Je ne possède aucun des personnages de la sérue TV.
Au départ, ce n'était qu'une opération banale, échanger un coffret ancien contre une mallette d'argent et boucler les trafiquants d'art sauf que Peter n'avait pas prévu un détail et que ce détail risque bien de changer la donne
Ce texte a été écrit dans le cadre des Nuits du FoF sur le thème "Echanger"
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
Bon et bien voilà ! ça devait arriver mais c'est la première fois qu'un texte pour les Nuits va donner naissance à une fic à chapitres. Alors voilà le premier chapitre !
Dans ce quatrième chapitre, Peter demande de l'aide à Mozzie avant de reprendre contact avec Keller.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
UN ECHANGE BANAL
chapitre 4 : Reprendre contact
Quand Mozzie fonça droit sur lui, Peter eut un mouvement de recul. Le petit homme paraissait bizarrement dangereux et une manœuvre de repli lui était apparue comme la tactique la plus appropriée.
- Vous l'avez laissé entre les mains de ce monstre ?
- Attendez, je…
- Keller a déjà tenté de le tuer et vous êtes en train de me dire qu'il est prisonnier de ce salopard et qu'il est blessé.
- Mozzie… Tenta de le calmer Peter.
- Il est blessé Peter ! Le coupa Mozzie hors de lui. Mon Neal est blessé ! Allez savoir ce qu'il est en train de lui faire ?
- Vous pensez que…
- C'est un monstre Peter. Bien sûr que je ne peux pas m'enlever ces images de la tête. Il est capable de le laisser se vider de son sang ou pire encore !
Mozzie marqua une pause avant de soupirer.
- Je l'aime vous savez… Je me suis attaché à lui dés que j'ai commencé à discuter avec lui. Il a cette candeur un peu particulière qui ne fait qu'on ne peut que s'attacher.
- Je sais. Je veux le sauver Mozzie. C'est moi qui l'ai envoyé là-bas. Je veux le sauver. Moi aussi je tiens à lui.
Mozzie hocha la tête. Il le savait bien que l'agent tenait à Neal, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'être inquiet.
OooooO
Ses amis avaient raison de s'inquiéter. Aux mains de Keller, Neal toussota doucement avant de trembler légèrement de douleur en ouvrant les yeux. Ce simple geste lui parut si difficile qu'il manqua de perdre connaissance. Sa vision était floue à cause du sang qui coulait de son arcade sourcilière blessée et il respirait mal. Ce n'était pas bon signe et le ricanement qui accompagna son geste, finit de le clouer sur place.
- Hey ! Qui ira dire que ta belle gueule n'est pas résistante !
Keller empoigna Neal par les cheveux le forçant à redresser la tête pour le regarder. Le jeune homme semblait totalement exténué, à bout de force, mais Keller s'en moqua.
- Est-ce que l'on reprend maintenant ?
Un frémissement parcourut le corps de Neal. Il n'aurait pas dû ouvrir les yeux. Il était exténué. Si Keller recommençait à le frapper pour tenter d'obtenir des réponses qu'il ne lui donnerait pas, il ne savait pas s'il pourrait tenir très longtemps. Il se sentait tellement faible, qu'il l'aurait presque supplié de ne plus rien faire, sauf que Neal refusait de lui donner cette satisfaction. Alors, il serra les dents, et murmura d'une voix rauque et étranglée pendant que le goût du sang remonta dans sa bouche.
- Je peux faire ça toute la journée Keller.
OooooO
Peter était nerveux. On le serait à moins de toute manière. Il venait de voler un objet dans un entrepôt du FBI pour le remettre à un psychopathe. Un dingue qui venait de lui envoyer trois fois une adresse différente pour l'empêcher de mettre en place un plan précis. Peter sentait l'angoisse monter en lui. Ce n'était pas un texto, c'est d'un coup de fil qu'il aurait eu besoin.
Ce qui le fit sursauter lorsque celui-ci arriva. D'un geste pressé, il décrocha.
- Allo !
