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CHAPITRE 31 – L'amour au premier mot
Le soleil brillait quand je me réveillai et Bella était nue dans mes bras. S'il y avait une meilleure façon de se réveiller je ne pouvais pas l'imaginer. J'effleurai son cou et souris en me souvenant de l'avoir ravagée dans la cuisine puis lui avoir fait l'amour dans la chambre. Nous nous étions endormis rapidement ensuite et j'avais mieux dormi que toute la semaine depuis que je l'avais quittée. Je n'avais pas du tout d'idée de ce que j'allais faire quand je la quitterai pour rentrer et ensuite aller à Berlin. Ça allait être cinq très longues semaines jusqu'à sa remise des diplômes.
Elle s'agita un peu quand mes lèvres trainèrent sur son épaule. "Edward," murmura-t-elle encore endormie.
Je mordillai la courbe de son cou. "Bonjour chérie."
Elle tourna la tête et me regarda par-dessus son épaule. "C'en est très certainement un." Elle se cambra, s'étirant, ce qui eut pour résultat que son cul parfait s'appuya contre mon érection matinale.
Je gémis en me frottant contre elle. "Est-ce que tu me harcèles de bon matin, Mlle Swan?"
"Je t'ai dit que ce n'est jamais une provocation ou une taquinerie si tu as l'intention de suivre, Monsieur Cullen. "Elle souleva sa jambe droite et la jeta par-dessus la mienne, s'ouvrant à moi. Seigneur. Elle me désirait dès le matin. Il n'y avait aucun homme vivant qui soit aussi chanceux que moi. Je frottai ma bite contre elle et la trouvai humide et prête.
"Bella," marmonnai-je à son oreille, en me glissant en elle. Elle souffla et s'étira autour de moi. Si parfaite, si belle. Je voulais commencer chaque jour de cette façon.
Je mordillai son lobe d'oreille alors que j'entrais et sortais d'elle. Ça ne serait pas bien long. C'était si bon et je ne savais pas à quoi j'avais rêvé mais ça devait avoir été stimulant. Ou alors c'était juste ma Bella, quoi qu'il en soit j'étais déjà tout près. Je posai ma main et fis rouler son clitoris entre mes doigts en poussant profondément en elle. La tête de Bella tomba sur mon épaule. "Oui Edward." Son corps s'adaptait parfaitement au mien lorsque je me déplaçais en elle. Je pinçai doucement son clitoris et elle gémit bruyamment. Ce ne serait plus long.
Bella leva la jambe un peu plus et l'angle permit que je la touche au bon endroit. Elle commença à trembler et frissonner et elle se resserra autour de moi. J'enfouis mes lèvres dans le creux de son cou et jouis avec elle. Putain c'était tellement bon, à chaque fois. C'était au-delà de l'imaginable. Je l'aimais encore plus que je ne l'aurai cru possible.
Je me retirai et resserrai mon étreinte sur elle. "Je t'aime." Je clignai des yeux quand je sentis qu'elle se tendait entre mes bras. Merde. J'avais dit cela tout haut et envoyé promener tous mes projets en enfer. Ça avait été là, sur le bout de ma langue plusieurs fois mais j'avais réussi à ne pas le dire et maintenant c'était sorti juste après une parfaite partie de jambes en l'air.
Bella s'éloigna de moi et je commençai à paniquer. "Bella, je ne…" Elle se tourna pour me voir et les mots moururent sur mes lèvres pendant que je regardais dans ses yeux. Je ne pouvais pas les reprendre et après tout c'était vrai. Et je ne les regrettais pas, seulement je n'avais pas vu son visage quand je les lui avais dits parce que la façon dont elle me regardait à présent était simplement… tout. Ses yeux bruns cherchaient mon visage et je vis des larmes sous ses cils. Sa bouche était ouverte en un petit 'o' et sa peau était rouge et rayonnante.
"Tu m'aimes," murmura-t-elle.
Ça ne ressemblait pas à une question mais je répondis quand même. "Oui."
Ensuite un sourire se forma, le plus beau des sourires que j'aie vu dans ma vie. Il illumina entièrement son visage et ses yeux et aussi le monde entier. "Je t'aime aussi, Edward."
Mon estomac qui s'était noué se dénoua, la tension partie à ces petits mots. Je l'embrassai, avalant son rire à ma réaction. Ses mains étaient enfouies dans mes cheveux et j'étais au-dessus d'elle. C'était comme si je ne pouvais pas être assez près d'elle. "Je t'aime Bella," murmurai-je encore et encore, en embrassant ses lèvres, ses joues et même son nez.
Elle le redit aussi, entre des baisers, toujours accrochée à mes cheveux, semblant vouloir être plus proche aussi. "Je suis idiot," essayai-je de dire, quand nous eûmes besoin de respirer. "J'avais plein de projets romantiques, dîner aux chandelles et bain à remous et je l'ai laissé échappé de suite après le sexe du matin."
Bella avait les yeux brillants et son rire me traversa. "C'était beau que tu veuilles faire ça mais j'aime la façon dont tu l'as dit. C'est comme si tu ne pouvais pas attendre davantage." Elle passa sa main dans mon dos. "Je me suis retenue de le dire pendant toute la semaine, pensant qu'il fallait que j'attende que nous ayons passé plus de temps ensemble ou jusqu'à ce que tu le dises en premier ou peu importe les règles que je dois suivre selon Rose." Quoi? Elle sourit à mon expression. "Peu importe, vraiment ce n'est pas important. J'aurais dû te le dire avant que tu partes… ou hier quand tu es revenu."
Je secouai la tête. "Nous faisons la paire. Je l'ai presque dit plusieurs fois avant de partir ou au téléphone ou sur Sk*pe." Elle rit à cela et je me joignis à elle. "D'accord peut-être que ça n'allait pas pour nos sessions sur Sk*pe mais c'était difficile de me contenir."
