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Chapitre 41 – Quatre semaines

Arrivé à Berlin baby. Il me tarde que tu sois ici avec moi.

Le vol avait été long et triste. Bon j'avais été triste, je suppose. Il semblait qu'à chaque kilomètre que je m'éloignais de Bella, plus je me sentais mal. Mon frère qui était du genre affable était lui aussi ronchon et hargneux. Bien sûr c'était peut-être en partie dû au fait qu'il avait dû accompagner maman au dîner de charité hier soir et qu'elle lui avait fait savoir ce qu'elle pensait d'avoir vu ses fesses sur TMZ. Que ta mère voie ton cul mettrait tout le monde hors jeu…

Il était près de trois heures du matin à Berlin ce qui signifiait qu'il était sept heures à la maison. Bella répondit rapidement.

Je suis contente que tu sois arrivé sain et sauf. Je ne peux pas attendre d'être là-bas avec toi!

Encore quatre semaines, il fallait que j'essaie d'être patient. Il était quatre heures quand nous arrivâmes à l'hôtel et nous enregistrâmes mais je n'étais pas fatigué. Ça allait prendre plusieurs jours avant que je m'habitue à ce changement d'heure, jours que ne n'avais pas vraiment, puisque je commençais le lundi. Je me couchais seul et dans le noir un moment avant de céder et de l'appeler.

"Edward? Salut!" Elle semblait très ravie de m'entendre et rien que ça me fit sourire. Bon, rien que d'entendre sa voix me faisait ça pour être honnête.

"Hé, sexy. Tu me manques."

"Tu me manques aussi. Ce n'est pas près de cinq heures du matin là-bas?"

Je ris et frottai mes yeux brûlants. "Oui mais tu sais, je suis encore à l'heure du Pacifique. Je ne peux pas dormir."

Bella rigola. "Emmett non plus. Il a appelé Rose il y a une demi-heure."

Je souris. "Bien, au moins j'ai tenu plus longtemps que lui, non?"

"Ce n'est pas un concours." Bien sûr il m'engueulerait si je paraissais plus abattu que lui. Je le connaissais bien.

"Comment a été ta journée?" Ce lit était grand est confortable et je ne pouvais pas attendre de l'avoir ici avec moi. Bon à côté de moi, sur moi, sous moi, partout en fait.

"Rien de bien excitant. J'ai un peu étudié et ensuite attendu que tu m'appelles. Oh et j'ai parlé à mon père!"

Oh Oh. "Dis-moi qu'il n'y a pas de nouveaux commérages."

Ça la fit rire de nouveau. "A ton sujet? Non, pas vraiment. Il a mentionné qu'il désapprouvait les fesses du dépravé et qu'il les lui botterait probablement mais rien de nouveau te concernant."

Merci Seigneur. "Oui et ça c'est le problème d'Emmett…"

"Oui, je lui ai parlé de maman."

Bien sûr. Je sentis une poussée de colère me traverser. "Je parie que ça l'a plus contrarié que les fesses d'Emmett."

"Oui, je dirai ça aussi. Bien sûr c'est Rose qui l'a pris le plus mal." Elle rit. "Elle est allée sur son ordi. Je pense qu'elle a cherché ce type, Paul, simplement pour lui dire combien maman était loin de ses trente ans. Je lui ai dit de laisser tomber. Ça n'en vaut pas la peine."

Non mais ça ferait vraiment du bien de voir cette femme ressentir un dixième de la peine qu'elle avait infligée à Bella pendant toutes ces années. Mais je ne la laisserai plus être blessée maintenant. "Non c'est vrai. Tu auras la mère qu'il te faut avec la mienne, je te le promets."

Bella rigola. "Ne m'en parle pas. Nous lui avons envoyé des remerciements dans une lettre avec des photos de nous dans nos peignoirs et chaussettes, tenant la bouteille de champagne et les chocolats. Espérons qu'elle pourra voir combien nous avons aimé ses cadeaux."

"Elle le sait, baby. Elle a été contente que vous les ayez aimés. Ne sois pas surprise si quelque chose apparait avant que tout soit dit et fait."

"Bon ça ne sera pas une mauvaise chose. Nous avons déjà mangé les chocolats et bu l'une des bouteilles de Cristal mais nous rationnons."

Je ris. "Je t'en enverrai d'autres si maman ne le fait pas." Ça me rappelait…" Tu auras quelque chose venant de moi cette semaine."

"C'est vrai? Quoi?" demanda-t-elle, toute excitée.

"Tu verras quand tu le recevras." Mes yeux devenaient lourds. "Je vais essayer de dormir, baby."

