.
Chapitre 29 - Pagaille
Je trépignai d'impatience en attendant que Bella se joigne à moi. J'allumai le vidéo chat pour la première fois depuis des lustres. Quelquefois je me connectais quand j'étais loin pour discuter avec ma mère mais c'était rare. C'était plus facile par téléphone. Ce n'était pas facile de le faire en sachant que ma petite-amie avait fait des achats très sexy pour me rendre fou. Mon imagination était excellente mais je préfèrerai avoir un visuel.
L'alerte bizarre de Sk*pe m'avertit et je vis que Bella m'appelait. Je ne pus aller assez vite pour l'accepter comme amie. La caméra s'alluma mais tout ce que je vis c'était son lit et sa tête de lit.
"Chérie?" demandai-je, essayant de contenir mon excitation. J'échouai lamentablement.
J'entendis un petit rire et ensuite je vis une longue jambe sexy apparaitre sur le lit. Je déglutis et regardai la jambe se poser sur le matelas et un joli pied remplit l'écran.
"Bella tu me taquines…" fis-je remarquer, avec une moue boudeuse.
Le petit rire sexy résonna à nouveau. "Ce n'est pas toi qui dit qu'il faut construire l'anticipation?" demanda-t-elle.
"Je ne fais que ça, anticiper, depuis que je t'ai quittée hier matin…" gémis-je. "Et ça fait trente-six heures, chérie. C'est vraiment trop long."
Le pied disparut et le visage merveilleux de ma petite-amie apparut, elle était juste devant la caméra et je ne pouvais rien voir d'autre. "Oui, ça fait trop longtemps," acquiesça-t-elle et la chose suivante que je sus c'est qu'elle était sur son lit et portait… oh seigneur. Je bandai immédiatement.
"Bella," soufflai-je. Elle était magnifique. Elle portait un petit ensemble de dentelle rouge et noire qui couvrait à peine ses cuisses, ce qui signifiait que je voyais beaucoup de ses jambes. Il y avait deux bretelles fines qui le retenaient mais qui seraient très faciles à enlever. Ses seins étaient à peine couverts de dentelle noire. "Putain chérie tu es incroyable."
"J'ai pensé que ça te plairait," me dit-elle en souriant timidement. Comment pouvait-elle faire cela… ressembler à du sexe pur mais rougir et paraitre innocente… ça me dépassait. J'aimais ça.
"Plaire n'est pas le bon mot, sexy. J'aime ça. Est-ce que tu le porteras pour moi à la fin de la semaine?"
Elle rit et inclina la tête. "Si tu me laisses le porter, oui."
Elle me connaissait déjà bien. "Ce sera vraiment un très grand plaisir pour moi de te l'enlever, chérie."
Elle fit un petit sourire. "Je suis sûre que j'aurai du plaisir sans ça, aussi."
"N'en doute jamais ma belle. Je m'assurerais que tu en profites bien."
Elle rit et se pencha, me donnant un bel aperçu de son décolleté, elle attrapa l'ordinateur et le posa sur ses genoux. Plus de longues jambes sexy à regarder mais plus de sexy Bella, ce dont j'étais reconnaissant. "Tu es vraiment trop loin," me dit-elle.
Mon cœur me fit mal. "Je suis beaucoup trop loin. Tu me manques tellement, Bella."
Elle mordit sa lèvre. "Tu me manques aussi Edward. C'est bizarre parce que nous avons passé si peu de temps ensemble mais c'est comme si une partie de moi était partie."
Oh je comprenais parfaitement. "Ce n'est pas bizarre Bella. C'est simplement nous. Nous allons si bien ensemble que c'est sûr qu'il nous manque quelque chose quand nous sommes séparés. Tu as été dans ma tête depuis le moment où je suis parti et évidemment tu y étais quand j'étais là-bas. "Je souris alors qu'elle riait.
"J'étais évidemment sur quelque chose quand tu étais ici."
Dieu que je l'aimais. "Et je te veux encore dessus chérie. Plus spécialement quand tu es habillée ainsi."
Elle sourit. "Alors tu ferais mieux de ramener ton petit cul par là dès que tu pourras."
