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Chapitre 40 – Veille de départ
"Salut ma belle comment vas-tu aujourd'hui?" me tassant en attendant la réponse.
"Ne m'adresse pas la parole Cullen! Je ne t'aime plus!"
Je m'en doutais. "Tu sais que je ne voulais pas que ça arrive. Je n'ai jamais pensé qu'elle allait se précipiter…"
"Bien sûr qu'elle s'est précipitée E! Elle veut de la pub pour son magazine, tu sais! Sais-tu combien de fois mon téléphone a sonné depuis que Seacrest a ouvert sa grande gueule hier soir?" demanda-t-elle.
Non. Et je ne voulais vraiment pas le savoir. "As-tu reçu les fleurs?" J'avais dépensé une petite fortune pour les bouquets. Elle allait probablement me les jeter à la figure.
"Oui j'ai reçu tes fleurs stupides. Et crois-tu que ça va améliorer les choses?"
Je passai ma main dans mes cheveux. "Oui."
Elle laissa échapper un rire. "Tu penses que tu es vraiment charmeur hein?"
Ça me fit sourire. "Je sais que je le suis. Tu ne peux pas me résister."
"J'ai essayé pendant toutes ces dernières années malgré tes tentatives évidentes de me tirer des griffes de Garrett..." Elle s'arrêta. "La ferme, Garrett, tu n'es pas aussi sexy que lui!" Je ricanai et ils recommencèrent à nouveau. "Je ne t'ai pas vu faire la couverture de People comme l'homme le plus sexy du monde vivant. Je ne sais pas pourquoi je vous aime tous les deux. Je vais partir avec George Clooney ou quelqu'un d'autre et me laver les mains de ce qui vous concerne tous les deux."
"Je te manquerais si tu t'enfuies avec George Clooney. Et en plus tu devras toujours rester au courant de qui sera la prochaine. Tu sais qu'il ne garde la même fille que deux ans tout au plus. J'ai cru en toi pendant sept ans et Garrett encore plus longtemps." Je souris en la taquinant.
Elle soupira. "Quelque chose doit être dit au sujet de la longévité et de la stabilité. Bien. Je reste avec vous mais c'est sous la contrainte extrême."
Je ris. "Je suis désolé de te contraindre extrêmement. J'ai su à l'instant où je l'ai entendu à la télé que ça allait devenir mauvais."
"Tout le monde veut une interview avec toi. Extra et Entertainment Tonight ont dû m'appeler au moins un milliard de fois. People veut cinq pages qui incluent des photos de toi et de la fille mystère - c'est ainsi qu'ils appellent Bella. The Enquirer clame qu'ils ont une photo de vous deux ensemble." C'est assez effrayant. Est-ce possible? "A moins que Bella ait traîné près du Beverly Hills Hotel pendant la prise des photos hier, je pense que nous ne risquons rien là." Oh merci mon dieu. Je respirai profondément, essayant de contrôler mon cœur qui accélérait.
"Comment ils obtiennent ces infos me dépasse… La fille te regarde juste comme si elle voyait Elvis ressuscité et que tu ne la regardes même pas. Connards," marmonna Kate. "Star dit que Jane et toi sortez du placard et allez proclamer votre amour pour de vrai à présent. In Touch pense que tu es revenu avec Irina et j'ai l'impression que c'est quelque chose qu'elle ne veut pas contester."
"Putain, tu te moques de moi?"
"Bien sûr que non, je ne peux pas dire que j'ai vérifié avec ses gens mais son nom est apparu plusieurs fois juste dans les questions que j'aie posées, ridicule mais tu la connais. Tant qu'elle peut…"
"J'ai été bien clair quand j'ai dit à Bree que c'en était terminé avec Irina."
Kate rit. "Tu l'as fait et ça va lui brûler les fesses quand ça va sortir mais nous avons quelques semaines avant que ça n'arrive."
"Quelques semaines?"
"Ouais apparemment ils vont publier plus tôt que prévu, je détesterais être l'un de leurs journalistes, ils veulent être les premiers avec le vrai scoop."
Je roulai des yeux. Bien que je ne m'attende pas à ce que la publication soit avancée et étant aussi loin de Bella j'étais content de quitter la Californie. "Alors qu'est-ce que tu leur as dit?"
Kate grogna. "Rien, juste ce dont nous avions parlé. Que tu avais quelqu'un de spécial dans ta vie mais que tu voulais garder ça secret pour l'instant et nous espérions qu'ils respecteraient ton choix. Je suis sûre qu'ils le respectent… à l'extérieur de chez toi en ce moment même. Belle communauté…"
Je ris. Elle avait probablement raison. "Sans aucun doute."
"J'ai refusé toutes les demandes d'interview pour l'instant en leur disant que tu partais et que tu n'as plus de temps, si tu veux que j'arrange quelque chose avec quelqu'un…"
"Non. Je parlerai à Seacrest demain comme prévu et c'est tout. Il est facile."
Kate ricana. " C'est ce qu'elle a dit. Ou lui? Je ne peux pas dire avec ce gars."
Elle me tuait. "Tu comprends ce que je veux dire."
"Je sais. C'est un lèche-cul et il ne va pas t'énerver en te poussant trop loin. Tu n'as qu'à principalement lui parler de Wild at Heart, reste sur cette ligne et continue à dire que ta vie privée est privée et tout le reste."