"Oui, fais donc ça. On se parle bientôt. Fais de beaux rêves."

"Seulement si tu es dedans."

"Toujours. Bonne nuit Edward."

"Bonne nuit Bella." Je raccrochai et me laissai m'enfoncer dans le sommeil. Pas longtemps.

WWS

"Tu as un travail très important, Martin." Je lui passai mon téléphone. "Si des appels ou des textos arrivent de Bella, tu dois me les passer le plus tôt possible, pas quand les caméras tournent mais dès qu'elles sont éteintes."

Il déglutit nerveusement. "Oui monsieur."

Seigneur ai-je l'air d'un connard d'acteur? Je ne veux pas avoir l'air d'un connard. "Elle est spéciale et il faut que j'en sois informé chaque fois qu'elle me contacte."

Ses yeux bruns étaient sérieux et il hocha la tête. "Je m'en assurerai."

Une pensée me frappa alors que je me préparais à partir pour me mettre en place. "Son nom doit rester secret, alors tu me dis juste que j'ai un appel important et c'est tout. C'est… elle est…" Je n'avais pas les mots pour définir ce qu'elle était. Vraiment tout.

"Je comprends monsieur."

Seigneur. "C'est Edward et pas monsieur. Merci de ton aide." Je lui tendis mon téléphone. "Priorité absolue, OK?"

"Ok mons… Edward."

"Cullen, sur le plateau!" appela quelqu'un. Il était temps. Je rencontrai le regard de Martin une fois de plus et partis commencer à tourner.

WWS

Je n'arrive pas à croire que tu m'aies envoyé des chemises!

Je souris en voyant le message que Martin s'était dépêché de me montrer. Il faisait exactement ce que je lui avais demandé. Je pris le téléphone et commençai à taper.

Je ne veux pas que tu oublies mon odeur alors elles ont été un peu portées.

Je ne les avais pas portées pendant des heures. J'avais eu cette idée avant de partir et j'en avais fait un tas et les avais empaquetées dans un carton. Maman avait été d'accord pour les envoyer.

Tu sais que je me serai contentée d'un t-shirt ou deux? Tu n'avais pas à m'envoyer ces chemises chères.

Je t'en prie, j'ai des millions.

J'aime avoir cette image de toi dans rien d'autre qu'une de mes chemises baby. Laisse-moi avoir cette image mentale.

"Cullen on a besoin de vous dans cinq minutes." Je hochai la tête et m'apprêtai à repartir. Les trois premiers jours de tournage s'étaient relativement bien passés.

Tu ne voudrais pas plus qu'une image mentale?

Toujours mais… et soudainement je ne pouvais plus réfléchir, plus parler et plus bouger parce que ma fille était en train de porter une de mes chemises blanches ouverte, couvrant tout juste ses seins, tons de blancs et peau sexy à disposition. Putain de merde.

Comment suis-je censé sauter d'un immeuble en feu quand j'ai une érection de la taille de la Californie, femme? Et si Martin voit ça? Il faudra que je le tue.

J'enregistrai et m'envoyai la photo par mail avant de supprimer notre discussion. Martin n'était pas autorisé à voir ma fille comme ça. Elle était à moi.

Je ne l'aurai pas envoyée si tu n'avais pas été là en direct, idiot. Je suis quand même désolée pour l'érection. Et si je m'occupais de ça plus tard? Appelle-moi quand tu seras à l'hôtel.

"Une minute!"

Comptes-y, sexy. Il faut que j'y retourne. Mets quelque chose jusqu'à ce que j'appelle. Ensuite tu pourras remettre la chemise. Tu es si belle. Je t'aime.

Allez pose ça et va travailler Cullen. Elle sera bientôt avec toi.

WWS

"Tu es une coquine, Bella Swan."

"Seulement pour toi Edward Cullen." Le ronronnement sexy dans sa voix allait me tuer. Bon, ça et le fait qu'elle était de retour dans cette chemise blanche qui m'appartenait.

"Tu devrais toujours ne porter que ça, baby."

"Cette vieille chose?" Elle passa les doigts sur le revers. Je salivai. Il était minuit et je devais être debout dans cinq heures et tout ce que je voulais c'était elle.

"Ne crois pas que je ne puisse pas aller sur internet et en commander des quantités, Bella."

Elle rigola et m'envoya un baiser provocateur. "Vas-y. Tu parais fatigué."

"Jamais fatigué pour toi."

"Il faut que tu dormes."

"Tu es ce dont j'ai besoin."