Ses doigts passèrent sur mes joues. "Je suis juste contente que nous n'ayons pas plus attendu pour le dire."
Je souris et l'embrassai à nouveau. "Je te le dirai tous les jours." Pour le reste de nos vies. "J'espère que tu me laisseras te gâter avec un dîner aux chandelles ce soir."
Elle sourit. "J'aime que tu veuilles me gâter avec un dîner aux chandelles. Je ne pense pas avoir dit non pour quelque chose comme ça. Est-ce que tu cuisines?"
Quelle drôle d'idée! "Seigneur non chérie. Je t'aime, je ne veux pas te tuer." Elle rit fort. J'aimais la faire rire et sourire. Chaque jour je ferai en sorte qu'elle fasse ça aussi. "Je me suis arrangé pour que le restaurant du Lodge nous fasse le dîner, Em ira le récupérer." Rose et lui auraient leur propre dîner. Je ne le lui avais pas encore dit. Espérons que ça les rendrait tous les deux heureux.
"Je suis contente que tu ne veuilles pas me tuer," me dit-elle. "Je t'aime et je veux cuisiner pour toi mais nous le ferons un autre soir."
Seigneur, ces mots… qui savait que de si simples mots pourraient me mettre à genou? "J'attends ça avec impatience mon amour." Son sourire s'agrandit quand je l'appelais ainsi. Amour. J'avais l'impression de pouvoir le dire un milliard de fois et encore ce ne serait pas suffisant. J'étais un idiot, je le savais mais ça faisait du bien de savoir que mes sentiments étaient réciproques.
"Moi aussi," me dit-elle, en m'embrassant tendrement.
Je fis courir mes doigts dans ses cheveux et la rapprochai de moi. Nous pourrions passer toute la journée au lit et j'en serai content. "Que veux-tu faire aujourd'hui, baby?"
"Hummm, bon un peu plus de ça, c'est sûr…" suggéra-t-elle. Je ris et l'embrassai dans le cou. Est-ce étonnant que je l'aime? "J'aimerai me blottir près de la cheminée et lire ton script, si ça te va? " Ses joues étaient roses. Etait-elle gênée?
"J'aimerai beaucoup ça Bella. J'ai amené celui pour Londres et six comédies romantiques que Marcus veut que je lise." Je fis une grimace. "Ils pensent que je dois essayer ce genre pour faire un break dans les films d'action et les drames. Tu peux choisir mon nouveau projet."
Ses yeux s'écarquillèrent. "Vraiment? Tu me fais aussi confiance que ça?"
Je ris. "Bien sûr que oui. Qui est ma plus grande fan, qui m'a trouvé alors que personne d'autre ne l'a fait?" Ses joues devinrent encore plus rouges alors que je caressai sa main gauche avec mon pouce. "Je suis content que tu l'aies fait baby, je ne peux pas imaginer ne t'avoir jamais rencontrée." Elle était faite pour moi. Si elle ne m'avait pas cherché… non, je ne pouvais pas supporter de penser à ce qu'aurait été ma vie si elle ne m'avait pas trouvé.
"Je suppose que quelque fois être une grande fan est une bonne chose," me dit-elle, en mordillant sa lèvre.
Je ris. "Tu peux me harceler quand tu veux. Et que penserais-tu de le faire dans la douche?"
Elle rigola et me tapa sur le bras. "Quel pervers tu fais!"
"Rien que pour toi baby."
"Bon, lève ton cul sexy de là et je pourrai te suivre dans la douche," me dit-elle.
Je rigolai mais fis ce qu'elle me demandait. Ses yeux étaient sur moi quand je me mis debout. "Qui est le pervers maintenant?"
Elle rigola. "Je devrais dire que c'est le gars qui est debout là, tout nu et qui se fiche du monde. Il ne te manque plus que l'imperméable et nous aurions une situation embarrassante."
Elle me tuait. "Je vais te montrer ce qui est embarrassant." Elle se leva et me courut après alors que je ris et me dirigeai vers la douche.
Il n'y avait pas le temps de courir et elle me rattrapa immédiatement. Elle était sexy aussi, nue, les yeux brillants, les joues rouges et les cheveux embrouillés à cause du sexe et du sommeil. Je m'appuyai contre le comptoir de la salle de bain alors qu'elle s'approchait. "On dirait bien que j'ai trouvé mon pervers," me dit-elle avec un sourire, en me prenant dans ses bras. J'aurai pu lui échapper mais pourquoi diable voudrai-je faire ça?
"Et qu'est-ce que tu veux faire avec moi maintenant?" lui demandai-je, en passant mes doigts sur son bras. Elle frissonna à mon contact.
Elle inclina la tête et m'observa. "Des choses perverses, je suppose. Tu dois bien être bon à quelque chose."
"Bon nous avons déjà établi que j'étais très bon dans la douche. Tu veux essayer de le faire de nouveau?"
Elle rit et recula, croisant les bras faisant ressortir ses seins pour me tenter. "Que pourrais-tu prouver de plus ici?" demanda-t-elle.
C'était une bonne question. "Je pourrai te faire jouir trois fois?" demandai-je, parce que je pensais que nous étions déjà arrivés à deux fois dans la douche.
Elle tendit le bras et ouvrit le robinet, ses fesses se frottant contre moi. Je gémis et sentis ma queue se tendre à nouveau. Putain qu'est-ce que c'était facile avec elle! "D'accord, montre-moi ce que tu as alors." Elle se mit dans la douche et me demanda de la rejoindre en pliant son index. Seigneur que je l'aimais.
