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Chapitre 39 – L'interview

Se réveiller par une alarme qui n'avait pas été programmée par Mlle Swan ou Bella Swan l'élève coquine, n'était pas une expérience plaisante. Je l'éteignis, ennuyé que la seule fille avec qui je passerai du temps aujourd'hui soit Bree Tanner. En soupirant je m'assis et passai mes doigts dans mes cheveux, en attrapant automatiquement mon téléphone. Bella avait cours avant que je me lève alors peut-être avait-elle envoyé un message? Je sourcillai quand je vis que le seul texto que j'avais était de Kate.

Bree a dit que tu t'habilles avec quelque chose qui te définit. Ne sois pas en retard.

C'est quoi cet enfer? Quelque chose qui me définit? Je roulai des yeux. Je n'étais jamais en retard non plus. Et Kate le savait. J'ouvris mon application Words with… et souris en voyant que Bella avait joué le mot MUSH [bouillie]. Pas exactement l'un de ses mots sexy mais il me faisait me sentir bien. J'ouvris le message.

Je suis presque sûre que la première réponse que tu m'as faite a été 'Bonjour, est-ce que je te connais?' donc ça c'est fait, bien que ce soit typique mais de façon peu conventionnelle. Mais j'adore entendre 'bonjour' de ta part. Ce simple mot me dit que tu es avec moi et c'est ce qui tout ce qui compte vraiment.

Je souris. Ça avait été ma réponse. Je me souvins de m'être demandé qui c'était et elle m'avait intrigué dès le départ. Si seulement j'avais su ce qu'elle allait devenir pour moi…

J'ai souri quand j'ai vu que tu avais commencé une nouvelle partie. Tes mots ont été la lumière de ma journée et ils vont l'être tant que nous sommes séparés. Rien que de savoir qu'ils vont être là me fait sourire. Et je promets de t'envoyer les mots les plus coquins que je pourrais trouver. Tout pour toi.

Bénis soient les mots coquins de ma Bella. Je ne les regretterai jamais.

Dormir sans toi n'est pas amusant. Ta chaleur, tes bras forts autour de moi et tes doux ronflements me manquent, ils viennent de nulle part et s'arrêtent instantanément. Tu savais que tu faisais ça? Je trouverai ça ennuyeux si ça ne me plaisait pas mais ça me rappelle que tu es là. Ou que tu le seras, bientôt.

Je ne ronfle pas. Mais bon sang, ça me manquait de l'avoir dans mes bras, le doux parfum de ses cheveux, sa peau douce, le petit peu de bave qu'elle laissait parfois sur mon torse. Putain, ça craint.

J'ai hâte qu'on soit à nouveau ensemble, Edward. Je compterais bien les jours mais le nombre est trop élevé pour l'instant. Je déteste y penser. Une fois qu'on sera à nouveau ensemble, je ne te laisserai jamais partir. Qu'est-ce que tu en penses? Je t'aime tellement. A bientôt.

J'aime beaucoup ça Bella. Je ne te laisserai jamais partir. Je suis trop égoïste pour vivre sans toi.

Pendant que je réfléchissais à ma réponse, je regardai mes lettres. Elles étaient terribles. Qu'étais-je supposé écrire de sexy avec ça? VAZHOID ça ressemblait à une espèce de drogue bizarre. DASH [filer] j'aurai bien aimé filer à Washington mais non ce n'était pas un mot coquin. VOIDS [nuls] ça n'envoyait aucune sorte de message. MAID [servante]? Humm servante française, Bella déguisée en servante ou en policier sexy… Et Bella en rien du tout une fois que je l'aurai eue dans l'un ou l'autre. Oui ça allait le faire. Je jouais MAID et lui répondis.

Je suis toujours avec toi Bella. N'en doute jamais. Tu es la dernière chose à laquelle je pense le soir et la première quand je me réveille le matin. Mon alarme s'est mise à sonner et il n'y avait pas de petit mot sexy me disant de ne pas être en retard. A la place j'avais un message de Kate me disant de ne pas être en retard pour mon interview. Ça n'a pas du tout le même effet…

Je sais que mon mot craint un peu mais c'est le mieux que j'aie pu faire. Et en plus tu serais une bonne française extrêmement sexy. Ou une flic. Ou une esquimau. Tu es toujours sexy.

