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Chapitre 20 - Enfin
Elle vacilla un peu et je me levai, hésitant. J'espérai vraiment qu'elle n'allait pas tomber dans les pommes. Ce ne serait pas la première fois de ma vie que ça m'arriverait mais je ne voulais pas répéter cette expérience. Je ne voulais pas l'assimiler à cette partie de ma vie. Oui c'était une fan mais elle était beaucoup plus. Avec un peu de chance.
"C'est arrivé." Merde ne joue pas à la fan avec moi je t'en prie Bella. Notre discussion avec Alice m'a montré que tu étais différente. Sois différente s'il te plait.
Elle ferma les yeux et les frotta. "J'ai un petit moment de folie. J'ai perdu l'esprit. Ça ne va pas durer longtemps."
Je ris. Je ne pus m'en empêcher. Elle me faisait toujours rire à des moments inattendus. Ses yeux s'ouvrirent et elle me fixa. "C'est réel?" demanda-t-elle.
Je ne pus pas rire cette fois. J'avançai vers elle. Qu'allai-je faire? Devais-je la prendre dans mes bras? L'embrasser? Lui serrer la main? Je ne savais pas. Tout avait changé il y a deux jours et je voulais faire les choses que j'avais rêvées mais nous avions beaucoup à discuter à présent. Je me décidai à tendre ma main pour repousser une mèche de cheveux de son visage, mes doigts effleurant sa joue. Rien que ce très léger contact me traversa comme un éclair et à présent c'était moi qui me sentait vacillant.
"Bonjour Bella."
Elle expira et posa sa main sur sa joue juste où la mienne venait de passer.
"Tu es vraiment là." Je hochai la tête et elle tendit la main vers moi avec hésitation. Je m'arrêtai tandis que sa main s'approchait de mon torse. Elle me toucha légèrement comme si elle avait vraiment peur que je sois un fantôme ou quelque chose. "Cela ne peut pas être réel. Je rêve, pas vrai? Je me réveillerai et tout va recommencer."
Ma main recouvrit la sienne sans mon accord. Je n'en eus conscience que quand je la touchais, je la touchais. Et ça faisait du bien. Je voulais continuer à le faire. "J'espère vraiment que ça ne sera pas le cas."
Elle cligna des yeux, ses beaux yeux bruns plusieurs fois. Sa main était toujours contre mon torse et la mienne toujours recouvrant les siennes. "Que, pourquoi… que fais-tu ici?" demanda-t-elle doucement. Je vis les larmes commencer à se former et je ne pouvais pas supporter ça alors je la tirai contre moi. Son odeur, ce satané abricot et cette vanille mêlés avec une autre odeur qui était tout elle et j'inspirai dans ses cheveux. Ses bras passèrent autour de ma taille et elle se blottit contre mon torse en murmurant, "Tu es réel," encore et encore et encore.
"Bella, chérie, s'il te plait ne pleure pas. Je ne pense pas que je puisse le supporter." Elle recula, se tenant toujours à mon torse et me regardant. J'essuyai les quelques larmes et dieu qu'elle était douce. Sa peau était merveilleuse et je ne voulais rien faire d'autre que la toucher et l'embrasser. Tout en moi voulait le faire et j'avais la sensation qu'elle me laisserait mais je savais que je ne pouvais pas pour l'instant. Il y avait beaucoup de choses à régler. Si je lui faisais l'amour - putain faites que je puisse - quand je lui ferai l'amour je ne voulais pas qu'il reste quelque chose d'irrésolu entre nous.
"Pouvons-nous parler?" lui demandai-je.
Elle me lâcha et frotta son visage. "Je suppose que oui, hein?" Elle se laissa tomber sur son lit et regarda autour d'elle. Peut-être pouvais-je m'asseoir sur le fauteuil de son bureau ou ailleurs. Je ne voulais pas m'éloigner d'elle mais je n'étais pas sûr de pouvoir m'empêcher de la toucher si je me rapprochais. Elle recula sur le lit et je m'assis immédiatement à côté d'elle et pris sa main droite dans la mienne. C'était clair je ne pouvais m'en empêcher. Je savais que je serai comme un fou avec elle mais je ne savais pas que je serai obligé de la toucher constamment. Peut-être que comme elle, je devais m'assurer que tout ceci était bien réel.
