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Chapitre 34 – Passé

"Est-ce que tu vas monter à cheval dans ce film?" demanda Bella rêveusement.

Je laissai tomber mon scénario et lui sourit. "Pourquoi? Ça te plait quand je monte?" demandai-je, de manière suggestive. Elle était trop mignonne. Ça faisait une trentaine de minutes que je lisais ce script et j'avais tout juste un aperçu du personnage avant de lui lire des parties à haute voix. Elle devenait vraiment impatiente. C'était incroyablement amusant. Elle essayait de lire le scénario qu'elle avait mais toutes les deux minutes je pouvais la sentir me regarder. Elle détournait les yeux chaque fois que je lui jetais un coup d'œil.

Nous étions blottis l'un contre l'autre sur le canapé. La neige avait finalement commencé à tomber et c'était cool de la regarder de l'intérieur, à côté du feu en lisant tous les deux. Ou pendant que je lisais Bella me matait. Je ne voulais être nulle part ailleurs cependant. Il faudrait vraiment que je recherche un endroit à acheter dans les parages. Ou à Seattle. Oui, Seattle serait bien aussi.

"Ça serait sexy. En quelque sorte," marmonna-t-elle. Sa lèvre fit une petite moue et je n'allais pas résister à cette invitation. Elle m'avait presque tué hier avec sa collégienne coquine alors nous avions décidé de prendre quelque temps pour nous remettre, hier soir nous avions mangé de la pizza et trainé devant la télévision. J'avais été un peu déçu de n'être pas réveillé par l'alarme du réveil ce matin mais il restait encore plusieurs jours d'école. Il semblait que ma Bella attende son heure. Ce n'était pas comme si j'allais me plaindre de me réveiller avec elle dans mes bras.

"Genre sexy? Depuis quand suis-je seulement sexy?" demandai-je.

Elle rigola. "Eh bien tu es habillé quand tu es sur un cheval, alors le sexy diminue un peu."

Je lui souris. "Ce n'est pas comme si j'allais jouer Lady Godiva alors je pense que faire du cheval tout nu est hors de question." Elle rigola encore plus cette fois. J'aimais la faire rire. J'aimais être simplement avec elle. Je ne savais pas bien comment j'allais survivre loin d'elle pendant plusieurs semaines, je lui parlerai tous les jours au téléphone ou par ordinateur interposé.

"Peut-être qu'on va trouver un film où il y aura un renversement de rôle, un mec devrait se promener nu pour distraire la foule," suggéra-t-elle.

Je la chatouillai. "Je suis sûr que ce serait un film merveilleux mais je suis aussi sûr que je ne serai pas dans ce film."

"Pourquoi pas?" demanda-t-elle, en haussant un sourcil, en en parlant sur ce ton qui pouvait signifier que j'allais avoir des ennuis. Oh mec! "C'est normal qu'une femme soit nue mais pas un homme?"

Je ris, je ne pouvais pas m'en empêcher. "D'abord, l'homme a un petit quelque chose et dans mon cas, un gros quelque chose entre les jambes qui n'aimerait pas être coincé contre un cheval pendant qu'il marche ou encore pire, galope." Bella rigola à celle-là. "Deuxièmement, j'ai cette petite-amie qui je pense, n'aimerait pas que le monde entier me voie nu, en me basant sur son aversion des scènes de sexe dans mes scripts."

Elle arrêta de rire et ses yeux bruns lancèrent des éclairs. "Merde. C'est vrai. Oublie que j'en ai parlé."

Je rigolai en voyant l'expression d'horreur sur son visage. "Pas si drôle hein? Est-ce que ton côté féministe vient de se ranimer pour un instant? Je suis pour l'égalité dans la nudité tu le sais, spécialement quand il s'agit de toi et moi."

Bella roula des yeux. "Je déteste ce cours. Je t'ai juste imaginé torse nu et montant à cheval et je me suis laissée emporter."

Elle était si mignonne. "Alors nous monterons torse nu, ça je peux le faire pour nous deux. Mais le jeans restera toujours à sa place."

Bella sourit. "Quand tu montes le cheval peut-être. Mais pas quand c'est moi qui te monte…"

Seigneur. Et je bandais de nouveau. "Oh oui je l'aurai définitivement perdu à ce moment là…" Je secouai la tête et fis une expression triste. "Il n'y a pas beaucoup de nudité dans celui-là."

Elle souffla et me tapa avec son pied. "Pas besoin d'être désolé pour ça."

Je ricanai en attrapant son pied, la chatouillant pendant qu'elle criait et essayait de s'échapper. "Je ne suis pas déçu de tourner ce film mais le faire avec toi aurait été très amusant."

Elle fit la moue. "Pour pratiquer il faudrait que tu me laisses lire."