Donne-moi tous les mots coquins que tu veux, baby. Je vais en avoir besoin pour passer tout cetemps sans toi. Pas que je ne veuille que ça de toi. Non et de loin. Mais le fait de recevoir tes mots ce matin a amené le sourire sur mon visage.

Bien sûr tu as balayé ça en mentant sur moi et en disant que je ronfle mais je te pardonne. Tu dois me taquiner. J'ai compris. Fais juste le bon genre de taquineries, baby. Mais attends que mon interview soit terminée. Je ne voudrai pas donner une fausse impression à l'interviewer après tout. Mes impressions, celles-là sont toutes pour toi.

Je te rappellerai ta promesse de ne jamais me laisser partir. Ne me laisse jamais partir baby. J'ai besoin de toi. Et je t'aime. Toujours.

Je fermai l'application et me levai pour prendre une douche et trouver ce que je devais porter pour que ça me définisse. Jeans et t-shirt bien sûr c'était moi. Qui était Edward Cullen? J'étais un fils, un frère, un petit-ami et un acteur. J'aimais les films, la télévision et la lecture et bien sûr… Je souris en finissant de me laver les cheveux et je sortis de la douche. J'enfilai mon jeans préféré puis j'allais fouiller dans mon sac et pris le t-shirt Star Wars que Bella m'avait offert, enlevant le son parce que ça n'allait pas passer. Je n'allais pas le porter seul bien sûr alors je mis une chemise bleue YSL par-dessus et la laissai ouverte pour qu'on puisse voir le t-shirt dessous. L'intello sous la star de ciné. Je mis aussi ma veste en cuir et mes lunettes de soleil. Je souris au miroir et pris une photo avec mon téléphone.

Est-ce que cette tenue fonctionne? Je suis censé me définir à travers mes vêtements. Je me sens ridicule d'essayer de me définir à travers mes vêtements.

Je joignis la photo et l'envoyai à Bella en espérant qu'elle ait son téléphone. Une minute plus tard mon téléphone bipa. Dieu merci.

Tu devrais avertir la fille avant de lui envoyer une photo aussi sexy de toi, tu parais tellement torride alors que je suis coincée en cours!

Je ricanai. Désolé baby c'est une urgence.

J'aurai pu demander à Kate, bien sûr, mais maintenant que j'avais une fille dans ma vie je voulais qu'elle participe même si elle n'était pas là.

Omph. Tu as de la chance, je t'aime. Et pour répondre à ta question, tu as fière allure. Et j'adore que tu portes mon t-shirt!

Oui bien sûr. J'aime l'idée d'avoir ce petit bout de toi avec moi quand je passe sous la loupe. De plus tu connais mon vrai moi et c'est ce qu'ils veulent aussi apparemment. Alors je vais leur montrer plusieurs facettes de moi-même.

Une minute plus tard mon téléphone vibra. Tant qu'ils ne voient pas les parties de toi qui ne sont que pour moi! Tu es génial et je sais qu'ils vont tomber raides morts. Botte des derrières, baby.

Toujours sexy. L'interview avec Playgirl est demain ce n'est qu'à ce moment que je devrais monter les parties qui ne sont que pour toi. On se parle plus tard. Je t'aime.

Je finis de rassembler mes affaires et commençai à sortir de ma chambre quand mon téléphone se remit à vibrer. Je t'aime aussi même si je viens de me faire attraper par mon prof. Les choses que tu me fais faire! Et je sais que le truc avec Playgirl est une blague.

Je ris en allant dans le garage. Désolé baby je plaisantais. C'est un homme ou une femme ton prof? Ne les laisse pas te garder après les cours, ça c'est mon boulot!

Je démarrai ma Mercedes quand mon téléphone vibra. Et maintenant je suis encore plus excitée. Un juste retour des choses M. Cullen. Attends un peu. Et c'est une femme, tu as de la chance.

Elle était géniale. Je souris comme un idiot en reculant. Je m'arrêtai dans l'allée et envoyai un dernier texto. Défoule-toi, baby. J'enfonçai mon téléphone dans ma poche arrière ainsi je ne serai pas tenté de continuer à échanger avec elle et ne leur donnerai pas raison en étant en retard. Je préfèrerais largement passer ma journée avec Bella qu'avec n'importe quel reporter. Si seulement…!