"Que fais-tu ici?" demanda-t-elle.
La question à un million de dollars. "C'est mon frère qui m'a amené ici." Ses yeux s'écarquillèrent et elle regarda autour de nous. Je ris. "Il est parti réserver l'hôtel et le reste. Il va d'ailleurs falloir que je l'appelle très bientôt."
"Bien. Euh pourquoi es-tu venu ici? Je veux dire pas que ça n'énerve que tu l'aies fait ou autre chose parce que ce n'est pas le cas. Je suis vraiment…" Elle ferma les yeux de nouveau puis les rouvrit, semblant résolue. "Je suis désolée." Elle retira sa main de la mienne et se leva. "Tu es probablement là pour t'assurer que je ne dirai rien à la presse." Quoi? Non. Je secouai ma tête mais elle fonça comme elle l'avait déjà fait le jeudi.
"Je le pensais vraiment. Je n'ai pas dit tous ces trucs pour te blesser Edward. Je suis tellement, tellement désolée de l'avoir fait. Je ne dirai jamais les choses dont nous avons parlé." Elle faisait les cent pas dans sa chambre et elle s'arrêta pour enlever ses talons. C'était ces pieds adorables que j'avais déjà vus sur la photo qu'elle m'avait envoyée. Je voulais les embrasser.
"D'accord, je veux dire j'en ai parlé avec Rose mais rien de très grave et elle n'ira pas trouver la presse." Elle fit une grimace. "Bon oui peut-être qu'elle le fera parce qu'elle est très en colère parce que tu m'as traitée de harceleuse mais je ne la laisserai pas faire. En principe elle m'écoute. Sauf si elle ne veut pas." Elle tourna et me fixa. "Est-ce qu'elle t'a appelé? Elle t'a demandé de venir?"
Elle me fascinait vraiment. Voir ses pensées travailler était un régal. J'espérai que j'allais voir encore cet étrange processus.
Je levai les mains en signe de reddition. "Bella est-ce que tu voudrais bien te rasseoir? Tu me donnes le vertige." Elle soupira et le fit. Je tendis ma main et repris la sienne. Je me sentais mieux quand je la touchais. C'était bizarre mais vrai.
"Je ne suis pas là parce que je m'inquiétais que tu ailles trouver la presse." Elle ouvrit la bouche et avec ma main libre je posai un doigt sur ses lèvres. "C'est à moi d'accord? Tu m'as posé des questions et j'aimerais y répondre." Je touchai ses lèvres enfin et était-ce pour la réduire au silence? Ce n'était pas juste. Elle opina.
"La première des choses, c'est que je suis ici parce que nous avons besoin de nous parler face à face. Plus de mensonges, plus de secrets, plus de malentendus. Est-ce que c'est bon pour toi? " Bien que très réticent j'enlevai mon doigt de ses lèvres.
"Oui."
"Bien." Je lui souris et elle me rendit mon sourire. "Oui Rose a appelé," elle commença à ouvrir la bouche et je me dépêchai, "mais elle ne m'a pas eu. Elle a eu mon frère. Apparemment ils ont parlé tous les deux, ils ont parlé de nous et en sont arrivés à la conclusion qu'il fallait que nous nous parlions. Mon frère s'est chargé de me faire monter dans une voiture en prétextant un essai routier et ensuite il m'a dit que nous venions ici."
"Donc tu ne voulais pas venir," fit-elle observer doucement.
Je serrai sa main. "Pas au début." Je réfléchis une seconde. "Bon je ne l'ai pas admis au début. J'aurai pu lutter davantage ou j'aurai pu appeler la police mais je ne l'ai pas fait parce qu'une grande partie de moi voulait venir te voir."
"Pourquoi?" demanda-t-elle. "Je pensais que tu me détestais."
Comme si c'était seulement possible. "Je voulais," admis-je, pas fier de cet état de chose. Il fallait que je lui dise la vérité cependant. Plus de secrets, plus de mensonges. "J'ai essayé. Quand nous avons raccroché au téléphone j'ai envoyé valser des objets, je suis allé trouver Alec et je me suis défoulé sur lui, j'ai bu…rien de tout cela n'a pu te faire sortir de ma tête. Tout ce que je voulais faire c'était retourner un ou deux jours en arrière et revenir à une ignorance heureuse."