"Défi accepté Bella." J'entrai à mon tour et c'était tous mains, lèvres, corps mouillés et glissants. Et je la fis jouir quatre fois… une de plus pour faire bonne mesure. C'était le moins que je puisse faire pour la fille que j'aimais.
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Bella se mit à rire et je levai les yeux du script dont je n'avais pas encore lu une seule page. "Tu ris déjà? Ce sera le bon peut-être."
Elle secoua la tête et se tint le ventre. "Ce n'est pas le script c'est la note." Elle s'éclaircit la voix. "Jennifer Love Hewitt jouera le rôle de la serveuse maladroite, elle trébuchera sur ses volumineux faux seins et renversera du café sur les genoux de notre héros." Elle éclata de rire. "Qui a écrit ça?"
Je ris avec elle. Je n'avais pas pensé à l'avertir des notes de Marcus. "Mon agent, Marcus a l'habitude de remplacer des rôles insignifiants par des acteurs et actrices dont il ne s'occupe pas. Dans Wild at Heart il avait mis Tom Cruise pour jouer mon cheval."
Ça la fit rire de plus belle. Elle était si belle en jeans et avec une chemise en flanelle, blottie dans le canapé, ses cheveux attachés en queue de cheval et ses pieds près des miens, face au feu. On aurait dit que nous étions un couple marié chez lui. J'aimais ça. Un jour ce serait notre vie. Peut-être que je devrais acheter un endroit quelque part où il y aurait une cheminée comme ici. Au Colorado peut-être? Au Canada?
"Je comprends le truc Tom Cruise parce qu'il est dingue mais pourquoi Jennifer Love Hewitt? Je pensais que seules les femmes la détestait."
Je ris à celle-là. "Je suppose qu'elle est venue le voir pour qu'il la représente et qu'il n'était pas très impressionné. Il ne voulait pas être son agent depuis elle a eu ce rôle dans Ghost Whisperer. Il a gardé une certaine rancune même s'il ne voulait pas d'elle."
Elle ricana et secoua la tête. "Je crois que j'aime bien Marcus."
Je tirai sur son pied. "Je sais qu'il t'aimera."
"Ouais?" demanda-t-elle, levant un sourcil. "Tes gens n'ont pas de problème avec moi?"
Je posai mon scénario sur la table basse et pris le sien pour le poser là aussi. Nous aurions beaucoup de temps pour lire. "Non, ils ne sont vraiment pas le problème. Marcus n'a aucun intérêt dans ma vie personnelle tant que ça n'affecte pas les dollars qui tombent. Kate est la seule dont je pensais qu'elle pouvait avoir des doutes mais elle veut juste me voir heureux."
Bella se déplaça de telle sorte qu'elle était couchée entre mes jambes, tous les deux tournés vers le feu. Je l'entourai de mes bras.
"C'est ton agent de presse?"
"Oui, c'est Kate. Son mari, Garrett, gère mon business. Il négocie les contrats, les avenants, les apparitions, les trucs comme ça. Maman a entendu qu'ils étaient les meilleurs et elle m'a mis en contact avec eux au début de ma carrière."
"C'est bien qu'elle veillait sur toi."
Je souris. Comme si maman pouvait faire autrement. "Ils le font tous. Kate est d'accord avec tout ce qu'on veut faire." Bella se tourna pour voir mon visage. "Si tu souhaites tout rendre public, on peut. Si tu veux que cela reste un secret, on peut essayer de le faire aussi." Je détestai cette option et Bella fit une grimace. "Je ne suis pas en faveur de ça non plus. Je ne veux pas forcément mettre ton nom sur la table mais je veux que le monde sache que je suis pris."
Bella commença à jouer avec mes doigts. "Que se passerait-il s'ils avaient mon nom?"
Je touchai son menton et ses yeux rencontrèrent les miens. "Je pense qu'au début, ils essaieront de te trouver, peut-être d'avoir des photos de toi en cours puis des photos de toi parlant avec un mec et en disant que tu me trompes." Bella avait l'air horrifié et je ris. "Je sais mais les couples heureux sont ennuyeux. D'abord, nous serions la saveur du mois et ensuite ils voudraient nous voir rompre parce que c'est plus intéressant qu'un couple amoureux et heureux."
Bella sourit. "J'aime que nous soyons un couple heureux et amoureux."
"Et nous le serons." Je n'avais aucun doute là-dessus. "Qu'en penses-tu?"
Elle grimaça. "Je ne sais pas. J'apprécie ma vie privée mais je veux être avec toi. Je veux qu'on puisse aller quelque part, faire des choses et je sais que ça signifie des photographes et des fans. Je suppose que pour l'instant, j'aime l'idée que tu dises que tu es pris sans dire mon nom." Elle fit une autre moue et je posai mon pouce sur sa lèvre. "Et Berlin?"
"Quoi Berlin?"
"Allons-nous pouvoir aller n'importe où ensemble quand tu ne travailles pas? Je suppose que c'est là-bas qu'on pourrait le faire."
Je voulais ça mais ce serait un problème. "Il y a des moyens. Des entrées secrètes dans les clubs, les restaurants et tout ce qui permettra d'éviter la presse. Mais..." Je m'interrompis et Bella me regarda fixement.
"Mais quoi?"
"Caméras, vidéos sur téléphones, Twitter... Je ne peux pas empêcher les gens de prendre des photos de nous ou de tweeter l'endroit où je suis et le fait que je suis avec quelqu'un. Il y a une raison si j'ai tendance à aller directement à l'hôtel quand je n'étais pas à une première ou à une interview quand on a commencé à parler." Je lui souris parce qu'elle était la meilleure raison que je devienne asocial. "La raison principale de vouloir retourner dans ma chambre était que je puisse voir ce que ma sexy inconnue avait à dire."
Bella me sourit. "Oh ouais? Tu étais impatient de me parler?"