Elle sourit et ouvrit la chemise, me laissant voir ses beaux seins. "Je suis toute à toi. Montre-moi combien tu me veux."

J'étais déjà nu alors je bougeai juste l'ordinateur et elle se lécha les lèvres quand ma queue se montra.

"Très joli." Je souris et elle rigola. "Attrape ton flacon. Ou… mon flacon."

Je levai le flacon qui était déjà près du lit. J'en mis un peu dans ma main et attendis. "Touche-toi. Fais comme si c'était moi qui le faisais."

Putain tellement torride. Je travaillai doucement ma bite pendant que Bella regardait, affamée. "Et tu ne vas pas te caresser baby?"

Elle secoua la tête. "Non ce n'est que pour toi. Il faut que tu te détendes avant d'aller au lit."

Ça ne paraissait pas bien. "Bella…"

"Tu t'occuperas de moi avant la fin de la semaine, je t'en prie Edward, laisse-moi te regarder."

Seigneur elle était sexy et belle et incroyable. Ça n'allait pas prendre bien longtemps, rien que la regarder était suffisant. Je finis fort et c'était elle qui paraissait totalement satisfaite. "Merci baby."

Elle sourit. " Quand tu veux mon beau. Va dormir, maintenant. Il faut que tu sois en forme pour demain."

"Je t'aime aussi. Bonne nuit."

WWS

J'avais ralenti mes parties depuis que j'étais en Allemagne mais j'étais déterminé à continuer parce que dieu savait que je perdrais et qu'elle gagnerait. Même si nous n'étions pas en train de compter, je n'allais pas renoncer.

FINE [sublime] hein. Ça fonctionnait. Ma fille était sublime.

Je ne pense pas que ces bureaux minables de mon cours de littérature puissent nous soutenir mais ça vaut la peine d'essayer même pour quelques échardes. Ou on pourrait peut-être aller dans les labos de Rose ou d'Alice et trouver quelque chose là-bas. Ces tables sont plus robustes. Tu pourrais me baiser aussi fort que tu le veux. C'est peut-être un peu trop demander?

Comme si elle pouvait m'en demander trop?

J'aurai souhaité pouvoir être avec toi pour t'aider avec notre petit problème pendant l'interview baby. Mais ensuite elle aurait écrit quelque chose de totalement différent et un peu plus qu'interdit au moins de 16 ans. Penthouse pourrait récupérer cet article.

Rien que la pensée de ce que nous ferions pour inspirer un tel article me fit bander. Elle me tuait.

Je pense que cette chanson fonctionne très bien pour nous. Je ne sais pas si je veux que nos parents et nos enfants en soient informés un jour. Nous garderons ça pour nous. Avec Closer de Nine Inch Nails et Sexual Healing de Marvin Gaye et Do me de Bek Biv Devoe entre autres. Oh et n'oublie pas Freak Me.

Je devais absolument faire une Play List sexy sur mon iPhone. Cependant ce serait dangereux de l'écouter seul.

Sais-tu que tu m'as toute excitée et travaillée et fais fondre mon cœur avec tes doux mots? J'aime tes vœux maintenant et ceux qui viendront un jour dans un avenir pas si lointain. Je t'aimerai toujours aussi, mon beau. A très bientôt.

Seigneur chérie j'espère que ce sera bientôt. Nous avons tout le temps du monde, je le sais mais je veux juste commencer notre vie ensemble dès que possible. Mais je ne veux pas te mettre la pression non plus. C'est difficile de savoir quel équilibre trouver entre encourager Bella et la supplier de rester avec moi jusqu'à la fin des temps. C'est mal de vouloir ça probablement mais je le veux. Je veux aussi qu'elle soit heureuse et trouve le travail de ses rêves si elle le désire. J'aime ce que je fais, la plupart du temps et je veux ça pour elle aussi.

Waouh arrête-toi là. Je secouai la tête et essayai de me concentrer. Mes lettres étaient atroces. La chose la plus sexy que je puisse trouver était de jouer LEG [jambe] à partir de FINE. Elle avait des jambes géniales.

Baby tu ne sais pas que rien ne pourrait aller trop loin pour moi avec toi? Amène chaque pensée coquine, vilaine image et fantasme sexy qui t'apparait et je le prendrai avec joie. Et même je pourrai supplier pour plus. Et je suis tellement fier de l'admettre aussi.

Tu sais tu as mentionné les articles de Penthouse et ça m'a fait me demander quel genre de scénario sexy ça pourrait d'inspirer. Je parie que tu pourrais détruire ces fantasmes coquins que les auteurs écrivent dans ce magazine. Au moins, je saurais ce qu'il y a dedans. Je n'en ai jamais lu personnellement *souris de façon innocente*

Ta Play List est impressionnante. Est-ce que tu l'as sur ton téléphone? Est-ce que tu l'écoutes en pensant à moi? Raconte-moi!