WWS

"Bonjour Edward. Je suis Bree Tanner. Ravie de vous rencontrer." Elle semblait avoir approximativement mon âge, grande et mince, avec des cheveux courts châtains qui laissaient voir quatre piercings à chaque oreille. Comme moi, elle était en jeans et t-shirt déchiré par endroits et arborait de grosses lèvres qui faisaient une moue boudeuse. Nous nous serrâmes la main et elle ouvrit la porte, me faisant entrer dans la suite présidentielle. J'avais été dans cet hôtel, le Beverly Hills Hotel, avant mais cette pièce était vraiment spéciale.

"Bel endroit," lui dis-je. Le photographe me prit à l'instant où j'entrai. Au moins j'assumais ce que c'était. Il y avait une cheminée, deux canapés blancs, un fauteuil et même un piano. Je pouvais facilement me représenter avec Bella ici et pris note de penser à l'amener ici un jour.

Elle rit légèrement et me fit signe vers le canapé à droite. Je pris place et elle s'assit dans le fauteuil à ma gauche. "La rédaction était excitée que vous ayez accepté l'interview alors ils nous laissent libres. Voici Caz, notre meilleur photographe."

Le mec chauve hocha la tête mais ne retira pas son appareil photo de devant son visage. "Je vais prendre des instantanés maintenant, nous ferons d'autres photos plus tard. J'en voudrais quelques-unes dans la tour et peut-être sur le toit."

"Bien sûr," acceptai-je parce que c'était leur affaire, pas la mienne. J'enlevai mes lunettes de soleil et me débarrassai de ma veste. "C'est bon si je me mets à l'aise?"

Bree opina. "J'espère que ça vous est égal si j'enregistre?"

Je souris en sortant mon enregistreur aussi. "Pas de problème si vous n'en avez pas que je fasse de même."

Elle rigola. "Vous arrivez préparé, pas vrai? C'est pour ça que vous êtes venu seul?" Elle enfonça le bouton et je fis pareil.

"J'aime savoir que je ne risque rien. On m'a déjà dupé."

Elle fit un petit sourire, ses yeux bleus pétillaient. "Je parie que c'est vrai. Pouvez-vous préciser qui et quoi?"

Bien. Comme si j'allais dénoncer un autre magazine. "Non pas vraiment. De l'eau est passée sous les ponts depuis."

"Avant que nous commencions, voulez-vous boire quelque chose? Fumer? Manger?" Elle fit un geste vers le bar qui débordait d'alcool.

Comme si j'étais assez stupide pour boire pendant une interview. "Non ça va." Je me rassis et ma chemise s'ouvrit un peu. Ses yeux s'écarquillèrent et elle sourit.

"Vous portez le t-shirt de l'étoile de la mort?"

Je souris et le lui montrai dans toute sa gloire. "Vous avez demandé que je porte quelque chose qui soit moi non? Ce n'est pas un secret que je suis un grand fan de Star Wars et que j'étais un intello à l'école." J'eus un éclair de Bella me donnant cette tenue et je fermai cette porte assez rapidement. Je savais où ça me conduirait et c'était la dernière chose dont j'avais besoin en ce moment.

Caz prenait des photos et je l'ignorai. J'étais habitué.

"D'après mon expérience, la plupart des stars de cinéma n'aiment pas se souvenir des moments moins glamour mais voilà que vous le montrez. Pourquoi?"

Je haussai les épaules. "Je n'ai pas honte de qui j'étais. Ça fait partie de ce que je suis aujourd'hui. Enlevez l'argent et la gloire et je suis toujours le même qu'à l'époque. J'aime les films cultes classiques, les jeux vidéo et le rock des années 70."

"Et Star Wars."

"Surtout Star Wars."

"Que pensez-vous des nouveaux films?"

Ugh. C'est ici que je dois être diplomate. "Comme la plupart, je préfère les originaux. C'est avec eux que j'ai grandi. Il y a des aspects dans les nouveaux films que j'aime, bien sûr. Plus de Yoda n'est jamais une mauvaise chose…"

Bree rit. "Et s'ils font plus de films et vous demandent, vous le feriez?"

Oh mec! Je ris et passai une main dans mes cheveux. "Comment pourrais-je dire non à George Lucas? Je le ferais probablement, bien que je préfère un petit rôle ou quelque chose comme ça. Je ne pense pas que je voudrais être le visage d'une autre franchise."

"Alors peut-être un Jedi qui meurt au début?" demanda-t-elle.

Je ne pus contenir mon sourire. "Ce serait super cool. Qui ne voudrait pas être emporté par un sabre laser?"

Bree rit, un son est bas et doux. "Si jamais je rencontre George, je lui en parlerai."