J'embrassai sa joue. "J'avais très hâte de te parler. C'était le point culminant de mon voyage, de loin."
Elle m'embrassa. "J'adore ça."
"Je t'aime," dis-je, parce que je ne pouvais pas assez le dire.
"Je t'aime aussi. Mais en plus tu ne voulais pas t'occuper des fans et la presse."
"Oui," je haussai les épaules. "J'avais des invitations à des clubs, des restaurants et des trucs comme ça mais c'est vraiment chiant." Je lui touchai la joue. "C'est vrai, ça pourrait être différent avec toi, Rose et mon frère. Je sais que je m'amuserais bien avec toi mais je te garantis que quelqu'un afficherait une photo de nous quelque part."
Bella hocha la tête. "Ça te dérange?"
"Seulement dans la mesure où ils seront après toi. Moi j'y suis habitué." Je soupirai et lui dit exactement ce qui m'effrayait le plus. "J'ai peur que cela soit trop pour toi et que tu décides que tu ne veux plus rien avoir à faire avec moi et ma vie."
Bella haleta et prit mon visage dans ses mains. "Edward Cullen! Je m'en fiche que la presse campe à ma porte, me suive en cours, je ne voudrais jamais, jamais, ne plus vouloir être avec toi."
Je fermai les yeux lorsque ses paroles et la passion de sa voix m'envahirent. "Je ferai tout ce que je peux pour empêcher ça, Bella. Je peux t'avoir un garde du corps ou..." je fus interrompu quand ses lèvres touchèrent les miennes. Mon bras se serra autour d'elle et je laissai Bella prendre toutes mes peurs.
Elle s'éloigna mais garda les mains sur mon visage, regardant dans mes yeux. "Je sais que sortir avec toi ne sera pas toujours facile. Tu iras tournerer loin, tu embrasseras de belles femmes dans le cadre de ton travail," je grimaçai mais je ne pouvais pas le nier. "Il y a la presse et les fans et les femmes partout qui te veulent." Elle sourit. "J'étais l'une d'elles après tout." Ça me fit sourire. "Mais je sais que tu m'aimes et que je t'aime. Je sais qu'on trouvera un moyen de dépasser la distance. On parlera au téléphone, Sk*pe, e-mail et notre jeu." Elle rit quand je souris à la mention de notre jeu. "Penses-tu que j'abandonnerai ça maintenant que je t'aie toi? Je vis pour tes petits messages coquins."
"Je vis pour les tiens," dis-je parce que c'était vrai.
"Bien. On peut y arriver, Edward. Je ne veux pas d'un garde du corps à moins que les choses ne deviennent folles. Je doute que des milliers de paparazzi viennent sur le campus U-Dub pour me prendre en photo. Ils ont des cibles bien plus cool à Los Angeles." C'était la vérité.
Je savais qu'il y en aurait mais ils seraient plus intéressés à prendre des photos de nous deux ensemble que de traquer Bella pendant ses cours.
"J'aime que tu sois si calme à ce sujet."
Elle haussa les épaules. "J'y ai réfléchi, bien sûr. Pour l'instant, je veux profiter du temps que j'aie avec toi. Quand nous déciderons de rendre public que nous sommes un couple, on s'occupera des retombées. Et même si c'est emmerdant, ça en vaudra la peine car je serai avec toi."
Je l'arrêtai pour un long baiser passionné. "Je t'aime, Bella Swan. Tu es absolument parfaite pour moi."
Elle sourit et me toucha le nez. "C'est exact. Ne l'oublie pas."
"Jamais, baby."
WWS
"Hé, frérot, la voie est libre?" Je souris en ouvrant la porte à Emmett, qui était chargé de sacs.
"Oui, Bella est dans la baignoire." La première partie de notre soirée était en cours. Elle prenait un bain moussant avec des bougies. C'était dur pour moi mais j'avais besoin de faire le repas et je me suis dit qu'on pourrait bientôt prendre un bain ensemble.
"Et tu es ici? Triste, très triste." Emmett secoua la tête.
"Quoi qu'il en soit, apporte juste les affaires." Je l'emmenai à la table où j'avais déjà installé des bougies, des assiettes et des verres. Il ne manquait que la nourriture. La stéréo jouait déjà des chansons d'amour instrumentales.
Em commença à décharger des boites de nourriture. "Voici les steaks, pommes de terre, la salade et bien sûr, le dessert." Il bougea ses sourcils et je ris. "Bien que j'imagine que tu as déjà eu le dessert plusieurs fois." Il avait l'air envieux, alors je pensais que je ferais mieux de lui demander. Je trouvai un saladier, y mis la salade en la mélangeant avec la vinaigrette et la posai sur la table.
"Es-tu en train de dire que tu n'as encore rien fait?"
Emmett soupira. "Non. Elle me rend fou. Une minute on y est, on s'embrasse et on se touche et je pense qu'on est sur le point de se mettre à poil et d'un coup elle file dans la salle de bain. Je ne comprends pas. Elle me veut, je sais qu'elle me veut."
Je ris de sa confiance en lui mais il avait raison. "D'après ce que Bella a dit et la façon dont elle a réagi dans la voiture hier, je pense qu'elle ne sait pas comment te faire entrer dans sa vie, Emmett. Ne lui dis jamais que je t'ai dit ça, parce que je ne veux pas qu'on me botte le cul mais je parie qu'elle a peur."
Emmett renifla. "Peur? Ma Rosie? Tu l'as rencontrée?"
Je roulai des yeux. "Réfléchis-y, Em. Elle a une famille de merde et d'après ce que Bella m'a dit, elle ne se laisse pas vraiment être elle-même avec un mec. Elle sortira avec lui mais elle ne met jamais son cœur en jeu. Pourquoi penses-tu qu'elle fasse ça?"