Tu sais, tous tes mots sexy m'excitent mais encore plus ta promesse de pour toujours, le fait encore plus. Tu sais que je le veux… et aussitôt que ce sera humainement possible, d'accord? Je te voudrai aujourd'hui, demain, l'année prochaine ou dans quelques années, quand tu veux tant que tu es à moi. Je t'aime, tellement…

Ce serait mieux que ça ne dure pas trop longtemps cependant. Je tapai presque cela et pensais que je ferai mieux de ne pas le faire. Nous y arriverions quand elle serait prête.

WWS

Sven a des mains qui sont la perfection pure. Je pense qu'elles devraient être coulées dans le bronze.

Je regardai mon téléphone. Bella se faisait toucher par un type aux mains parfaites alors que j'étais seul dans mon lit. Il n'y avait rien de bien dans ce scénario.

Je vais faire couler ce Sven dans le bronze comme Han Solo l'a été. Alors ces mains ne seront plus jamais près de ma copine.

J'attendis avec impatience qu'elle réponde. Peut-être que les mains de Sven lui apportaient trop de plaisir. Putain de masseur suédois!

Oups, j'ai peut-être mal compris. Sven était-il une fille ou un mec? C'est difficile à dire, pour être honnête. Elle a des mains très viriles. Je vais l'appeler Sven la femelle.

Hmm, une femme virile. Elle voulait probablement Bella aussi.

Je ne sais pas si c'est vraiment mieux. Elle a ton corps sexy sous ses mains, je sais qu'elle pense à toutes les choses qu'elle aimerait te faire. Tout comme moi.

Mon esprit était rempli d'images d'une Bella nue, huilée et couchée sur une table alors que je glissais mes mains sur son corps. Ça pourrait être un scénario de plus qu'il faudrait ajouter à notre liste de fantasmes.

Et maintenant, je n'apprécie plus mon massage. Merci beaucoup. Je me contracte totalement au cas où les mains erreraient où elles ne sont pas censées être.

Je rigolai en l'imaginant.

Tu as commencé en me narguant avec Sven, mon amour.

Une semaine de moins. C'était quelque chose. Le tournage se passait plutôt bien, même si Em avait failli se faire exploser hier.

Bien sûr qu'il en avait ri. J'imaginai que Rose ne serait pas trop contente.

J'ai peut-être commencé mais tu as gâché mon massage! Ce n'est pas juste, Cullen.

Oh oh! J'avais des ennuis.

Détends-toi et profite, Bella. Et si je te promettais un massage après notre retour en Allemagne?

Comme si c'était un sacrifice pour moi.

J'aime bien entendre ça. Seras-tu mon Sven personnel?

Je ris. On dirait que je devrais travailler l'accent scandinave maintenant.

Je le ferai mais je ne fais pas de promesses sur les mains errantes. Tu vas te contracter quand je te toucherai, Bella?

Elle avait fait des petits bruits sexy quand je l'avais massée au chalet. Ils étaient allés directement à ma bite. J'avais résisté mais je ne le ferai pas la prochaine fois.

Je pense que tu pourrais défaire tous mes nœuds et me détendre de toutes les façons - merveilleuses et novatrices, Edward. Il n'y aurait pas de spasmes sauf quand tu me feras jouir.

Putain de merde! Je gémis. Dieu que je la voulais. Encore trois semaines.

Ensuite, il y aura beaucoup de contractions, baby mais du genre… bonnes. Je peux vraiment gérer ça. Je n'arrive pas à croire que tu sois en train de m'envoyer des textos sur moi te faisant jouir alors qu'une femme a ses mains sur ton corps nu.

Et j'allais devoir encore sortir la lotion. Les images que j'avais étaient trop fortes.

Je devais trouver un moyen de profiter de nouveau de mon massage. Ce sont les pensées de tes mains qui l'ont fait. Tu devrais être honoré.

Oh, je l'étais. Avant que je puisse répondre, un autre texto arriva.

Je vais à un truc appelé enveloppement aux algues. Ça a l'air dégoûtant mais je suis sûre que ça me fera du bien. Tu me ferais plus de bien. A bientôt, beau gosse. Je t'aime.

Oui, elle le faisait. Pendant ce temps, j'avais une bite à soulager.