- Burke ! Je sens un certain agacement !
- Cela fait une heure que vous me faites tourner en rond.
- Il fallait bien que je m'assure de ne pas tomber dans un piège du FBI.
- Ce n'est pas un piège !
- Bien. Je vais vous donner la bonne adresse.
- Je veux parler à Neal.
- Parler ?
- Je ne fais rien si…
- Je vais vous envoyer une photo.
- Non Keller, je…
Mais la vibration entre ses doigts l'interrompit. Peter cliqua sur la pièce jointe, découvrant Neal attaché sur une chaise, la tête en avant et les yeux clos. Son visage portait des marques de coups qu'il voyait malgré l'inclinaison de son visage et sa chemise était presque entièrement imbibée par son sang. Peter frémit et sentit les larmes lui monter aux yeux devant ce spectacle terrible.
- Vous n'êtes qu'un salopard !
- Oh, il ne faut pas parler de cette manière à la personne qui tient sa vie entre ses mains.
- Je ne sais même pas s'il respire.
- Oui, je vous comprends.
Peter entendit Keller faire deux pas puis il haussa le ton, faisant comprendre ce qui se passait à Peter.
- Hey ! Réveille-toi ! Debout Caffrey !
L'agent du FBI frémit.
- Non ! Laissez-le Keller !
- Vous voulez bien une preuve de vie ?
Il marqua une pause et recommença à crier.
- Caffrey !
Peter sursauta en percevant une gifle qui fut suivi par un léger gémissement.
- Ah c'est bien ! Lança Keller sur un ton joyeux. Réveille-toi Caffrey, on veut te parler !
Puis, il s'adressa à Peter.
- Je vais lui passer le téléphone, mais vous êtes sur haut-parleur.
Keller se pencha, posant le téléphone sur l'oreille de Neal.
- Allez Caffrey, essaie de ne pas t'évanouir tout de suite !
Neal gémit en clignant difficilement des paupières pendant qu'il perçut une voix… Une voix inquiète qui répétait son nom.
- Neal ! Tu m'entends ? Neal ?
- Peter… Articula avec difficultés le jeune escroc.
A l'autre bout du fil, son ami frissonna à la fois de peur et de joie. Il était heureux d'entendre sa voix, mais il était terrifié d'en comprendre toute la faiblesse.
- Je suis là Neal. Je vais venir te chercher et…
- Non, le coupa faiblement son ami. Ne lui donne pas ce qu'il veut.
- Neal…
- Il va te tromper et…
Neal se tut pour tousser. Parler lui donnait l'impression d'absorber toutes ses forces restantes. Il était épuisé et à bout de forces. Mentalement, il rêvait de voir Peter venir le sauver et le prendre dans ses bras, mais il ne pouvait pas lui souhaiter de devenir la prochaine victime de ce monstre. Il serra les dents pour essayer de contenir sa toux et de ne pas l'inquiétait d'avantage, mais c'était trop tard.
A l'autre bout du fil, Peter était pétrifié par la peur que venait de déclencher en un instant la quinte de toux de son jeune ami parce qu'elle était pleine de douleur. Il était à bout. Keller était un monstre. Il devait le sortir de là.
- Accroche-toi Neal. Je vais te sortir de là. Tu m'entends ?
Mais cette fois ce fut la voix de Keller qui lui répondit.
- Est-ce que tu as conscience qu'il va falloir te dépêcher si tu veux tenir cette promesse Burke ? Demanda ce dernier en cramponnant Neal par les cheveux pour lui faire lever la tête, ricanant en voyant qu'il était de nouveau inconscient.
- Si tu le tues, je…
- Qu'est-ce que tu me feras, hein ? Alors arrête de parler. On se retrouve sur les quais ! Sauf si tu as une adresse, pour que je te fasse livrer son cadavre.
- Ne le menace pas.
- Je n'en ai pas besoin. Il ne lui reste pas longtemps. N'oublie pas le coffret ! Conclut Keller en raccrochant brutalement.