"Je gérerai."
"Fais bien ce que tu dois aujourd'hui."
"Rencontrer Marcus pour signer le contrat Shrader, discuter de la comédie et entrainement avec Alec." A part ça j'allais rester chez moi. Je n'allais pas gérer plus de personnes que je ne devais.
"C'est bien. N'oublie pas les voix off pour Mercedes. Oui, Garrett je lui dis… Il est pénible," marmonna-t-elle.
"Je sais. Tout est dit. Merci Kate. Désolé pour le chaos."
"Je vis pour ça." C'était vrai. Personne ne pouvait gérer ces choses mieux qu'elle. "Appelle si tu as besoin de quelque chose."
"Je le ferai. A plus tard Kate. Dis à G que je lui dis au revoir et que je l'appellerai plus tard."
"Bien sûr, il passe après." Elle ricana. "Désolée Garrett, ce garçon a ses priorités. Oui, il t'appellera plus tard. Non, il ne veut pas te parler maintenant. Il préfère parler avec sa copine. Prends note que c'est moi qui passe en premier. Simple constatation."
Je ris. "Personne ne passe avant Bella mais j'imagine que je te devais des excuses et si j'avais attendu tu m'aurais arraché la tête."
"Tellement vrai mon gars. Ne regarde pas deux fois une fille quand tu seras dehors ou alors tu seras fiancé à l'heure du dîner."
Elle avait probablement raison. Les tabloïds étaient en chasse. "Je vais essayer de garder mes regards sur les hommes. Peut-être qu'ainsi ils regarderont dans une toute autre direction."
Kate rit. "Vas-y! Vois quelques hommes à l'entrainement."
Je secouai la tête. "Je le fais tout le temps." Elle rit plus fort. "Au revoir Kate."
"Au revoir, Edward."
Je mis fin à l'appel. Bella était en cours et elle me manquait terriblement bien que je lui parlais soir après soir. Après l'accroche de E! nous avions parlé et j'avais sentis que les choses iraient bien avec elle. Elle ne savait toujours pas dans quoi elle s'engageait mais il semblait qu'elle gèrerait peu importe ce que ce soit. Et je serai là pour elle. Nous avions beaucoup de choses à traverser avant de pouvoir penser à ça. Elle m'avait tout rapporté de sa conversation avec son père et il me sembla qu'il était encore méfiant envers moi. Je supposais que je ne pouvais pas le blâmer. Je ne voudrai pas que ma fille et celle de Bella décolle avec un acteur pour une semaine. Je devrais juste lui montrer combien je l'aimais quand je le rencontrerai. Ce ne serait pas difficile.
Nous nous étions pratiquement endormis au téléphone, ce qui n'était pas aussi bien que de s'endormir avec elle dans mes bras mais au moins sa voix était la dernière chose que j'entendais. J'ouvris mon application Words pour voir si elle avait joué. WIFED. [Epousailles]? Je ne savais pas que ce mot existait. Et tout ce que je savais c'était que je l'aimais vraiment beaucoup. J'ouvris rapidement son message.
Mon pauvre chéri. Je suis désolée que tu doives te lever pour aller à l'interview de l'un des magazines les plus cool de la planète. Il faut que j'aille en cours et pas l'un de nos cours sexy. Ce n'est pas juste!
Elle marquait un point. Rien ne valait nos cours sexy.
Et ensuite tu me taquines avec ton merveilleux toi et me laisse toute chaude pour la fin de la journée. Tu es fier de toi? Je sais que tu l'es.
Extrêmement fier baby. J'aime que tu sois excitée par moi toute la journée. Et je t'ai excitée encore un peu plus hier soir. J'ai gagné.
En plus maintenant tu as des choses avec les soubrettesfrançaises en plus des enseignantes et des flics? Quels autres fétichismes me caches-tu? Je t'ai apporté le coquin, Edward alors cette fois je t'amènerai le doux j'espère. Un jour d'accord?
Seigneur oui. Un jour bientôt si je fais ce que je veux.
Tu ronfles de temps en temps mais c'est mignon et tranquille alors ça ne me dérange pas au moins. Et oui tes impressions sont toutes à moi alors j'ai bien peur d'avoir dû interrompre ton interview. C'était grossier de ma part mais tu m'as dit de me défouler. Et personne n'a dit de laisser ton téléphone allumé alors c'est totalement ta faute.
D'accord puisque tu le demandes aussi gentiment je ne te laisserai jamais partir. Tu es coincé avec moi alors il va falloir que tu t'habitues à me gérer. J'espère que le reste de ton interview s'est passé sans incident. Et si c'est nécessaire je témoignerai que tu n'as absolument pas besoin de viagra mais simplement de moi. Je t'aime aussi.
C'est vrai, baby, tu es tout ce dont j'ai besoin. Je souriais tellement que mes joues me faisaient mal mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Ses mots me faisaient ça à chaque fois. Je retournais au jeu et enfer oui! J'avais un mot fabuleux! Il allait parfaitement bien avec celui qu'elle m'avait envoyé. VOW [Vœu]
D'accord baby je comprends. Je ne suis pas autorisé à pleurnicher sur les difficultés de ma vie glamour pendant que tu es en cours. Chaque fois que j'écris ou y pense, je reçois toutes sortes d'images coquines dans ma tête – juste pour que tu le saches. Quelle est la robustesse des bureaux dans cette salle?