Je ferai bien mieux que des algues visqueuses, femme. Je me touche seul pendant que tu te fais toucher par des femmes (il vaudrait mieux que ce ne soit que des femmes). On se parle demain. Je t'aime aussi.

WWS

"C'est un sacré réveil." Je souris, encore endormi, à Bella. Du temps en direct avec ma copine à cinq heures du matin c'était une surprise mais une surprise bienvenue.

"Mon Dieu, il est trop tôt? Tu m'as dit que tu étais levé à cinq heures, alors j'ai pensé que je commencerai ta journée par un bonjour avant de finir la mienne. Retourne te coucher. Je suis désolée."

Je me frottai les yeux et ris. "Non, il n'est pas trop tôt. Et je me lève à cinq heures." Juste à ce moment-là, l'alarme se déclencha sur ma table de chevet. "Tu vois? C'est mieux que ce soit toi qui me réveille plutôt que ce truc maléfique." Je tapai dessus et je lui souris. "Bonjour baby. Ou devrais-je dire bonne nuit."

Bella ricana. "Dans un moment. J'ai pensé que ce serait bien de finir la journée avec toi et de te laisser commencer ta journée avec moi."

Ça l'était vraiment. "La seule chose que j'aimerais plus serait que tu sois au lit avec moi," dis-je.

Elle sourit. "Mais tu ne voudrais plus te lever et aller travailler."

C'était très vrai. Mais je le ferais avec plaisir, sachant qu'elle serait là à mon retour. "Te quitter serait difficile mais revenir vers toi… ça en vaudrait la peine."

Bella sourit magnifiquement. "Tu es même parfait à cinq heures du matin. C'est dingue mais j'adore ça."

Je ris. "Parfait? Mes cheveux sont hérissés dans tous les sens et je suis sûr que j'ai des plis de sommeil sur le visage et... d'autre trucs?"

Elle secoua la tête. "Tu es sexy et je veux t'attaquer et te prendre."

Comme si j'allais résister à ça. "Quand tu veux, baby mais je doute que tu le fasses à cinq heures du matin. M'attaquer à quoi… neuf heures du soir sera beaucoup plus amusant."

"T'attaquer à tout moment est amusant."

Des images d'elle à califourchon sur moi et mes mains sur son cul rendaient la matinée encore plus amusante. "Tu fais en sorte que ce soit amusant." Je bâillai et m'étirai. Bella fit un doux gémissement. "Quoi?"

"Toi. Tu es si magnifique. Tous ces muscles ondulants et tes cheveux ébouriffés. Je veux te mordre."

"Quelqu'un est d'humeur sexy." Et j'adorai vraiment. Je détestais devoir me lever, me préparer et la quitter.

Bella haussa les épaules. "Je ne l'étais pas jusqu'à ce que tu répondes au téléphone, tout froissé et mignon. Maintenant, je te veux."

Je ris. "Je te veux aussi, baby. Deux semaines maintenant."

"Deux semaines de trop. Mais on y arrive, c'est tout ce qui compte."

"Je sais. On y sera avant que tu t'en rendes compte."

"J'ai hâte." Elle m'envoya un baiser. "Va commencer ta journée, beau gosse."

"Va finir la tienne, ma belle."

"Je t'aime."

"Je t'aime aussi."

WWS

SORE [endolorie]? Pourquoi jouait-elle ça? J'ouvris la boîte de message de Words pour voir.

Tu m'as demandé de te dire mes pensées coquines, vilaines et suggestives. J'aurais pu jouer SOAR [planer] ou ROAR [rugir] mais j'ai pensé que je pourrais jouer SORE [endolori] parce que c'est exactement ce que nous serons après ce que j'aie la chance de sauter sur ton corps sexy quand je te verrai.

Bien sûr que oui. Je prendrai ce genre de douleur n'importe quel jour.

Il ne reste pas beaucoup de temps et il est clair que je devins un peu nerveuse pour toi, mon beau. Je ne suis pas tout à fait sûre de pouvoir me contrôler face à nos parents. Peut-être pourrions-nous trouver une raison pour les laisser seuls et aller faire une course. J'ai vraiment besoin de lait ou de beurre ou peut-être devrions-nous appeler cela de la protéine. Tu es parfait pour mon régime.

Putain d'enfer! Peut-être que je pourrai payer Emmett pour qu'il nous fasse une distraction à un milliard de dollars afin de pouvoir avoir Bella seule quand nous arriverons chez elle. Cela valait absolument tout ce que je possédais ou pourrais posséder.