Il fronça les sourcils. "Parce que ses parents sont nuls et qu'elle ne sait pas aimer?"
En quelque sorte. "Je crois qu'elle sait aimer. Elle aime Bella et Alice, on le voit bien dans la façon dont elle les défend. Je pense juste que c'est difficile pour elle de faire confiance et ça prend du temps. Tu dois lui montrer que tu ne vas nulle part et que tu l'aimes. Tu dois lui expliquer 'la bonne'."
Il sourit. "Je ne peux pas faire ça. Je vais commencer par le dîner ce soir. Merci d'avoir pensé à nous, au fait. J'avais pensé ramener quelques sandwiches pas du filet mignon. Alors tu vas le dire à Bella ce soir, hein?"
Je ris. "A propos de la bonne… ouais. Je lui ai déjà dit que je l'aimais." Emmett rigola. "Ça s'est échappé juste après…" Je m'arrêtai net et ça le fit rire encore plus fort.
"Oh, Je suis sûr que je sais à quel moment ça s'est échappé, petit frère." Je le tapai et il sourit. Oui comme si je pouvais lui faire mal. "Plus sérieusement, je suis content pour toi. On dirait que tu viens de gagner à la loterie, alors je suppose qu'elle t'a dit qu'elle t'aimait aussi."
"Elle l'a fait." Je ne pus m'empêcher de sourire. " Nous avons parlé un peu de savoir si nous allions le dire." Je pris les pommes de terre et les coupai et ajoutai du beurre et du fromage. Bella aimait le fromage. Je l'avais su pratiquement dès nos premiers mots. Je fis de même avec le brocoli parce que c'était la seule façon dont je le mangeais, gratiné avec du fromage. Maman avait appris tôt que s'il y avait du fromage dessus, je mangeais tout.
"Qu'avez-vous décidé?" demanda Emmett, curieux, pendant que j'ouvrai les steaks en posant un sur chaque assiette. Ça sentait vraiment très bon.
"Bon, rien officiellement. J'annoncerai que je ne suis plus sur le marché dans cette interview avec Rolling Stone et ensuite nous verrons à partir de là. Je veux pouvoir la sortir quand je serai en Europe et je ne sais pas comment je pourrai faire ça et continuer à la protéger. Elle ne veut pas se cacher et je ne le veux pas non plus. C'est frustrant." Ma voix montrait mon irritation et Emmett posa sa main sur mon épaule.
"Hey nous serons tous avec toi et je garderai la presse à distance."
Je ris parce que je ne doutais pas de lui. Cependant je doutais qu'il puisse le faire sans avoir d'ennuis. "Ce n'est pas juste la presse. N'importe quel idiot dans un restaurant peut prendre des photos de nous et elles peuvent se retrouver sur le net avant que nous ayons fini l'apéritif."
Em fronça les sourcils. "C'est vrai. Je suppose, bon qu'en a-t-elle dit?"
"Que ça ne la ferait pas partir. C'est facile maintenant de dire ça avant qu'elle ait vécu cette expérience."
"Non Edward. Cette fille n'ira nulle part. C'est elle, c'est la bonne, ce qui signifie que tu es le bon pour elle aussi. Nous gèrerons la presse mais il faut que vous viviez ensemble." Il regarda autour et sourit. "Ces chalets sont merveilleux et ça fait du bien d'être loin de toute cette merde pendant un moment mais vous ne pourrez pas vous cacher pour toujours. Bella mérite d'être à ton bras et de marcher sur le tapis rouge avec toi." Je voulais ça plus que je ne pouvais le dire. "C'est une fille forte, Edward. Elle a traversé toute cette merde avec son ex. Hollywood sera un jeu d'enfant et ma Rosie sera là avec elle, elles formeront une paire imbattable."
Je ris mais il avait raison de dire que Rose était avec elle. J'avais foi en ça. "Qu'en est-il du fait qu'elles ne vivent pas dans le même état que nous?
Il haussa les épaules. "Elles peuvent déménager ou nous pouvons acheter un endroit à Seattle. La façon dont je le vois c'est qu'elles peuvent suivre leurs études n'importe où. Ou sinon nous pouvons vivre n'importe où. Washington, Tombouctou?"
C'était vrai. "Je lui en parlerai."
"Nous avons le temps, mec. Elles seront avec nous cet été et nous verrons alors. Profitons du moment. Ne pensons à rien d'autre."
"Merci, Em."
"Pas de problème! Occupe-toi de ta copine et je m'occuperai de la mienne. L'opération Conquérir Rosie commence maintenant." Son visage était déterminé. Je lui souhaitai bonne chance et le poussai dehors ainsi je pourrai aller chercher Bella dans son bain avant que la nourriture ne refroidisse.
"Baby, le dîner est là!" Les mots moururent sur mes lèvres quand j'entrai dans la chambre et que je la vis debout dans une nuisette en dentelle pêche qui me coupa le souffle. Ça paraissait si doux et couvrait à peine tout. Elle sourit en voyant ma réaction.
"Je suis presque prête." Elle enfila un déshabillé parfaitement assorti et vint vers moi alors que je restai figé. "C'est le chat qui t'a mangé la langue?" demanda-t-elle avec un rire, en s'arrêtant devant moi.
Je tendis la main et touchai son épaule. Putain, c'était aussi doux que ça en avait l'air. "Comment suis-je censé faire quelque chose comme manger… quand tu es comme ça?" Et maintenant son odeur m'assaillit, vanille et abricot… pure perfection, putain. Elle était au-delà de l'étourdissement.
Un autre rire. "Je pensais que c'était censé te donner faim." Elle se désigna comme si je ne la regardais pas.