Elle rigola et c'était magnifique de voir et de l'entendre en personne. "Ouais j'ai pensé à cette chose moi-même plusieurs fois."
"Il y a tellement de choses que j'aimerai savoir. Alice t'en a demandé beaucoup."
"Alors tu as tout entendu?" demanda-t-elle.
"Oui. Elle était un peu hostile quand nous sommes arrivés mais elle a décidé qu'elle voulait m'aider, rendre les choses meilleures pour toutes les deux."
Elle fit une grimace. C'était vraiment mignon et je voulais l'embrasser. Il fallait que je me calme pour l'instant. "Elle t'a raconté ça?" Bella sembla surprise.
Je rigolai. "Bon oui. Je ne peux pas dire que j'ai tout suivi mais je sais qu'en me cherchant elle a trouvé un garçon de dix-sept ans et que tu ne lui as pas dit que tu m'avais trouvé, moi et que ça explosé." Je la regardai attentivement. "Elle m'a dit qu'elle t'a dit des choses blessantes et qu'elle voulait arranger les choses en te posant ces questions."
Bella expira profondément puis expira longuement. "Waouh. C'est… je n'arrive pas à assimiler. Je suis sortie avec le mauvais gars et quand je rentre chez moi je trouve le bon assis dans ma chambre et ma coloc qui semblait me détester m'a possiblement pardonné et est en train de m'aider."
"Oui l'un dans l'autre c'est une journée très étrange." Je regardai par terre et posai la question suivante. "Es-tu sûre que c'était le mauvais gars? Je veux dire. J'ai entendu ce que tu as dit à Alice mais… pourquoi ne l'apprécies-tu pas?"
Il me sembla que ça lui prit des heures avant qu'elle me réponde et ce n'était probablement que des secondes. "Oui j'en suis sûre. Il est gentil mais ce n'est pas…" elle s'arrêta." Toi," dit-elle doucement. Merci seigneur. J'avais besoin de la voir dire ça bien qu'Alice me l'ait déjà dit.
Tout à coup elle retira sa main de nouveau et je voulus la récupérer. Mais elle fut trop rapide, la serrant dans son autre main. "Est-ce que ça a une importance? J'avais oublié. Tu as Jane. Je… pourquoi…pourquoi es-tu venu?" Elle semblait perdue. Je ne pouvais la blâmer. Je lui avais menti aussi.
"Bella, je n'ai pas Jane. Je ne l'ai jamais eue. C'est l'une de mes meilleures amies au monde. Son petit-ami l'a laissée tomber et il lui fallait quelqu'un pour le tapis rouge, pour ne pas paraitre seule et pathétique." Je soupirai. "Elle sait pour toi. Nous en avons parlé dans la limousine mais elle avait bu et les questions l'ont énervée alors elle a dit quelque chose de stupide."
Bella sembla avoir espoir mais pas comme si elle était prête à me croire déjà. "Et la façon dont tu la touchais?" Maudite photo. Emmett m'avait dit d'aller la voir et elle était sacrément accablante, je devais l'admettre.
"Elle venait juste de le voir avec sa nouvelle petite-amie, une jeune fille. J'essayai juste de la réconforter en lui disant qu'elle valait bien mieux que ces millions de filles et qu'il serait bientôt désolé de l'avoir laissée tomber. Jane est géniale Bella mais elle n'est pas pour moi. Elle est comme ma sœur."
"C'est vrai?" Un sourire hésitant passa sur ses lèvres et j'acquiesçai. "Mais tu as dit…"
Je haussai les épaules. "Je pense que nous avons tous les deux dit des choses que nous ne voulions pas. J'étais furieux que tu m'aies caché quelque chose et j'ai voulu te blesser comme tu m'as blessé."
Elle se tourna et son genou gauche toucha mon genou droit. J'étais énervé de porter un jeans et de ne pas pouvoir sentir sa peau contre la mienne. "Je suis désolée de t'avoir blessé Edward. Ça n'avait jamais été mon intention."