"Soixante sept heures et je compte, amour. Nous allons y arriver."
Elle hocha la tête. "Le shopping avec Rose et Alice m'a permis de tuer un peu le temps. Les cours n'aident pas vraiment parce que je m'ennuie et que je pense à toi."
Ah ouais? "Et à quoi penses-tu, au juste, Mademoiselle Swan?"
Elle sourit. "Ne préfères-tu pas ne pas savoir?"
"Je crois que je demande alors oui, je veux savoir."
"Exige plutôt, non?" Je la regardai d'un air renfrogné mais je n'arrivai à garder cet air parce que ses yeux bruns dansaient avec gaieté et qu'il m'était impossible de résister à son sourire. "Eh bien aujourd'hui je pensais aux choses pour lesquelles j'allais en shopping et quelle serait ton expression quand tu les verrais."
J'aimais ça. "Vraiment? Tu as imaginé mon expression alors que tu étais censée écouter tes profs? Mademoiselle Swan tu es une sacrée coquine!"
Son expression fut inestimable. Elle ressemblait à un petit enfant qui avait un secret qu'il mourrait de partager. "Qu'est-ce qui te rend aussi mal à l'aise, chérie?" Elle se tortillait, ce qui était un joli visuel avec ses seins qui bougeaient sous le fin tissu. Etait-ce de la soie? Du satin? Quoi qu'il en soit ça semblait très doux au toucher…
"Tu verras, bien," me dit-elle en gloussant.
"Oh Bella tu aimes me taquiner, je devrais peut-être te prendre sur mes genoux et te donner cette fessée dès que nous serons seuls." Comme si j'allais prendre le temps de faire ça. Dès l'instant où nous serions dans ce chalet, je serai en elle. Ce trajet de deux ou trois heures depuis Seattle allait mettre ma volonté à l'épreuve...
"Humm, j'ai de meilleures utilisations pour tes mains dès que nous serons à ce chalet."
Putain. Elle m'excitait tellement tout le temps. J'espérais que ça ne me passe jamais cependant ça deviendrait un problème quand nous passerions du temps ensemble. Je croyais que ça arriverait un jour. Il fallait juste que je sois patient.
"Ouais? Que voudrais-tu que te fassent ces mains Bella?" Je les levai et la regardai trembler et lécher ses lèvres. Oh oui, j'avais le même effet sur elle qu'elle sur moi, heureusement.
"Je pourrai te montrer," me dit-elle et ensuite elle laissa trainer sa main droite entre ses seins. Putain. Ça arrivait vraiment et c'est elle qui avait pris l'initiative. Mon rêve devenait réalité. Elle prit le gauche en coupe et le serra. Je sentis ma main reproduire son mouvement. "Que voudrais-tu que te fassent mes mains si les tiennes me touchent ici?" Elle prit son autre sein et passa ses pouces sur ses mamelons. Je pouvais les voir se tendre sous le doux tissu.
Je rapprochai mon ordinateur ainsi elle aurait une vue de côté et j'attrapai ma queue à travers mon boxer. "Je voudrais tes mains ici chérie."
Elle laissa échapper un gémissement sexy. "Alors c'est là qu'elles seraient, Edward." Elle glissa et me donna une nouvelle vue, éloignant l'ordi ainsi je pouvais voir le haut de ses cuisses. Sa main droite descendit sur son estomac très lentement vers son centre. Je déglutis et la regardai tordre le tissu. "Je ne porte rien là-dessous tu sais," me dit-elle, en souriant doucement. Elle était tellement étonnante ainsi. La confiance en soi qu'elle avait quand elle était avec moi était vraiment renversante.
"Je ne sais pas. Te toucheras-tu Bella?"
Elle sourit et se lécha les lèvres de nouveau. Me tentant encore plus. "Si je le fais, Edward toi aussi. Tu as ton lait?"
En voilà une folle de question! Je l'avais senti à chaque fois que j'étais rentré dans ma chambre. C'était comme une addiction, ce parfum. Quelque chose comme de la cocaïne, d'accord? C'était un peu inquiétant mais sans danger. J'attrapai le flacon et le tendis devant moi. Son rire délicieux me fit sourire. "Tout près de mon lit, Bella. En aurais-tu douté?"