Est-ce qu'une photo de moi peut à ce point t'exciter? Au moins tu peux faire comme si tu étais fatiguée ou autre chose. Bree n'a pas fait de commentaire mais je peux t'assurer que ta photo m'a fait quelque chose d'autre. Ç'aurait été très utile que tu sois dans les parages, laisse-moi te le dire!
Je prends le coquin et le doux. Humm cela pourrait être notre chanson. Tu es une douce coquine et tu es ma copine. J'aime ça!
Oui baby, sans aucun doute, bientôt. Je pense que mes mots te montrent comment je suis sérieux. Je suis tout à toi et comme tu as dit, tu es tout ce dont j'ai besoin. Puisque je ne peux pas faire l'autre vœu dès à présent je dirai que je fais le vœu de t'aimer pour toujours. On se parle bientôt, amour.
Je fermai l'application et me levai du lit. J'avais quantité de merdes à faire aujourd'hui et il était temps que je m'y mette.
WWS
Kate l'avait prédit… la foule des journalistes, si on pouvait même les appeler ainsi, à l'extérieur de ma porte. Pourquoi ils pensaient que j'aurais Bella dans la voiture avec moi, me dépassait mais peu importe. Au lieu de ça, j'avais Emmett, qui avait insisté pour aller au gymnase avec moi, probablement parce qu'il voulait faire la cour à la presse. Il descendait la vitre de la voiture pendant que j'essayais de naviguer à travers la foule qui entourait ma Mercedes. Les caméras clignotaient partout et j'avais peur de renverser quelqu'un par accident. Putain de vautours. Ce n'est pas parce que j'y étais habitué que j'aimais ça.
"Salut!" cria Emmett en agitant son bras costaud par la fenêtre. "Vous nous avez découverts! Je suis le vrai amour d'Edward!"
Il commença à envoyer des baisers pendant que je le maudissais et serrais le volant fermement. L'instant d'après, il me fit un baiser sur la joue.
"C'est quoi ce bordel, Emmett?" demandai-je, en frottant pour me débarrasser de sa bave.
"Je ne fais que leur donner le scoop dont ils ont envie…" me dit-il, toujours souriant et s'agitant comme un idiot.
"Tu veux bien arrêter ça?" demandai-je. Finalement, je réussis à contourner un type avec une caméra et j'enfonçai l'accélérateur. Ils pourraient essayer de me suivre.
"Rosie a dit que je n'avais pas le droit de me monter sur TMZ pour avoir été arrêté. Je dois y être d'une façon ou d'une autre. On parie cent dollars, qu'il va y avoir une photo de moi, embrassant ton joli visage, dans l'heure?"
Putain de merde. "Je ne prends pas ce pari. C'est certain. Dieu merci, Bella ne vit pas ici. Est-ce qu'ils pensent vraiment que j'irais en ville avec elle le lendemain de l'annonce?"
Emmett haussa les épaules. "Ça pense ces journalistes, mon frère? Ils veulent juste ce million de dollars." Il s'arrêta et un sourire illumina son visage. "Tourne la voiture. Je vais le leur donner!"
Oh Seigneur! "Rien sur toi ne vaut un million de dollars."
"Hé!" Il croisa les bras et fit la moue. "Sache que mon corps vaut bien plus que ça."
"Bien sûr. Je demanderai à Alec quand on y sera."
"Peu importe." Il bouda pendant le trajet jusqu'à la Creative Artist Agency et ma rencontre avec Marcus. Je signai pour le film d'époque. Bella et moi avions pensé que c'était génial et même si je détestais que ça me tienne éloigné d'elle plus longtemps, il fallait bien que je fasse quelque chose pendant qu'elle était en cours, non?
"Tu crois vraiment qu'ils vont demander à Jane d'être dans cette comédie avec toi?" demanda-t-il.
Je haussai les épaules. "Ça ne fait pas de mal de demander. On a une bonne alchimie ensemble, on est amis et les rumeurs sur nous deux ne font qu'ajouter du piquant." Je souris. "En plus, Bella n'était pas très excitée par la scène de sexe et elle connaît et aime Jane. Eh bien, elle lui a parlé et l'a aimée au téléphone de toute façon. Le manque d'intérêt de Jane pour moi était évident, donc ça pourrait faire qu'elle se sente mieux. Et j'adorerais retravailler avec elle. Elle est drôle."
"C'est cool. C'est quoi ce bordel?" demanda-t-il, en s'arrêtant devant le gymnase. Oui, ils étaient là aussi. Apparemment, les paps savaient où je m'entraînais. Oh la joie. Je grimaçai et attrapai mon sac de gym avant de sortir de la voiture. Emmett passa devant et je commençai à repousser les gens. Il n'y en avait pas autant qu'à l'extérieur de chez moi mais il y en avait quand même un bon nombre.
Je gardai la tête baissée et ignorai les questions qu'ils criaient sur l'endroit où pouvait être ma lady d'amour. Dame d'amour? Emmett ricana en heurtant un photographe avec son coude, durement. "Oops, désolé." Il me prit par le bras pour m'emmener vers la salle de gym, juste quand Alec fit son apparition avec un regard noir qui me fit sacrément peur. Il allait me botter le cul, sans aucun doute.
