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Chapitre 43 – La remise de diplômes

"Nous ne le disons pas à ton père aujourd'hui, si?" J'avais survécu à la première rencontre malgré notre présentation douteuse mais je n'étais pas sûr de survivre si Charlie Swan apprenait que sa fille ne retournerait pas à l'université à l'automne.

"Seigneur non? Tu es fou," demanda Bella en riant alors qu'elle était assise dans son lit. "Je lui dirai ça par téléphone quand je serai à des kilomètres et honnêtement je pense qu'il ne sera pas surpris mais je préfère ne pas risquer ça ou toi." Elle me caressa tendrement les cheveux et sourit.

Ça fonctionnait. "Ouais ne prenons pas de risque, quand tu lui diras je pense que vais demander à maman de contacter qui de droit et comme ça ils pourront signaler son passeport, juste au cas où…"

Elle rigola et secoua la tête. "Il ne va pas venir en Allemagne pour te pourchasser." Elle haussa les épaules à mon expression. "Bon il ne le fera probablement pas… Quels contacts à ta mère en Allemagne?"

Je tirai sur ses cheveux ébouriffés. "Avec ma mère on ne peut jamais savoir, Bella quand elle pensait que j'avais été kidnappé elle a mentionné des tueurs à gages et le FBI, j'ai appris à ne pas remettre ça en question."

Bella ricana. "Elle est géniale." Elle jeta un coup d'œil à l'horloge et grimaça. "Mais elle ne le sera pas assez si mon père arrive et nous trouve encore au lit."

J'étais sorti du lit avant même qu'elle ait fini la phrase. Elle rit de moi jusqu'à la douche. Bien sûr elle pourrait rire parce qu'il ne la tuerait pas. Il l'arrêterait probablement pour le reste de sa vie. C'était moi qu'ils trouveraient en train de flotter dans l'océan, victime d'un trafiquant de drogue en colère ou quelque chose du genre. Son père avait probablement accès à des saisies de drogue et il pourrait me bourrer les poches de cocaïne. Ensuite je serai mort et toxicomane. Hollywood me pleurerait pendant cinq minutes avant de revenir à spéculer sur qui sortait avec qui, qui divorçait et qui était gay. Ou quelque chose dans ce genre.

Je rejoignis presque Bella sous la douche mais ce serait pire que s'il nous trouvait au lit ensemble. Au moins je pourrai toujours dire que j'étais en train de dormir. Je doute que Charlie prenne l'économie de l'eau comme bonne raison d'être nu et mouillé avec sa fille. Putain Bella mouillée et nue. Calme-toi Cullen. Tu vas l'avoir toute pour toi à partir de maintenant. Tu peux bien passer une journée entière avec son père. Peut-être. Dans le pire des cas s'il recommence à me lancer des regards noirs j'ai des milliers d'histoires sur Emmett. Je vais juste jeter mon frère dans la fosse aux lions comme il me l'a fait hier soir. La vengeance est une chienne.

J'enfilai mon caleçon et me frayai un chemin vers le salon. Il semblerait que nous ne soyons pas les seuls à être en retard. Je ramassai le sac que mon père avait aimablement monté hier soir quand il était allé chercher les cadeaux. J'avais apporté mon costume préféré pour le grand jour de Bella. Je retournai dans sa chambre et gémis en voyant son dos nu pendant qu'elle enfilait une petite culotte noire. "Tu essaies de me tuer?"

Elle rigola en se redressant. "Non j'essaie de m'habiller pour sembler douce et virginale quand mon père arrivera."

Je soufflai et obtins juste qu'elle jette son soutien-gorge sur moi. Je l'enroulai autour de mon doigt et lui souris. "Tu ne paraissais pas virginale hier soir quand tu m'as supplié de te baiser." Ça me valut un regard mauvais. "Tout ce que j'aie à faire c'est lui montrer ça et il saura que tu n'es plus toutes ces choses…"

Bella leva la main, je soupirai et le lui rendis. "Comme si tu allais montrer mon soutien-gorge à mon père. Papa et moi aimons maintenir nos illusions. Ce qu'il ne sait pas ne peut pas nous blesser, ni l'un ni l'autre." Oui, aussi important, moi. "Va te doucher, nous devons être là-bas à dix heures." Ensuite elle mit son soutien-gorge et c'est comme si j'avais été renvoyé. Merde.

Très bien alors. Je me rasai et douchai avant d'aller dans la chambre vide. C'était probablement pour le mieux. Nous avions fait l'amour trois fois hier soir et ce matin. Et j'avais prévu d'avoir des rapports sexuels pour fêter son diplôme ensuite. Alors je pouvais bien attendre jusque-là.

Je mis mon Armani noir avec une cravate violette que je portai pour symboliser les couleurs de l'université de Bella. Elle rentra alors que je la serrai en me regardant dans le miroir et elle haleta. Je souris en voyant son expression.

"Tu vois quelque chose qui te plait, amour?"

"Enfer, mon père va t'arrêter."

Il allait faire ça? Quoi? Putain qu'avais-je fait? "Pourquoi?" demandai-je, en regardant par-dessus son épaule pour voir si son père était là, les menottes à la main.

"Ça devrait être illégal d'être si beau," marmonna-t-elle, en s'approchant pour arranger ma cravate.