Les riches n'ont-ils pas la possibilité de faire un bond en avant ou quelque chose comme ça? Quelle est la raison d'avoir tout cet argent si vous ne pouvez pas construire une machine à voyager dans le temps? Dis à Trump d'arrêter de s'acheter des cheveux et de congédier les gens et de s'occuper de ça, tu veux bien?

Je ris. Donald Trump faisait une nouvelle apparition dans notre conversation Words? J'aimais bien qu'elle ramène ces anciennes conversations, bien avant que je la connaisse et l'aime, quand elle était intrigante et que je mourrais de résoudre ce mystère.

Très bien, je finis par être bête. Sache juste que je suis nue, excitée et que j'ai vraiment besoin de mon petit-ami. J'espère que tu lis ceci après avoir fini de tourner pour la journée. Sinon, désolée! Je vais me rattraper. Je t'aime!

C'était une sacrée bonne chose que j'aie attendu d'être rentré à l'hôtel. Je retournai au jeu et ricanai en voyant que je pouvais jouer SIZE [taille] et je posai le Z sur lettre compte triple. Ça allait l'énerver et la taquiner encore un peu plus. Oui, j'étais un bâtard diabolique mais elle avait été elle-même une merveilleuse distraction plus d'une fois!

J'ai pensé que ma TAILLE te rendrait toute ENDOLORIE. Oui je suis un con, tu peux y aller et le dire. Mais c'est toi qui a commencé avec toute cette conversation en m'attaquant quand j'étais là et que nous devions trouver un moyen d'éloigner nos familles pour avoir immédiatement du temps seul. Je ne vais pas mentir, j'ai complètement essayé d'imaginercomment corrompre mon frère pour les distraire tous.

Je ne pense pas qu'il soit partant pour ça. Il s'inquiète un peu à cause de ton père et bien sûr notre mère lui fait peur. Je risquerais la colère de maman pour te protéger mais je ne sais pas pour ton père… après tout il a une arme à feu. Et il pourrait l'utiliser contre moi et trouver des choses dont m'accuser ainsi il n'aurait pas de problème. C'est assez effrayant.

J'ai plein de protéines pour toi baby. Sache-le simplement.

Nous les gens riches gaspillons notre argent dans des choses frivoles comme des implants capillaires (penses-tu que ses cheveux soient vrais? Je t'en prie!') à la place de choses importantes. La prochaine fois qu'il y aura une réunion du Club des Gars riches je demanderai que nous commencions immédiatement à travailler sur une machine à remonter le temps. Ça ne devrait pas prendre plus de quelques minutes et nous pourrions retourner à des choses plus importantes comme des automobiles de luxe et des paiements de pensions alimentaires.

Je me tuais moi-même. Je riais comme un fou.

Heureusement, j'ai lu ceci après ma journée de travail. Principalement parce que tu me rends fou avec tes insinuations et ton désir pour moi… ces deux dernières semaines. Je brûle de te toucher, mon amour et peu importe qui sera là quand je te mettrai la main dessus. Alors que faire si je me fais tirer dessus? Je mourrai en homme heureux.

Amour, ton petit-ami, bientôt mort d'une façon ou d'une autre.

WWS

"Hey ma belle!" Je souris quand Bella apparut sur Sk*pe Nous n'avions pas beaucoup de temps cette fois mais il fallait que je la voie. C'était aussi simple que ça.

"Salut." Oh oh elle ne souriait pas.

"Qu'est-ce qui ne va pas baby?"

"J'ai fait quelque chose de stupide!"

Mon estomac se contracta. Merde. Quoi? "Qu'as-tu fait?"

Elle avait les larmes aux yeux et ça m'inquiétait. "Quoi baby?"

"Je suis allée sur internet..."

Quoi? Mon cœur qui s'était quasiment arrêté repartit. "Et?"

"Ils m'appellent une chienne et une garce et toute cette merde."

Quoi? Qui? Je vais botter leur derrière. "Qui Bella? Qui te rend triste?"

"Tes fans! Pourquoi disent-elles ça? Elles ne me connaissent pas."

Oh putain. Seigneur. "Bella tu as raison elles ne te connaissent pas, elles sont juste jalouses et elles se déchainent, c'est pour ça que je ne vais pas sur internet."

Elle essuya une larme qui s'était échappée. Je voulais taper ces inconnues qui l'avaient faite pleurer. "Je sais mais je suis juste curieuse, les tabloïds ont été plutôt silencieux à part cette photo qu'ils ont postée de toi avec cette fille."

Je roulai des yeux. "Ah oui, mon échange torride avec la femme qui m'a apporté du café sur le plateau… Il ne faut pas écouter ce genre de choses, baby."

"Je sais et je n'y crois pas mais ça fait mal que les gens disent ça de moi."