"Ou mieux encore, lis-le," répondis-je, en lui faisant un sourire entendu.

Elle souffla. "Pardonne-moi d'être curieuse, je vais juste recommencer à lire."

Elle colla le scénario devant son visage, me bloquant complètement la vue. Ça n'allait pas du tout. Je passai à la première dispute entre mon personnage et son père.

"Tu es vexé? Sûrement que je devrais être plus que vexé, Père. " Je pris l'accent facilement. J'avais toujours eu la bonne oreille pour ça. Le livre de Bella descendit un peu et je pus voir le haut de ses yeux. Je fis comme si je n'avais rien remarqué. "Je n'ai aucun désir de courtiser l'une ou l'autre des femmes Pierce," aboyai-je, en faisant un mauvais rire. "Fiona est très belle, elle rivalise avec son frère William pour son apparence et j'ose dire que… sa moustache est plus épaisse."

Les épaules de Bella tremblaient et elle enfouit son nez dans son script, ce qui la cachait pour rire. Je rigolai et lui prit son livre. "Tu ne trompes personne, baby."

Elle fit un sourire éclatant, pas du tout inquiète d'avoir été prise sur le fait. "Est-ce que ton personnage laisse vraiment entendre que Fiona est un homme?"

Je souris. "Il est surtout contrarié par son père, il semble qu'il ait beaucoup de pression pour se marier avant d'assumer le trône."

Ses yeux s'écarquillèrent. "Trône, tu es un prince?" Sa voix s'emballa un peu rien qu'à l'idée.

"Euh hum… et mon père est le roi mais nous avons des idées très différentes sur le genre de femme que je devrais épouser, je trouve les femmes superficielles insupportables." Je pris à nouveau l'accent. Les joues de Bella rougirent. "Je préfère de loin une femme avec un peu d'esprit, un peu comme mon cheval préféré, Glory."

Elle haussa un sourcil. "Et tu materais cet esprit comme un cheval?"

Je luis fis mon regard le plus coquin. "Je ne briserai jamais son esprit sauvage. Je la calmerai, juste assez pour plaire à mes parents mais je relâcherai son tempérament en privé."

Elle fit un bruit étranglé et la prochaine chose que je sus c'est que j'étais coincé sur le canapé et qu'elle m'embrassait comme une folle. Bon. J'allais parler avec un accent tout le temps si j'obtenais ce genre de réaction. Elle aimait les australiens? Les italiens? Enfer je pouvais parler italien ou français pour elle si elle réagissait de cette façon.

"Dis m'en plus," demanda-t-elle, en se mettant à califourchon.

Vraiment? Elle voulait que je continue? "Je suis rebelle." Elle gémit et ses doigts fléchirent contre mes abdos. "Je refuse de céder à la pression familiale, j'épouserai la bonne fille quand je la trouverai."

"Qui est-ce?" demanda-t-elle. Ses doigts se glissèrent au niveau de mon pull.

"C'est une roturière, totalement inapproprié. Elle peut monter à cheval et tirer au fusil aussi bien qu'un homme. Elle est positivement scandaleuse et on dit qu'elle a déjà connu des hommes."

Bella marmonna et passa mon pull par-dessus ma tête. Seigneur. Que se passait-il là? "Baby?"

"Continue. A quoi ressemble-t-elle?" Son pull suivit le mien et j'étais très disposé à lui dire tout ce qu'elle voulait savoir puisque mes vêtements étaient en train de disparaitre.

Une image de Kate Winslet clignota dans ma tête, c'était elle qui jouerait. Mais ce ne fut pas la réponse que je lui fis. "Elle a une peau de porcelaine qui ne demande que le contact d'un homme." Je caressai la joue de Bella et elle se mordit la lèvre. Je fis courir mon pouce le long de sa bouche. "Des lèvres roses parfaites qui appellent les miennes, j'aspire à les sentir sur les miennes." Bella commença à bouger contre moi. Putain d'enfer, j'étais dur comme un roc. Bien. "Riches yeux bruns, ma couleur favorite, celle de mon café." Ses yeux étaient sexy et emplis de désir. J'avais beaucoup de mal à me concentrer. "Des cheveux châtains qui brillent au soleil. " Je passai mes doigts dans ses cheveux et regardai ses seins se soulever. "Un corsage qui me fait oublier que je devrais me comporter en gentleman." Je voulais rire de moi-même d'utiliser ce mot mais les narines de Bella se dilatèrent et elle laissa échapper un petit gémissement. Visiblement elle approuvait.

"Je me consume pour elle, dès le premier moment où j'ai posé mes yeux sur elle, elle a été tout ce que j'ai vu. Toutes les débutantes insipides que mes parents ont mises devant moi ne faisaient que m'inciter à me rapprocher d'elle."