A présent je le savais. "Je sais. Si ça ne te dérange pas je voudrais te demander ce que tu voulais. Je veux dire tu as dit que tu voulais me connaitre. C'est tout?" J'étais très content de constater qu'il n'y avait aucune affiche de moi sur ses murs. Ça m'aurait complètement effrayé.
Elle posa sa main sur ma jambe et immédiatement je posai la mienne sur la sienne. Ça me faisait tellement de bien de la toucher. "Honnêtement Je ne me suis jamais autorisée à penser au-delà de cette envie initiale de te trouver au début. J'ai entendu que tu jouais à WWF. Alice a dit qu'elle allait essayer de te trouver et j'ai décidé d'essayer aussi. Evidemment que tu me plaisais mais je n'avais jamais pensé que je te trouverai. Quand tu as répondu tu as semblé tellement gentil et réel et drôle que j'ai voulu plus de toi."
C'était quelque chose que je pouvais aisément comprendre. "Et quoi d'autre?"
Elle rit nerveusement. "Je ne peux pas dire que j'avais prévu d'avoir du sexe au téléphone et que tu sois là maintenant et… Je me suis laissé un peu rêver Edward. C'est bien ce que tout le monde fait au sujet des stars non? Nous imaginons que si nous avions seulement la chance de les rencontrer ils nous aimeraient autant que nous les aimons."
Je bougeai, mal à l'aise et elle me serra le genou. Je me concentrai sur sa main et essayai de ne pas imaginer qu'elle aille à de meilleurs endroits. Pas productif et pas bien pour le moment.
"Ça te dérange. Je le comprends. Je voulais que tu saches que ce que tu m'as entendu dire à Alice est vrai. La plupart du temps j'oubliais qui tu étais. Tu étais juste mon Edward et j'aimais parler avec toi. J'ai eu des moments où il fallait que je me rappelle qui tu étais et je me demandais par l'enfer ce que tu pouvais voir en moi mais la plupart du temps je me laissais être moi et tu semblais m'apprécier ainsi."
"Oui, je t'ai appréciée," son expression changea. Merde, pas au passé. "Je t'apprécie Bella." Plus que je le voudrai, je pense mais nous avons besoin de temps pour gérer tout ça avant que j'essaie d'assimiler ça. Je touchai sa joue encore et ces jolis yeux me regardèrent avec prudence.
"Je vais essayer de t'expliquer pourquoi ça m'a gêné que tu saches qui j'étais depuis le début." C'était difficile de parler de ça sans ressembler à un petit garçon gâté mais heureusement elle comprendrait. Elle m'avait toujours compris avant.
"D'accord?" convint-elle. Je serrai sa main à nouveau.
"Je suis célèbre depuis que j'ai dix-huit ans Bella. Avant ça j'étais un geek, je t'en ai déjà parlé. Je suis passé de personne à quelqu'un du jour au lendemain ou presque sembla-t-il. Les filles étaient partout. J'étais assez intelligent pour savoir qu'elles ne sont pas nécessairement intéressées par un gars qui aime les dessins animés et la science-fiction. Au début je l'ai ignoré." Je fis la grimace en me souvenant. "J'étais jeune, j'étais riche et les filles me voulaient. J'essayais d'apprécier."
Elle rit. "J'imagine que tu l'as fait."
Je lui fis un petit sourire. "J'ai vieilli, vite. Je ne pouvais pas inviter une fille pour aller voir le nouveau film d'action avec moi. Elles voulaient sortir pour qu'on me voie avec elles. Peu leur importait que ces choses m'intéressent pourvu que ce soit le dernier restaurant ou club à la mode, tu comprends? " Elle hocha la tête. "Ça ne m'a pas pris bien longtemps pour arrêter de sortir avec les filles. J'ai eu deux relations qui se sont bien passées mais c'était beaucoup pour le spectacle. Irina…" je ris en voyant son expression.
"Tu es mignonne."
"Je suis désolée, je déteste qu'elle t'ait autant blessé."