"Racaille que vous êtes, n'avez-vous rien de mieux à faire que de harceler un homme qui a manifestement besoin d'un entraînement?" demanda-t-il. Il poussa un journaliste, utilisant seulement son bras gauche pour le faire. "C'est une propriété privée et si vous ne dégagez pas j'appelle la police."
Parce qu'il était grand et effrayant, ils s'éloignèrent, marmonnant et prenant encore des photos de moi. "Merci, Alec."
Il fit un petit sourire. "Pas de problème. Je suis juste désolé de n'avoir botté le cul de personne. Eh bien, je suppose que çame laisse le tien."
Putain de merde! "Vas-y doucement avec moi."
"Tu dois travailler comme jamais." Il tint la porte ouverte et j'entrai.
Enfin seul. Seul avec des hommes en sueur mais c'était mieux que la presse.
"Voilà la monnaie de votre pièce!" s'écria Emmett. Je me retournai alors qu'il laissait tomber son pantalon et posait devant la porte. Putain de merde. Il n'y avait que mon frère qui pouvait montrer ses fesses comme ça. Alec rigola et je secouai la tête. Emmett posa pendant une bonne minute, juste pour être sûr que tout le monde ait eu sa chance de prendre son postérieur en photo. "Ça devrait les occuper."
Je gloussai. "Je suis sûr qu'ils sont satisfaits maintenant."
"Rosie va adorer," me dit-il, tirant son short vers le haut et se dirigeant vers les poids.
Je n'en doutais pas. Je devrais dire à Bella de rester à l'écart de TMZ. Elle n'avait pas besoin de voir le cul de mon frère à la télé.
Jeudi
"Tu as cinq minutes, Edward!" me prévint Melissa, ma styliste. On était en train de finaliser la garde-robe du film mais pourquoi devais-je faire ça à chaque fois… je n'en avais aucune idée. Mon poids était resté le même et le style de Steven Steele ne variait pas. Des jeans, des chemises qui moulaient mon torse et mes bras et une veste en cuir complétaient à peu près la garde-robe. Mais c'était ce que c'était.
Cinq minutes, c'était plus que suffisant. J'appelai le numéro enregistré et j'attendis. "KIIS FM, Sheila à votre service."
"Salut, Sheila, Edward Cullen."
"Ooooh," roucoula-t-elle. "Bonjour, bonjour."
Seigneur! "J'appelle Ryan."
"Bien sûr, je vais vous le passer."
Il y eut une pause et puis il était là. "Salut, Edward. On passera après la pub, d'accord?"
"Bien sûr," dis-je gentiment, en prenant place sur le canapé.
"C'est Ryan Seacrest et je suis au téléphone avec le seul et unique Edward Cullen. Bonjour, Edward!"
"Salut, Ryan. Merci de m'avoir invité."
"Oh, nous sommes très excités." Je souris à celle-là. Bien sûr qu'il l'était. "Vous avez été le sujet de conversation en ville ces deux dernièrs jours."
Je ris. "Ouais, ça a été un peu agité depuis que vous avez parlé de moi sur E!" dis-je en essayant de garder un ton aimable, j'essayais… pas sûr que j'aie réussi.
"Vous êtes célibataire depuis votre séparation avec Irina l'année dernière, donc c'est une grande nouvelle."
D'accord. "Les rencards n'étaient pas une priorité pour moi. Je suppose que ce qu'ils disent est vrai, l'amour arrive quand on s'y attend le moins..."
Ryan rit. "C'est peut-être ça mon problème." Je suis sûr que tu as beaucoup de problèmes, Ryan. "Alors, que pouvez-vous nous dire à propos de la mystérieuse dame dans votre vie?"
"Juste qu'elle me rend plus heureux que je ne l'aie jamais été… et qu'elle n'est pas en ville, alors les gens qui cherchent à faire des photos de nous deux ensemble seront déçus."
"Alors, vous ne voulez même pas dire son nom? Que fait-elle?"
"Non. Elle n'est pas dans le métier, je ne dirai que ça."
"Comment vous êtes-vous rencontrés? C'est dur de rencontrer quelqu'un qui ne travaille pas ici."
Putain de merde. J'en avais fini avec ça. "Oui, c'est vrai. J'ai une chose à vous dire sur elle."
"Qu'est-ce que c'est?" demanda-t-il à bout de souffle.
Je souris. "Elle a aimé Wild at Heart." Prends ça, Ryan.
"Euh, oui, on l'a tous aimé. Ça a fait exploser le box-office, pas vrai?"
Et nous étions revenus sur la bonne voie. "Oui, je suis ravi de l'amour que les fans m'ont porté. C'est toujours effrayant d'essayer quelque chose de nouveau en espérant que le public y répondra. Je tiens à remercier tous ceux qui l'ont vu et continuent à aller le voir."
"C'est un super film. J'ai même entendu des rumeurs à propos des Oscars."
Moi aussi, moi aussi. C'était incroyable. "C'est trop tôt pour prédire quelque chose comme ça mais je suis honoré que les gens pensent que le film est digne de ce genre d'attention."
"Et vous allez filmer le prochain Steele bientôt?"
"Oui, le tournage principal commence le week-end prochain." Melissa passa la tête par la porte et me fit signe. Je hochai la tête. "Je suis désolé, ils m'appellent. Merci beaucoup de m'avoir invité aujourd'hui, Ryan."