Je soupirai de soulagement. "Tu m'as vraiment fait peur baby. Ce n'est pas gentil…" Mais j'étais content d'être beau. Elle le pensait aussi. L'expression sur son visage allait nous valoir des ennuis. "Bella il faut que tu arrêtes de me regarder comme ça ou alors tu vas rater ta remise de diplôme." C'était une mauvaise idée, pas vrai? Il y avait une raison pour laquelle elle ne pouvait pas mais il fallait que je lutte pour repousser cette idée quand elle me regardait comme ça, comme si elle voulait me dévorer. Ce n'est pas quelque chose que je rejetterais normalement.

"Je n'y peux rien, tu es magnifique."

Je souris et passai mon doigt sur sa joue. "Toi aussi." Et c'était vrai. Elle portait une robe noire simple qui montrait son corps à la perfection. Et elle portait aussi pour mon plus grand plaisir le pendentif que je lui avais offert hier soir.

Elle me rapprocha en me tirant par la cravate et mes lèvres furent sur les siennes. Putain. Si bon… à chaque fois. Me fatiguerai-je de l'embrasser? Ça n'arrivera jamais. Elle avait un goût sucré, parfait et doux. J'aimais le sucré c'était bien connu alors c'était normal qu'elle ait ce goût de sucrerie.

"Allez arrêtez vous deux! Maman a appelé. Ils arrivent." Emmett sourit depuis la porte. "Il faut que vous vous calmiez un peu avant que le marathon des questions ne recommence."

Je soupirai et relâchai Bella. "Peu importe. Tu as plus de problèmes que moi."

Il haussa les sourcils. "Je sais. Putain? Pourtant c'est toi qui es avec sa fille. Je suis juste de la distraction… De toute façon c'est pour toi que ça devrait être pire."

"Peut-être que tu aurais dû y penser avant de te faire arrêter un million de fois," lui dis-je, en tendant ma main à Bella. Elle la prit et nous allâmes dans le séjour. Alice était habillée en violet ce qui correspondait à ma cravate et Rose n'était nulle part.

"Ce n'est pas un million. Et tu ferais bien d'être gentil avec moi ou alors je ne vais pas t'aider aujourd'hui."

"Ce qui signifie?"

"J'ai un plan, petit frère. Tu verras…" Il fit un sourire machiavélique alors que Rose fit son entrée. Elle portait une robe sirène rouge. C'était parfait. "Putain, sexy, comment suis-je censé garder mes mains loin de toi en sachant ce que tu portes là-dessous?" demanda Emmett.

"Je peux aider pour ça," fit une voix rauque depuis le couloir. Emmett marmonna un juron alors que Charlie faisait son entrée. "Vous ne devriez pas laisser votre porte ouverte," dit-il en tripotant sa cravate, l'air renfrogné. Sue l'arrangea et il la remercia.

"J'ai ouvert pour que vous puissiez entrer," pépia Alice en courant vers Charlie pour l'embrasser.

"Bon d'accord," lui dit-il en lui tapotant le dos. "Vous êtes très belles, les filles."

"Merci papa." Bella le serra dans ses bras et l'embrassa sur la joue et Rose fit de même.

"Charlie," murmura Sue en lui donnant un coup de coude et en lui tendant trois bouquets colorés.

"Ok euh, euh on vous a amené des fleurs les filles," marmonna Charlie. Ses joues étaient roses alors qu'il tendait les tulipes multicolores.

"Oh papa," murmura Bella, le serrant à nouveau dans ses bras. "Merci elles sont très belles."

"Oui elles le sont vraiment, Charlie je vais les mettre dans l'eau. "Alice prit les bouquets et se dirigea vers la cuisine. Elle ressortit une minute plus tard avec trois vases et les posa sur la table basse. "Vraiment adorables," leur sourit-elle.

Bella serra Sue dans ses bras et l'embrassa sur la joue. "Merci. Je sais que c'était ton idée."

Sue rit. "Bon, il voulait vous donner quelque chose mais il ne savait pas quoi alors je lui ai proposé des fleurs. C'est le geste qui compte…"

"Merci Charlie," dit Rose en lui faisant un bisou bruyant sur la joue et ça le fit rougir encore plus. Emmett marmonna quelque chose. Je ris parce qu'il était jaloux. "Merci Sue."

"Ne sont-ils pas mignons? Carlisle, regarde ce que Charlie et Sue ont amené aux filles!" Mes parents étaient là, merci seigneur. Mon père fit des bruits d'appréciation en voyant les fleurs comme si ça le préoccupait vraiment pendant que maman disait bonjour aux filles. "Regardez comme vous êtes tous beaux! Laissez-moi prendre des photos!"

Et il fallut poser pendant un bon moment. Bella et moi, Emmett et Rose, Alice, Bella et Rose, Charlie et les filles, Charlie, Sue et les filles, maman et papa avec les filles, maman et papa et les autres couples. Ça dura et juste au moment où on croyait que c'était fini, les parents d'Alice arrivèrent et rejoignirent la danse.

Célia et Hawk Brandon étaient des gens charmants. Nous eûmes un premier moment étrange quand ils me reconnurent mais Alice les rassura et dieu merci ils agirent normalement assez rapidement.