Je haussai les épaules. "Honnêtement, elle ne l'a pas vraiment fait en y repensant. Ça semblait être ça au moment mais ma fierté a plus été blessée que mon cœur. Elle a été meilleure à ce jeu que la plupart des autres et elle a fait semblant de s'intéresser à des choses ou au moins m'a écouté parler de certaines choses mais ce n'était que mensonges." Je repris une inspiration et lui servis la plus grosse vérité que j'avais. "Je peux te dire que ce qu'il s'est passé entre nous jeudi m'a bien plus blessé que tout ce qu'Irina a pu me faire."
Bella haleta et ses yeux humidifièrent de nouveau. "Je t'en prie ne pleure pas. Je ne dis pas ça pour te faire du mal. Je pris son visage entre mes mains tendrement, espérant qu'elle me comprendrait. "Je te le dis pour que tu saches ce que tu représentes pour moi. Trois semaines avec toi ont valu beaucoup plus que six mois avec elle. Ça m'a complètement dévasté de penser que je m'étais trompé à ton sujet."
"Tu ne t'es pas trompé, je te le jure. J'ai aimé tout ce que j'ai appris à ton sujet." Aimé? Passé ou présent? Le mot lui-même était un avertissement. "Le fait que tu sois un idiot et que tu l'admettes, ton amour des dessins animés et des films classiques, la peur de ta mère…" Je lui fis un clin d'œil et elle rit. "Tout et encore plus."
"Je sais. C'est pourquoi ça a fait si mal de te perdre." Elle ferma les yeux et je caressai ses joues avec mes pouces. "C'est pourquoi je n'arrêtais pas de penser à toi et pourquoi je n'ai pas lutté davantage avec mon frère quand il m'a trainé jusqu'ici. Je voulais, non, je veux que les choses redeviennent comme elles étaient avant. Si c'est possible."
Elle leva les yeux et se mordit la lèvre, ce qui, je dois l'admettre, était une des choses les plus sexy que je n'aie jamais vues. Je priais de ne pas bander mais je savais qu'il ne m'en fallait pas beaucoup quand il s'agissait de Bella.
"Penses-tu qu'elles le peuvent?"
Je ris et touchai sa lèvre avec mon pouce droit. "Je n'ai pas été capable de te lâcher depuis que tu es entrée dans cette pièce. J'ai déjà dû combattre l'envie de t'embrasser une douzaine de fois. Je pense qu'elles le peuvent."
Elle sourit, d'un vrai sourire, comme ceux des photos qu'elle m'avait envoyées et ça me coupa le souffle. Même avec un visage légèrement bouffi, à cause des larmes, c'était la plus belle femme que je n'avais jamais vue. "Tu veux m'embrasser?"
Je ricanai. "Bien sûr. J'ai pensé à t'embrasser un million de fois avant qu'on se rencontre et maintenant je suis dans la même chambre que toi. Tu es magnifique, tu portes une robe sexy, tu sens bon et ta peau est incroyablement douce. Si j'étais sûr de pouvoir m'arrêter, je l'aurais déjà fait."
Elle lécha ses lèvres et je sentis ma bite se raidir. Il ne fallait pas grand-chose avec elle. "Pourquoi tu ne le fais pas?"
"Parce que je n'arrêterai jamais."
"Alors ne t'arrête pas." Putain, elle allait me tuer.
"Je dois finir d'abord." Elle eut l'air déçue mais elle acquiesça. "Ma vie n'est pas facile, Bella. Il y aura des premières et des tapis rouges et des rumeurs partout où je vais. Je sais que tu avais des raisons de réagir à l'affaire Jane comme tu l'as fait. J'aurais dû te dire que j'allais être avec une amie mais je ne pensais pas que tu savais qui j'étais. Plusieurs personnes m'ont dit que j'étais suis un imbécile de ne pas te l'avoir dit avant. Je ne pensais vraiment pas que ça allait être un problème cependant."
Elle regarda ses genoux. "J'aurais dû t'écouter avant de te sauter dessus et présumer le pire." Je relevai sa tête et elle sourit tristement. "Je donnerai n'importe quoi pour revenir en arrière et ne pas t'attaquer comme je l'ai fait. C'est juste que c'est vraiment dur pour moi de croire que tu veuilles de moi quand tu es entouré de gens comme Jane et Irina."
