Je ne possède aucun des personnages de la sérue TV.

Au départ, ce n'était qu'une opération banale, échanger un coffret ancien contre une mallette d'argent et boucler les trafiquants d'art sauf que Peter n'avait pas prévu un détail et que ce détail risque bien de changer la donne

Ce texte a été écrit dans le cadre des Nuits du FoF sur le thème "Echanger"

(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)

Bon et bien voilà ! ça devait arriver mais c'est la première fois qu'un texte pour les Nuits va donner naissance à une fic à chapitres. Alors voilà le premier chapitre !

Dans ce troisième chapitre, Peter tente de récupérer le coffret pour s'en servir comme monnaie d'échange mais sa hiérarchie ne semble pas prête à le suivre.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


UN ECHANGE BANAL

chapitre 3 : Franchir la ligne

Peter raccrocha si rageusement son téléphone qu'il passa par-dessus la table et alla s'écraser sur le sol, faisant sursauter Diana qui venait d'entrer dans le bureau de son superviseur. La jeune femme n'avait pas besoin de lui demander ce qui se passait, elle l'avait compris toute seule.

- Ils ne veulent pas nous laisser utiliser le coffret pour appât ?

- On ne négocie pas avec les terroristes, répondit Peter les poings sur les hanches.

- Mais Keller va le tuer.

- Quelle importance, ce n'est qu'un consultant criminel, répondit Peter en frémissant de rage.

- Ils ne peuvent pas vous avoir dit ça !

- Pas besoin, cela se comprend assez bien. Autant ils sont heureux des 87% de réussite qu'on lui doit, autant ils se moquent totalement de sa vie. Ils doivent se dire qu'au pire, il suffira d'en sortir un autre de prison. C'est injuste. Pour toutes leurs belles statistiques, ils lui doivent cette aide et ils lui refusent.

Peter se tut quelques secondes et serra les poings pour contenir sa colère.

- Si je ne vais pas à ce rendez-vous, Keller va le tuer… Et ce sera ma faute parce que j'aurais dû le repérer et le protéger.

Diana fit quelques pas en prenant un regard sombre.

- Ce n'est pas de votre faute et nous allons le sortir de là, patron.

- Il est blessé Diana. Je n'ai pas besoin d'attendre l'analyse pour savoir que c'est son sang et que ce n'est pas une mise en scène.

- Ils pensent qu'il a pu tricher pour partir avec Keller ?

- Bien sûr, ce n'est qu'un criminel.

La jeune femme allait répondre lorsque son coéquipier entra en courant dans le bureau avec un dossier à la main. Ensembles, les deux agents se retournèrent vers Jones.

- C'est son sang ! S'exclama ce dernier encore essoufflé. Dans le hangar, c'est bien le sang de Neal, dit-il en tendant le dossier à Peter.

Celui-ci le prit du bout des doigts et frémit tout en l'ouvrant. A la vue de la photo qui accompagnait les résultats, une photo sur laquelle Neal souriait, il ne put retenir un tremblement.

- Ça je le savais.

- Patron… Dit Jones d'un air sérieux. Vu la quantité de sang, il a besoin d'aide. Faut qu'on le sorte de là.

- je sais… Accroche-toi Neal, où que tu sois. On va te sortir de là.

OoooO

Entrouvrir les yeux lui demanda un effort dont Neal se serait bien passé, d'autant plus que sa vision était de plus en plus floue. Cela faisait plusieurs heures que Keller lui posait des questions auxquelles il s'obstinait à ne pas vouloir répondre et chaque refus se trahissait pas un coup ou une nouvelle douleur. Le jeune homme savait ce que Keller essayait de faire, il voulait le briser, mais Neal ne cédait pas aussi facilement. Il était bien plus volontaire et résistant que le laisser croire son apparence physique.

Le sang coulait toujours doucement de sa pommette ouverte et un bleu se formait autour de son œil droit. Ses cheveux collaient à sa peau à cause de la sueur. Son épaule blessée n'était pas belle à voir et ses vêtements étaient trempés de sang. Les coups avaient plu, mais il avait refusé de céder.

Un long frisson le parcourut pendant que Keller le regarda d'un air mauvais en allumant une cigarette.