Elle secoua la tête. "Tu t'en en es déjà servi?"
"Non, pas pour me faire plaisir. Je l'ai senti une fois ou deux." Ou dix. "Je voulais te suggérer de l'utiliser plus tôt mais maman est arrivée." Ça la fit rire encore et je la fixai. "Ça t'amuse que j'ai failli me faire attraper sur le fait?"
"En quelque sorte mais pas quand ça interrompt notre temps pour jouer," me dit-elle. "Bien sûr, mais j'étais avec Rose et nous n'aurions pas pu jouer quand même."
Je rigolai. "Oh, je ne sais pas chérie, tu aurais pu essayer de rester super tranquille dans la cabine d'essayage pendant que je te disais ce que je voulais que tu fasses." Elle grogna et je laissais cette image m'imprégner. Bien sûr j'étais dans la cabine d'essayage avec elle au lieu d'être au téléphone comme nous l'avions été à ce moment-là. "Est-ce que tu me laisserais entrer dans la cabine d'essayage avec toi, Bella? Pour essayer des choses?"
"Edward," murmura-t-elle et je vis sa main passer sous le tissu. Enfer, oui. Je me débarrassai de mon boxer et mis du lait dans ma main.
"Imagine que tu aies essayé cela pendant que j'étais là-bas, assis avec toi, ont-ils encore des miroirs?" Je n'en savais rien, la plupart de mes vêtements m'étaient envoyés par des designers.
"Ouais un grand, du sol au haut de la porte et un autre de taille moyenne sur le mur."
Je caressai ma bite. Elle me lança un regard avide puis sans que je le lui demande, souleva le tissu qui couvrait ses cuisses jusqu'à son ventre pour que je puisse la regarder se toucher sa jolie chatte. Je gémis à la vue de ses doigts glissant le long de son clitoris. Putain que c'était torride.
"Alors quand tu as mis ça, il avait fallu que je le touche, pour sentir combien c'était doux sur ta beau. Tu aimerais ça Bella?"
"Oui," fit-elle sa voix étaient plus essoufflée. Sa peau commençait à rougir. Elle était tellement excitée.
"Hummm j'ai passé mes mains de bas en haut, le long de tes cotes et j'ai senti combien ça t'allait bien. Ont-ils des fauteuils là-bas?" Elle opina. "Je suis assis là-bas, je touche tes seins, ton ventre, tes jambes. Je monte et touche ton clito pendant que tu es debout en train de faire cet essayage pour moi, mordillant ta lèvre comme tu es en train de le faire maintenant, chérie."
Son regard vide se concentra sur moi en train de travailler sur ma bite. C'était difficile de ne pas jouir rien qu'au fantasme que j'étais en train de créer mais il fallait qu'elle jouisse d'abord.
"J'ai sorti ma queue Bella. Pas moyen que ne fasse que te toucher quand tu ressembles à ça. Il faut que je te baise."
Elle haleta et ses doigts glissèrent à l'intérieur. Putain de torride. Je voulais qu'elle sorte son jouet mais ce serait fini avant de commencer si nous faisions cela. "Me laisserais-tu te baiser dans cette cabine d'essayage, Bella?"
"Bon sang, oui," me dit-elle, en faisant aller ses doigts plus vite. Je vis son pouce passer sur son clitoris pendant qu'elle se baisait avec deux doigts.
"Assieds-toi sur moi Bella, prends-moi en toi." Un fort grognement sortit d'elle et je pus la voir s'abaisser sur ma queue dans ma tête. Putain j'allais venir dans pas longtemps. "Tu peux nous voir dans le miroir, chérie? Est-ce que tu peux te voir en train de me chevaucher?" Cela ne fit qu'amener un grognement plus fort et un hochement de tête. "C'est sexy pas vrai, ma belle? De savoir qu'il y a des gens juste là, à l'extérieur? Il faut que tu sois sage mais tu ne veux pas, pas vrai? Pas avec ma queue à l'intérieur de toi.'"
