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Chapitre 42 – Des mots décisifs

J'avais bien imaginé des façons de rencontrer le père de Bella mais qu'elle soit coincée contre la porte et enroulée autour de moi pendant que j'avais l'érection du siècle n'était pas sur ma liste. Ce qui était une surprise en quelque sorte parce que je nous connaissais bien tous les deux. J'aurai vraiment dû penser que ça se passerait ainsi. Dur comme ça? Peu importe. Je me figeai, incertain de quoi faire. Je savais que je ne voulais pas me retourner mais je pouvais difficilement rester ainsi jusqu'à ce qu'il s'en aille, pas vrai? Peut-être qu'il ne me tirerait pas dessus puisque j'avais le dos tourné. Un indice aussi important ne pouvait pas être ignoré, si? Il ne pouvait me tuer que si je lui faisais face et le faire de façon à ne pas être accusé de meurtre. Bien. Alors je restais là, même si je voulais mourir de gêne.

"C'est vraiment une atteinte à la pudeur quand on est dans un appartement?" demanda une voix très familière. Le regard de Bella passa par-dessus mon épaule et tout à coup elle sembla mortifiée. "Et avez-vous autorité dans ce cas?"

Maman. Je fermai les yeux et bougeai alors que l'étreinte de Bella se desserrait autour de ma taille. Je la posai au sol et elle enfouit immédiatement son visage dans mon cou. "Je suis tellement embarrassée," murmura-t-elle contre ma peau.

Je passai mes doigts sur son dos et me préparai à me tourner pour faire face à notre public, gardant Bella dans mes bras. Maman et papa avaient tous les deux l'air amusé, Emmett ne prenait même pas la peine de cacher qu'il riait et le père de Bella avait l'air, eh bien, je ne savais pas quel air il avait. Son visage était rouge, un peu comme sa fille à cet instant précis. Ses yeux, presque semblables aux siens, étaient vifs et ses lèvres serrées.

"Enfin frangin…! Moi qui pensais que je serais le seul à attirer l'attention du flic!" tonna Emmett. "Merci de m'avoir enlevé la pression." Le regard de Charlie Swan l'interrompit et il recula en levant les mains en l'air. "Ne me regardez pas, je n'ai rien fait!"

La moustache du père de Bella se contracta. "C'est probablement parce que Rose n'est pas là pour le moment, sinon je pense que tu aurais fait pareil!"

"Hé!" protesta Emmett mais il faisait un grand sourire. "Vous avez probablement raison d'ailleurs."

"Je sais que oui. Bella vas-tu continuer à te cacher derrière ce garçon toute la journée ou est-ce que tu vas enfin nous présenter?"

Ma copine soupira mais se recula et se retourna pour faire face à nos familles. Je passai mon bras autour de sa taille, la soutenant de la seule façon possible pour l'instant. "Papa voilà Edward Cullen. Edward c'est mon père, Charlie Swan."

Je ne savais pas du tout quoi faire mais je tendis ma main pour lui serrer la sienne. Il la regarda puis mon visage puis Bella puis mes parents et mon frère avant de la prendre et de la serrer, un peu plus fort que nécessaire. Je ne flanchais pas ni ne lui donnais la satisfaction de réagir. "Ravi de vous rencontrer."

"Je souhaiterai pouvoir en dire de même," marmonna-t-il, son regard sur ma main gauche qui était posée sur la hanche de Bella. Ben tant pis pour lui mais je n'allais pas bouger ma main. Je ne pouvais pas m'empêcher de la toucher. J'en étais physiquement incapable après tout le temps que nous avions été séparés.

"Eh bien pour ma part, je suis ravie de te rencontrer enfin, Bella," intervint ma mère ignorant la tension. Elle s'avança et ouvrit ses bras. A ma grande surprise Bella s'élança directement vers eux.

"Je suis tellement désolée que vous ayez vu…" commença-t-elle mais ma mère la fit taire en lui tapotant le dos.

"Chut chérie. Ce que je dis c'est que j'ai vu ce que chaque mère voudrait pour son fils. Il est amoureux et complètement aimé en retour. Je le savais déjà, bien sûr mais c'est merveilleux de le voir." Elle garda ses yeux sur Charlie et ébouriffa les cheveux de Bella. "Je suis très contente de te rencontrer enfin."

Bella sourit en reculant. "Je suis contente de vous rencontrer aussi. Edward parle de vous tout le temps."

Maman rit. "Oh je suis sûre qu'il trouve du temps pour parler d'autres choses aussi." Seigneur. Ne pense ni ne mentionne rien d'autre. "Carlisle, dis bonjour à Bella!"

"Bonjour Bella, ravi de te voir." Papa prit sa main et la serra. "Merci de nous avoir invité à ta remise de diplôme. Aucun de nos garçons n'est allé à l'université alors nous sommes heureux d'être venus pour partager ce moment avec toi."

Bella rougit. "Nous sommes très heureuses que vous soyez ici." Elle se tourna vers son père qui me fusillait toujours du regard. " Je suppose que vous avez compris que l'homme qui ne fait que lancer les regards noirs c'est mon père, Charlie Swan. Papa voici Esmée et Carlisle Cullen. Et Emmett bien sûr."

"Ravie de vous rencontrer Charlie." Maman prit sa main et l'attira à l'intérieur. "Nous sommes tout simplement ravis de rencontrer votre fille. Elle rend Edward plus heureux que je ne l'ai jamais vu." Comme la bonne professionnelle qu'elle était, elle entraina Charlie dans le salon. Les autres suivirent, Bella blottie contre moi de nouveau. "De tout ce qu'il m'a dit la concernant, il est clair que vous avez élevé une magnifique jeune femme. Je vous admire pour avoir fait ça tout seul. Carlisle et moi avions les mains pleines avec nos deux garçons. Je ne peux même pas imaginer en avoir élevé un seul toute seule, même si Bella est un ange."