Son connard d'ex avait fait un numéro sur son amour-propre et ça m'énervait. "Bella, je te trouve incroyable. Tu vaux mille Irina et je déteste que tu penses le contraire."
Elle soupira et essaya de sourire. "C'est difficile pour moi de ne pas aller par là, Edward. Tyler m'a niqué. J'ai essayé, au début de me dire que ce n'était rien mais les questions et les réponses de Jane et la façon dont tu t'accrochais à elle..."
"Elle était ivre et bouleversée, Bella. J'essayais de l'empêcher de faire quelque chose de stupide, comme enlever ses chaussures et poignarder Dimitri avec. Crois-moi, c'était une des options qu'elle envisageait."
Bella rit. "Je parie. J'ai aussi pensé à des choses très intelligentes à faire avec Tyler au fil des mois. Ça fait mal. J'essayais de me dire que je ne voyais pas ce que je pensais voir et Rose me parlait, puis Alice nous a entendus parler et tout ça a explosé. Je me suis laissé croire ce qu'elle disait, que je ne pouvais pas intéresser un type comme Tyler, alors comment pourrais-je te garder et je suis devenu folle. J'ai appelé Colin et lui ai donné un rancard sans réfléchir." Je fis un regard noir à la mention de son nom et elle prit ma main dans les siennes.
"J'allais l'annuler mais le matin j'ai vu tous ces sites web et ces photos et je me suis énervée encore une fois. Puis tu m'as envoyé un texto, tu m'as demandé un rancard juste après que je me sois dit que tu avais eu un rancard avec elle et je suis devenue dingue. Je n'aurais pas dû faire ça. Je n'aurais pas dû te répondre avant de pouvoir te parler comme une personne civilisée et pas une folle possédée."
"Tu m'as désarçonné," admis-je. "Je ne comprenais pas pourquoi tu sortais avec quelqu'un d'autre quand on essayait de voir où ce truc entre nous pouvait nous mener. Puis tu m'as parlé de Jane et tout ce à quoi je pensais, c'était d'essayer de t'expliquer et que tu me pardonnerais. Quand tu as lâché la bombe en disant que tu me cherchais, c'est là que j'ai perdu mon sang-froid."
"Je suis désolée, Edward. Je suis désolée de t'avoir dit comme ça. Je devais te le dire, je le savais et j'avais prévu de le faire avant qu'on se rencontre. Je ne voulais pas que tu viennes ici avec ça au-dessus de nos têtes. Je pensais que tu t'enfuirais quand je l'aurais fait mais j'espérais aussi que tu ne le ferais pas. Je n'avais pas prévu de te le dire après t'avoir traité de tricheur et que j'avais un rencard."
Je ris. "Cela n'a certainement pas aidé mais j'avoue que je ne l'aurais jamais bien pris. J'aurais eu besoin de temps pour réfléchir et me demander ce qui était réel et ce qui ne l'était pas. J'aimerais penser que je n'aurais pas perdu mon sang-froid si tu me l'avais dit d'une autre façon mais je l'aurai peut-être fait. Ça signifiait tellement que tu apprécies la personne que je suis, pas l'acteur."
Elle avait l'air triste. "C'est le cas. Je sais que tu ne me croiras peut-être pas mais c'est vrai. Je ne savais pas que c'était toi jusqu' à ce qu'on parle par Messenger et que j'ai été subjuguée par toi avant ça. Tes mots..." dit-elle en souriant. "Tu pouvais m'avoir avec juste une phrase ou deux. Personne n'a jamais fait ça avant. Tu es si drôle, intelligent et plein d'esprit. Tu as dit un jour que tu voulais sauvegarder tous nos messages sur Words, eh bien, je l'ai fait. J'ai pris des photos d'eux."
Elle rougit et c'était époustouflant sur sa peau crémeuse. Et elle n'avait pas menti. Elle rougissait. Sa poitrine était d'une jolie couleur rose que je voulais embrasser, toucher et merde, j'avais besoin de me concentrer.
"Tu devrais m'envoyer ces photos."
Elle rit. "D'accord. Si tu veux."