"Il faut qu'on y aille," me dit Bella. "Nous sommes censées y être une bonne heure avant que ça commence. Je vais conduire avec Rose et Alice. Et on se retrouve quand c'est fini?"

Oui, c'est ce qui était prévu cependant je commençais à être nerveux de ce qui pourrait se passer pendant la cérémonie. Si ça se passait dehors j'aurai pu mettre des lunettes de soleil et un chapeau et essayer de passer inaperçu mais c'était dans un auditorium et j'attirerais l'attention sur moi si je le faisais. "Bien sûr baby." Elle m'embrassa et les filles partirent.

"Je suppose que nous devrions y aller aussi," décida Charlie quelques minutes après leur départ.

"Juste une seconde chef," dit Emmett en levant une main. "Nous devons parler stratégie."

"Stratégie?" demanda madame Brandon l'air perdu.

"Oui Edward va sortir et vous pouvez l'imaginer, quelqu'un va le remarquer, il faut tout prévoir. Puisqu'il n'a pas voulu suivre mon conseil de se raser la tête ou de porter une perruque, nous devons nous attendre à ce qu'il se fasse remarquer et comment le gérer."

Je levai les yeux au ciel en me souvenant des suggestions d'Emmett sur les façons dont je pourrai passer inaperçu y compris porter l'uniforme de la mascotte de l'université. "Que penses-tu que nous devrions faire?"

"C'est simple," dit Emmett. "Il y a énormément de diplômés aujourd'hui donc il y aura forcément un Cullen dans cette liste ou un Collins, Colon ou autre chose de ce genre, nous allons l'encourager ainsi les gens penseront que c'est pour lui que nous sommes venus."

Ce n'était pas terrible comme idée. "Mais je veux aussi encourager les filles."

Emmett me fit un sourire éclatant. "Très bien Eddie. Bien sûr que nous le ferons. Alors nous arriverons après vous les gars et j'entamerai une conversation avec vous." Il s'adressait à Charlie, Sue et les Brandon. " Je parlerai de vos enfants Charlie, vous nous parlez de Bella et de Rose… et vous nous parlerez d'Alice. Vous nous dites quand elles arrivent et nous les encouragerons aussi."

C'était une bonne idée. Mieux que toutes celles que j'avais, je supposais. "Cela pourrait fonctionner mais nous attirerons beaucoup d'attention sur nous."

"Peu importe Edward, les gens vont te remarquer… la mère d'Alice a dû essuyer la bave sur son menton quand elle t'a vue, désolée Mme Brandon mais c'est vrai."

Seigneur. La mère d'Alice était toute rouge et son père semblait gêné aussi. "Tu n'as aucune éducation mon garçon?" demanda Charlie.

"Je dis ce que je vois, Chef. C'est pour ça que j'ai des ennuis de temps en temps." Emmett sourit. "Désolé, Mme Brandon. Pour ce que ça vaut, Alice voulait aussi lui sauter dessus. Maintenant, elle est amoureuse de moi."

"Emmett, va droit au but," ordonna ma mère, le regardant fixement.

Em se ratatina un peu sur lui-même. "Eh bien, je pensais l'avoir fait mais..."

"Crache le morceau, fiston," lui dit papa.

"Les gens vont remarquer Eddie quoi qu'il fasse alors il doit agir normalement. Il est ici pour voir un membre de la famille recevoir son diplôme, point final. On encouragera nos filles à travers vous les gars et ensuite on le sortira de là avant elles. J'imagine que certaines personnes l'approcheront mais j'espère que ce ne sera pas trop mal."

Tous les yeux se tournèrent vers moi et je haussai les épaules. "C'est ce que c'est. Je préférerais que les gens pensent que je suis là pour un Cullen au hasard plutôt que pour Bella en ce moment. J'aimerais qu'elle puisse visiter l'Europe sans se soucier de la presse. Nous publierons son nom si besoin est mais ça vaut le coup d'essayer de jouer l'angle familial."

"D'accord. C'est ce que nous ferons alors. Allons-y et trouvons de bonnes places," suggéra maman.

"Je conduis!" dit Emmett. Papa rit et lui jeta les clés.

Charlie secoua la tête. "Nous irons avec Célia et Hank."

"Vous me vexez, Charlie," soupira Emmett.

"Pas encore mais la journée commence à peine," lui dit Charlie en guise d'adieu. Emmett fronça les sourcils et nous partîmes tous. Je verrouillai la porte avec les clés que Bella m'avait données. Il était temps. On allait bien voir.

WWS

"Tu es prêt, Edward?" demanda maman, me regardant anxieusement. Emmett s'arrêta à l'extérieur de l'auditorium. Il y avait des étudiants avec leur toge universitaire mais la majorité d'entre eux ne semblaient pas être à l'extérieur.

C'était une bonne chose.

"Je suis prêt." Nous avions quitté Berlin en douce, au milieu de la nuit, de sorte qu'aucun paparazzi n'ait eu vent de mon départ, heureusement. J'allais devoir m'inquiéter des gens normaux aujourd'hui, même s'ils pourraient être pires. Je pourrais entrer dans un restaurant et dans la minute, un million de gens sur Twi*tt*r le sauraient. Les paparazzi, au moins, n'aimaient pas partager jusqu'à ce qu'ils soient payés.