Charlie avait l'air un peu étourdi alors que maman le poussait sur le canapé et s'asseyait près de lui. Je devais juste rester là et admirer son habileté à manœuvrer. "Vous devez être Sue, je suis Esmée Cullen c'est un plaisir de vous rencontrer." Elle passa devant Charlie et tendit sa main.

Sue Clearwater était une jolie femme avec des cheveux et des yeux noirs et il semblerait qu'elle soit d'origine amérindienne. Elle sourit à ma mère. "Tout le plaisir est pour moi. C'est très gentil à vous d'être venus de si loin pour la remise de diplôme de Bella."

Ma mère fit un signe désinvolte de la main. "Comme si nous pouvions être ailleurs? Carlisle viens t'asseoir avec nous." Papa serra la main de Sue et s'assit à côté de ma mère. Il ne restait qu'une place de libre et bien sûr Emmett la prit, à côté d'Alice. Je ne savais pas quoi faire. Bella et moi pouvions nous assoir sur les chaises de la table de la salle à manger mais alors je ne pourrai plus la toucher comme j'en avais besoin. Elle me tira vers un gros pouf qui était près du home cinéma. Pas mal. Je me laissai tomber et elle s'assit à côté de moi. Je voulais qu'elle se blottisse contre mon torse entre mes jambes mais je me dis que je ne devrais pas la pousser et je passai mon bras autour d'elle. Elle posa sa tête sur mon épaule et enlaça nos doigts.

"Bonjour M. et Mme Cullen. Je suis Alice!" Elle bondit de son fauteuil et serra mes parents dans ses bras. ""Merci beaucoup pour vos paniers cadeaux, c'était incroyable!"

Maman rit en lui rendant son étreinte. "Nous sommes très contents qu'ils vous aient plu. Mes garçons m'ont dit que tu voulais devenir infirmière."

Alice brillait pratiquement en s'asseyant à côté d'Emmett. "En fait je viens de recevoir les meilleures nouvelles, j'ai été embauchée pour un stage au Seattle General et je commence en août!"

"C'est génial, " lui dit mon père. "C'est un bel hôpital, je suis sûr que tu te débrouilleras bien, est-ce que tu as une spécialité qui t'inspire?"

"Alice est très intéressée par la pédiatrie," dit mon frère avec un énorme sourire sur le visage. "Elle a vraiment un truc pour les adolescents, pas vrai Alice?"

Elle le tapa bien que ça n'ait aucun effet sur lui. "Tais-toi et ce n'est pas vrai!"

"Ce n'est pas ce que j'ai entendu," insista-t-il. "A combien de bals de promo es-tu allée depuis la dernière fois que je t'ai vue?"

"Tu es vraiment un abruti. " Ils semblèrent s'apercevoir qu'ils n'étaient pas seuls. "Oups désolée, il est tellement…"

"Ah oui je sais…" lui dit ma mère en envoyant un regard mauvais à mon frère. "Emmett ça suffit!"

"Qu'a-t-il voulu dire avec les bals?" demanda Charlie nous quittant des yeux pour la première fois et s'intéressant à Alice.

"Euh rien. Il fait juste l'abruti," répondit rapidement Alice.

"Alice et Emmett sont comme ça papa," lui dit Bella. Elle sourit à mes parents. "Etes-vous sûrs de ne pas avoir eu une fille qui a vingt-deux ans? Ces deux là se disputent exactement comme s'ils étaient frère et sœur."

Papa rit. "Je travaillais beaucoup à l'époque mais je pense que je m'en souviendrais si j'avais eu une fille… même une petite comme Alice."

Maman rigola. "Tu aurais pu la manquer mon cher mais je n'ai pas fait ça. Emmett a toujours voulu une petite sœur à embêter. Il semblerait qu'il en ait trouvé une."

"C'est vrai. "Em passa son bras autour d'elle et sourit quand elle lui donna un coup de coude. "Alice m'aime!"

"Non. Je te tolère… pour Bella et Rose." Elle se tourna vers ma mère. "Comment avez-vous fini avec un bon fils et un ennuyeux?"

"La chance du tirage," répondit ma mère avec un sourire. "Le bon fils a aussi ses mauvais moments…"

"Hé ne parle pas de ça maintenant," intervins-je. J'étais déjà inquiet que Charlie Swan puisse me loger une balle entre les yeux alors nous n'avions pas besoin de l'encourager.

"C'est juste que j'ai dix ans de plus que les gars qui la font craquer sinon nous aurions un véritable triangle amoureux maintenant," annonça Emmett faisant hurler Alice de rage. "Je détesterai provoquer un affrontement entre ma Rosie et ma petite Cher."

"D'une certaine façon je ne pense pas que ça te dérangerait," dit Charlie d'un ton trainant. "Alice de quoi parle-t-il? Je ne savais pas que tu avais un garçon."

"C'est bien ça, bien vu, il faut mettre l'accent sur le mot garçon!" s'écria Emmett.

"Je te déteste," lui dit-elle. "Je n'ai pas de petit-ami. Charlie. Juste un ami. Et c'est parfaitement légal, comme si nous allions faire quelque chose d'illégal. C'est Emmett qui fait des trucs illégaux, pas moi!"

"Hé, je me suis corrigé," nous informa-t-il à tous. "Je n'ai pas eu d'ennuis depuis des lustres."