"Tellement dur," dit-elle. Je ne savais pas si elle parlait de ma queue ou d'elle qui essayait de rester tranquille pendant que je la baisais, ça pouvait être les deux.
Je travaillais plus vite sur ma bite. Je pouvais la sentir et la voir et je ne pouvais pas la toucher mais je pouvais imaginer. Ah oui… mon imagination faisait des heures supplémentaires. "Regarde comment tu es belle chérie, monte ma bite avec ta petite tenue sexy, mes mains sur ton cul et je le serre quand je pousse en toi."
Elle haleta. "Oui, Edward." Ça n'allait pas durer longtemps. Je connaissais déjà si bien son corps.
"Quelqu'un frappe à notre porte, nous demandant si tu as besoin de quelque chose. Tu as besoin de quelque chose Bella?"
Elle secoua la tête. "Seulement toi. Juste toi Edward."
Juste moi. Putain. J'étais si proche. "C'est bien Bella. Tu m'as. Tout de moi, long et dur en toi. Peux-tu me sentir?" Elle marmonna et commença à travailler sur son clitoris plus fort. " Est-ce que ça te plait de savoir qu'il y a une dame à quelques mètres qui n'a pas la moindre idée de ce que je te fais dans cette petite pièce?"
Elle opina et mordit sa lèvre. "Vilaine fille, chérie. Je serre ce petit cul plus fort alors que tu rebondis sur moi, tes magnifiques seins sont si près de mon visage. Tu veux que je les suce amour?"
"Seigneur oui."
Je ris à son empressement. "Je fais glisser les bretelles le long de tes bras et je dévoile tes seins parfaits, en suçant durement le mamelon gauche, tu as un goût incroyable Bella."
Elle gémit, rejeta sa tête en arrière et la plaqua contre sa main, ses lèvres s'ouvrant et son corps se détachant. L'entendre gémir, la voir venir me suffit pour passer par-dessus bord et j'éclatais sur mon torse. J'aurai dû enlever ma chemise mais je ne pouvais pas m'en soucier. Quand je pus voir à nouveau, je la poussai et essuyai mes mains dessus avant de la jeter dans le panier. Je ne regardai même pas où elle tomba, trop concentré sur ma petite-amie parfaite.
"Putain Bella, tu es si belle."
Son visage avait rougi et ses yeux rencontrèrent les miens. "Tu es très beau aussi. Sexy et très créatif. Edward… seigneur!"
Je ris à son expression étourdie. "Que puis-je dire, chérie… tu fais ressortir l'exhibitionniste en moi."
Elle rigola. "Je peux voir les premières pages des journaux : Edward Cullen arrêté pour exhibitionnisme, il pète les plombs dans une cabine d'essayage..."
Je lui souris. "Au moins c'est une chose pour laquelle Emmett n'a jamais été inquiété." Maman serait peut-être d'accord avec cela tant que la fille était Bella.
Elle secoua la tête. "Tu es vraiment polisson."
"C'est toi, chérie. Regarde-moi ces sous-vêtements. Comment pourrai-je être sage quand tu portes cela?"
Bella rit. "Tu es censé être très bon quand je les porte. Encore meilleur."
Dieu que je l'aimais. "Je peux le faire chérie."
"Je sais que tu peux. Seigneur, ce que tu arrives à me faire avec des mots. Je pourrai penser que ça ne pourrait pas être mieux… si je n'avais pas déjà expérimenté."
"Le meilleur reste encore à venir Bella."
Elle sourit. "Je compte bien là-dessus."
Je me réinstallai contre les oreillers et posai ma tête dans ma main droite. "Moi aussi mon cœur. "Elle sourit et rapprocha son ordinateur. Il était temps de changer de sujet où j'allais de nouveau bander. "Alors ça a été vraiment si mauvais avec ton père?"
Elle fit une grimace. "Ce n'était pas horrible. Il n'a pas beaucoup crié sauf parce que j'avais donné des informations personnelles sur internet." Je me demandai ce qu'il penserait de nos sessions sur Sk*pe mais je ne voulais pas qu'on me tire dessus alors il valait bien mieux qu'il ne le sache jamais. "Je pense que si tu viens pour la remise des diplômes ça rendra les choses meilleures et ça lui permettra de ne pas nous pourchasser jusqu'au chalet."