Je mis mes lunettes de soleil et je sortis de la voiture avec le reste de ma famille. Charlie et les autres se dirigèrent vers la salle donc nous y allâmes aussi. Je sentis des yeux sur moi et j'entendis la première exclamation, suivie d'un chuchotement excité.

Emmett se déplaça sur le côté d'où venait l'exclamation, prêt à intervenir. Je gardai la tête baissée et ne regardai personne dans les yeux. Ils nous attendaient à l'intérieur et quand Charlie nous vit, il se dirigea vers les gradins. Nous les suivîmes, en restant un peu en arrière. Emmett commença répéter qu'il était très excité de voir notre cousin diplômé. J'espérais juste qu'on ait un faux cousin qui fasse l'affaire.

"Nous pourrions aussi acclamer les Platts," suggéra-t-il. Ce n'était pas une mauvaise idée. Le nom de jeune fille de maman, donc si quelqu'un cherchait une preuve ça passerait. Dommage qu'il n'y eût pas de Smith dans notre famille. Ou un Thompson ou quelque chose comme ça. Davis, il y en a toujours eu des tonnes de ceux-là.

"Oh mon Dieu, c'est Edward Cullen!" L'exclamation résonna alors que je remontais les gradins. Putain. Elle avait l'air d'avoir seize ans et le téléphone était sorti. Maudits téléphones… que j'aimais habituellement parce que ma copine s'en servait pour m'envoyer des photos suggestives mais pas aujourd'hui.

Mon père essaya de lui bloquer la vue mais il était probablement déjà trop tard. Charlie était assis et nous prîmes place dans la rangée derrière. Les gens me regardaient fixement et quelques-uns me montraient du doigt. Je gardai mes lunettes de soleil pour l'instant. Et alors si j'avais l'air d'un con?

Au moins, ça me donnait l'impression d'être distant.

"J'espère que tu n'as pas besoin de pisser," me dit Emmett en recevant une tape à l'arrière de la tête de maman. "Oh! Je dis ça comme ça, c'est tout, il va se faire massacrer s'il va quelque part seul."

"Tu iras avec lui," lui dit maman.

"Quoi, on est des filles ?" demanda Emmett mais il s'arrêta voyant la tête de maman. "Alors, on est des filles. Retiens-toi, Eddie."

"Je n'ai pas besoin de pisser, idiot!" craquai-je.

"Regarde…" chuchota Emmett. Il tapa sur l'épaule de Charlie. "Hé! Je suis Emmett Cullen, comment allez-vous ?" Il tendit une main, forçant Charlie à la serrer. Ses yeux bruns étaient déjà ennuyés. Super. "Qui êtes-vous et qui êtes-vous venu voir aujourd'hui ?"

"Je suis Charlie Swan et je viens voir ma fille, Bella et ses amies, Rose et Alice."

Emmett roulait des yeux mais gardait un sourire éclatant sur son visage. Il parlait à peu près deux fois plus fort que ce qui était nécessaire. "Rose, hein? C'est un nom pour une fille sexy. Est-elle aussi belle qu'elle en a l'air?"

Je ricanai pendant que Charlie foudroyait mon frère du regard. "Elles sont toutes très belles et toutes trop bien pour des gens comme vous."

"Je n'en doute pas, M. Swan mais on ne sait jamais, l'une d'entre elles pourrait avoir pitié de moi. Nous sommes ici pour voir notre cousin." Sa voix était quatre fois plus forte maintenant. Pourquoi n'avait-il pas fait faire une fausse bannière avec un blanc pour mettre un nom… ça me dépassait. Odieux personnage. Mais il faisait de son mieux pour distraire les gens de Bella, alors je devais l'admirer pour cela. Je comptai au moins sept téléphones et appareils photo dirigés dans ma direction.

"Si l'une d'elles le faisait, je suis sûr qu'elle se lasserait de vous très vite," répondit Charlie.

Emmett rejeta sa tête en arrière et rit. "Vous n'avez pas encore succombé à mes charmes, Charlie." Il poussait le bouchon parce qu'on était en public et qu'il savait que Charlie ne ferait pas de scandale.

"Dites-moi, Cullen, avez-vous déjà été soumis au taser pendant l'une de vos cinq arrestations?" demanda Charlie tranquillement, en jetant un coup d'œil à ma mère alors qu'il soulignait le nombre. Ses dents grincèrent. On avait encore des ennuis.

"Non, monsieur," Emmett leva les mains, les yeux grands ouverts. "J'aime bien les menottes mais vous pouvez garder votre taser."

"Nous verrons…" prévint Charlie sobrement.

"Peut-être pourriez-vous nous dire les noms des filles, qu'on puisse les applaudir?" suggéra Emmett haut et fort.

Sue sourit, jouant le jeu. "Isabella Swan, Rosalie Hale et Alice Brandon. Bella aura son diplôme en anglais, Rose est en pré-médecine et Alice en soins infirmiers."

Emmett lui fit un sourire pendant que Charlie se plaignait de trahison. "Merci, charmante dame. Est-ce que l'une de ces filles est votre fille ?"

Sue secoua la tête pendant que Charlie rougissait. "Non, je suis juste là pour soutenir Charlie et revoir Bella. Ça fait longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de la voir."

Emmett sourit. "Vraiment? Vous êtes sa petite-amie? Bien joué, mec, c'est une belle fille." Charlie avait l'air mortifié et ennuyé en même temps. Emmett était un vrai con. J'essayai de ne pas rire quand mon téléphone sonna dans ma poche.