"Quand vous voulez Edward. Et j'ai hâte de vous voir sur le tapis rouge l'année prochaine."
Je souris à cette idée. "C'est loin encore mais j'ai hâte d'y être aussi. Merci, Ryan."
"Merci, Edward." Je raccrochai et poussai un soupir de soulagement. Un autre truc de fait.
Vendredi
Je me connectai à Skype et sautai pratiquement sur mon lit en attendant qu'elle m'appelle. Il me semblait que ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas vue alors que ça ne faisait que quatre jours. Bon, moins si on comptait ses photos mais ce n'était pas la même chose. Nous nous étions parlé au téléphone en nous voyant hier soir aussi mais l'image était déformée et c'était bizarre et dérangeant. Sk*pe était bien mieux.
Trente longues secondes plus tard la connexion était établie et ma magnifique Bella était à l'écran. "Salut mon beau," dit-elle, avec un sourire qui n'atteignait pas ses yeux. Oh oh!
"Qu'est-ce qui ne va pas, baby?"
Elle secoua la tête. "Rien. Je ne vais pas la laisser ruiner notre soirée."
Putain. Qui avait énervé ma copine? J'avais la vague impression de connaitre la réponse. "Tu l'as appelée pas vrai?" Elle m'avait raconté la conversation avec son père et qu'il avait mentionné qu'il voulait qu'elle l'invite pour la remise des diplômes. Et comme j'étais assez d'accord avec ça, je l'avais encouragée à le faire. Et maintenant je voulais nous botter les fesses à tous les deux pour avoir pris l'éclat dans les yeux bruns de ma magnifique et douce petite-amie.
"Ouais. Et ça s'est exactement passé comme je l'avais dit." Elle soupira. "Je ne vais pas la laisser ruiner notre soirée cependant. C'est génial de pouvoir te voir."
"Oui c'est génial de te voir aussi, toujours, mais si tu penses que nous n'allons pas parler de ce qu'elle a dit et de ce que ça a fait à l'éclat de tes yeux, tu te trompes."
Bella me regarda de travers. "Ce soir n'est pas censé être consacré à ça!"
Non mais c'était bien entre nous, quoi qu'il en soit. "Peut-être pas mais c'est censé être pour nous et tout ce qui t'ennuie m'ennuie aussi, baby. C'est ainsi que ça fonctionne. Dis-moi ce qu'il s'est passé."
Elle repoussa ses cheveux et bougea. Je remarquai qu'elle portait ma chemise bleue et qu'elle tombait d'une de ses épaules. Elle était magnifique bien sûr mais très triste. Je voulais la tenir dans mes bras et lui enlever toute cette tristesse. Mais je ne pouvais pas le faire maintenant, je n'avais qu'à m'installer pour écouter.
"Je l'ai appelée et comme d'habitude toute la conversation a tourné autour d'elle." Elle plissa le visage. "Elle sort avec un gars qui pense qu'elle a trente ans." Elle rit amèrement. "Apparemment il est plein aux as, ce qu'elle aime. Peu importe. J'ai mentionné le diplôme mais cette semaine-là elle a le projet d'être à New York avec lui. Elle m'a invité à les rejoindre. Apparemment il a un frère de trente cinq ans qui serait parfait pour moi…" Mes poings s'enfoncèrent dans le lit à celle-là. Putain, par l'enfer, comme si elle allait courir à New York pour un quelconque gars qui était assez vieux pour être… bon, son grand frère.
"Et que lui as-tu répondu?" dis-je, en fronçant les sourcils.
Elle rit. "Que penses-tu que je lui ai dit? Prends–moi un billet? Je t'en prie Edward. Je lui ai dit que je voyais quelqu'un que j'aimais beaucoup et que je n'étais pas intéressée." Je me détendis alors qu'elle roulait des yeux. "Elle m'a dit que j'étais trop jeune pour penser à du définitif, que j'allais être diplômée et rentrer dans le monde réel et que je devrais laisser tomber les étudiants. Oh oui… elle a dit clairement que je devrais faire semblant d'être sa petite sœur puisqu'elle n'a que trente ans. Je pourrai l'appeler Renée au lieu de maman… comme si elle l'avait été une fois." L'amertume dans son ton me fit vouloir appeler sa mère et l'engueuler. Ou mieux laisser ma mère le faire.
"Je suis tellement désolé, baby. Je n'aurai pas dû t'encourager à l'appeler."
Son visage s'adoucit avec un petit sourire. "Ne le sois pas. Si je n'avais pas essayé j'aurais toujours eu des regrets de ne pas l'avoir fait. Au moins maintenant je sais."
A présent je savais que sa mère était une égoïste qui ne méritait pas une seconde du temps de ma copine. Je ne parlerai plus jamais d'elle. Quand nous nous marierons elle pourrait le lire dans People comme le reste du monde. "J'aurai souhaité faire mieux," lui dis-je. Je maudis la distance entre nous, distance qui n'allait faire que s'agrandir demain matin.