"Si tu définis les lustres comme une centaine de jours alors je suppose que c'est vrai." Charlie secoua la tête en se tournant vers ma mère. "Mon cœur s'est arrêté quand j'ai enquêté sur votre fils et que j'ai découvert qu'il avait été arrêté à cinq reprises et puis… soulagé en réalisant que je ne regardais pas le bon E. Cullen."

Oh merde! Les yeux de ma mère se plissèrent et Emmett se tassa, mettant Alice directement en ligne de mire. "Cinq fois? D'où viennent les deux autres fois Emmett? Et comment se fait-il que je ne découvre ça que maintenant?"

"Ce n'était rien maman. Toutes les charges ont été abandonnées. Ça ne vaut pas la peine d'être mentionné," répondit-il désespéré, tenant Alice en place pour qu'elle fasse bouclier si nécessaire. Elle lutta sans succès en riant, ravie sans aucun doute qu'Emmett ait des ennuis.

"Ça ne vaut pas la peine d'être mentionné? Je pense que ça mérite d'être mentionné que tu aies été arrêté cinq fois! Qu'as-tu fait Emmett?"

"Rien, c'est pour ça qu'ils m'ont laissé partir, c'était une erreur d'identité. "La voix d'Em était désespérée. Je me préparais car je savais ce qui allait suivre. Chaque fois qu'il avait des ennuis, il détournait l'attention.

"A Hollywood personne ne se méprend jamais sur ton identité, qu'as-tu fait?" exigea-t-elle du ton sérieux qui signifiait qu'il allait avoir des ennuis.

"Merde, je comprends pourquoi vous avez si peur d'elle," murmura Bella. "Je ne voudrais pas avoir provoqué ce regard." Il était un feu vert mortel, tirant sur un Emmett qui rétrécissait à vue d'œil. Le père de Bella avait l'air ravi. Mon père avait l'air juste résigne et Sue semblait confuse. Je ne pouvais pas lui en vouloir.

"Ce n'était rien, maman. Comme d'habitude. Une petite bagarre, quelques destructions de biens, des choses très mineures. Et je n'ai détruit aucune propriété. Il se peut qu'une chaise se soit brisée lorsque j'ai déplacé la personne qui essayait de me frapper. J'ai payé pour ça, non. Il n'y a pas eu de mal! "

"Tu connaîtras bientôt le mal, mon garçon," marmonna-t-elle. "Pourquoi n'ont-ils pas porté plainte?"

Les yeux bleus d'Emmett s'écarquillèrent et il sourit. J'étais baisé et je le savais avant même qu'il n'ouvre la bouche. "Edward a fait quelques trucs, des autographes, des billets pour des premières et c'était très bien. C'est mon héros."

Et ça avait été la dernière fois que je le faisais. Tous les yeux se tournèrent vers moi et Bella me chuchota "Oh oh". Elle avait raison.

"Ton frère s'est fait arrêter, deux fois… et tu ne m'as rien dit?" demanda Maman, tournant son feu contre moi maintenant. Je pensais me cacher derrière Bella comme Emmett derrière Alice mais j'aimais trop Bella pour la jeter aux loups.

"A l'époque, j'ai voulu le garder en vie. Mais je le regrette maintenant," lui dis-je, en regardant mon frère tout le temps.

Il haussa les épaules et s'excusa silencieusement. "Je te promets que s'il se fait arrêter à nouveau, je ne lèverai pas le petit doigt ni ne ferait abandonner les charges."

"Alors tu as soudoyé un officier?" demanda le père de Bella, tout effrayant à nouveau. J'emmerde mon frère!

"Non, monsieur. J'y suis juste allé pour le faire sortir de là et ils ont commencé à demander des autographes et des choses et je leur ai juste donné ce qu'ils voulaient. Tout cela au nom de l'esprit communautaire. Je suis un grand partisan de la police."

Bella rit de ma ridicule hypocrisie et je la pinçai. "Tais-toi, j'essaie de ne pas mourir," chuchotai-je.

Maman se tourna vers le père de Bella. "Et pourquoi, exactement, enquêtez-vous mon fils ? Qu'est-ce qu'il a fait ? Ce n'est pas un abus de pouvoir de la police?"

Oh merde! La mâchoire de Charlie se serra. "Il sort avec ma fille. J'ai dû vérifier, m'assurer qu'il n'avait pas de passé sordide."

Les yeux de maman se plissèrent. "Et vous avez enquêté sur toutes les personnes avec qui Bella est sortie ou c'est seulement mon fils qui a eu droit à ce traitement?" demanda-t-elle.

"Esmée!" dit papa, en mettant une main sur son épaule pour la retenir au cas où elle déciderait d'attaquer.

Charlie se déplaça sur son siège et jeta un regard suppliant à Sue, qui secoua la tête. "Je t'avais dit que c'était une mauvaise idée."

"Ok, alors peut-être que je ne l'ai jamais fait avant mais j'aurais dû et peut-être ça nous aurait épargné le mal de crâne à cause de l'autre abruti."

"Oh vraiment ? Avait-il un passé criminel caché qui vous aurait permis de comprendre que c'est un trou du cul géant qui... couche avec n'importe qui?" demanda maman en souriant doucement. Elle se tourna vers Bella. "Je suis désolée, chérie, je ne parle pas de ça de gaieté de cœur, c'est juste que je doute que les rapports de police soient aussi détaillés."

Bella se mordit la lèvre mais ne rien dit quand son père se tortilla en disant "Non, mais..."

"Eh bien, alors. Si vous voulez en savoir plus sur Edward, vous n'avez qu'à ouvrir un magazine. Aucune vérification criminelle n'est nécessaire. J'aurais pu dire la même chose pour mon autre fils car ses exploits semblent être sur toutes les unes mais clairement il a réussi à cacher un ou deux trucs." Elle foudroya encore Emmett du regard. "Je peux comprendre votre besoin de protéger votre enfant. Comme je suis sûre que vous avait vu sans aucun doute qu'Edward avait une année difficile aussi mais je n'en veux pas à votre fille." Le ton de maman était féroce et je ressentis tout l'amour qu'elle mettait dans ses paroles.