"Et elle, elle te veut aussi?" demanda Bella. Elle passa sa main dans son dos et défit son soutien-gorge. Seigneur. Mes doigts s'enfoncèrent dans sa taille. Je ne savais pas si j'étais autorisée à la toucher. Mais il valait mieux que ce soit bientôt.

"Oui mais elle ne fait pas confiance. Elle pense que je veux juste une distraction avant de me fiancer à quelqu'un de ma condition."

"Ta condition," marmonna-t-elle. " Oui ils voudraient que tu sois avec quelqu'un de ton rang, une dame ou quelque chose comme ça."

"Je ne veux pas une dame, je te veux toi," lui dis-je.

Elle sourit. "Moi, euh? C'est ce dont tu parlais?"

Je fis un petit sourire et laissai tomber l'accent. "Tu sais bien que oui. Il n'y a personne d'autre pour moi."

"Il vaudrait mieux. Maintenant montre-moi."

Mes mains furent sur ses seins l'instant d'après. "Avec plaisir, amour."

Elle passa sa main entre nous et déboutonna mon jeans. "Garde cet accent."

Je haussai un sourcil. "Je devrais sûrement me faire du souci de t'emmener en Allemagne cet été."

Elle rit et se pencha pour m'embrasser. "C'est toi et avec cet accent en plus, ça me rend sauvage."

"Bien dans ce cas…" je commençai à sortir des mots comme saveur et bœufs. Rien de ce que je disais n'avait de sens mais la bouche chaude de Bella se déplaçait sur mon cou et mon torse alors je m'en fichais.

"Ne t'arrête pas," murmura-t-elle, en embrassant mon estomac et en ouvrant mon jeans. Pas de problème. Je continuais à déblatérer sur la façon dont je renoncerai au trône pour elle. "C'est tellement romantique," me dit-elle, en tirant sur mon pantalon.

"Chérie je ne peux pas penser au romantisme quand ta bouche est sur ma… Putain de merde!" Tout ce que je voulais dire fut oublié quand sa bouche se referma sur moi. "Bella, seigneur!"

Elle me libéra et fronça les sourcils. "Accent s'il te plait!"

Merde comme si je pouvais me concentrer? "Isabella ne me taquine pas," réussis-je à dire. Elle sourit avant de retomber sur moi. Mes yeux louchèrent et je dis "cheers" ce qui la fit rigoler, ce qui me sembla plutôt génial. Elle me relâcha et se leva puis tira sur son pantalon de yoga. Fait intéressant elle ne portait pas de sous-vêtement. Si je l'avais su, je n'aurai probablement travaillé pendant une demi-heure sur mon script…

Elle rampa vers moi et se plaça juste au-dessus de ma queue. "Je pense que tu as besoin d'une leçon d'équitation avant ce film."

Putain oui. "Absolument je veux être parfait, techniquement."

Elle descendit, me prenant lentement en elle. Seigneur j'allais venir en un temps record, pensai-je. J'aimais quand elle était sur moi.

"Tu commences lentement, " me dit-elle calmement, en bougeant légèrement ses hanches. "Laisse ton cheval s'habituer à ton corps."

"Je suis incroyablement habitué à ton corps," répondis-je, toujours avec l'accent. Cependant je ne me lasserai jamais de sa silhouette magnifique et sexy. Peu importe combien de fois elle me prendrait comme ça. Seigneur laissez-la me prendre souvent comme ça, s'il vous plait…

"Hum, une fois que le cavalier et la monture sont bien ensemble on peut passer au trot." Et elle commença à bouger un peu plus vite. Je la tenais par la taille et la rencontrai dans ses mouvements. "Tu aimes trotter Edward?"

"J'adore trotter Bella. J'aime une balade douce au trot."

Elle rigola et je regardai ses seins tressauter alors qu'elle bougeait ses hanches et me prenait un peu plus vite. "Il y a quelque chose à dire pour se laisser aller et partir au galop."

Elle rebondissait sur ma bite à présent, me baisant fort et je la tenais seulement et guidai ses hanches. "Oui, oui, j'aime beaucoup ça," tentai-je. Je passai ma main pour toucher son clitoris alors qu'elle me prenait encore plus vite. Ça n'allait plus être long. Je touchai l'endroit parfait quand elle me prenait de cette façon.

Elle gémit et renversa sa tête en arrière. Elle était magnifique. J'aimais la regarder mais je détestai ne pas pouvoir embrasser son cou délicat. Je frottai son clitoris plus vite et elle se resserra autour de moi en jouissant et criant "Prince Edward!" Il n'y avait qu'elle qui pouvait me faire rire alors que je me déversai en elle. Elle s'effondra contre moi pendant que nous redescendions sur terre. Je pris son visage dans mes mains et l'embrassai durement.