"Ça serait très apprécié."

Elle s'assit un peu en avant, m'épinglant avec son regard. Je connaissais ce regard. C'est parti. C'est amusant, ça fait gagner du temps. "En parlant de franchise vous partez à l'étranger pour filmer le prochain film de Steele, n'est-ce pas?"

Je me calai contre les coussins. "Oui. Le tournage commence la semaine prochaine."

"Est-ce que c'est facile de se glisser dans la peau de Steven Steele ou est-ce que ça devient plus difficile quand on prend des rôles différents entre les films?"

Pas une mauvaise question. "Ce n'est pas difficile d'être lui de nouveau. Je me sens à l'aise après trois films avec lui, je le connais assez bien."

"La rumeur dit que vous avez eu des problèmes avec le script cette fois."

Merde, d'où elle sort ça? Je cachai ma surprise avec un sourire. "Je n'ai pas eu de problèmes avec le scénario. Il n'y avait que quelques phrases à changer et j'ai parlé avec le scénariste et ça s'est arrangé." Cherchait-elle des problèmes où il n'y en avait pas? "Comme je viens de le dire, je connais assez bien mon personnage et quelque chose m'a paru bizarre avec quelques lignes. Des révisions arrivent dans tous les films et je suis très heureux de ce qu'on a maintenant. J'ai hâte de commencer à filmer." En quelque sorte. Si seulement ma copine n'était pas à l'autre bout du monde.

"Et après Steele?"

"Je vais en Angleterre pour un film d'époque."

Les sourcils de Bree se relevèrent "Vraiment? C'est différent."

Oui, c'est vrai. "Je pense que ça fait partie du plaisir d'être acteur, d'essayer des choses différentes."

"Donc vous ne voulez pas être juste une star de films d'action?" demanda-t-elle.

Une question piège. J'insulte moi-même ma franchise ou je me fusille moi-même? Non, Bree, ça n'arrivera pas. "Si le bon film d'action se présente, j'y réfléchirais. Je ne voudrais pas être Steven Steele dans un film qui n'est pas Steele. J'aime voir ce que je peux faire d'autre et surtout, ce que le public acceptera de ma part."

"Et vous pensez qu'ils viendront en masse pour vous voir jouer... quoi exactement?" demanda-t-elle.

Je souris. "Je ne peux pas vraiment dire, pas en ce moment. Je n'ai pas encore signé. Je suis sûr qu'il y aura des informations qui sortiront quand le moment viendra."

Bree hocha la tête. "Ok, je peux attendre." Son ton disait clairement "pour l'instant". "Voulez-vous de l'eau?"

"Bien sûr." De l'eau, ça irait. Elle nous prit une bouteille à chacun et se rassit.

"Votre dernier film, Wild at Heart, est toujours au box-office."

Ce n'était pas une question mais je répondis quand même. "Je suis content que ça marche si bien. Je n'ai jamais pensé qu'un film à petit budget comme ça s'en sortirait aussi bien."

"Les femmes vous aiment," souligna Bree. La plupart, en tout cas. Je n'étais pas trop sûr pour Bree Tanner. Mais c'était son boulot de dénicher des infos et le mien de ne pas lui donner quelque chose de salace.

"Et j'en suis reconnaissant. Et pour leurs petits-amis et leurs maris qui viennent le voir avec elles. Il y a beaucoup de rodéo pour les hommes et de la romance pour les femmes. Le scénario m'a capturé dès le début."

"Qu'est-ce qui vous a attiré dedans?"

C'était facile. "La vulnérabilité. Imaginer ce que ce serait de perdre la capacité de marcher, d'avoir à dépendre complètement de quelqu'un d'autre quand on est habitué à être totalement autonome. Apprendre à s'ouvrir physiquement et émotionnellement. C'était une partie difficile et j'en ai adoré chaque minute."

Et c'était là. Je vis le sourire et le scintillement dans les yeux. C'est parti. "Chaque minute? Vous avez eu une romance au début de tournage, n'est-ce pas?"

Oui, prévisible comme le soleil. "Pendant un temps." Elle allait devoir creuser si elle voulait que je lui donne des informations. Ceci était mort et enterré.

"Jusqu'à ce qu'Irina rencontre James Hunter."

Je haussai les épaules et bus mon eau. "Les relations se terminent. Les gens passent à autre chose. Ce n'est pas nouveau."