"Tu le fais." Elle sourit à nouveau. "La partie qui m'a le plus dérangé c'est ce qu'elle a dit à ton sujet. Pas toi spécifiquement puisque je ne lui ai pas dit qui tu étais mais au fait qu'elle insiste pour dire que j'étais trop jeune pour être amoureuse et m'installer avec quelqu'un." Elle rit amèrement. "Elle a épousé mon père quand elle avait mon âge et elle m'a eu presque de suite après. C'était comme si elle me disait qu'elle le regrettait. Ce n'est pas comme si je ne le savais pas mais l'entendre… c'est plus ou moins comme recevoir une gifle."
Putain. "Elle ne peut pas regretter de t'avoir eue, Bella. Peu importe ce que sont ces putains de priorités, elle s'inquiète pour toi. Elle veut passer tu temps avec toi, même si tu dois faire semblant d'être sa petite sœur pour ça." Je m'efforçai de sourire et Bella rit.
"Je suppose. Je me laisse penser que ça devrait être différent. C'est la faute de ta mère."
Quoi? "Ma mère? Comment ça pourrait être sa faute?"
Bella secoua la tête. "Ne t'énerve pas, je n'attaque pas ta maman. Je lui fais un compliment." Ses yeux se remplirent de larmes. Putain. "Nous avons reçu ses cadeaux aujourd'hui et c'est juste merveilleux, Edward. Vraiment. Le fait que quelqu'un qui ne nous connaisse même pas, nous envoie quelque chose de si gentil, de si parfait… ça me fait penser que peut-être ma mère pourrait être comme ça aussi. C'était stupide."
"Non chérie, ce n'était pas stupide. Ta mère pourrait être comme la mienne. Je suis désolé que ce ne soit pas le cas." Je voulais faire revenir son sourire. "Alors que t'a envoyé ma mère? Elle ne nous a absolument rien dit."
Ça fonctionna. Elle sourit et bougea la caméra, me montrant ses pieds qui étaient couverts par des chaussettes vertes en peluche. "Ça, et puis le plus doux peignoir assorti que j'ai jamais vu. Champagne, chocolat et un coupon cadeau pour le spa le plus à la mode. Tout de la grande classe. Rose voulait se débarrasser d'Emmett et partir avec ta mère…."
Je ris et heureusement elle aussi. "Et toi ?"
Elle rigola. "Presque mais non, je préfère te garder."
"Bien sûr que oui, baby. Je suis content que ma mère vous ait envoyé quelque chose d'utile."
Son sourire était éclatant à présent et plus grand encore que celui que j'étais habitué à voir. "Oui, bleu pour Rose et rose pour Alice. Tu lui as dit quelles couleurs choisir?"
Je secouai la tête. "Non, elle a tout fait d'elle-même. Je ne savais absolument rien de ce qu'elle allait vous envoyer."
"Bien, elle nous a gâtées. Rose et Ali ont déjà fait les réservations pour le spa la semaine prochaine."
Je souris. "C'est génial, amour. J'espère que vous passerez un bon moment." Une pensée me traversa l'esprit. "Vous aurez des massages et tout ça non?"
Bella sourit. "Tout est compris, oui."
"Un masseur ou une masseuse?"
Elle rit. "Ça a une importance?"
"Euh…"
"N'y-a-t-il pas eu quelqu'un qui t'a habillé et déshabillé hier, M. Cullen?"
Elle marquait un point. "C'est le boulot, chérie."
"Tu as vraiment un boulot bizarre…" Le sarcasme suintait de son ton.
Je fis un petit sourire. "C'est vrai mais quelqu'un doit le faire. En plus c'est différent. C'est plus comme se faire habiller par un tailleur et pas par un homme musclé appelé Sven, qui laisse trainer ses doigts dans des endroits que je suis le seul à être autorisé à toucher."
Elle ricana. "Sven? D'où tu le sors celui-là?"
"D'un film j'imagine. Alors homme ou femme?"
Elle secoua la tête. "Je ne le saurais pas avant d'y être. Mais je peux t'assurer que ce soit Sven ou Svetlana ils n'auront pas les doigts baladeurs."
Je boudai. "Mieux que ce soit Svetlana."
Elle rigola. "Et si elle m'excite? Est-ce que ça serait mieux?"
C'était une question difficile. "Hum…"
"Pervers." Elle bougea et l'ordinateur se retrouva sur le côté du lit, à côté d'elle, me donnant une meilleure vue sur son corps. Elle ne portait rien d'autre que ma chemise et je grognai. "Alors tu ne veux que personne me touche, mis à part toi?" demanda-t-elle doucement. Je regardai avec intérêt sa main passer sur son ventre.
"Je préfèrerai qu'il en soit ainsi. Oui."
"Alors tu ne veux pas que je me touche?" demanda-t-elle, son doigt se pliant contre ma chemise, la faisant remonter un peu, me laissant voir une cuisse mince et sexy.
"Non, ça c'est permis," l'assurai-je, ma voix se serrant et ma queue durcissant rien qu'à la pensée qu'elle le fasse.
"Vraiment? Je ne voudrai rien faire que tu ne veuilles pas que je fasse." La chemise remonta un centimètre plus haut, ses doigts habiles caressant sa peau soyeuse. Ma bouche était sèche.
"Je veux que tu le fasses, baby." Mais je devais être sûr que c'était ce qu'elle voulait. "Es-tu sûre que..."
"J'en suis sûre, Edward. Je veux profiter de cette soirée avec toi. Qui sait combien de temps ça va prendre avant qu'on ait la possibilité de le faire à nouveau?"