"Tu ne manques jamais de me fasciner," lui dis-je. "Qui savait que mon script arriverait à t'exciter autant? Je n'ai même pas lu les passages sexy."

Elle rit et ça vibra dans ma poitrine. J'aimais qu'elle soit si proche. "Pourquoi penses-tu que je sois diplômée en anglais? J'adore les mots, que puis-je dire?"

"J'adore tes mots," lui dis-je en la serrant contre moi et passant mes mains dans son dos. "Je suis tellement content qu'ils t'aient amenée jusqu'à moi."

Bella posa sa tête sur ses mains et puis sur mon torse. "Qui aurait pu dire que me traiter d'idiote t'aurait attiré? Honnêtement je n'avais jamais rêvé que nous soyons là comme ça." Elle rit. "D'accord je peux l'avoir imaginé mais c'était un pur fantasme avec mon jouet."

Elle me tuait. "J'aime que tu aies pensé à moi en te touchant avant même de me connaitre."

Elle ricana. "Vraiment? Ça ne te dérange pas? Il doit y avoir des millions de femmes qui font de même."

Je sentis mes joues chauffer. Merde. Je n'aimais pas penser à ça. "C'est torride parce que c'est toi qui l'a fait," modifiai-je. "Cela peut me mettre mal à l'aise d'entendre parler des autres."

Elle sourit. "Oui je peux comprendre ça."

Je souris. "Bien sûr que tu peux, tu es une belle femme et nous savons tous les deux que tu as au moins quelques admirateurs."

Elle fronça le visage d'irritation. "Ne me le rappelle pas."

Eh bien je m'en souviendrais. Ce mec Mike ferait mieux de rester à l'écart. "Je devrai retourner à la lecture de mon script, tu m'as distrait…"

"De la meilleure façon qui soit," dit-elle, en m'embrassant le menton.

"Absolument si tu veux me distraire à nouveau de la même façon dans une heure, n'hésite pas!"

Elle ricana en se redressant. "Je vais préparer le dîner donc nous garderons ces distractions pour plus tard."

"Tu vas cuisiner, qu'y aura-t-il?"

Elle sourit. "Poulet frit et brocolis, ça sera bon pour un jour froid. Ne t'inquiète pas, il sera saupoudré de fromage."

Ça allait pour moi." Ça m'a l'air bon, chérie. Tu as besoin d'aide?"

"Non. Non apprends à connaitre ton personnage, comme ça tu pourras complètement me le présenter plus tard."

Seigneur je l'adorais. "Absolument."

"Allez hop alors. Cheerio!" Son accent britannique était absolument atroce mais elle était sacrément mignonne et souriait si fièrement quand elle se recula pour enfiler son pantalon et son pull, sans soutien-gorge, que je n'eus pas le cœur de le lui dire.

"C'était… hum…" m'arrêtai-je, pas sûr de ce j'allais dire.

"Terrible," finit-elle pour moi. "Mais tu m'aimes trop pour me le dire. C'est bon je n'ai pas besoin de l'accent. J'utiliserai le tien chaque fois que j'en aurai envie."

Je fis un petit sourire en mettant mon jeans. "De quoi tu auras le plus envie, de moi ou de l'accent?"

Elle attrapa mon jeans et me tira vers elle. "Toi. Toujours toi." Elle me fit un baiser torride qui me donna juste envie de retirer ce jeans. "Laisse le pull, je pense que nous devrions entrer dans le bain à remous plus tard, avec cette neige qui tombe."

Putain oui. "Ça me va amour." Et je l'embrassai de nouveau.

"On se revoit bientôt. Je vais bosser!" Elle partit dans la cuisine et je me réinstallai dans le canapé. Je pourrai passer le reste de mes journées de cette façon. Je cherchai mon script et le trouvai là où je l'avais laissé. Il était temps pour certaines plaisanteries britanniques sexy. Je préfèrerai plaisanter avec ma copine sexy mais nous garderions ça pour plus tard.

WWS

"Le dîner était délicieux chérie," lui dis-je, à nouveau. Sérieusement. Je m'étais resservi et j'en aurai bien pris une troisième fois si je n'étais pas aussi anxieux de ce qui allait se passer plus tard.

Elle sourit. "Je suis contente que tu aies aimé. Ce qu'il y a de bien avec ce plat c'est que s'il y en a trop on peut toujours le réchauffer. Il y en aura pour une autre fois." Elle regarda le plat puis moi. "Sauf bien sûr… si tu comptes en remanger autant à chaque fois."

Je soufflai en me levant et en amenant nos assiettes à l'évier. "Il faut que tu saches que je me suis retenu, j'en voulais plus mais je préférerai aller au jacuzzi avec toi plutôt que de manger encore de ton incroyable cuisine, tu devrais prendre ça comme un compliment."