- Bon sang Caffrey, mais pourquoi tu joues les héros ? Tu ne vois pas que cela ne te réussi pas ?

- Je n'en suis pas un !

- Alors répond et j'arrêterai ! S'exclama Keller en le frappant en plein estomac.

Neal se courba en deux en gémissant avant de se mettre à tousser et à cracher un peu de sang. Cela faisait longtemps qu'il avait compris qu'il avait au moins une côte de casser et chaque coup amplifiait la douleur, le forçant à se concentrer pour reprendre une inspiration salvatrice.

Keller l'observa, s'amusant de sa douleur.

- Tu es pathétique Caffrey !

Il se pencha et cramponna Neal par les cheveux, le forçant à relever la tête pour le regarder droit dans les yeux.

- Tu le sais imbécile ? Que ton numéro de chevalier blanc va te mener tout droit au cimetière ?

Neal sourit. Il se sentait mal. Sa tête bourdonnait, son épaule lui donnait envie d'hurler et il ne supportait plus le goût du sang dans la douche ni la douleur de ses côtes brisées, mais il sourit… Il sourit parce que paradoxalement il voyait bien que c'était son bourreau qui était à bout.

- Et tu souris en plus !

Keller le lâcha et passa deux coups de poings à Neal dont un sur son épaule blessée. Le jeune homme laissa échapper un cri de douleur avant de s'écrouler, haletant avec difficulté.

Du bout des doigts, Keller essuya une projection de sang qu'il venait de recevoir sur la joue, observant Neal qui haletait toujours.

- Si tu continues, Burke ne pourra même pas te voir vivant.

OoooO

Une silhouette en noir se faufila prudemment dans la salle des saisies, évitant les caméras et se dirigeant droit sur une étagère sur laquelle trônait le fameux coffret réclamé par Keller en échange de Neal. Après le fiasco de la première tentative, il avait été remis sous clés. La silhouette s'en empara et sursauta lorsque la lumière s'alluma.

- Mais qu'est-ce que vous faites ? Demanda une voix.

La silhouette se retourna et enleva sa cagoule. C'était Peter. Devant lui, le regardant avec sévérité se tenait Reese.

- Vous avez perdu la tête Burke ? Voler des preuves peut vous valoir votre place, voir vous mener tout droit en prison.

- Je sais mais…

- Alors vous avez perdu l'esprit ?

- Non, mais comprenez-moi, je suis obligé.

- Peter, soupira son patron en croisant les bras.

- Il retient Neal. Il est blessé et Keller est un malade. Si je ne lui amène pas, il va le tuer.

- Mais si vous le faites, vous allez perdre votre job.

- Si je l'abandonne, c'est mon âme que je vais perdre. C'est à moi de le protéger.

Reese soupira à son tour.

- C'est un jeu dangereux que vous allez jouer. Vous pouvez franchir la ligne.

- Ce n'est pas un jeu… On parle de la vie de Neal et…

- Vous l'aimez ce gamin.

- Je ne l'ai pas sorti de prison pour le faire tuer. Il ne mérite pas ça. Alors, je vais le prendre ce coffret et j'irais même me rendre après, mais laissez-moi faire l'échange. Tout ce sang dans le hangar… Il a besoin d'aide. Je ne peux pas l'abandonner.

- Je comprends. J'ai essayé de négocier pour lui en disant que c'était un civil, mais ils ne veulent rien entendre. N'y allait pas seul Peter. Ce type est dangereux.

- Je ne peux pas demander à Jones ou Barrigan de mettre leur carrière en jeu pour le sauver.

- Sauf que nous ne vous laissons pas le choix patron, répondit une voix.

Peter se retourna, découvrant Jones et Diana qui le regardaient.

- Je ne vais pas l'abandonner, dit Diana.

- Moi non plus, renchérit Jones.

- Alors ? Lui demanda Reese, vous avez un plan ? Keller va essayer de nous doubler, vous le savez.

- Monsieur, mais vous aussi ? Demanda Peter totalement interloqué.

- Bien sûr. Peu importe ce que disent les têtes pensantes de ce bureau, Caffrey est un de mes hommes. On va le sauver. Alors, une idée ?

- Oui, mais nous allons avoir besoin de Mozzie.