Elle avait raison, bien sûr mais je ne voulais pas pousser. "Fais-moi oublier…" me demanda-t-elle, ses doux yeux bruns me suppliant.
Comme si je pouvais résister à ça.
"Bien sûr, mon amour. Tu sais que je te veux. Tu veux quelque chose en particulier, ce soir?" Je serais tout ce qu'elle voudrait que je sois, n'importe quoi, juste pour la faire sourire.
"Juste toi, Edward. Toujours juste toi." Ses mots me submergèrent comme toujours. Chaque fois que je pensais que je ne pouvais pas l'aimer davantage, elle disait ou faisait quelque chose qui me prouvait que j'avais tort.
"Je suis tout à toi."
"Montre-moi", demanda-t-elle, en se mordant la lèvre. Je mis l'ordinateur de côté et retirai mon t-shirt et mon caleçon. Ses yeux allèrent à ma bite qui était prête et l'attendait.
"Tu vois, baby? Tu vois comment tu m'excites?"
Ses yeux brillèrent et elle humecta ses lèvres. "Euh euh." Elle sourit et descendit jusqu'à l'ourlet de ma chemise en la faisant glisser lentement au-dessus de son corps, révélant la peau blanche, crémeuse et parfaite. Ses cuisses, son ventre, ses seins... je voulais la dévorer. Elle fit passer la chemise par dessus sa tête et la posa à côté d'elle. "Elle a encore ton odeur," dit-elle, souriant doucement.
Putain c'était torride. "J'aime que mon odeur soit sur toi, baby."
"Moi aussi. Je peux faire comme si tu étais là."
Ses mots me faisaient de mal. "Je veux l'être. Plus que tout."
"Je sais." Elle sourit malicieusement. "Tu es sûr qu'il n'y aura pas d'interruption?"
Je ris. "Oui. Emmett est à un gala de charité avec ma mère."
Ça la fit rire, ce qui fit gigoter sa poitrine. Putain, je voulais toucher ses petits seins sexy. "Il ne doit pas être très content alors."
Je ricanai, me rappelant ses pleurnicheries alors qu'il mettait son smoking. "C'est sa punition pour m'avoir kidnappé et effrayé ma mère."
Bella rit. "Il ne devrait pas être puni pour ça."
"Crois-moi, il ne me laissera pas l'oublier et me le fera payer." Je souris. "Mais maintenant je suis tout seul et je t'ai rien que pour moi, juste comme il se doit."
"Ouais? Et que voudrais-tu faire de moi?" Elle pencha la tête et glissa ses doigts le long de sa poitrine.
"Tout, baby. Je veux te toucher, te goûter et te faire l'amour pendant des heures."
"Où veux-tu me toucher, Edward?" Un doigt tourna sur son sein droit et je gémis.
"Juste là, baby."
"Comme ça?" demanda-t-elle, en passant à peine les doigts sur ses seins. Je les regardai se dresser en réponse et je souhaitai pouvoir les envelopper de mes lèvres.
"Plus fort," lui dis-je. Elle pinça légèrement son mamelon et je gémis en touchant ma bite. "Ouais, juste comme ça." Elle fit de même pour le gauche. C'était la plus belle chose que j'ai jamais vue. "Tu es si belle, Bella."
"Tu me fais ressentir ça. Je veux ta bite, Edward."
Seigneur. "Elle est à toi."
"Je la veux dans ma bouche."
Merde, j'allais finir en un rien de temps, rien qu'en disant des conneries comme ça. "J'aime quand tu enveloppes ces belles lèvres autour de moi, baby."
"Je le sais bien. Et tu aimes quand je bourdonne comme ça." Elle fit la démonstration et je calmai ma main sur ma bite pour ne pas finir trop tôt.
"Merde, Bella. Tu le sais bien. Où veux-tu ma bouche?" Je léchai mes lèvres et elle fit un doux soupir.
"Sur mon..." elle commença mais je me dépêchai de l'interrompre.
"Ne me dis pas, baby. Montre-moi."
Alors elle le fit. Ses jambes s'écartèrent et elle toucha son clitoris avec son majeur. Elle me tuait. "Tu veux que je te goûte, baby? J'aimerais beaucoup. Tu sens ma langue sur toi?"
Elle acquiesça et laissa sa tête retomber contre la tête de lit, sa bouche s'ouvrit légèrement quand elle commença à toucher sa chatte plus fort. Je pris le lait sur la table de chevet et commençai à caresser ma bite, me synchronisant avec ses mouvements. Son parfum abricot me rendait encore plus dur. C'était comme si elle était dans la pièce avec moi.
"Je te veux en moi," dit-elle, en glissant un doigt en elle. Putain de merde. C'était encore mieux que de la regarder jouer avec sa voiture.
"Je veux ça plus que tout, baby. Tu veux que je te baise?"
"Seigneur, oui!" gémit-elle. Un autre doigt se joignit au premier et elle travailla frénétiquement. Ce ne serait pas long, ce qui était une bonne chose, vu que j'appelais pratiquement à la libération. Je me branlai plus fort.
"Je palpite en toi, Bella. Je suis si dur et ça me fait tellement de bien que tu sois autour de moi. Tellement chaude et humide. Tu le sens?"
"Oui!" haleta-t-elle. "Plus. Ta bite en moi me manque."