Oublie ca! "S'il me rencontre et ne me déteste pas..." Je m'arrêtai et demandai. "Viendras-tu à Berlin avec moi?"
Bella rit. "Tu es vraiment obligé de demander ça? Je veux passer le plus de temps possible avec toi avant le début des cours. Je me disais que je pourrais repartir avec toi si tu venais pour la remise des diplômes."
Bien sûr que oui. "Absolument, baby. Donne-moi juste les dates et je m'assurerai qu'il en soit ainsi."
Elle secoua la tête. "Si prêt à plaire. J'adore ça. J'en ai parlé à Alice et Rose..." Elle s'interrompit et se mordit la lèvre.
J'avais le sentiment de savoir ce qu'elle voulait. "Bella, tu veux qu'elles viennent avec nous?"
Elle haussa les épaules mais je pouvais voir un petit sourire sur son visage. "En quelque sorte. Je veux dire, je pense que mon père serait plus heureux comme ça et je pense que ça ferait du bien à Alice de voir que même si je suis avec toi, je ne vais pas l'oublier ou la laisser derrière moi ou un truc de ce genre. Elle va beaucoup mieux depuis que tu es venu et je sais qu'elle est triste de nous voir, Rose et moi, si prises par Emmett et toi. J'aimerais l'inclure si je peux."
"Tu es une chic fille, bien sûr que tu peux. Emmett serait ravi si Rose venait et j'adorerai que tu aies un peu de compagnie." Je fis une grimace. "C'est égoïste de ma part de te vouloir avec moi. Je travaillerai si longtemps que ça en sera ridicule et tu seras seule pas mal de temps. Mais je dois juste t'avoir là, baby."
"Edward, ce n'est pas égoïste!" protesta-t-elle. "Je veux être avec toi, même si je n'ai que des nuits et des week-ends. Je prendrai tout ce que je peux avoir. Je t'en prie, ne te dis plus jamais que tu es égoïste. Tu es la personne la plus généreuse que j'aie jamais rencontrée."
Ses paroles me réchauffèrent, comme toujours. "Je te donnerai n'importe quoi, Bella. Et je promets que je trouverai un moyen d'avoir du temps libre. Je pourrai demander à Emmett de bricoler une panne s'il le faut, pour suspendre le tournage…"
Elle rit fort. "Tu ne feras pas ça, Edward Cullen. Tu feras ton boulot et tu le feras bien, et je resterai à t'attendre quand ta journée sera finie."
Bon sang, j'adorais cette idée! Il s'en fallut de peu que je lui demande de rester toujours avec moi, de quitter l'école, de me suivre et de prendre les cours par correspondance ou quelque chose comme ça. Je ne savais pas si elle pouvait faire ça et ce serait ridiculement égoïste de ma part de le lui demander. Elle méritait d'avoir sa vie et sa carrière, tout comme j'avais la mienne. Nous trouverions un moyen de nous en accommoder.
"D'accord, baby, ça m'aidera à passer les longues journées de toute façon."
Elle ricana. "Je pense que tu survivras."
Je le savais bien mais ça ne voulait pas dire que je ne me plaindrais pas. Il était temps de lui dire que j'allais passer quelques mois en Angleterre aussi. "Je sais que c'est idiot mais j'ai besoin de toi avant que tu ne commences l'école en septembre."
"Fin août en fait," me dit-elle dit.
Putain de merde. Pourquoi si tôt? "Ils veulent que je fasse un film à Londres en septembre."
Son visage se décomposa un peu et j'aurais aimé pouvoir la toucher à travers l'écran. "Quel film?"
Je haussai les épaules. "Pas encore de titre, un film d'époque avec un groupe de grands acteurs. Colin Firth, Helen Mirren, Kate Winslet."
Bella eut l'air impressionné. "Marcus pense que c'est un rôle pour obtenir un Oscar. Je ne l'ai pas encore lu."
"C'est génial, baby," dit Bella. "J'ai hâte de te voir en vêtements d'époque. Tu parleras avec un accent?"