"Oui, eh bien, pour ce que ça vaut, Edward a l'air d'être un homme bien," murmura-t-il. "Je m'excuse d'avoir outrepassé les limites."

Maman rit, allégeant l'atmosphère. "Oh, Charlie, je comprends très bien. Elle est tout pour vous."

Le père de Bella rougit encore. Je rigolai. "Je vois d'où tu tiens ça," murmurai-je. Elle me tapota l'estomac et se rapprocha. C'était drôle, je devrais probablement être ennuyé que nos parents parlent de nous et se chamaillent pendant que nous étions assis juste-là mais je ne l'étais pas. Je m'en fichais tant que j'avais Bella près de moi.

"Eh bien oui." Charlie me regarda de nouveau. "Je suppose que je peux voir ce que vous disiez. Il est clair que votre fils se soucie beaucoup de Bella."

"Oui, c'est vrai." Je ne laissais pas maman le confirmer. "Je l'aime." Bella me serra la main. "Tout ce que je veux, c'est la rendre heureuse."

"Je vois que tu le fais." Il me fit un sourire qui ressemblait à une grimace mais je le pris.

"Ah, cool, Big Daddy Chief, il est fou d'elle." Tous les yeux se tournèrent vers Rose, debout dans l'embrasure de la porte, tenant des boîtes à pizza et quelques sacs. "Ne pensez-vous pas que je lui aurais déjà botté le cul s'il n'avait pas été parfait pour elle?"

Le sourire de Charlie s'agrandit et il se leva pour l'aider en même temps qu'Emmett. Il foudroya Em du regard qui recula immédiatement. Je craquai. J'avais reçu du soutien à contrecœur mais il semblait qu'Emmett ait du travail à faire. Charlie s'approcha d'elle et prit la nourriture, la posant sur le comptoir avant de la prendre dans ses bras. "Rose! Où étais-tu ? Tu nous as manqué!"

Rose nous sourit par-dessus son épaule et agita ses sourcils vers Bella qui secoua la tête. "J'ai dû me défendre contre un trou du cul dans la pizzeria. Il m'a fallu plus de temps que prévu pour sortir de là."

Charlie recula, un regard féroce sur son visage. "Qui t'a harcelé ?"

Rose rit et embrassa sa joue. "Personne ne m'embête, Charlie. Ne le savez-vous pas encore ? Il y avait juste une nuisance dont j'ai dû me débarrasser." Elle dit quelque chose qui ressemblait étrangement à Newton à Bella. Elle soupira et je me dis que j'avais raison.

"Hé, Em, et si on allait chercher d'autres pizzas ? Je ne pense pas qu'il y en ait assez," suggérai-je.

"Edward, pas besoin de faire ça…" Bella me serra la main.

"Ouais, pourquoi pas?" Il se tint de nouveau debout et se dirigea vers Rose. "Chef, monsieur, officier, el presidente, serait-il possible pour moi de dire bonjour à ma copine?"

Je ricanai au ton pleurnichard d'Emmett. Je n'étais pas le seul à avoir peur du père de Bella.

"Que considères-tu comme un bonjour? Ce que ton frère a fait?" exigea-t-il. Merde. Il n'allait jamais me laisser oublier cela.

"Papa, c'est moi qui l'aie fait," intervint Bella, ce qui lui valut un regard brûlant.

"Non, monsieur. "Je ne considère pas ça comme convenable du tout." Rose riait follement et avait la tête sur l'épaule de Charlie, se réjouissant du malheur d'Emmett. Je devais admettre que je le faisais aussi. Mes parents et Sue riaient tous et Alice avait l'air ravi.

"La dernière fois Rose et toi avez été interrompus par un flic, vous étiez beaucoup moins convenables, si je me souviens bien," dit Alice. Emmett pâlit et Rose ricana.

"Bon sang, Alice, pourquoi parles-tu de ca?" demanda-t-il, l'air malheureux.

"Peut-être parce que tu parles de Jasper toutes les cinq minutes, espèce d'abruti ! Tu l'as bien mérité."

"C'est vrai, Emmett," dit maman. Papa secoua juste la tête.

"Vous êtes au courant?" demanda Charlie à mes parents.

Maman sourit et hocha la tête. "Il me dit à peu près tout, sauf quelques arrestations."

"Qu'est-ce que tu as fait?" demanda Charlie à Emmett.

C'était à Emmett de transpirer, le crétin. Au moins Bella était entièrement vêtue.

"Rien, bien sûr. Un officier amical nous a vus, garés dans un parc d'état après les heures d'ouverture et nous a demandé de partir. On avait perdu la notion du temps..." Les yeux d'Emmett s'écarquillèrent. "On ne faisait rien, on parlait, c'est tout. Rose est une femme fascinante… ce que vous devez savoir, j'en suis sûr."

"Oh, je le sais…" dit Charlie. Les épaules d'Em se détendirent un peu. "Et j'en sais plus que j'en voudrais sur toi, y compris à quoi ressemble ton cul." Nous rîmes tous et Em avait l'air malheureux. "Je doute donc que vous discutiez du temps, de politique ou de médecine avec ma brillante Rose."

"Eh bien..."

"C'était une femme flic, Charlie. Il a flirté avec elle juste devant moi." Rose sourit malicieusement alors qu'Emmett avait l'air de vouloir disparaitre.