Elle rigola et passa ses bras autour de moi par derrière pendant que je rinçai les assiettes. "Devrais-je considérer ça comme un compliment que tu préfères mon corps à ma nourriture? Le sexe avant la nourriture?"

Je ris en me tournant pour lui faire face. "Le sexe est une sorte de nourriture tant qu'il s'agit de moi. Et je préfère tout de toi, chérie. Ton corps, ta nourriture, ton esprit, ton doux rire…" je m'interrompis alors qu'elle me tirait à elle pour m'embrasser. "Ça aussi," essayai-je de dire quand nous nous séparâmes. Chaque fois que je l'embrassais, c'était parfait. C'était quelque chose que je n'avais jamais expérimenté avant.

"Hmmm, plus de ça à venir. Je vais mettre un maillot de bain. Pourquoi ne pas démarrer le jacuzzi?"

Comme si je ne m'en étais pas déjà occupé? "C'est déjà en train de bouillonner, baby. On se retrouve là-bas dans cinq minutes?" demandai-je.

"Bien sûr." Elle était partie avant que je puisse l'embrasser à nouveau. Très bien, alors. Je la suivis en haut mais la porte de la salle de bain était fermée quand j'arrivais. Peut-être qu'elle avait une autre surprise pour moi. Je mis mon maillot noir et sortis par la porte-fenêtre de la chambre. J'étais content que nous utilisions cette chambre comme chambre principale. Il y avait une vue imprenable sur la rivière et la montagne. Le spa était recouvert par une avancée de toit, alors je n'avais pas eu à déblayer la neige. Bien sûr, j'avais dû marcher un peu dedans pour y arriver et il faisait un peu froid, alors je courus et me précipitai dans l'eau chaude en soupirant une fois dans le jacuzzi. La perfection pure et simple. Il neigeait encore mais j'avais chaud et j'avais juste besoin que ma fille complète le tableau.

Je me détendis contre un des jets, en gémissant quand il me massa le bas du dos. Ça faisait du bien. Et ça me rappela une petite promesse qu'on s'était fait l'un à l'autre quand on avait parlé de se rencontrer. Je lui devais un très long massage et elle m'en devrait un en retour. Je devrais lui rappeler cette promesse. Bien que je me demande combien de temps s'écoulerait avant que ça devienne sexuel entre nous. Pas beaucoup, du moins de ma part.

J'entendis la porte s'ouvrir et je l'appelais. "Hé baby, je viens de me rappeler que..." Je stoppai net quand je la vis. Putain de merde. Chaque fois que je pensais qu'elle était super sexy, elle me surprenait encore une fois. Elle était dans un minuscule bikini, rouge, qui couvrait à peine son corps. Elle grinça un peu des dents en sentant l'air froid et j'eus l'impression de regarder Alerte à Malibu alors qu'elle courait vers moi. Bien qu'elle soit mieux que n'importe quelle femme d'Alerte à Malibu. Elle était moins vêtue, elle était réelle et elle était toute à moi.

"Merde, il fait froid…" haleta-t-elle en atteignant le jacuzzi." Je tendis la main et l'aidai à grimper dedans. Elle tremblait dans l'air glacial de la nuit. Elle soupira de soulagement en entrant dans l'eau et s'assit à côté de moi. "Oh, c'est beaucoup mieux."

"Oui, c'est vrai," dis-je, l'enveloppant dans mes bras et la tirant, elle se retrouva contre mon torse. "Maintenant, c'est parfait."

Bella appuya sa tête contre mon épaule droite et se détendit contre moi. "C'est si beau ici."

J'étais d'accord. "Même si c'est encore plus vrai maintenant que tu es ici avec moi."

Elle rit et embrassa ma mâchoire. "T'u es bête."

"Seulement avec toi."

"Comme il se doit," dit-elle. "Qu'est-ce que tu disais quand j'arrivais?"

Je secouai la tête en essayant de me concentrer. Oh, oui. "Qu'on se doit des massages."

"Oooh, c'est vrai. Je crois que tu as promis d'utiliser tes mains sexy sur moi pendant des heures." Bella trembla quand j'embrassais le côté de son cou.

"Je ne sais pas si je pourrais passer des heures avec toi nue sans te prendre, baby. C'est déjà difficile avec toi dans cette minuscule excuse de maillot de bain."

Elle ricana. "On devra le faire après que je t'aie épuisé pour que tu ne puisses pas te lever."

Je lui grignotai l'oreille et elle a gémit. "Ça n'arrivera jamais, baby. Ne plaisante pas avec ça."

Elle me caressa le genou sous l'eau et je me décalai pour qu'elle sente à quel point ce n'était pas un problème. "Je n'étais pas inquiète," dit-elle en ronronnant.