Je ris. Elle réussissait à me faire rire même quand je me sentais comme de la merde parce que je devais m'éloigner d'elle plus longtemps. "Je pense que oui. En fait, j'apporte le script avec moi au chalet. J'ai pensé que tu aimerais le lire avec moi."
Le visage de Bella s'illumina et elle était si belle que j'en eus le souffle coupé. "J'adorerai! Ça a l'air amusant."
Elle était parfaite jusqu'à quel point? Je n'imaginais pas une autre femme de mon passé excitée à l'idée de lire un scénario avec moi, à moins qu'il n'y prenne part. "Je lirai mon rôle avec l'accent pour toi." Elle mordit sa lèvre et je me moquai d'elle. "Tu aimes ça, hein?"
"Les accents sont sexy."
"Vous aussi, Mlle Swan." J'utilisais mon meilleur accent britannique et je jure qu'elle faillit s'évanouir. "Ai-je besoin de m'inquiéter de te perdre à cause des accents européens cet été? Tu devrais peut-être rester à la maison..."
Elle ricana et secoua la tête. "C'est la combinaison entre l'accent et toi, Edward. Ta voix..." Elle s'interrompit et frissonna. "Tu pourrais probablement parler homme des cavernes que ça m'exciterait quand même."
Je ris comme un fou. "Tu es tellement mignonne. Je travaillerai sur mon homme des cavernes juste pour toi." Ses yeux s'assombrirent et je vis ses joues rougir. Elle aimait ça, n'est-ce pas? Je serai heureux de la jeter par-dessus mon épaule et de l'emmener dans ma grotte ou la chambre la plus proche. Tout fonctionnerait.
"Tu me gâtes," murmura-t-elle.
"Je ne fais que commencer, baby."
Elle sourit. "J'adore entendre ça." Moi aussi. Et je savais que je devais faire quelque chose de spécial pour elle au chalet. Je voulais que tout soit parfait quand je lui ai parlerai de 'la bonne' et que je l'aimais. J'aurais probablement besoin de l'aide d'Emmett pour que cela reste une surprise. Je voulais que notre temps au chalet soit juste pour nous deux, un peu plus de temps dans notre bulle avant que la réalité ne nous tombe dessus.
"Moi aussi." Elle bâilla et je savais qu'il était temps de la laisser partir. "Il faut que tu dormes, ma chérie."
"Je sais mais je ne veux pas."
Je ne le voulais pas non plus. Je voulais la prendre dans mes bras et la tenir pendant qu'elle dormait. Deux jours n'avaient pas suffi. "Je sais, baby. Moi non plus mais on se reparlera demain et on sera bientôt de nouveau ensemble."
Ça transforma sa moue en sourire. "C'est vrai. Peut-être que je devrais dormir les prochains jours."
Je ris. "Si tu le fais, on ne pourra pas remettre ça demain."
Elle rigola. "Ce serait inacceptable. Demain soir?"
Oh ouais. "Tu me montres autre chose que tu as acheté?"
Bella rejeta la tête en arrière et rigola avec délice. "Tu ne peux pas tout voir avant le week-end, petit avide." Je fis la moue et elle continua à rigoler. "Et si je le portais encore?"
Comme si j'allais m'en plaindre. "Okay, si tu insistes pour que je te voie deux fois de suite dans la même chose."
"Tu souffres tant pour moi, Edward."
Je poussai un soupir. "C'est ce que je fais. Je le supporterai, parce que c'est toi."
"C'est très gentil de ta part."
"Je suis un grand type."
Elle pouffa de rire. C'était enivrant. "Va te laver, mon grand. On se parle le matin."
Je lui souris. "D'accord. Bonne nuit, baby."
"Bonne nuit, beau gosse."
Je me déconnectai et sortis du lit. Il était temps de prendre une douche. Demain, j'aurais plus de temps avec ma copine. Au moins, nous avions un nouveau moyen de communication que nous pouvions explorer maintenant et je pouvais la voir et l'entendre. Moins de trois jours et je la toucherai, Dieu merci.