"Tu as flirté avec une autre femme devant Rose?" demanda-t-il, en lui lançant un regard furieux.

"J'essayais de nous empêcher d'être arrêtés! Et votre précieuse Rose a failli la frapper! Vous devriez être content que j'aie fait ce que j'aie fait."

La moustache de Charlie frémit avant qu'il ne se mette à rire. "Tu as réussi à flirter pour ne pas avoir une amende et à empêcher celle-là d'agresser un officier? Peut-être que tu n'es pas complètement inutile après tout."

La bouche d'Emmett s'ouvrit et se ferma plusieurs fois. "Merci… je crois ?"

"Je garderai un œil sur toi malgré tout," avertit-il. Il relâcha Rose et la poussa dans la direction d'Emmett.

Mon frère, hilare, tendit la main à Rose et inclina un peu la tête. "Qu'est-ce que tu fais?" demanda-t-elle, le tirant vers elle et lui donnant un baiser. Les yeux bleus grand ouverts d'Emmett étaient sur Charlie mais il n'avait pas l'air d'être plus découragé que ça.

Ils se séparèrent et il conduisit Rose jusqu'à mes parents. "C'est maman et papa," lui dit-il. "Maman, papa, c'est ma Rosie." Ils se mirent debout pour serrer Rose dans leurs bras. Elle se raidit un instant mais ensuite elle passa ses bras autour de maman.

"Merci," dit-elle.

"Merci de nous laisser faire partie de quelque chose d'aussi important. On ne manquerait ça pour rien au monde." Maman la relâcha et Rose embrassa papa aussi. Je jure que je vis des larmes quand elle recula mais elle sourit et les fit disparaître en clignant des yeux.

"Nous sommes excitées que vous soyez là. Désolé le dîner sera un peu tardif. Et nous avons gardé une bouteille de Cristal si vous voulez plutôt que de la bière."

"Nous prendrons la même chose que vous," lui dit maman.

"Rose c'est Sue." Charlie tira la femme tranquille sur ses pieds.

Rose lui serra la main et sourit. "Ravie de vous rencontrer. Alice a dit que vous preniez bien soin du chef."

Sue sourit. "Je fais de mon mieux. Il mange des légumes quelques fois par semaine à présent, au moins."

Rose fit un large sourire. "Bien. Nous voulons le garder longtemps encore. Est-ce que les oignons et les poivrons sur les pizzas comptent comme des légumes?"

Sue rit, "Non mais nous pouvons faire une exception ce soir."

"Ce soir, nous faisons la fête!" déclara Rose et nous le fîmes.

WWS

"Alors les filles vous avez tout?" demanda maman alors que nous nous installions après le diner. J'espérai et priai pour que cette soirée se dépêche de se finir. Eh bien au moins la partie parentale de la soirée. J'avais des projets pour le reste. Des projets nus.

"Presque," répondit Bella. "Ces deux-là m'ont traînée dans les magasins chaque fois que nous faisions une pause dans les révisions." Des achats? Pour quoi? De bonnes choses j'espère.

Rose rit. "Il y a autre chose que les études, Bella. Nous avons besoin de faire des pauses."

"En parlant de ça…" marmonna Charlie. "J'ai quelque chose pour vous trois. Laisse-moi juste aller le chercher."

Je lançai un regard à Bella et elle haussa les épaules. "On donne les cadeaux maintenant? Carlisle!" Maman fit un signe et il partit chercher ce qu'ils avaient apporté. Et bien… merde. J'avais quelque chose sur moi, je pourrai le lui donner maintenant.

Charlie et papa revinrent en même temps, riant et trainant deux sacs entre eux. "Allez-y," dit papa à Charlie.

Il posa la valise près de Bella. "J'ai pensé qu'elle pourrait t'être utile pendant les vacances. C'est censé être la mieux, elle voyage bien et…" il s'arrêta quand Bella le serra dans ses bras.

"Merci papa. Elle me sera très utile."

"Bien, bien alors. Je ne suis très pas très bon pour les cadeaux alors j'ai pensé que vous pourriez vous acheter ce que vous vouliez." Il ouvrit la poche et en sortit trois enveloppes et en donna une à chaque fille. " C'est pour vos vacances aussi, ce n'est pas beaucoup mais j'ai pensé que vous pourriez vous en servir là-bas."

Elles l'entourèrent puis le serrèrent dans leurs bras et l'embrassèrent toutes les trois. "Tu n'aurais pas dû, papa."

"Je vais laisser partir mes filles à l'étranger sans argent?" Il me regarda et haussa les épaules. "Je sais qu'il a de l'argent mais tu ne devrais pas vivre à ses crochets et dans tous les cas avoir ton argent."

"Tu es incroyable Charlie. Tu n'avais pas à nous faire de cadeaux," lui dit Rose.

"Bien sûr que si." Il fit un signe de la main, le visage rouge. "Amusez-vous bien et ne vous mettez pas dans les ennuis." Il fit un signe vers Emmett qui le regardait avec méfiance.

Maman se mit à rire alors qu'elle ouvrait le sac que papa avait amené. "Je vais commencer par Alice et Rose puisque nous leur avons pris la même chose." Elle tendit un paquet enveloppé aux deux filles et elles la remercièrent avant de l'ouvrir.

"Oh oui, trop cool!" Et Rose sortit un stéthoscope. "Il est gravé. Mon nom et la date d'obtention de mon diplôme."

"Le mien aussi! Merci beaucoup, Mme et M. Cullen." Alice les étreignit et ça fit rire ma mère.

"Je t'en prie, appelle-moi Esmée. Et c'est avec plaisir. Rose, nous avons quelque chose d'autre pour toi."