Bordel de merde. "Ça me manque aussi, baby. J'ai hâte d'être de nouveau avec toi. Te sentir sous moi et autour de moi et te voir crier mon nom. C'est mon nom que tu cries, baby. Le mien."
"Putain. Oui, Edward, tout est à toi." Et elle le fit. Elle cria mon nom quand son corps commença à convulser. Putain de merde, c'était magnifique. Je remarquai à peine mon propre orgasme tellement j'étais pris par la façon dont son corps bougeait, sa peau rougissait et ses lèvres murmuraient mon nom. Je sentis ma libération et c'était bien mais ce n'était rien comparé à la voir comme ça.
Bella ricana quand elle se concentra à nouveau. "On dirait que tu as vu un fantôme."
Je secouai la tête. "Bien, bien mieux que ça, baby. Je vais avoir cette image de toi dans ma tête jusqu'à ce que je puisse te revoir comme ça en personne." Une pensée me traversa. "Est-ce que je vais pouvoir rester avec toi pour la remise des diplômes? Je peux prendre une chambre dans un hôtel mais..."
Bella avait un sourire éclatant. "Mon père sait qu'on vient de passer une semaine ensemble et que je vais en Europe avec toi. Je ne pense pas qu'il puisse protester si tu passes le week-end chez moi."
"C'est une chose qu'il le sache et c'en est une autre qu'il le voie, mon amour." Et pour que je l'affronte, bien sûr.
"Je te protégerai."
Je ricanai. "Ne pense pas que je ne te mettrai pas devant moi et dans sa ligne de tir si nécessaire…"
Bella ricana. "Comme c'est chevaleresque de ta part." Elle remit ma chemise, à ma grande déception. Je pris quelques mouchoirs en papier et nettoyai mon ventre avant de remettre mon caleçon.
"Ok, on se cachera tous les deux derrière Emmett."
Elle sourit. "Ça semble être un bon plan. Jetons-le aux loups."
"Une blessure par balle ne pourrait qu'augmenter sa légende."
"Papa pourrait peut-être lui tirer dans le cul pour qu'il ait quelque chose d'intéressant pour les paparazzis la prochaine fois qu'il leur montrera ses fesses, il donnera du grain à moudre au gens."
Je ris. "Je vais lui répéter que tu as dit que son cul seul n'était pas assez intéressant..."
Bella ricana. "Rose était à la fois amusée et en colère pour tout ça. Elle a dit quelque chose à propos qu'elle ferait bien bronzer ce cul blanc et j'ai zappé la suite…"
Seigneur. "Bon plan, baby. Je ne veux pas savoir ce que font deux-là."
"Leur chambre ne sera pas près de la nôtre à l'hôtel, n'est-ce pas?"
"Mon Dieu, non. On va les éloigner d'au moins trois étages."
Elle rigola. "Bien. J'ai vraiment hâte, tu sais?"
"Moi aussi, bébé. Plus que quatre semaines maintenant. On va y arriver."
"On doit d'abord survivre la rencontre des familles," me rappela-t-elle, comme si je ne transpirais pas déjà.
"Je traverserai cela des millions de fois pour être avec toi."
Elle sourit. "Je t'aime, Edward. Merci d'avoir tout arrangé. Personne ne me remonte le moral comme toi."
"C'est mon boulot à partir de maintenant, baby. Jour ou nuit, si tu as besoin de moi, tu m'appelles. Je vais avoir un assistant qui sera en charge de surveiller mon téléphone en permanence. Il te mettra en contact avec moi, quoi qu'il arrive."
"Edward, tu n'as pas à faire ça."
"Si, je dois le faire. Tu es la chose la plus importante de ma vie, Bella. Si tu as besoin de moi, je serai là."
"Pareil pour moi. Si tu te réveilles seul dans ce grand lit d'hôtel, tu m'appelles, peu importe qu'il soit tard ici. Je préféres te parler que de dormir."
Je souris. "On va survivre à tout ca, Bella. N'oublie pas de m'envoyer tes mots."
Elle rit. "Jamais. Ils t'ont amené à moi après tout."
"Et c'est pourquoi ce sera toujours mon jeu préféré au monde."
Bella sourit. "Tu devrais peut-être devenir leur porte-parole."
Ce n'était pas une mauvaise idée. "Je pourrais mais je ne partagerais pas notre histoire. Elle n'est qu'à nous, baby."
"Oui, c'est vrai. Elle est à nous… et tu es à moi."
"Toujours." Il était temps de la laisser partir si je voulais dormir avant mon vol. Mais je détestais le faire. "Je t'appellerai dès que j'arrive à Berlin, baby."
"Bien. Sois prudent et à bientôt."
"A bientôt, baby. Je t'aime." J'attendis, la regardant prendre son ordinateur, son beau visage remplissant l'écran.
Elle me fit un sourire de plus et me dit qu'elle m'aimait avant de se déconnecter. Le regard dans ses yeux et le sourire sur ses lèvres était quelque chose que j'allais avoir avec moi pendant qu'on était séparés. Un mois. Peu importe combien mes jours et mes nuits seraient chargés, elle me manquerait plus que tout.
Beaucoup de choses dans ce chapitre, on veut tout savoir ….
Le prochain chapitre ira jusqu'à la veille de la remise des diplômes