"Oh, mais vous avez fait les couvertures pendant un moment. Et puis vous avez dû partir en tournée mondiale avec eux. Ça ne devait pas être très agréable."

C'était juste inconfortable quand elle ne voulait pas me laisser tranquille. "Je doute que nous soyons les premiers ou les derniers ex à devoir faire la promo ou travailler ensemble. Si les acteurs dans cette ville qui sortaient ensemble puis rompaient ne travaillaient plus ensemble, les agents de casting auraient du mal à gérer un film."

Bree rit de joie. "Vous avez peut-être raison. Ça devait tout de même être gênant d'être à côté d'eux, les entendre parler de leur mariage."

Je lui souris. "Ce serait inconfortable si j'avais des sentiments résiduels par rapport à la situation. Je n'en ai pas. J'espère qu'Irina et James auront beaucoup de bonheur."

"Ils ne sont plus ensemble," me dit-elle, comme si je ne savais pas. Mais elle ne savait pas que je le savais.

"Oh, vraiment? Je n'avais pas entendu ça."

Bree m'étudia avec attention. "Soit vous êtes un très bon acteur, soit vous en foutez complètement."

"J'aime à penser que c'est un mélange des deux," lui dis-je.

"C'est…" Elle s'arrêta quand mon portable bipa. "Vous avez besoin de prendre ça?"

Je soupçonnais que je savais qui m'envoyait des textos et la réponse était oui. "Juste une seconde." Je sortis mon portable et vis que j'avais reçu un SMS de Bella. Je cliquai dessus et gémis en voyant ce qui y avait là.

Considère que je me suis défoulée. Oui, je viens de citer "Sex Academy". Marché conclu.

Ce n'était pas les mots qui me firent gémir, c'était une photo de ma Bella dans mon t-shirt vert, couchée sur son lit avec un regard séducteur sur son visage. Putain je suis foutu.

Tu as gagné, baby. Une partie de moi veut te supplier d'envoyer d'autres photos mais je suis bien conscient que si tu le fais, le titre de l'interview pourrait être 'Edward Cullen, Viagra Addict? Les érections de quatre heures sont possibles.'

Je rigolai en l'envoyant. Moins d'une minute plus tard j'avais une réponse. Ha! Tu ferais mieux de ne pas gaspiller une érection de quatre heures avec un reporter quelconque. C'est la seule photo pour maintenant, baby. Mon photographe est en cours. Mais ne disons pas qu'elle est classe. Elle voulait que je pose nue.

Putaiiiin. Rose était une déesse. Je considère qu'elle est classe. Mon photographe est loin d'être aussi cool que Rose mais tu seras contente de savoir que le seul vêtement que j'ai enlevé c'est ma veste.

Un raclement de gorge attira mon attention. Merde. Je souris d'un air coupable à mon téléphone alors qu'il bipait à nouveau. Bien. Garde le striptease pour notre rendez-vous de vendredi soir et je ferai de même.

Une partie de moi était déçue qu'elle ne veuille pas m'envoyer des photos d'elle nue mais une autre partie était reconnaissante car ma queue me faisait mal en poussant contre ma fermeture éclair. Je ne peux pas attendre baby. J'enlèverai tout avec joie pour toi. Un autre bruit de Bree. Merde. Je dois y aller. Je peux sentir les yeux de la journaliste me transpercer.

J'éteignis mon téléphone et souris à Bree qui essayait définitivement de voir dans ma tête. "Désolé c'était important."

Ses yeux bleus perspicaces m'observaient. "Oui c'est clair que ça l'était. Je ne pense pas vous avoir vu sourire comme ça avant."

Hum. "Je souris tout le temps."

"Oui vous le faites mais vous riez et souriez et je suis presque sûre que vous aviez oublié que j'étais là."

C'était vrai. "Je suis désolé pour ça. Terminé les distractions."

Bree secoua la tête. "Oh j'aimerai parler de distraction. Qui est-elle?"

Faire l'idiot ou la laisser savoir maintenant. "Elle est difficilement une distraction."

Le sourire qui illumina le visage de Bree était engageant. Je me retrouvai à lui sourire aussi. "Alors vous avez quelqu'un de spécial dans votre vie?"

"C'est vrai." Incroyablement spécial.

"Et que pouvez-vous nous dire à son sujet? Qui c'est?"

Voyons voir comment ça se passer. "Elle n'est pas dans l'industrie du film et c'est tout ce que je vais vous donner pour l'instant. J'aimerai préserver sa vie privée."