"Pas pour la nourriture," lui dis-je. Je me penchai et l'embrassai caressant les manches de son déshabillé. Putain je ne pouvais pas attendre de la sentir contre ma peau nue.
"Le dessert arrive à la fin du dîner," me dit-elle, en me prenant par la main. Je n'eus d'autre choix que de la suivre dans le couloir. Elle s'arrêta quand nous arrivâmes à la cuisine et qu'elle vit la table. "C'est très beau," me dit-elle. La lueur des bougies se reflétait dans ses yeux et je la tins contre moi.
"Ce n'est rien comparé à toi mais je veux te donner ce que je peux."
Elle se tourna et passa ses bras autour de moi, faisant remonter son vêtement en haut de sa cuisse. Seigneur. "Tu m'as plus donné que je n'aurai pu imaginer." Je l'embrassai et la tirai contre moi et ses doigts s'enfouirent dans mes cheveux. Je pourrai la prendre ici et maintenant directement sur le comptoir que nous avions cassé la nuit dernière et… non. J'allais faire des choses en ordre après avoir foiré ce matin.
Je la conduisis à la table et elle sourit en voyant la rose rouge posée à côté de son assiette. "Tu as pensé à tout." Elle la porta à son nez et la sentit. Tellement belle. Je l'aidai à s'asseoir et attrapai le champagne que j'avais mis dans le seau à glaçon.
"J'essaie." Je nous en versai un verre à chacun et approchai le saladier. "De la salade?"
"Ce serait génial, merci." Je nous servis et ça la fit rire.
"Quoi?"
"Le fromage," me dit-elle.
Je souris en m'installant à côté d'elle. "Je pensais que ça ne te dérangerait pas."
Elle rit. "Non même si ce n'est pas du Blubell." J'embrassai sa joue et nous commençâmes à manger. Le dîner était délicieux. Nous parlâmes mais de rien d'important. Ce qui était bien c'était que si je ne le lui avais pas dit ce matin que je l'aimais j'aurais probablement été dans tous mes états. Pas maintenant. J'espérais qu'elle prendrait bien la conversation sur 'la bonne' mais comme je l'aimais, je ne voyais pas pourquoi elle ne le ferait pas.
Quand nous eûmes fini, je mis les assiettes dans l'évier et l'arrêtai avant même qu'elle puisse penser à s'en occuper. "Je m'en occupe. Prends ton champagne et emmène-le dans le salon, je viens de suite." Elle sourit et fit ce que je lui avais demandé. J'aimais qu'elle ne discute pas avec moi. Je nettoyai, remplis le lave-vaisselle et me dépêchai de la rejoindre. Elle était sur le canapé, éclairée par le feu et si belle que je ne trouvai pas les mots pour le dire. Elle avait enlevé son déshabillé et l'avait mis sur le canapé, donc tout ce qu'elle portait était cette nuisette tenue par deux fines bretelles, le tissu doux et souple marquant chacune de ses courbes. Seigneur aidez-moi. J'espérai arriver à lui parler.
Elle me sourit et me tendit la main. J'avançai et la pris, m'installant à côté d'elle et la tirant dans mes bras. Elle se blottit contre moi et je la tins, face au feu. Je caressai ses cheveux pendant un moment et nous nous détendîmes. Nous étions si bien. Je voulais finir chaque journée ainsi. J'inspirai et la fis gentiment tourner ainsi elle était de côté sur le canapé, me faisant face. Elle sourit et fit passer ses jambes sexy et nues sur mes genoux. Putain. Concentre-toi.
Je posai ma main sur sa cuisse parce qu'elle était là. Mais je ne voulais pas la bouger. "Bella." J'inspirai et soufflai. Elle me regarda avec intérêt. D'accord, allons-y. "Comme tu le sais, j'avais l'intention de te dire que je t'aimais ce soir mais je l'ai déjà fait."
Elle sourit. Tellement belle. "Tu peux me le redire tu sais."
Bien sûr que je le ferai. Je touchai sa joue et lui souris. "Je t'aime. Tellement. Plus que je l'aurai jamais cru possible. Je…" Je secouai la tête et essayai de me concentrer parce que tout ce que je voulais c'était faire l'amour en face du feu.
"Je t'aime aussi Edward. J'ai pensé que j'étais amoureuse avant mais ça n'avait jamais été comme ça. C'est un peu comme si ça rendait tout bien mieux, tu comprends ce que je veux dire? Comme si ça me remplissait et tout ce que je veux c'est toi."
Oui. Je comprenais parfaitement. "Oui baby. C'est exactement ça. Et en fait c'est plus encore." Elle me regarda un peu perdue. "Je t'ai déjà dit avant de partir que tu étais la bonne pour moi."
Elle rit. "Oui tu l'as dit et je ne sais toujours pas ce que ça signifie à moins que ça veuille dire que tu m'aimes."
Je caressai sa joue. "Oui ça signifie ça mais davantage encore. C'est une histoire de famille..." Elle pencha la tête et écouta avec intérêt. "Aussi loin que je puisse m'en souvenir, chaque homme dans ma famille a ce qu'on appelle 'the one', la bonne. A la minute où ils ont posé leurs yeux sur la femme avec laquelle ils étaient censés passer leur vie, ils le savaient."
La respiration de Bella devint erratique et ses yeux se remplient d'émotion. "Tu parles de l'amour au premier regard?"
"Je souris. "Oui, plus ou moins. OU l'amour au premier mot, dans notre cas."
"Alors tu es en train de dire que je suis la personne que tu veux…" Elle s'interrompit.
"La personne que je veux épouser, avec qui je veux vieillir et aimer pour toujours? Oui tu l'es."
Une larme coula sur sa joue. "C'est pour de vrai? Je ne rêve pas ou n'imagine pas cela? Tu me veux?"