"Je suis désolé, amour. Si je pouvais faire quelque chose pour les arrêter je le ferai." Impuissant. Je l'étais complètement et je détestais ça.

"Il n'y a rien que tu puisses faire." Bella sourit et essuya ses joues. "Rose s'est inscrite et s'en occupe."

Je haussai un sourcil. "Ça ne me surprend pas vraiment, qu'a-t-elle dit?"

"Elle leur a dit qu'elles étaient des chiennes jalouses qui n'étaient même pas assez bien pour respirer le même air que moi et leur a dit de repartir se masturber devant ta photo parce que c'est le plus proche de ce qu'elles auront jamais."

Je ris, à la fois amusé et dégoûté. "C'est vraiment dégueulasse, baby je ne veux même pas y penser."

Elle rigola. "Tu sais que ça arrive." Je la regardai et la fis rire à nouveau. "Elle les a aussi traité de pathétiques car même si tu n'étais pas amoureux de moi, tu ne t'intéresserais jamais à des filles qui détestent sans la connaitre la personne que tu aimes le plus au monde."

Ça c'était Rose. "Elle a sacrément raison et elle est vraiment géniale et si je savais qui elles étaient, je le leur dirai en face, baby."

Bella secoua la tête. "Je doute qu'elles en entendent un mot et je préfèrerai ne pas aller en prison pour les repoussées alors qu'elles te harcelaient."

"Je suis désolé amour, j'aurai préféré que tu ne voies pas ça."

Elle soupira. "Non c'est bien que je le sache, je suppose, tu m'as dit que ça ne serait pas facile et ils ne savent pas encore qui je suis, je ne peux qu'imaginer que ça va empirer quand ils le sauront."

Putain de merde. J'avais besoin de la tenir dans mes bras en ce moment. "Si ce sont vraiment mes fans, ils seront heureux de voir à quel point je suis heureux avec toi. Si non, alors qu'ils aillent se faire foutre, baby. Ils ne peuvent pas nous toucher si on ne les laisse pas faire. Et je ne les laisserai pas faire."

Elle sourit d'un air tremblant. "Je sais que tu ne le feras pas. Et je ne regarderai plus. Rose m'a déjà banni d'internet."

Je ris. "Je ne sais pas si tu as besoin d'aller aussi loin mais sache qu'ils ne parlent pas au nom de la majorité de mes fans. Il y a toujours des extrêmes."

"Je sais. Certaines veulent vraiment que tu sois avec Jane ou que tu reviennes avec Irina." Elle rit à la grimace que je fis à cette nouvelle. "Je suppose qu'elles ne trouvent personne qui te convienne."

Je lui lançai un regard furieux. "Ne t'avise pas de te traiter de personne. Tu es tout pour moi. Tu le sais bien."

Elle renifla. "Je sais. Je n'ai jamais douté de toi, Edward."

"Bien, baby. Tout ce dont nous avons besoin, c'est d'être là l'un pour l'autre, n'est-ce pas? Et peut-être Rose et sa rage sur Internet."

Bella rit. "Elle s'est trouvé un nouveau pseudo et c'est JeVaisTousVousScalper."

Je ricanai. "Quelle femme effrayante."

"Yep. Emmett sera excité par celle-là."

Je gémis. "Je ne veux pas y penser."

"A quoi veux-tu penser ?"

"Au fait que dans trois jours, je t'aurai de nouveau dans mes bras?"

Le beau sourire de Bella illumina tout son visage cette fois-ci. "Je ne peux pas attendre."

"Moi non plus, baby. Tu comptes à rebours?"

Elle rit. "En fait, je l'ai toujours fait. J'ai un calendrier secret que j'ai barré à la fin de chaque journée." Elle rougit. J'avais le sentiment de savoir pourquoi.

Je lui souris. "Et quel est ce calendrier ?"

Elle se mordit la lèvre et évita mes yeux. "Baby?"

"C'est peut-être un de tes calendriers…" admit-elle.

Je ricanai. "Peut-être, hein?"

"J'ai pensé qu'il était logique d'utiliser un de tes calendriers pour compter les jours jusqu'à ce que je te revoie."

Je ne pouvais pas cacher mon sourire. "C'est tout à fait logique. Tu sais quoi?"

"Quoi ?" demanda-t-elle, toujours en rougissant.

"Je suis un peu offensé de ne pas avoir un calendrier Bella sur lequel j'aurais pu compter les jours. Il se peut que nous ayons besoin de faire quelque chose à ce sujet."