Elle plissa les yeux. "Comment peut-on avoir une vie privée quand on sort avec Edward Cullen? Les journalistes suivent chacun de vos mouvements et encore personne n'a eu vent de cette fille. Est-ce que c'est Jane Turner?"

Je ris. "Je viens juste de vous dire qu'elle n'est pas de ce métier. Jane et moi sommes amis. Elle a été assez gentille pour m'accompagner aux Awards parce que ma petite-amie ne pouvait pas le faire."

"Ne pouvait pas ou ne voulait pas?" demanda-t-elle.

"Ne pouvait pas." Et techniquement je ne l'avais pas encore rencontrée. Mais ça c'était mon petit secret.

"Allez Edward. Vous savez que tout le monde va vouloir savoir. Dites-nous en plus sur elle."

Je secouai la tête. "Elle a vingt-deux ans et nous nous sommes rencontrés par l'intermédiaire de la famille. Et c'est tout ce que je dirai pour l'instant."

"Presque rien quoi. Vous savez que vous pourriez vous épargner une ruée médiatique si vous l'exposiez maintenant."

Je rigolai à son ton enjôleur. "Bree, vraiment, vous croyez cela? Si je donne son nom toute la presse va fondre sur elle. Moi j'y suis habitué. Je ne vais pas l'exposer aux médias jusqu'à ce que nous ayons décidé ensemble qu'elle est prête pour ça. Et pour l'instant nous voulons tous les deux garder ça pour nous."

"Ira-t-elle à Berlin avec vous?" demanda-t-elle essayant toujours de me tirer les vers du nez.

Je souris. Je ne pouvais pas répondre honnêtement à ça pour l'instant. "Non. Elle a d'autres obligations."

"Comme quoi? Travail?"

"Un truc comme ça." Les cours c'était du travail après tout.

Bree s'enfonça dans son siège en soupirant. "Vous n'allez pas m'en donner davantage pas vrai?"

"Ne vous ai-je déjà pas donné une exclusivité? Tout le monde pense encore que je suis sur le marché ou que je suis avec Jane. Je vous ai laissé savoir que ni l'un ni l'autre n'est vrai et que j'ai rencontré quelqu'un qui compte beaucoup et qui me rend heureux. Vous tenez un scoop là!"

Elle sourit et je vis cette joie sauvage que lui procurait le fait d'être la première à avoir cette exclusivité. "Vous avez dit que vous vous êtes rencontrés dans la famille?"

"Oui." Façon de parler. Mon frère m'avait trainé pour que je la rencontre.

"Quel membre de votre famille?" Je souris et Bree parut défaite. "Non? Bien. Parlons de votre famille alors?"

Je savais que ça n'allait pas être aussi facile. "Et quoi à leur sujet?"

"Tous les membres de votre famille sont dans l'industrie du film. A quoi ça ressemble?"

Je souris. C'était facile. "C'est plutôt génial. Maman et papa sont tout près, nous les voyons tout le temps. Emmett et moi travaillons souvent ensemble. Les contacts de ma mère ont fait que nous avons pu commencer dans ce milieu. Papa n'est pas vraiment dans l'industrie mais il est censé travailler avec beaucoup de personnes qui le font avec nous." Je haussai les épaules. "Il ne parle pas de ses patients."

"Votre frère rencontre beaucoup de femmes."

Allons par là. "Je suppose."

"Est-ce que c'est lui qui vous a présenté cette personne spéciale?"

Je secouai la tête. "Bree…"

"Il fallait que j'essaie. Votre frère a eu des problèmes au fil des ans."

Bon sang. "Son passé est un dossier public."

"Il ne m'appartient pas d'en discuter. Je suis sûr qu'Emmett serait partant si vous vouliez l'interviewer un jour." Actuellement il aimerait ça. Et lui donnerait probablement le compte rendu détaillé de chacune de ses arrestations sauf des deux dont maman n'était pas au courant.

"Vous viviez ensemble. C'est comment?"

Je souris. " C'est vivre avec mon frère. Nous avons toujours été amis d'aussi loin que je me souvienne. Et c'est bien de pouvoir partager mon chez moi avec quelqu'un."

"Donc vous ne vivez pas avec cette fille mystérieuse?"

Je ricanai. "Non." Je le souhaitais seulement. Bientôt.

"Quand passez-vous du temps ensemble?"

On y revenait. "Dès qu'on peut."

"Vous ne nous donnerez pas un nom?"