"Je les veux vraiment." Je voulais tellement plus que des photos. "Bella, je te crois." Ses yeux s'ouvrirent à ma déclaration. "Je crois que tu voulais juste apprendre à me connaître et que tu n'étais pas après moi pour des raisons nuisibles. Je suis désolé d'avoir dit que tu l'étais."
"Je suis désolé de ne pas te l'avoir dit plus tôt. Je ne voulais pas te perdre. Tu comptais tellement plus pour moi que ce que je pensais et je ne voulais pas que tu t'en ailles dès que tu entendrais."
"Comptais, au passé?"
Elle secoua la tête. "Non, pas au passé."
Je lui touchai la joue. "Ma vie est compliquée, Bella. Si on doit essayer de faire ça, j'ai besoin que tu me fasses confiance. Je le pensais vraiment quand j'ai dit que je ne te tromperais pas. Je n'ai pas regardé ou pensé à une autre fille depuis que tu es entrée dans ma vie. Nous n'étions même pas ensemble techniquement, et je n'aurais jamais pensé sortir avec quelqu'un d'autre."
"Moi non plus." Elle grimaça. "Vraiment, j'allais annuler ce rancard avec Colin jusqu' à ce que tu me dises que tu avais menti et impliqué que Jane était plus qu'une amie."
Si je ne lui avais pas dit ce mensonge sur Jane, elle ne serait jamais sortie avec ce connard. "Je détestais que tu sois sortie avec lui. Je détestais ne pas être arrivé à temps pour t'empêcher d'y aller."
Elle lia ses doigts avec les miens. "J'étais malheureuse et je n'ai cessé de penser à toi tout le temps. Il a vu que quelque chose n'allait pas et j'ai admis que je n'étais pas prête à sortir avec qui que ce soit. Je lui ai un peu parlé de toi..." Maintenant c'était à mon tour de grimacer. Elle serra ma main. "Et il m'a dit que je devrais t'appeler et discuter avec toi. Ce n'est pas un méchant, Edward. Mais il n'est pas toi."
Ses mots me réchauffèrent, comme ils l'avaient toujours fait, même quand ils n'étaient que des mots sur un écran. "Aucune autre fille ne me comprend comme toi, Bella. Veux-tu…." Mon Dieu, pourquoi c'était si dur? "Tu veux réessayer? Pour voir ce que l'on peut être sans tous ces secrets entre nous? J'allais te dire qui j'étais ce jour-là." Je ris. "Nous formons une sacrée paire!"
Elle rit avec moi. "Oui, c'est vrai. Du moins, je veux faire partie d'une paire avec toi. Je suis une telle idiote."
Je souris. "Je crois que j'ai déjà entendu ça quelque part."
Elle ricana et c'était magnifique. "Ouais, eh bien, t'es un (dork) crétin, donc on est quittes."
"Je ne suis pas (dork) une bite de baleine" lui dis-je, faisant de mon mieux pour ne pas sourire et échouer lamentablement.
"Aloorrrssss," dit-elle en riant et je chatouillai son côté. Elle se tortilla et rigola. "Ok, ok, ok, tu n'es pas une bite de baleine."
"Merci", répondis-je. "Tu es une idiote mais je t'aime comme ça."
Ses yeux s'écarquillèrent et je sentis mon cœur battre. Merde. Etais-je sincère? Oui je l'étais mais c'était si tôt et nous venions juste de nous rencontrer. Elle secoua la tête et sourit. "Bien." Je poussai un soupir de soulagement quand elle n'en dit pas plus. Nous avions parlé de beaucoup de choses ce soir et nous parlerions de beaucoup d'autres. Avec un peu de chance, toute l'éternité.
"Edward?"
Je la regardai nerveusement. Peut-être qu'elle ne me laisserait pas me tirer d'affaire. "Ouais?"
"Je suis vraiment contente que tu sois là et que tu me pardonnes d'avoir été une garce l'autre jour." J'ouvris la bouche pour protester. "Non, je l'étais et je ne mérite pas une seconde chance… mais je vais la prendre si tu me l'offres." Je hochai de la tête et me battis pour avaler la boule dans ma gorge. J'étais tellement soulagé. Tout s'était mieux passé que je n'osais l'imaginer. "On peut peut-être arrêter de parler et tu pourrais m'embrasser maintenant?"