Je le pris et souris en voyant que c'était un texto de Bella mais mon sourire tomba vite en lisant ses mots.

Tu as été démasqué. Tout le monde ici parle du fait qu'Edward Cullen est à la remise des diplômes. Certains pensent que tu es notre orateur, ce qui serait bien plus cool que le gouverneur.

Je soupirai et montrai le message à maman et Emmett. "Tu savais que ce serait comme ça," me rappela maman. Je le savais bien sûr. J'espérais juste pouvoir entrer et sortir sans exposer Bella.

Les nouvelles vont vite, n'est-ce pas, baby ? Em passe un bon moment à ennuyer ton père et j'essaie de ne pas me concentrer sur tous les appareils photos braqués sur moi.

"Dis quelque chose!"

"Non, toi dis quelque chose," siffla une deuxième voix derrière moi. Putain.

"Quelque chose!" explosa Emmett, faisant sursauter plusieurs personnes autour de nous. "Quoi? Je pensais que tu voulais que quelqu'un le fasse!?" Il s'adressait à deux filles et leur souriait innocemment.

"Euh, c'est à lui que je parlais..." Je ne me tournai pas. Pas besoin pour savoir qu'elles me montraient du doigt.

"Edward, dis quelque chose," demanda Emmett.

"Quelque chose," murmurai-je, ce qui fit couiner les filles derrière moi.

"Nous sommes tes plus grandes fans!"

Je soupirai en me retournant légèrement et en souriant par-dessus mon épaule. "Merci. Enchanté de vous rencontrer." Elles étaient jeunes, quinze ou seize ans, probablement ici pour voir un frère ou une sœur plus âgé recevoir son diplôme.

"Qu'est-ce que tu fais ici?" demanda celle aux cheveux blonds.

"Mon cousin va recevoir son diplôme," lui répondis-je. S'il vous plaît, commencez cette stupide chose pour que je puisse me tourner sans devenir grossier.

"Notre frère aussi!" répondit la blonde. "Je ne savais pas que tu avais un cousin ici."

Je roulai des yeux derrière mes lunettes de soleil. "Pourquoi le saurais-tu?" demandai-je gentiment.

"C'est vrai. Alors est-ce qu'on peut avoir un autographe?"

"Bien sûr. " Je signai le papier qu'elles me tendirent. "Amusez-vous bien." Elles prirent cela comme un indice que je voulais qu'elles partent et elles retournèrent vers leur mère qui avait l'air d'être prête à faire une syncope. Merde, je ne pouvais vraiment aller nulle part.

"C'est partout comme ça où tu vas?" me demanda Charlie ne me dévisageant.

Je haussai les épaules. "Ça dépend où je suis. On me prend en photo partout mais on ne m'approche pas autant chez moi, c'est parce que c'est à Hollywood."

"Les filles le suivent partout," expliqua Emmett, toujours d'une grande aide. Je le fusillai du regard. "Mais il ne s'est jamais intéressé à aucune d'elle. Il ne pense plus qu'à celle que vous connaissez…" Ah c'était mieux.

Charlie hocha la tête. "Je peux comprendre. Tu ferais mieux de bien t'occuper d'elle," avertit-il tranquillement.

"Je le ferai," lui dis-je avec ferveur.

Je réalisai que Bella avait envoyé un texto pendant que j'étais distrait.

Je suis contente qu'Emmett puisse tous vous distraire. Peu importe ce qu'ils disent Edward. Je t'aime et je te montrerai combien dans quelques heures.

Elle me faisait toujours me sentir mieux. Ses mots me faisaient toujours du bien.

J'aime tes mots et je t'aime. Je ne peux pas attendre pour te voir sur cette estrade, baby.

Heureusement la musique commença et les étudiants arrivèrent. Je m'assis et me préparai à m'ennuyer jusqu'à ce que j'entende le nom le plus important. Nous allions devoir attendre. D'abord le Président de l'université parla ensuite le gouverneur ou quelqu'un d'autre. Ça commença enfin par les médecins qui passaient toujours en premier.

"Mec je suis content de ne pas être allé à l'université," murmura Emmett alors que la promotion des Sciences des Arts se faisait appeler.

"Aucune université n'aurait voulu de toi," intervint Charlie.

Emmett lui lança un regard noir. "Je vous en prie j'aurai fait des étincelles, je serai une légende."

Charlie souffla. "Voyons voir, un mec qui boit, qui se bagarre et qui frappe les femmes… oui les campus sont envahis de gens comme ça… Tu serais juste le garçon d'une fraternité, Cullen."

"Ma, vas-tu le laisser me traiter comme ça?" demanda Emmett en faisant la grimace.

Maman rit. "Maintenant que tu sais que tu ne seras jamais rien qu'un gars parmi d'autres? Emmett. Mes fils sont faits pour briller. Tu serais le meilleur gars d'une confrérie que ce campus ait jamais vu."

Il eut l'air légèrement apaisé par cela. "Oui c'est vrai."

Les biochimistes furent annoncés. Au moins nous avancions vers l'anglais. "David Cullen," fut appelé.