Je ris et pris son visage entre mes mains, essuyant ses larmes qui je le savais étaient des larmes de joie. "Bien sûr que je te veux. Je t'aime, je te l'ai dit."
Elle fit un petit sourire tremblant. "Je sais et j'essaie encore de me faire à cette idée et maintenant tu me dis que c'est comme si le destin avait prévu qu'on soit ensemble."
J'espérai ne pas l'effrayer. "Tu ne le sens-tu donc pas?" demandai-je, parce que pour moi c'était juste là. Mais à nouveau c'était de mon côté qu'on tombait amoureux vite et passionnément et de façon permanente
"Si, mais pour moi c'est tellement difficile à croire. C'est difficile d'accepter ce fait, que toi Edward Cullen, es mon petit-ami. C'est surréaliste."
Je séchai une autre larme. "Je ne suis que moi, Bella."
Elle rit. "Tu n'es que toi, oui, et je t'aime tellement. Mais tu peux avoir n'importe qui, Edward." Elle leva la main avant que je puisse protester. "Je sais ce que tu vas dire et je ne doute pas de moi. Je sais que tu m'aimes mais ça m'étonne encore en sachant qui tu es et que tu as un vaste choix."
"Je ne veux personne d'autre que toi. Plus jamais."
Son sourire s'illumina. "Je ne pense pas que tu pourrais dire quelque chose qui pourrait signifier plus pour moi que ça, à part que tu m'aimes, bien sûr."
"Je t'aime," dis-je encore une fois.
"Je t'aime aussi. Dis-moi comment ça marche, cette chose d'amour au premier regard."
Je ris et je la tirai sur mes genoux. Je la voulais aussi près que possible. "Eh bien, avec mon grand grand-père, c'est arrivé pendant une fête. Il est venu avec une fille et il a vu mon arrière-grand-mère de l'autre côté de la pièce avec son fiancé, crois-le ou non." La bouche de Bella s'est ouverte. "Yep. Il a quitté la fille avec qu'il était venu et lui a demandé de danser. Elle a rendu la bague le soir même et ils se sont mariés deux semaines plus tard. Ils sont restés mariés pendant soixante-sept ans avant sa mort. Elle est morte dans les trois mois qui ont suivi."
Bella avait l'air triste alors je l'ai embrassai. "Ils ont eu une longue et heureuse vie ensemble et grand-père Cullen jure qu'elle ne voulait pas vivre sans lui. Grand-père a vu grand-mère dans un parc. Elle travaillait comme nounou et était là avec deux petits enfants. Il s'est assit à côté d'elle, a demandé si c'était ses enfants et a espéré et prié qu'elle ne soit pas mariée. Elle lui a dit qu'elle était nounou et il était vraiment soulagé."
Bella rit. "Et si elle avait été mariée?"
Je n'étais pas sûr. "Je ne sais pas, honnêtement. Elle était censée être à lui, alors peut-être qu'il se serait battu pour elle ou peut-être qu'il aurait eu la force de partir." Et si Bella avait été mariée? L'idée me rendait malade mais je pensais que je savais ce que j'aurais fait. "Si elle était mariée et heureuse, je pense qu'il l'aurait laissée vivre sa vie. Il aurait voulu qu'elle soit heureuse plus que tout."
Elle posa sa tête sur mon épaule. "C'est magnifique."
"C'est la vérité. Si tu étais heureuse sans moi, je te laisserais vivre ta vie."
Sa tête se redressa et ses yeux se plissèrent. "Ça n'arrivera jamais, Edward Cullen. Je ne serai jamais heureuse sans toi. Ne pense même pas à une chose pareille."
Je l'embrassai. "Dieu merci, parce que je détesterais être malheureux pour le reste de ma vie."
"Je te rendrai malheureux si jamais tu songes à me quitter. Si je suis "la bonne", tu es le mien et donc je te possède."
Elle était fantastique. Je ris et l'embrassai. Ses bras se serrèrent autour de moi. "Ne t'inquiète pas, Bella. Je suis à toi pour toujours. C'est un peu le but du "bon".
Elle avait fermé les yeux. "Bien. Et tes parents?"
Je gloussai et lui racontai leur histoire et comment maman avait traité papa de trou du cul pour avoir volé sa place de parking. Bella pouffa de rire. "C'est génial! J'adore comment elle est avec lui."
Je reposai ma tête contre la sienne. "Elle devait le faire. Les femmes le ressentent aussi mais elles ne savent pas forcément ce que c'est tant que nous n'avons pas... expliqué."
Bella m'embrassa sur la joue. "Quand as-tu su ce que j'étais pour toi?"
J'hésitai parce qu'avec nous, la façon dont on s'était rencontrés, ça avait été un peu différent. "Emmett l'a su avant moi, honnêtement. Quand je suis arrivé à la maison et lui a parlé de toi, il m'a dit que tu étais 'la bonne'. Je me suis un peu disputé avec lui, parce que je ne t'avais pas rencontrée alors comment pourrais-je t'aimer? Mais une partie de moi savait qu'il avait raison. Je veux dire, j'ai passé tout mon voyage à me languir de toi même si ce n'était que quelques lignes sur notre jeu."
Elle sourit. "J'aime ça."
"Moi aussi. Je le savais quand tu es entrée dans ta chambre, après avoir entendu tout ce que tu as dit sur moi à Alice. Je savais que tes sentiments pour moi étaient réels. Tu étais si belle dans cette robe noire, Bella, mais tes yeux étaient si tristes parce que tu pensais que je te détestais. Comment pourrais-je? Tu es 'la bonne' pour moi."
