une bonne fois pour toute. Et puis, je lui dis, je lui avoue, dans un souffle, que j'ai besoin de lui. Il est mon soleil, le centre de mon univers. J'ai besoin de lui.

Je prends son visage dans ses mains et je le regarde dans les yeux. Je me perds dans son regard magnifique et si profond et l'envie me pousse. Le loup aussi me pousse. Il veut que je le fasse mien. Mais c'est Stiles qui fait le premier pas. Il s'approche. Il craque. Ses larmes coulent. Ses bras s'accrochent à mon cou. Ses lèvres s'écrasent sur les miennes. J'ai du mal à croire à ce qu'il se passe. Quand je m'écarte pour comprendre, mon loup me ramène aussitôt vers ses lèvres. Je m'en empare et j'approfondie un peu le baiser avant de prendre Stiles dans mes bras de façon à pouvoir le porter.

Je le dépose sur son lit et je l'embrasse encore. J'aimerais rester auprès de lui, mais je n'en ai pas le droit. Je suis un monstre. Je suis un tueur. Il mérite bien mieux que moi. Je dois le laisser vivre sa vie et veiller sur lui de loin. Et puis, je doute que ce qu'il vient de faire vienne vraiment de lui. Evidemment, il n'est pas possédé, mais il a été repoussé dans ses retranchement et il s'accroche comme il peut à celui qui vient l'aider. Là c'est moi, mais ça aurait pu être Lydia, ou peut-être même Scott…s'il se décidait à lever son nez de la jupe d'Allison.

Et puis je dois retrouver ma meute…et je…je dois partir. Je m'écarte. Il est tellement épuisé que le simple fait de fermer les yeux le plonge dans les bras de Morphée. Je l'observe quelques instants. C'était court et j'ai conscience que ça ne se reproduira jamais, mais c'était bon.

Je soupire et retourne à l'appartement d'Isaac. Boyd est arrivé lui aussi et est calé avec Erica dans le sofa tandis qu'Isaac est à sa place habituelle. Ils ont la décence de ne poser aucune question. Mon visage a sans doute trahi le résultat de cette rencontre. Je suis grillé. Si Stiles se souvient de tout ça, il ne voudra plus jamais me parler…Je sais déjà que je peux dire adieu à Scott, encore que je n'ai jamais cru à son soi-disant ralliement, mais à la limite je m'en fiche. Je ne suis préoccupé que par Stiles.

Je m'allonge en soupirant, grondant presque, sur le lit d'Isaac. Quelques minutes passent avant qu'il monte à son tour. Il vient se blottir contre moi, même si j'ai le dos tourné. Il ne dit pas un mot, mais il est là. Peu après, Erica débarque aussi en traînant Boyd. Elle s'installe sur le lit, blottie contre Boyd, de façon à nous toucher Isaac et moi. Sans un mot toujours. J'entends juste leurs respirations devenir de plus en plus régulière de plus en plus lente. Ils s'endorment les uns après les autres, ma meute. Et je finis par m'endormir moi aussi, apaisé par leur présence, même si mon cœur souffre toujours de cette situation avec Stiles.


Ne me tuez pas! le baiser est réel! Même s'ils sont loin d'en avoir fini avec cette histoire! j'espère que ça vous a plu.

La suite la semaine si tout va bien!

Bonne semaine mes petites wolfies!