Le visage d'Emmett s'éclaira juste comme s'il venait de gagner la première place au concours du meilleur gars des fraternités. "Ouiiii, félicitations!" cria-t-il très fort. Nous applaudîmes et une tonne d'yeux se posèrent sur nous et notre supposé cousin David traversa la scène. C'était difficile de dire d'aussi loin à quoi il ressemblait mais on aurait dit qu'il était de type asiatique. Si je ne pouvais pas le discerner les autres non plus. Et alors il pouvait tout aussi bien passer pour notre cousin. Ils ne savaient pas.

"Tu vois je te l'avais dit," murmura-t-il, en me donnant un petit coup de poing. Je secouai la tête. Bon, le faux membre de notre famille était passé au moins. Maintenant il nous restait seulement à attendre les personnes que nous étions venus voir.

Je rêvassai pendant un certain temps jusqu'à ce qu'ils annoncent l'anglais. Bien sûr Bella était S donc il y en eut pas mal avant elle mais nous y étions. "Jessica Stanley," appela le doyen. Mes yeux se posèrent sur Bella qui arrivait ensuite.

Charlie joua son rôle. "C'est ma fille, elle sur le point d'être appelée!" annonça-t-il fort.

"D'accord, on va faire du bruit pour elle alors!" déclara Emmett en posant une main sur l'épaule de Charlie. Il lui fit un regard noir mais ça m'était égal.

"Isabella Swan." Et elle était là avec sa toge violette, elle avait l'air confiante en traversant l'estrade et en serrant la main du doyen. Nous nous levâmes tous et applaudîmes avec Emmett qui faisait du bruit à nouveau.

"Félicitations à la fille de Charlie! On est tous avec toi."

Je jurerai qu'elle avait regardé dans notre direction en traversant mais c'était sûrement parce que mon frère était très bruyant.

"Tu sais tu pourrais être flic ou un truc dans ce genre. Tu n'aurais même pas besoin d'un porte-voix," lui dit Charlie alors qu'il s'asseyait de nouveau.

"Ne m'insultez pas," lui répondit Emmett. "Bien sûr que j'aurais pu être un policier merveilleux si j'avais voulu."

"Selon toi tu serais génial pour tout," répliqua Charlie.

"Seigneur, ils sont pénibles tous les deux…" Maman secoua la tête. "Eh bien tu as vu ta copine dans son grand moment, comment te sens-tu?"

Je souris. "Je suis tellement fier d'elle et je sais que cela signifie beaucoup pour elle d'avoir son diplôme." Em et Charlie étaient toujours en train de se chamailler pendant que Sue et mon père bavardaient et que je discutais avec ma mère. "Bella… ne reviendra pas en septembre." Les yeux de maman s'écarquillèrent et elle jeta un coup d'œil à Charlie. Je secouai la tête rapidement. "Elle veut être avec moi et je le veux aussi, nous allons chercher des alternatives mais…"

"C'est génial chéri." Maman me serra la main. "Si elle veut continuer les études, elle peut différer ou le faire en ligne ou changer d'université, vous avez beaucoup d'options."

"Je sais, je suis excité."

Maman sourit. "Je suis excité pour toi. C'est une fille délicieuse, Edward, vraiment. Et elle a autant d'amour pour toi que tu en as pour elle." Je le savais. Je le ressentais.

"Je l'aime plus que tout, maman. Nous ne pouvons plus attendre de commencer notre vie ensemble."

Maman tapota mon bras. "Je ne t'en blâme pas. Quand tu as trouvé la bonne, tu ne veux pas gaspiller de temps. Papa et moi avons été chanceux d'être sur le même campus. Le compromis doit être énorme dans toute relation. Si ton père avait été diplômé avant moi ou si j'avais dû aller dans une autre université, je sais que nous y serions partis ensemble. Nous ne pouvions pas supporter d'être séparés et plus spécialement si tôt dans la relation."

Je grimaçai. "Ce mois-ci a bien failli nous tuer, tu as vu."

Elle ne put s'empêcher de sourire. "Oui j'ai vu et j'ai bien compris mais il faut que tu fasses quand même bien attention à son pauvre père. Non seulement il doit accepter que sa petite fille parte mais il y a aussi ses deux autres 'filles'. Je ne pense pas qu'il soit prêt pour ça."

C'était un euphémisme. "Je ne veux pas qu'il me déteste."

"Non c'est que Bella ne soit plus sa petite fille qu'il déteste mais il le savait déjà, tu l'as mis devant ce fait et il voit qu'il y a un homme bien qu'elle aime encore plus qu'elle n'aime son père. C'est difficile à accepter pour les pères." Elle gloussa. "Bon sang c'est difficile pour beaucoup de mères mais j'adore les filles que vous avez choisies donc c'est beaucoup plus facile pour moi de les accueillir dans nos vies… Je pourrais paniquer si tu décides de t'éloigner de moi pour de bon…"

Je ris et passai mon bras autour d'elle. "Je ne pense pas que tu en aies assez de nous, Maman. Emmett ne peut pas fonctionner sans toi."

"Hé!" protesta mon frère, visiblement il avait fini la discussion avec Charlie. "Cette remarque me contrarie!" Il souffla un baiser à maman qui rit et lui en envoya un en retour.

"Le petit chéri à sa maman," fit remarquer Charlie.

"Et fier de l'être, maman donne des coups de pied au cul… y compris au mien."