Je sursautai de surprise. "Quoi? Tu veux que je t'embrasse?"
Elle lécha encore ses lèvres. "Oui, beaucoup."
De la musique à mes oreilles. Je me levai et la tirai ses pieds. "Et le fait que je t'ai dit que si je t'embrasse, je ne serais peut-être pas capable de m'arrêter?"
Un sourire sexy lui couvrit le visage et quelque chose brilla dans les yeux. Et voila, ma fille confiante et insolente, celle qui pouvait me faire bander avec quelques mots. "Qu'est-ce qui te fait penser que je voudrais que tu arrêtes?"
Je mis mes mains sur ses épaules et me rapprochai d'elle. "Je ne suis pas venu ici pour ça, tu sais? Je suis venu parce que j'ai voulu éclaircir les choses. Nous n'avons pas à..."
"Edward, tais-toi et embrasse-moi."
Alors je le fis. Je glissai mes bras le long de son dos et la tirai contre moi, son corps doux et magnifique s'appuya enfin contre le mien.
Oui, je l'avais tenue quand elle était arrivée mais il n'y avait pas eu de chaleur. Maintenant, ses yeux se languissaient de moi et ses lèvres parfaites étaient juste là, à quelques centimètres de mon visage. Je me penchai lentement vers elle et ses bras s'enroulèrent autour de mon cou, ses doigts se déplacèrent dans mes cheveux, me grattant légèrement le cuir chevelu. Je gémis avant même que mes lèvres ne touchent les siennes.
Ses doigts serrèrent ma tête et je me laissai guider, posant mes lèvres légèrement sur les siennes. Je touchai ses lèvres avec les miennes une, deux, trois fois. Ses yeux s'ouvrirent et son regard me donna envie de la jeter sur son lit et de la prendre. Pas encore, cependant. C'était parfait. Je pressai mes lèvres plus fermement sur les siennes et elle soupira. J'attrapai sa lèvre inférieure entre les miennes et elle gémit et ouvrit la bouche. Nos langues se touchèrent doucement, se déplaçant l'une contre l'autre. Elle inclina la tête et me laissa glisser plus profondément.
J'avais embrassé beaucoup de femmes dans ma vie, à l'écran et hors écran mais je pouvais honnêtement dire qu'aucun baiser ne m'avait jamais affecté comme ce baiser avec Bella. Je sentis que mes genoux commençaient à trembler avec l'effort qu'il fallait pour ne pas prendre plus que ce qu'elle offrait. Nos langues dansaient ensemble doucement et ses mains étaient comme un paradis dans mes cheveux. Je tenais sa taille, bien que je veuille vraiment empoigner son incroyable cul.
Je brisai notre baiser et me battis pour reprendre mon souffle. Bella me sourit rêveusement et je dus l'embrasser à nouveau. Plus dur cette fois. Elle donna autant qu'elle recevait et frotta son corps sexy contre le mien. Je gémis et la libérai. "Tu vas vraiment être ma mort, n'est-ce pas?"
Elle rit. "J'espère que non. J'ai besoin de bien plus que ça avant que tu ne meures."
Je secouai la tête et m'effondrai sur son lit. "Je devrais appeler mon frère, lui dire que je suis toujours en vie et qu'il vienne me chercher."
"Tu pars déjà?" Il y avait encore cette tristesse.
"Non! Je ne voulais pas supposer que tu voulais que je..."
"Reste," dit-elle, en posant ses mains sur mes épaules. Je serrai sa taille. "S'il te plaît, reste avec moi."
Comme si j'allais dire non à ça? "Je n'irai nulle part."
"Alors, tu es à moi pour la nuit?" demanda-t-elle avec un sourire sexy.
Pour plus que ça, si elle me voulait. "Oui, je suis tout à toi."
"J'aime bien ça", répondit-elle.
Tout comme moi. "Que feras-tu de moi?"
Elle rigola. "Je peux penser à certaines choses."
Moi aussi. J'avais hâte de voir ce qu'elle avait en tête.
Et voilà les choses sont éclaircies
et maintenant que pensez-vous que Bella ait en tête pour leur soirée?