Elle m'embrassa alors, ses lèvres fermes sur les miennes. Elle se retira avant que je puisse approfondir le baiser. "Tu ne sais pas ce que cela me fait de t'entendre dire ça, Edward. Quand tu seras à l'autre bout du monde et que je serai triste et seule, je me souviendrai de tout ce que tu as dit ici et je me raccrocherai à ça jusqu' à ce que je te revoie."
"Je le dirai aussi souvent que tu en auras besoin, Bella."
"Je m'en souviendrai, Edward," promit-elle et j'espérai vraiment qu'elle le ferait. Peu importe les mensonges des tabloïds, elle avait besoin de savoir qu'elle l'était la seule pour moi. Je glissai mon bras sous ses genoux et me redressai.
Elle me sourit. "Où m'emmènes-tu?"
"Plus près du feu." J'avais posé une couette par terre et je la déposai là. "Je veux te faire l'amour ici. J'y pense depuis la première fois que j'ai vu des photos de cet endroit."
Elle écarta ses bras et je m'y mis, l'embrassant avec passion alors que je pouvais enfin toucher ce tissu. Elle était douce comme un nuage et sa peau était soyeuse. Bella gémit et se déplaça sous moi.
"Edward, touche-moi."
"Je le fais, baby." Je passai un doigt le long de sa clavicule, jusqu'à ses seins. "Tu es magnifique. Je n'ai pas de mots pour exprimer combien tu es magnifique."
Elle se leva et commença à déboutonner ma chemise blanche. Je n'avais pas mis de costume juste une chemise et un pantalon pour notre dîner chic pendant lequel elle était presque déshabillée. Ce n'était pas juste. Je la poussai de mes épaules pendant que j'embrassais son cou.
"Edward?" demanda-t-elle ,pendant que je faisais glisser la bretelle de son épaule, mes lèvres suivant ce tissu couleur pêche.
"Hmm?" murmurai-je.
"Est-ce que Rose est 'la bonne' d'Emmett?"
Je ris et hochai la tête contre sa peau. "Oui. Il l'a voulue la première fois qu'elle lui a crié dessus au téléphone et il l'a su à l'instant où elle est entrée dans la pièce."
Bella rit. "Ça va être intéressant."
J'effleurai son cou avec mes dents. "Oui, c'est vrai. Il est ravi que nos femmes soient les meilleures amies." Je me figeai en réalisant que je venais d'informer Bella que je l'épouserai un jour. Ce n'est pas que je ne pensais pas avoir été aussi clair avec ce truc de 'la bonne', mais quand même.
Bella se mordit la lèvre. "Alors tu vas m'épouser, hein?"
Merde. Je fis un signe de tête penaud et elle rigola. "C'est une bonne chose. Je ne pense pas que 'la bonne' devrait être juste une petite-amie."
Je ris de soulagement. "Non, elle ne devrait pas. Elle devrait être une Cullen. Le destin le dit."
"Bella Cullen, Isabella Cullen, Mme Edward Cullen. Ça sonne bien, non?" Putain de merde. Si seulement elle savait ce que ça me faisait d'entendre son nom lié au mien comme ça.
"Je crois que oui, baby." Je glissai l'autre bretelle le long de son épaule, révélant ses seins. La couleur du tissu était magnifique sur sa peau pâle et la lumière du feu ne faisait que la rendre plus belle. "Tu es si belle," dis-je.
Sa peau prit ce beau rougissement dont je ne me lasserai jamais. "Fais-moi l'amour, Edward."
"Je vais le faire, baby." Je mis à genoux et je défis mon pantalon. Bella s'avança et descendit la fermeture éclair. Je me relevais pour me déshabiller et jeter tout par terre. Je me penchai sur elle et pris son sein droit dans ma bouche, enlevant lentement sa nuisette. Elle gémit sous moi quand ma langue et mes dents touchèrent son mamelon. Je lui embrassai le ventre en tirant sur la nuisette. Je la mis sur le côté de la table basse et son sourire me fit sourire. "Je ne veux pas qu'il arrive quelque chose à ça."
"Je suis contente que ça te plaise," dit-elle, quand je recommençai à embrasser son estomac. Elle haleta quand je lui caressai la chatte. Elle était mouillée et prête pour moi. Elle se cambra vers moi. "S'il te plaît, Edward."
"S'il te plaît quoi, Bella?" murmurai-je contre sa peau.
"Je te veux en moi. J'ai besoin de te sentir."
Je n'avais pas besoin de lui demander ce que c'était. Je le savais. C'était ce lien que nous partagions. Je remontai sur son corps et l'embrassai en me frottant contre elle. Elle gémit contre mes lèvres et écarta ses jambes encore plus. J'étais là, à son entrée, prêt à la prendre. Je me retirai et la regardai. De beaux yeux bruns, pleins d'amour, me regardaient. "Je t'aime," dis-je en poussant doucement à l'intérieur d'elle.
"Je t'aime aussi," dit-elle, approchant mon visage et m'embrassant alors que j'allais et venais lentement en elle. La chaleur du feu réchauffait ma peau mais j'étais déjà chaud à l'intérieur juste de ses mots d'amour. J'entrelaçai nos doigts, lui tenant les mains pendant que nous bougions ensemble. C'était le moment le plus parfait de ma vie. Les choses ne s'étaient pas tout à fait passées comme prévu mais c'était quand même incroyable.
Nous avions fini ensemble et je la tenais dans mes bras devant le feu. Elle s'endormit la tête contre ma poitrine, ses cheveux chatouillant mon menton. "Mon âme sœur" murmurai-je, en tirant la couette au-dessus de nous et en fermant les yeux. Bien qu'elle dorme je jure qu'elle souriait. Il en serait toujours ainsi. Je ferai tout pour qu'il en soit toujours ainsi.
A présent Bella sait à quoi s'en tenir
La prochaine fois nous verrons où en sont Rose et Emmett…mdr