WWS
Je me réveillai et vis que j'avais raté un texto de Bella. Elle devait avoir des cours très tôt. Bonjour, mon beau. Je me suis réveillée avec un grand sourire. Deux jours maintenant. Je suis très impatiente.
La seule pensée de ma fille souriante me suffisait pour me faire sourire.
Bonjour, princesse. J'aurais aimé voir ce sourire mais je me contenterai du fait que dans deux courts moments, jours, ce sourire et tout le reste de toi, sera tout à moi. Envoie des texto quand tu peux.
J'ouvris WWF et je faillis m'étouffer au mot JUICE [Jus] joué contre SEMEN. Ma copine essayait de me tuer.
J'ai pensé que c'était un bon mot, vu que mon jus coule avec juste un mot. Eh bien, peut-être qu'il faut plus qu'un mot mais pas beaucoup. Surtout quand tu parles de fessée. Qui aurait cru que j'étais une telle coquine au lit?* C'est toi qui me fais cela, Edward.
Je ricanai à son commentaire. Ma copine citait Usher maintenant. Elle me tuait.
Je peux gérer tout ce que tu peux me donner, beau gosse. N'importe où, n'importe quand, tu te souviens? Même si c'est une cabine d'essayage. Pour l'instant, je suppose que nous devrons nous contenter d'une dizaine d'endroits au chalet. Je suppose que ça peut nous garder occupés au moins une partie du temps.
Seigneur, j'allais avoir une attaque un de ces jours à cause des conneries qu'elle disait. Mais oh, quelle façon de partir.
Le temps que tu lises ceci, il ne restera plus que deux jours. Je suis prête et j'attends.
J'étais plus que prêt pour elle maintenant, aussi. Putain de merde. J'avais besoin de me calmer et d'attendre la chose réelle.
Au moins, je pouvais jouer un mot qui me convenait. MESS [pagaille] du M de SEMEN. Elle me foutait en pagaille sans même essayer.
Tu parles de tes jus qui coulent et je suis en pagaille ou j'en fais une. Cette fois, je me suis abstenu. Je préfère faire une pagaille quand j'aurai mes mains sur toi, baby. Tu veux qu'on mette la pagaille plus tard?
J'adore que tu sois une coquine au lit, Bella. Je ne voudrai pas que tu sois pas autrement. La façon dont tu me fais confiance et le fait que tu sois si libre… putain, baby. Hier soir, quand tu as commencé à te toucher, j'ai failli exploser. Je n'ai jamais voulu quelqu'un comme je te veux et je ne le ferai plus jamais.
Alors, ma copine veut tester une cabine d'essayage? On peut aller acheter des trucs sexy? Tu pourrais tout aussi bien t'acheter une parka et je te trouverais toujours super sexy. Je te prendrai n'importe quand, n'importe baby. J'ai hâte de te le prouver. A bientôt.
WWS
Les derniers jours avaient été interminables mais finalement nous atterrîmes à Washington. Emmett avait appelé quelques potes et nous avait fait sortir de Los Angeles en avion privé. On s'était enfuis de l'aéroport John Wayne, en réussissant à éviter la presse qui nous attendait à LAX. Em loua un SUV noir aux vitres teintées et nous nous précipitâmes vers l'appartement des filles.
Bella et moi avions parlé sur Sk*pe chaque soir et alors que cela nous avait satisfait temporairement, mon corps bourdonnait littéralement au fur et à la mesure que nous nous approchions. Emmett n'avait pas encore éteint la voiture que j'étais déjà sorti et montai l'escalier. Bella devait regarder par la fenêtre parce qu'elle était sortie et était dans mes bras quand j'arrivai en haut. Ses bras et ses jambes s'enroulèrent autour de moi et ses lèvres étaient sur les miennes. J'étais avec elle et j'étais enfin entier.
…
* Assez difficile à rendre en français, littéralement 'une folle dans les draps'.
Allons tous au Mont Rainier...
Sachez juste que nous allons toutes nous liquéfier avec ces chapitres...
Nous vous conseillons de faire attention où vous les lirez mdr!
Pauvre de nous!
Nous espérons sortir vivantes de ces chapitres pour continuer la traduction...
A la semaine prochaine!