Charlie rit. "Oui j'ai vu ça en direct et en personne hier soir."

Les fossettes d'Emmett furent de sortie alors que maman gloussait. "Ne pas contrarier maman."

"Je ne le ferai pas." Il se concentra sur moi. "Puis-je te parler une minute?" demanda-t-il tranquillement. Plus fort il dit, "Je suis un grand fan." Je souris à la façon dont sa moustache frémit quand il prononça ses mots.

"Je suis flatté," répondis-je parce que pouvais-je dire vraiment? Je me levai et Charlie murmura à Sue d'échanger nos places. Je pris la place entre Charlie et Mme Brandon.

Le visage de Charlie était de nouveau tout rouge et je commençai à transpirer craignant qu'il n'évoque le sexe ou Bella et le sexe ou Bella et moi ou toute autre chose inappropriée. Putain. "Alors parle-moi de ton prochain film," dit-il fort en copiant l'intonation d'Emmett. Ensuite il se rapprocha et parla doucement. " Je veux simplement m'assurer que tu vas bien t'occuper de ma fille."

Oh merci mon dieu. "Oui monsieur, je jure de le faire. Il n'y a personne de plus important qu'elle pour moi."

Il hocha la tête lentement. "Je vois ça. En fait j'avais espéré ne pas le voir, tu sais?" Je haussai les épaules. "Je pensais qu'en te voyant… un play-boy d'Hollywood ne serait pas assez bien pour elle et ensuite je me serai assuré que Bella le voie aussi, ainsi elle ne partirait pas avec toi pour l'été. Ou plus longtemps." Je tressaillis un peu là et il rit gravement. "Oui c'est ce que je pensais." Il soupira. "C'est sa vie et je veux qu'elle soit heureuse." Ses yeux allèrent aux miens. "Je veux ce qu'il y a de mieux pour elle et clairement elle pense que tu l'es."

"Charlie, euh, monsieur Swan…"

Il rit. "Charlie c'est bien."

Pftt. "Je vais faire de mon mieux pour rendre Bella heureuse. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le faire. Je n'ai jamais été un play-boy et je peux vous assurer que je ne le deviendrai pas maintenant. Bella a dit qu'elle vous a parlé de l'histoire de notre famille..."

Je ris en le regardant se refrogner. "Ouais, je peux vous assurer que c'est la vérité, elle est la bonne pour moi. Je crois que je le savais avant même de la rencontrer. Elle m'a intrigué dès le début et même si j'étais à l'autre bout du monde et que je pouvais... faire la fête et participer à de soirées de folie, tout ce que je voulais faire, c'était retourner dans ma chambre et lui parler. Il n'y a rien que je veuille plus qu'elle et son bonheur."

Charlie hocha la tête. "Bien. C'est très bien, fiston." Fiston? Cela me fit sourire. "Un jour, si tu as de la chance, tu auras ta fille. Et je te jure que, qu'elle ait 22 ans ou pas elle sera toujours ta petite fille. Un jour, elle te parlera d'un garçon et tu sauras qu'elle n'est plus seulement à toi." Merde, il allait pleurer? Bella me tuerait. Et je paniquerais et ferais quelque chose de stupide s'il le faisait. S'il vous plaît, ne pleurez pas.

"Ne sois pas si paniqué, gamin. Et je ne te dis pas non plus d'avoir une fille maintenant," avertit-il gravement.

"Pas de problème, je vous l'assure," réussis-je à dire, parce que nous faisions allusion au sexe avec Bella. Je ne voulais pas mourir, bon sang!

"Bien sûr," marmonna-t-il. "De toute façon, je l'ai compris la première fois qu'elle a parlé de toi. Bella n'est pas du genre à parler de ce genre de choses," dit-il. "Elle n'a presque jamais parlé du dernier mec et je n'aurais probablement rien su… de toute cette merde qu'il a faite si Rose et Alice ne m'avaient pas mis au courant." La vache, Charlie Swan était effrayant comme l'enfer quand il était en colère. Je ne voudrais pas être un suspect de l'autre côté de la table ou quoi que ce soit d'autre.

"Je suis surpris que vous l'ayez laissé vivre…" lui dis-je, ce qui me valut un sourire rapide et une claque dans le dos.

"Eh bien, tu vois le père en moi voulait vraiment faire quelque chose et donner une leçon qu'il n'aurait jamais oublié à ce garçon. Le chef en moi ne le permettrait pas. "Contrairement à ton frère, je sais me maitriser." Je ris à celle-là. Définitivement pas le point fort d'Emmett. "Mais ce n'est pas facile de savoir que son enfant a le cœur brisé et de ne pouvoir rien y faire, juste être là."

"Bella vous aime," l'assurai-je. "Elle sait à quel point elle a de la chance de vous avoir."

Ses joues rosirent à nouveau. "Oui, eh bien, parfois j'aurais aimé qu'elle ait une vraie mère mais..." il s'arrêta et jeta un coup d'œil à ma mère et Sue. "On dirait qu'elle en a une ou deux maintenant."

"Ma mère la considère déjà comme faisant partie de la famille."

"Oui, je le vois bien! Elle lui a donné, ainsi qu'à Rose, des objets de famille hier soir. Ces filles, toutes les deux, méritent une mère comme ça. Donc, je suppose que ce que j'essaie de dire, c'est que je suis content que vous, que vous tous, soyez dans leur vie maintenant."