"Bien." Un bruit à l'ouest attira mon attention. C'était probablement un animal ou quelque chose comme ça, mais..."Que penses-tu qu'ils font?" demandai-je à Bella. J'avais essayé d'appeler Emmett plus tôt aujourd'hui mais je n'avais pas eu de réponse.

Bella ricana. "Je pense qu'ils vont bien. Ils ont survécu à la partie difficile. Je t'ai dit qu'Emmett avait dit qu'on ne les verrait pas jusqu' à dimanche." Sa voix semblait un peu triste quand elle parlait de dimanche. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Je détestais l'idée de quitter cet endroit et plus précisément, la quitter lundi matin.

"Ce ne sera pas long avant qu'on passe tout l'été ensemble…" lui rappelai-je.

Bella se tourna vers moi. Je la tirai latéralement sur mes genoux et je la tins près de moi. "J'ai hâte d'y être."

"Été ou remise des diplômes?" demandai-je, avec un sourire.

"Les deux," répondit-elle en souriant. "Je n'arrive pas à croire que je vais être diplômée et que tu seras là pour le voir."

"Je ne manquerais ça pour rien au monde."

Elle sourit et m'embrassa. "Je suis excitée que vous veniez tous. On se sentira en famille avec toi, mon père et Sue les parents d'Alice. Il n'y a pas si longtemps, je pensais que ce serait papa et les Brandon mais maintenant, nous aurons toute une maison pleine de gens."

Je repoussai une mèche de cheveux mouillés qui s'accrochait à son cou. Il était temps de lui demander. J'avais évité d'en parler parce que je ne voulais pas la contrarier mais honnêtement, je ne pouvais pas imaginer ne pas inviter sa mère à me voir recevoir son diplôme. Je le savais parce que ma mère faisait tout ce qu'elle avait à faire pour être à tous les grands événements de ma vie. "Bella, ne t'énerve pas mais je dois te demander ça." Ses yeux bruns semblaient blasés, ce que je détestais. "Tu es sûre de ne pas vouloir inviter ta mère? Je veux dire, je sais que ce serait gênant avec ton père et sa nouvelle amie mais tu ne penses pas qu'elle veuille être là?"

Ses yeux s'embrumèrent et je me sentis vraiment très mal. "Je suis désolé, baby. Oublie que je..."

"Non, c'est bon," m'interrompit-elle. "Je ne sais pas. Je veux dire, est-ce que c'est mal que je ne veuille même pas qu'elle soit là? Elle n'est jamais venue pour quoi que ce soit, Edward. Je n'ai pas passé de vacances avec elle depuis mes trois ans. Pas un seul anniversaire. Je lui ai rendu visite quand j'étais plus jeune et qu'on pensait qu'elle ferait quelque chose de spécial quand elle m'aurait, non? Je veux dire, si tu ne voyais pas ton enfant pendant quelques années, tu planifierais des choses à faire avec lui. Une visite au zoo, des courses, peu importe. Est-ce que tu sais ce que j'ai fait quand je lui ai rendu visite?"

Je ne savais pas si je voulais savoir mais je secouai la tête. "J'ai lu, Edward. J'ai lu tous les livres possibles et regardé la télé et je me suis occupée de moi-même pendant qu'elle sortait la nuit et travaillait le jour. Les week-ends elle les passait avec un mec qu'elle s'était dégoté. Après quelques séjours comme ça, j'ai supplié mon père de ne plus m'envoyer la voir. Il l'a fait et elle ne s'en est jamais plainte…"

C'était vraiment quelque chose que je ne pouvais pas comprendre. Mon cœur saignait pour elle. "Baby, ce n'est pas mal que tu ne veuilles pas qu'elle soit là. Je suppose que j'espérais juste qu'elle le voudrait."

Bella haussa une épaule et regarda l'eau. "Elle sait quel âge j'ai. Elle sait que je devrais avoir mon diplôme. Ce n'est pas comme si elle m'en avait parlé, elle n'a même pas appelé. Je l'ai fait pour son anniversaire et j'ai eu sa messagerie. Quelque chose à propos de faire la fête à Vegas." Elle secoua la tête. "On aurait dit qu'elle avait 22 ans."

"Rose et toi n'avez pas de bol quand il s'agit de vos parents," lui dis-je, en la serrant dans mes bras. "Je suis désolé, Bella."

Ses bras s'enroulèrent autour de mon cou. "Ce n'est pas grave. Au moins, j'avais Charlie." Elle rit. "Il n'était certainement pas une figure maternelle mais il s'est assuré que je ne manque de rien. Il a demandé à Mme Brandon de m'emmener acheter mon premier soutien-gorge…" Bella ricana et ce son me fit sourire. Je détestais l'énerver en parlant sa mère merdique. "Elle m'a dit qu'il lui avait demandé de l'aider avec mes besoins féminins." Elle tremblait de rire et je me joignis à elle. "Et disons juste que pour mes premiers besoins mensuels, il m'a mis dans la voiture de police et a allumé les lumières comme s'il y avait une urgence. Je suppose que pour Charlie, c'en était une."