Bella rit. "Ce n'est pas comme si tu n'avais pas plein de photos de moi. Tu pourrais en faire faire un."

Je souris. "Je pourrais. Je pense qu'on devrait en faire un ensemble."

Elle secoua la tête. "Oh non, je ne vais pas te faire un calendrier nu."

"Je n'ai pas dit qu'il fallait que ce soit nu, c'est toi qui es allée par-là." Mais bien sûr, j'y avais pensé.

"Je sais comment fonctionne ton esprit, pervers!"

Et oui elle le savait… "C'est parce que ton esprit est aussi pervers que le mien… la plupart du temps."

"C'est vrai." Elle sourit. "Merci de m'avoir fait rire à nouveau."

"Je t'ai déjà dit que c'était mon travail maintenant. Je le prends très au sérieux. J'adore t'entendre rire."

"J'adore t'entendre rire aussi. Je t'aime, point à la ligne."

"Je t'aime." Et par Dieu, le monde entier allait le savoir.

WWS

On est en route ! L'avion a atterri il y a cinq minutes.

Je me sentais comme un gamin et je ne pouvais pas m'en empêcher. Je ne voulais rien de plus qu'être avec ma copine en ce moment. J'avais pratiquement couru dans le terminal et salué mes parents de la façon la plus rapide jamais vue. "Tu es anxieux de voir ta copine, n'est-ce pas ?" me demanda mon père en souriant.

"Allons-y!" cria Emmett. Papa jeta nos sacs dans le coffre et Emmett se mit sur le siège du conducteur. Mes parents ne dirent rien et je n'allais pas discuter. Plus vite j'arriverai, mieux ce serait. J'étais si proche d'elle que je pouvais pratiquement la sentir.

J'ai hâte que tu arrives.

Ce ne sera plus long, baby. Emmett conduit.

Maman bavardait et posait des questions sur Berlin. Em répondait et je grognais parce que je ne pouvais pas me concentrer sur quoi que ce soit en ce moment. Cela avait été un très long mois. On avait survécu mais elle m'avait tellement manqué que c'en était ridicule.

Dis-lui de ne pas se faire arrêter. Papa ne serait pas impressionné.

Je ris et secouai la tête.

Tu plaisantes? Je ne lui dirai rien qui pourrait faire que ça prenne plus de temps pour arriver à toi. On y est presque. Peux-tu le sentir ?

C'était de l'excitation, une traction, juste un besoin accablant que je ne pouvais même pas commencer à décrire.

Oui. J'ai du mal à ne pas arracher la porte des charnières et courir dans la direction de l'aéroport. Tu me verrais, n'est-ce pas?

Elle était aussi anxieuse que moi. Bien sûr qu'elle l'était!

Oui, mais tu serais probablement du mauvais côté de la route et je devrais me jeter d'un véhicule en mouvement, ce qui pourrait me blesser mais je le ferais pour arriver au plus vite.

Emmett tourna dans la rue et je le vis. Le complexe d'appartements de Bella droit devant. Dieu merci.

Aucune blessure n'est permise. J'ai besoin de toi en bonne santé pour ce que j'ai en tête.

Bien sûr que oui. J'étais sorti de la voiture à l'instant où elle s'arrêta et je ne me donnai même pas la peine de porter mes sacs, je ne m'occupais pas de mes parents ou quoi que ce soit d'autre. Je courus dans l'escalier et frappai à la porte. Même pas une seconde plus tard la porte s'ouvrit et je pus respirer normalement de nouveau. Son sourire à couper le souffle illuminait son visage et elle se jeta dans mes bras. Je la tenais enfin dans mes bras, l'embrassant, la poussant contre la porte et ressentant cette plénitude que je ne ressentais que lorsque j'étais avec elle. J'avais besoin d'elle, plus que tout. "Je t'aime," murmurai-je encore et encore en embrassant ses joues, son nez, sa mâchoire et ses lèvres. Elle sentait et me faisait sentir merveilleusement bien. Mon Dieu, qu'elle m'avait manqué!

"Je t'aime aussi. Tellement. Touche-moi," répondit-elle, les jambes autour de moi. Putain. Je dévorai ses lèvres et je me frottai contre elle.

"Hum hum.."

Qu'est-ce que c'était ? Je ne pouvais pas vraiment me concentrer à cause du sang rugissant dans ma tête et se précipitant vers ma bite. Ce n'était pas assez. Il y avait des vêtements entre nous. J'avais besoin d'elle nue, maintenant.

"Excuse-moi! Vas-tu libérer ma fille ou dois-je t'arrêter pour attentat à la pudeur?"

Oh, putain!