"Non." Je gardai un sourire facile. Je m'y attendais.

"Je ne comprends pas. Si vous n'allez rien faire de plus que nous dire qu'elle existe pourquoi vous embêtez-vous à en parler?"

Et ça c'était la bonne question. "C'est simple. Protéger notre vie privée ne veut pas dire que je ne veux pas que les gens sachent que j'ai trouvé quelqu'un que j'aime énormément." Bree haleta mais je continuais. "Nous sommes coincés dans une situation où nous voulons être ensemble mais nous voulons aussi avoir une vie privée. Je ne veux plus voir mon nom lié à chaque femme avec qui je travaille, à qui je souris ou à qui je tiens la porte. Elle a déjà dû lire tout ce qui a été dit sur Jane et moi… que nous allions avoir des bébés, un mariage secret et que sais-je encore. Je préfère reconnaitre qu'il y a une femme dans ma vie, qu'elle n'est pas dans mon business et que je suis très heureux avec elle. Peut-être que cette histoire est très ennuyeuse pour la presse mais pour moi elle est parfaite."

Bree soupira. "Très bien, j'ai compris. Mais peut-on juste clarifier quelque chose que vous avez dit?"

"Oui."

"Vous l'aimez?"

Je n'hésitai même pas avant de répondre. "Absolument."

"Vous n'avez pas pu être aussi longtemps ensemble."

"Quelquefois c'est ainsi, Bree, vous savez."

"Et vous savez?"

"Oui, j'en suis sûr."

"Et il n'y a rien d'autre que vous ne vouliez nous dire à son sujet?"

Je ris. "Vous ne laissez jamais tomber hein? Elle est intelligente, drôle, incroyablement belle et je peux être vraiment moi avec elle. Elle m'aime pour qui je suis et pas ce que je suis. Je n'ai jamais été aussi heureux."

Bree me sourit. "Et ça se voit. Je dois le dire, je vous envie. C'est comme si vous aviez trouvé ce que vous cherchiez. Ce que veut la plupart d'entre nous."

J'avais de la chance. "Je l'ai fait quand je m'y attendais le moins. Après ma dernière relation, j'avais bien l'intention de me concentrer uniquement sur le travail mais elle est arrivée et a tout changé."

"Et son nom est?"

Je gloussai et Bree se joignit à moi. "Quand on sera prêts, je vous le dirai."

"En premier?"

"Je vais voir ce que vous allez écrire sur moi avant d'accepter."

Bree me fit un clin d'œil et je compris que nous avions un accord. "D'accord. Que pouvez-vous me dire à propos de Steele?"

Je poussai un soupir de soulagement et me lançai à donner quelques informations sur le film. Nous avions survécu à l'étape 1. Il restait à voir ce qui arriverait après que Bree ait révélé ces informations. Je savais que ce ne serait pas long…

WWS

La journée avait été longue. Lorsque l'interview s'était terminée et que toutes les photos avaient été prises, c'était après les heures de travail. Je m'étais arrêté chez Kate et Garrett pour lui donner l'enregistrement, pour qu'elle puisse l'écouter. Elle avait approuvé ce que j'avais dit à propos de Bella et devint joyeuse de voir à quel point j'étais amoureux. J'avais supporté et avalé un hamburger que Garrett avait déjà fait griller. Bien sûr, la première chose que je fis en rentrant à la maison fut d'appeler ma copine.

"Salut!" gazouilla-t-elle dans le téléphone.

"Salut, fauteur de troubles."

Son rire provoqua le mien. "Tu m'as dit de me défouler."

"Et tu l'as fait. Je sais maintenant qu'il ne faut plus t'envoyer de photos."

"C'est pas cool! Je veux des photos!" se plaignit-elle.

Tout comme moi. "Moi aussi, baby. Beaucoup plus comme celle que tu m'as envoyée. Mon t-shirt te couvrait plus que ton tee-shirt gris."

Bella ricana. "Je voulais que ce soit toi qui me couvres."

Je gémis. "Bon sang, baby, je veux ça aussi."

"Bientôt, Edward. Très bientôt."

Bientôt, c'était notre mot, semblait-il. "Je sais."

"Alors, comment ça s'est passé?"

Je souris. "Très bien, je pense. La journaliste m'a poussé mais je ne lui ai donné qu'une petite information. J'ai refusé de donner ton nom ou comment on s'est rencontrés sauf que c'était par l'intermédiaire de la famille."