J'étais en train de mourir avec cette image. "Il t'a emmenée à l'hôpital?" demandai-je. Putain de merde. C'était hilarant.

"Non. Il m'a emmené chez Alice et il m'a pratiquement jeté de l'argent pour acheter ce dont j'avais besoin avant de filer. C'est là que j'ai officiellement commencé à m'occuper des courses."

Je rugis de rire et ma Bella aussi. Dieu merci, elle était de nouveau heureuse. "J'ai hâte de rencontrer ton père."

Elle ricana et me prit le visage dans les mains. "Tu devrais savoir qu'il fouille dans les journaux à scandale." Je gémis et elle ricana. "Quand je l'ai appelé pour lui dire qu'on était arrivé, il m'a dit que tu pourrais me tromper avec Jane…"

Oh, mec. "Juste ce qu'il me faut. Un père protecteur qui peut légalement me tirer dessus et aime lire les ragots."

Bella rit. "Mais c'est ça le problème. Les seuls magazines que mon père lit sont Sports Illustrated et quelques magazines de pêche. Mais maintenant qu'il sait pour toi, il se renseigne dans Us et People. C'est tellement drôle! Peut-être qu'il va demander à Sue de les lui acheter, parce que je ne vois vraiment pas le chef acheter un Enquirer... ce serait un gros potin à Forks." Je la regardai fixement et elle rit. "C'est une très petite ville. Tout le monde sait tout et Charlie achetant des magazines trash serait un sujet de discussion."

Eh bien, je savais ce que c'était que d'être sous un microscope… même si celui de son père était très différent du mien.

"Tu lui as dit que c'était des conneries, non? Je ne veux pas qu'il me déteste avant qu'on se rencontre."

Bella m'embrassa et je me perdis. Elle me réconfortait toujours, même si je m'inquiétais pour les coups de feu. "Bien sûr que je lui ai dit. Il est prudent, Edward. Il finira par t'aimer, parce que moi je t'aime mais je ne peux pas te promettre qu'il sera tout câlin et sourire quand vous le rencontrez."

Je pourrais gérer ça. "Je suis content que maman soit là."

Bella rit. "Tu penses qu'elle te protégera?"

Je souris parce que, contrairement à Bella, je n'avais jamais eu à m'inquiéter de l'amour de ma mère. "Elle le ferait s'il le fallait mais elle s'assurera que ton père m'aime, elle et tous les Cullen… avant la fin de la journée. C'est juste ce qu'elle fait à moins qu'elle n'aime pas quelqu'un."

"Et ensuite?" demanda Bella, nerveuse.

Quelle idiote. "Elle t'aimera, je te l'ai dit. Elle est déjà excitée de te rencontrer. Mais tu dois savoir que si elle n'aime pas une personne, elle peut faire de sa vie un enfer." Je souris en me souvenant de notre récente conversation sur James et Irina. "Elle veut faire jouer James dans un film où toutes ces mauvaises choses arrivent à son personnage et il finit recouvert d'un tas de merde. Et je te garantis qu'elle tirerait des ficelles pour s'assurer qu'ils utilisent vraiment de la merde…"

Bella rit fort. "Ne peut-elle pas mettre Irina dans ce film aussi?"

Je secouai la tête. "Elle adorerait. Ou alors, elle adorerait la chasser du business. Je lui ai dit de ne pas le faire. Va-t-elle écouter ou pas… ça reste à voir."

Ma copine me regarda. "Pourquoi ne peut-elle pas?"

Je ricanai. Sa haine pour Irina me tuait quand même. "Parce qu'elle n'en vaut pas la peine. Je me fiche de ce que fait ou ne fait pas Irina. Serai-je encore dans un film avec elle? Non, mais je ne vais pas la voir fuir Hollywood non plus. Ça lui donnerait trop d'importance."

"Vrai. Je suis contente que ta mère te protège. Ne prends jamais ça pour acquis, Edward."

Elle avait de nouveau l'air triste, alors je me précipitai vers où elle était assise et la fis tourner, elle était à cheval sur mes jambes. "Je ne le fais pas. Et moi, j'espère que tu la laisseras te protéger aussi, parce que je te promets qu'elle le voudra. Je ne peux pas rattraper le temps que tu as perdu avec ta mère, Bella mais je peux te dire que ce sera différent à partir de maintenant. Ma mère voudra vraiment faire partie de ta vie et j'espère que tu la laisseras faire." Ses yeux se levèrent de nouveau. "Elle sera une vraie belle-mère, je le sais."