Mon père lui tendit un sac noir de médecin. Il n'était pas neuf, ça c'était clair. Il avait des égratignures et semblait un peu usé. "Ça c'est mon premier sac de médecin. Esmée me l'a offert quand j'ai eu mon diplôme et nous voulions que tu l'aies."

"Oh seigneur," arriva à dire Rose, les larmes aux yeux. "C'est… personne ne m'a jamais rien donné qui signifie autant. Merci, merci beaucoup." Elle passa ses bras autour de mon père et il sourit à ma mère en lui rendant son étreinte. Maman eut droit au même câlin et elle murmura quelque chose à l'oreille de Rose. Rose se recula, en souriant et en en essuyant ses larmes. "Il m'a dit que vous pouviez être comme ça mais je ne m'étais pas laissée le croire. Vous êtes merveilleux, merci."

Maman rit et repoussa ses cheveux de son visage. "Tu fais partie de la famille maintenant et finalement nous aurons un autre médecin... Nous en sommes ravis." Elle se tourna vers Bella et lui tendit un paquet. "Bon diplôme ma douce."

Je n'avais aucune idée de ce que maman lui avait acheté mais je connaissais l'autre partie du cadeau. Heureusement Bella l'aimerait. Je ne pouvais pas imaginer qu'elle ne le fasse pas. Elle l'ouvrit et haleta. "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur? La première édition? C'est très beau." Elle le mit contre sa poitrine comme si c'était quelque chose de très précieux. Je dus sourire, elle était tellement mignonne. "Ça doit valoir une fortune. Je ne peux pas…"

"Tu peux et tu dois. Il était à moi. Mon livre préféré. Mes parents me l'ont offert il y a des années et je veux que tu l'aies," lui dit ma mère. Ma mère passa ses bras autour d'elle et la remercia encore et encore. Ensuite elle fit de même avec mon père.

Maman lui sourit. "Je le voulais pour quelqu'un qui aime lire autant que moi et les garçons ne mettent leurs nez que dans leurs scripts, des magazines de fille ou de la science fiction." Elle fronça le nez et ça fit rire Bella. " Et s'il te faut un endroit pour le stocker, nous avons de la place pour toi…" Elle tendit une photo à Bella, celle de la bibliothèque qu'elle avait passé le mois dernier à installer chez moi. "C'est chez Edward, c'est de notre part à tous, un endroit où tu puisses lire ou travailler ou autre chose." Il y avait un grand bureau moderne, une cheminée, un canapé et des chaises confortables. En voyant l'expression sur son visage je compris que c'était un rêve qui prenait vie pour Bella.

"Vous m'avez offert toute une pièce?" demanda Bella, en nous regardant fixement. Je regardai son père qui souriait, merci seigneur. J'avais eu peur qu'il déteste qu'elle ait un endroit chez moi.

"Une bibliothèque. Il n'y a pas d'éditions originales mais j'ai essayé d'avoir une bonne collection de classiques ainsi que des nouveautés," lui dit maman. Et Bella serra un peu plus mes parents dans ses bras.

"J'adore! Regarde papa, une bibliothèque!"

Il hocha la tête. "C'est une très jolie pièce Bells, ça a l'air génial." Il regarda mes parents. "Merci, je… simplement merci."

Bella courut vers moi et me serra fort. "Tu savais tout ce temps et tu ne m'as rien dit?"

Je ris. "Quel genre de cadeau ce serait si je t'en avais parlé...? Maman avait besoin d'avoir quelque chose à faire pendant que nous étions partis. C'était son idée alors j'ai juste fourni la pièce."

"Tu m'as donné beaucoup plus que ça," murmura-t-elle avant de m'embrasser tendrement. Merde. Quand allaient-ils partir?

"Rosie mon cadeau pour toi est privé," annonça Emmett obtenant un nouveau regard noir de Charlie. Je ricanai. Au moins je pouvais donner le mien devant tout le monde. "Mais j'en ai un que je peux te montrer maintenant." Il enleva sa chemise… et putain un silence de plomb s'installa puis je le vis… C'était une rose et son nom tatoué sur son cœur. C'était génial, la rose rouge éclatait. La tige s'enroulait autour d'un cœur avec son nom écrit en noir.

"Putain," réussit à dire Rose, déglutissant difficilement. "Je l'aime Emmett."

"Remets ta chemise mon garçon, on n'est pas dans une salle de sport," lui dit Charlie en fronçant les sourcils. Maman et papa rirent en secouant la tête et Sue avait l'air un peu étourdie. Oh mec!

"Désolé," il la remit rapidement alors que Rose laissait échapper un petit gémissement qu'heureusement personne d'autre que Bella et moi n'entendit. Oui… il allait falloir que les parents partent rapidement.

"Alice, Edward et moi n'étions pas sûrs de quoi t'offrir et il ne voulait pas que je te donne de l'argent pour une caution ou des couches pour ton prochain prétendant…" grogna-t-il quand elle le frappa. "Alors nous avons trouvé ça." Il lui tendit une carte cadeau. "Je suppose que beaucoup d'infirmières ont des problèmes de chaussures ou autres trucs, c'est ce que papa a dit et c'est le bon endroit pour trouver tout ça."

Les yeux gris d'Alice s'écarquillèrent. "Tu m'as offert quelque chose de gentil… et d'utile?"

Emmett haussa les épaules. "Oui, oui je suppose."

Elle lui sauta dessus et il l'attrapa pendant qu'elle l'étreignait. "Je ne t'aime toujours pas," lui dit-elle en le faisant rire.

"Je vois ça."

"Mais je t'aime comme un grand frère ennuyeux."

Il sourit et ébouriffa ses cheveux. "Je savais que c'était le cas! Je t'ai dit que tu m'aimais."