Bella rit. "En un sens, c'est vrai."

"Exactement. Ce n'est pas un mensonge. Bien sûr, le fait que tu m'aies envoyé cette photo lui a permis de comprendre que je pourrais avoir quelqu'un dans ma vie. Elle a dit qu'elle ne m'avait jamais vu sourire comme ça."

"J'aime te faire sourire."

"Tu le fais tout le temps," l'assurai-je.

"C'est une très bonne chose. Je pense que... quoi?" demanda Bella. J'entendis Alice bavarder en arrière-plan. "Euh, Edward, je pense que tu devrais allumer la télé et aller sur la chaine de E!"

Déjà? Je n'avais aucun doute qu'il y aurait une fuite mais c'était rapide. J'allumai à la télé et tombai sur la pub. "Tu veux que je sache ce que les Kardashians vont faire?" demandai-je. Sérieusement, chaque putain d'annonce publicitaire sur cette chaîne était remplie d'elles. C'était ridicule. C'est pour ça que je ne regardais pas cette merde.

Ryan Seacrest se montra à l'écran. "Un certain beau gosse d'Hollywood n'est apparemment plus sur le marché. La rumeur d'aujourd'hui dit qu'Edward Cullen sort avec quelqu'un mais elle ne dit pas qui. Il parle de sa nouvelle relation et de plein d'autre choses dans le prochain numéro de Rolling Stone. Qui est l'heureuse élue? Je vais parler à Edward dans mon émission de radio jeudi, alors restez à l'écoute..."

Je gémis. Ça allait être amusant. Bella murmura quelque chose. "Quoi?"

"C'est surréaliste, tu sais? Ils parlent de moi. Ryan Seacrest parle de ta copine et c'est moi. C'est... était facile à oublier quand il n'y avait que nous deux dans notre bulle."

Je ressentis un soupçon de peur. "Tu es désolée que j'en ai parlé?"

"Oh, Edward, es-tu fou? Bien sûr que non. Je suis désolée que tu attires l'attention pendant un moment. Peut-être que tu devrais faire arrêter Emmett à nouveau..."

"Pas question!" entendis-je Rose crier. Elles me tuaient et je ris, soulagé.

"J'ai l'habitude, Bella. Kate sera celle qui répondra à tous les appels et à la majorité des questions. Je peux gérer Seacrest et les autres." Et j'allais faire livrer un camion de fleurs au bureau de Kate demain. Elle allait avoir une sacrée journée grâce à Bree qui avait prévenu Ryan.

Bella ricana. "Bien sûr que tu peux gérer. Il fait 1m80 et environ la moitié de ton poids."

Elle me fit craquer. "Vrai. Tu pourrais probablement le battre, baby."

"On enverra Rose s'il cause des ennuis." Les filles rirent toutes à celle-là, ça me faisait sourire.

C'était une image que je trouvais drôle. "Ça marche."

J'entendis un bruit et Bella souffla. "Voilà, de nouveau seuls."

"Tu es sûre que ça va, Bella?"

"Oui. C'est bizarre de voir ta photo à la télé et de penser que tu parles à Seacrest. Notre petite bulle me manque."

C'est tellement vrai. "Elle me manque aussi, ma belle."

"Edward, arrête de t'inquiéter."

"Je n'y peux rien. Quand ils sauront qui tu es..."

"Quand ils sauront qui je suis, je pourrais te tenir la main sur le tapis rouge. Et on pourra aller dîner dans un restaurant chic ou un petit resto en ville. On pourra marcher sur la plage et s'embrasser dans le parc. Peut-être qu'il y aura des crétins qui nous prendront en photo mais nous seront ensemble, Edward. C'est tout ce qui compte vraiment pour moi."

Je souris. Elle était un peu romantique mais j'aimais l'idée d'être vu avec elle. "Ils ne se cachent pas toujours dans les arbres et ne gardent pas toujours la distance, baby."

"Je sais. Mais tu seras à mes côtés, non?"

"Bien sûr." Comme si j'avais envie d'être ailleurs.

"C'est tout ce dont j'ai besoin."

Ses mots, comme toujours, me firent me sentir un million de fois mieux. "Tu es tout ce dont j'ai besoin."

Bella rit doucement. "Tu m'as moi." Et ça fait de moi l'homme le plus chanceux du monde.


L'annonce a été faite…

Pensez vous qu'ils vont réussir à garder le nom de Bella secret pendant longtemps?