Des larmes coulèrent sur ses joues et je les essuyai. "S'il te plaît, ne pleure pas, baby."

Elle prit une grande respiration frémissante. "Tu ne sais pas ce que ça veut dire quand tu offres ta famille comme ça. Quand Emmett l'a fait pour Rose. Ce n'est pas important pour toi, parce que tu l'as toujours été proche de ta famille et qu'ils sont ouverts d'esprit. C'est quelque chose que j'ai toujours voulu et maintenant tu me dis que je l'aie."

"Oui. Nous le sommes. Tu es mon âme sœur et ça fait de toi ma famille. Je te promets que tu seras traitée comme ça dès la première minute."

Bella sourit et j'essuyai la dernière de ses larmes. "Tu es bien plus que je ne l'aurais jamais imaginé." Que voulait-elle dire? "Quand j'ai voulu te trouver, j'espérais qu'on s'entendrait bien et que tu serais cool. Tu avais l'air de l'être mais on ne sait jamais vraiment ce qu'il y a derrière la façade. Après tout, ton ex se fait passer pour la petite Sainte-Nitouche…." Je ricanai. C'était vrai. Irina était toujours une excellente actrice. "J'espérais que tu serais un type bien mais je n'aurais jamais imaginé que tu serais si chaleureux, si merveilleux et si ouvert et si aimant avec moi."

Je la serrai contre moi, tandis que ses paroles me submergeaient. "Je ne peux pas être autre chose avec toi, Bella. Tu es tout pour moi. Et ça veut dire beaucoup que tu aies pu voir au-delà de la célébrité et m'aimer pour ce que je suis."

Bella sourit et enfouit les doigts dans les cheveux. "Tu es mon tout aussi. Et j'aime qui tu es. Je préfère de loin l'homme à l'image."

Je l'embrassai plus fort cette fois, parce qu'elle était belle et merveilleuse et à moi. Bella gémit et se frotta contre moi. "Je t'aime," lui dis-je, en déplaçant mes mains sur son corps.

"Je t'aime aussi. Tellement." Je détachai les petites lanières à l'arrière de son bikini et il se desserra. Bella s'assit et m'aida à l'enlever. Elle sourit et recula en laissant apparaître ses seins au-dessus de l'eau. Ses mamelons étaient incroyablement durs et je devais les avoir. Je la tirai sur mes genoux, pour pouvoir sucer son mamelon. C'était incroyable. J'avais le goût du chlore et de Bella pendant que je léchais et taquinais avec ma langue. Mes doigts imitèrent mon mouvement sur l'autre mamelon. "Edward," haleta-t-elle.

Avec ma main libre, je tirai sur le bas de son maillot. Bella leva les jambes et m'aida à la débarrasser du maillot et me libéra de mon short. "Je te veux, maintenant," me dit-elle.

A ton service. Je me levai et elle enroula ses jambes autour de moi, ma bite effleurant sa chatte. Mes yeux fixaient les siens pendant que je glissais en elle. C'était incroyable, l'eau chaude, sa chatte chaude et serrée autour de moi, les jets nous frappant tous les deux pendant que nous poussions ensemble. Je l'appuyai contre le mur, lui permettant de trouver un appui pour que je puisse aller plus loin en elle.

Elle gémit et s'agrippa à moi, poussant ses hanches dans les miennes. Un des jets nous frappait tous les deux là où nous étions joints et merde si je n'étais pas sur le point de finir tout seul. Je touchai le clitoris de Bella.

"Oui," cria-t-elle, quand je poussai plus fort. Mes yeux se croisèrent quand le jet frappa mes boules. Seigneur.

"Je vais bientôt venir, baby," la prévins-je.

Elle hocha la tête. "Moi aussi. Plus fort, Edward. Baise-moi plus fort."

Seigneur. Qui n'aimait pas entendre ça? Je poussai plus fort en elle et fis rouler son clitoris entre deux doigts. Elle cria et se resserra autour de moi. Enfin. Je poussai encore une fois et je me perdis, en m'enfonçant profondément alors qu'elle s'accrochait à moi. "Seigneur baby,'" réussis-je à dire, quand je pus parler à nouveau.

"Mmm", murmura-t-elle. Je glissai hors d'elle et nous fis descendre dans le siège le plus proche. "Je veux passer toutes les nuits froides comme ça."

Je ris et je la rapprochai de moi. "Je ferai tout pour que cela arrive." Un jour, je le ferai.


Nous en savons un peu plus sur Renée et la vie de Bella avant …

Encore 2 chapitres dans le chalet et ils devront revenir à la vie réelle …

à vos claviers maintenant… on mérite bien vos commentaires

mdr