"Et maintenant je ne le fais plus." Elle essaya de se dégager mais il tint bon. "Merde, j'ai besoin d'aller embrasser le frère le moins ennuyeux."

Je souris. "Tu peux m'en devoir une."

"Bien," elle soupira et s'installa dans les bras d'Em.

"Je suppose que c'est à moi." Je mis la main dans ma poche et en sortis une petite boite. Les yeux de Bella s'écarquillèrent un peu en la voyant. Je souris. Comme si j'allais faire ma demande en mariage devant une salle pleine de gens? Non, j'avais des projets pour ça mais je nous donnais un peu de temps à tous les deux, avant de lui en parler. "Pour le professeur," lui dis-je en le lui remettant.

Ses mains tremblaient un peu en regardant la boîte mais elle prit une inspiration et l'ouvrit. Sa bouche forma un petit "oh" de surprise et puis elle fit un sourire éclatant. "J'adore ça!" Elle m'embrassa et je lui rendis son baiser, sans m'inquiéter de nos parents.

"Excusez-moi mais peut-on voir ce que tu lui as offert ?" demanda Rose.

Je gloussai pendant que nous nous séparions. Bella sortit le collier de la boîte et le tint en l'air. "C'est une pomme en pendentif."

Rose ricana. J'avais le sentiment qu'elle savait ce que la pomme signifiait pour nous.

Le gars de Cartier avait été un peu amusé par ma demande mais ils avaient fait une pomme rouge vraiment mignonne en rubis et émeraudes. Je l'avais faite personnaliser avec un B en diamants incrusté dans la pomme.

"C'est magnifique!" s'exclama Alice.

"Vraiment adorable," dit Sue. Charlie grognait un peu. Mes parents l'avaient récupéré pour moi, alors ils l'avaient déjà vu.

"Peux-tu me le mettre?" demanda Bella. Je repoussai ses cheveux sur le côté et ouvris le petit fermoir, ce qui était extrêmement difficile, laissez-moi vous le dire... Je réussis à le mettre autour de son cou et à le refermer avec des difficultés mineures. Au moins, je n'avais pas eu à demander de l'aide à ma mère.

"J'adore ça. Je t'aime. Je t'aime. Merci." Je l'embrassai à nouveau, rapidement cette fois pour que personne ne nous crie dessus.

"Eh bien, sur ce, je pense qu'on ferait mieux d'aller à l'hôtel." Maman, qu'elle soit bénie, me fit un clin d'œil en ramassant son sac.

"Charlie, Sue, êtes-vous prêt à partir ? Je pensais qu'on pourrait aller boire un verre à l'hôtel?" Ma mère était une sainte. Sérieusement. Ils avaient besoin de graver sa photo sur la lune ou quelque chose comme ça.

"Bien sûr," Sue était d'accord alors que Charlie avait l'air en conflit.

"Génial!" Ma mère lui prit le bras et l'entraîna vers la porte. "Nous serons ici de bonne heure afin de pouvoir vous voir... avant la cérémonie. Bonne nuit les enfants." Elle nous embrassa tous sur la joue.

Charlie se tenait debout et regardait sa petite-amie qui battait en retraite et ma mère. "Ma femme n'acceptera pas un non comme réponse. Il est préférable de venir avec nous."

Charlie nous jeta un coup d'œil à Bella et moi puis à Emmett et Rose. Il soupira et redressa ses épaules. "D'accord, je suppose, bonne nuit alors." Ses yeux transpercèrent les miens une fois de plus avant qu'il ne se tourne pour se diriger vers la porte.

"Pauvre papa, il déteste que sa petite fille soit sur le point d'être ravagée par la star de cinéma," dit Rose en riant lorsque la porte se referma.

"Tais-toi, Rose," marmonna Bella.

"Ouais, la ferme Rose," lui dit Emmett, en la jetant par-dessus son épaule et en lui tapant sur le cul. "Qu'est-ce qui t'as pris de parler du flic au chef ? Il voulait déjà me tuer avec Alice qui me jette aux lions mais toi aussi, bébé?"

"Tu as besoin d'avoir peur de temps en temps. Maintenant, emmène-moi dans la chambre et laisse-moi m'amuser avec mon tatouage."

"Au revoir!" cria Emmett, en sortant de la pièce en courant.

Alice soupira. "Pourquoi ma chambre doit-elle être à côté de la sienne ?" Elle nous regarda et sourit. "Non pas que le vôtre serait mieux, j'imagine. D'accord, je vais faire hurler ma chaîne stéréo toute la nuit."

Je lui fis un signe de main en dirigeant Bella vers sa chambre. Elle gloussa et me serra fort pendant qu'elle ouvrait la porte. "Enfin seuls!" Elle réussit à fermer la porte et je la poussai contre elle, l'embrassant fort. Elle se hissa une fois de plus et enroula ses belles jambes autour de ma taille.

"Je pense que nous avons déjà été ici avant," murmurai-je, la faisant rire alors que je l'embrassai et que posai mes mains partout sur son corps, en lui serrant le cul.

"Oui, il y a des heures et des heures. Beaucoup trop longtemps."

"Beaucoup trop longtemps," dis-je, en tirant son t-shirt par-dessus sa tête. Son soutien-gorge suivit rapidement et il y avait ces beaux seins.

"Dieu que tu m'as manqué. Et ça. Et ça." Je les pris en coupe alors qu'elle s'accrochait à moi avec ses jambes.

"Tu nous as manqué à tous aussi. Mon Dieu, Edward, touche-moi."

"Je le fais, baby. Tu aurais dû me dire que ton père était là."

Elle rit. "J'ai oublié. Je ne pouvais penser qu'à toi."

Je savais ce qu'elle ressentait. Je la portais jusqu'au lit et la couchai. Putain, tellement belle. Elle était à moitié habillée, ce que j'étais sur le point de rectifier. Je descendis le zip de son jeans et je l'enlevai, ainsi que ses sous-vêtements. Elle ne portait rien d'autre que le collier que je venais de lui donner. Elle était époustouflante. "J'ai besoin de toi," lui dis-je, en jetant ma chemise de côté.

Elle s'assit et déboutonna mon jeans. "J'ai besoin de toi aussi. Depuis si longtemps. Je meurs d'envie que tu me touches toute la nuit, Edward. S'il te plaît." Seigneur, comme si elle devait me demander? J'arrachai mon jeans et mon caleçon et les jetai quelque part, je me fichais de savoir où.

" Seigneur, oui," dit-elle quand elle me vit nu. Je me penchai vers elle et je l'embrassai. Ses mains étaient dans mes cheveux et son corps bougeait sous le mien. "Maintenant, bon sang." Ses jambes s'ouvrirent et j'étais là. Je sentais la chaleur humide. Je me positionnai à son entrée. Le son qu'elle fit, le petit gémissement de plaisir et de frustration m'excitèrent comme tout. Je poussai en une seule fois, ne prenant pas mon temps. Je ne pouvais pas. Les dernières heures n'avaient été que torture, j'avais enduré les regards de son père et de nos familles apprenant à se connaître.

"Oui!" cria Bella pendant que je glissai enfin à la maison. "Prends-moi, Edward. Fort. Rapide. Seigneur, s'il te plaît!"

"Tu n'as pas besoin de me le demander deux fois, baby." Je pistonnai vite et fort. J'accrochai ses jambes sous mes bras pour aller plus profond. Elle poussa ses hanches vers les miennes, en suivant le rythme, ses seins rebondissaient et sa bouche s'ouvrit dans le plaisir. Putain, c'est trop beau. Ça m'avait tellement manqué. J'avais pensé que je pourrais prendre mon temps mais non, pas cette fois. Après, oui, après je serai doux et aimant mais maintenant je devais l'avoir. Elle était si mouillée et chaude autour de moi. Je me sentais si bien après cinq semaines de rien d'autre que de la lotion froide et ma paume.

"Bella, c'est si bon," lui dis-je, en m'enfonçant plus profondément. Elle cria mon nom et je savais qu'elle était proche. Je soulevai un peu ses jambes et tapai contre le bon endroit. Elle cria en se serrant autour de moi. C'était super bien. Je vins alors qu'elle me serrait fort. Dieu merci. Je n'aurais pas pu tenir plus longtemps. Cela faisait trop longtemps.

Elle soupira et dit mon nom doucement alors que j'abaissai ses jambes et glissai hors d'elle. "Ça valait la peine d'attendre," me dit-elle, ce qui me fit sourire.

"Je t'attendrais éternellement s'il le fallait mais je suis si content de ne pas avoir à le faire."

Elle rit. "Moi aussi. Je suis si contente que tu sois là. Et je suis désolée pour mon père."

Je la rapprochai de moi et rencontrai ses beaux yeux. "Baby, tu n'as pas à t'excuser. Je suis presque sûr qu'il ne me déteste pas."

Elle sourit. "Je sais que non. Je ne pense pas qu'il doute de nous maintenant."

Je secouai la tête. "Je ne pense pas que ma mère le laissera faire."

"Ta mère est géniale. Je n'arrive pas à croire qu'elle m'ait donné son livre."

Je souris. "Elle voulait que Rose et toi vous vous sentiez comme faisant partie de la famille pour de vrai. Et vous le faites." Et tu le feras. Je vais officialiser ça. Un jour bientôt.

"Et maintenant j'ai une pièce chez toi."

"Toutes les pièces sont à toi. Sauf la chambre d'Emmett. Ne t'approche pas de celle-là."

Bella gloussa. "D'accord." Elle prit mon visage dans ses mains et m'embrassa doucement. "Je t'aime. Toujours."

La chaleur se propagea à travers moi à ses mots simples. "Je t'aime aussi. Toujours."

"Je ne veux plus jamais être séparée de toi," me dit-elle doucement. "J'ai détesté ça."

Mon cœur battait la chamade. C'était le moment. "Alors ne le fais pas. Reste avec moi."

Ses yeux scrutèrent les miens. "Dis-tu ce que je pense que tu dis?"

Je ris. "Si tu penses que je dis que je veux que tu restes pour toujours avec moi, alors oui. Tu peux suivre des cours en ligne ou demander le transfert en Californie ou je peux emménager ici si tu veux rester ici." Son sourire s'illuminait un peu plus à chaque mot que je prononçais.

"Je ne veux pas te dire au revoir ou à bientôt, à moins que ce ne soit le jour où je pars travailler et que rentre à la maison le soir. Ou vice versa."

Bella rit et m'embrassa. "Je le veux aussi. Mais je ne voulais pas que tu penses que je voulais que tu t'occupes de moi ou que je devais juste te suivre. Je veux dire que ça semble pathétique ou quelque chose comme ça et je déteste que ça semble comme ça mais..."

Je la fis taire avec un baiser. "Ce n'est pas ce qu'on dirait. Je veux que tu sois avec moi. Je peux être le pathétique si l'un de nous doit l'être. J'aime penser que nous nous aimons et que nous ne voulons pas passer des mois sans nous voir. Ça a l'air mieux."

"C'est le cas." Elle sourit. "J'avais peur de dire quoi que ce soit."

"N'aie jamais peur de tout me dire, baby. Je veux tout, le bon et le mauvais." Je touchai sa joue. "L'éternité commence maintenant."


...