Waouh. J'étais époustouflé. "Même Emmett?" demandai-je, de l'incrédulité apparente dans mon ton.

Charlie gloussa. "Oui mais si tu lui dis que je l'ai dit, je le nierai jusqu'à mon dernier souffle. Et je t'emmènerai avec moi…" Je levai les mains. "Si je ne pensais pas que Rose pouvait s'occuper de lui, je le ferais moi-même mais il la rend heureuse. C'est ce que je veux pour elles toutes."

"Elle l'a changé. Il fait peut-être des trucs stupides de temps en temps mais c'est la personne la plus loyale que je connaisse. Il s'occupera bien d'elle."

"Bien. Elle a besoin que quelqu'un la fasse passer en premier pour une fois et je pense qu'il le fera, même s'il la fera probablement arrêter avant…"

Je ris en me souvenant de ce qu'elle avait dit. "Elle lui a ordonné de ne pas se faire arrêter sans elle…"

Charlie gémit. "Je n'ai pas besoin de savoir certaines choses. Je suppose que je ferais mieux de me lier d'amitiés avec les flics californiens." Mes yeux s'écarquillèrent à ses paroles et il secoua la tête. "Tu crois que je ne vois pas ce qui va arriver? Que tu viennes ici ou qu'elle aille là-bas, je ne suis pas assez stupide pour penser que les choses ne vont pas changer. La question est, allez-vous tout faire pour vous assurer que ces filles réalisent leurs rêves?"

Que voulait-il dire par là? "Quoi?"

"Rose a toujours voulu être médecin." Il fronça les sourcils. "Pas toujours pour les bonnes raisons, je pense. La plupart du temps, c'était pour embêter ses parents mais le fait est qu'elle est brillante et talentueuse et qu'elle devrait être médecin, pas seulement la petite-amie ou la femme de ton frère."

"Emmett aime le fait qu'elle veuille être médecin. Je ne mentirai pas en disant que nos vies ne sont pas compliquées mais je sais qu'Emmett déménagerait ici si elle le voulait, comme je le ferais pour Bella."

Je jetai un coup d'œil autour de moi et vis quelques personnes qui nous regardaient mais heureusement, la plupart d'entre elles se concentraient sur la cérémonie. Nous n'étions pas encore arrivés jusqu'aux étudiants en pré-médecine.

"En plus, Rose n'est pas du genre à être la petite-amie ou la femme de quelqu'un. Bella non plus."

Charlie hocha la tête. "Non, pas vraiment. La vie de Bella n'est pas aussi bien planifiée que celle de Rose. Elle n'a jamais rêvé d'être enseignante. Elle le voulait parce qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à faire avec un diplôme en anglais. Elle adore lire." Il sourit doucement. "Depuis qu'elle a appris à lire à cinq ans, son nez est dans un livre, jusqu'à ce qu'Alice la traine pour jouer à l'extérieur." Je ris à cette image. C'était tellement Bella. "Je ne sais pas si elle pourrait enseigner en sortant avec toi, si elle serait photographiée et tout ça. Je ne sais même pas si elle le veut. Je veux juste que tu l'encourages à être quelque chose de plus que la copine d'Edward Cullen." Il fronça les sourcils. "C'est comme ça que la presse l'appellera et je ne veux pas qu'elle soit définie de cette façon."

C'était facile. "Charlie, je l'encouragerai à faire ce qu'elle veut. Si elle veut enseigner, elle peut enseigner. Ouais, il pourrait y avoir des problèmes ici et là mais nous les surmonterons. Elle a lu mes scripts pendant nos vacances de printemps." Ne parle pas du chalet, Cullen. "Elle a super bon goût et elle a choisi deux films géniaux pour moi." C'était une chose à laquelle j'avais pensé de temps en temps. Marcus a toujours besoin de lecteurs de scénarios. Si ça l'intéressait, je pourrais lui parler de ce job.

"Bien, bien." Charlie sourit. "Je suis content que tu apprécies son opinion. Elle a bon goût la plupart du temps." Est-ce que j'étais inclus dans ce la plupart du temps? Je l'espérais. Il me tendit la main et je la serrai. "Je te fais confiance avec elle, Edward. Ne la laisse pas tomber."

"Jamais, Charlie."

Les étudiants en pré-médecine furent finalement appelés. Je restai avec Charlie jusqu'à ce qu'ils arrivent aux G. Il se tourna vers Emmett qui était prêt à sauter de son siège. "Une de mes autres filles, Rosalie Hale, est sur le point d'arriver..."

Emmett sourit avec reconnaissance. "On l'encourage, Charlie." Et puis ils l'appelèrent et Emmett cria comme s'il essayait de faire partie de l'équipe des pompons girls. Charlie secoua la tête mais siffla pour elle et le reste d'entre nous applaudirent.

"Charlie, elle est canon!" cria Emmett. "Puis-je la rencontrer ?"

Charlie lui jeta un regard noir "Non."

Le visage d'Em tomba de façon comique. "Merde."

Il ricana et ignora les protestations d'Emmett. J'échangeai de nouveau ma place avec Sue. Dès qu'Alice serait passée Emmett et moi sortirions de là. Nous avions attendu la fin des étudiants en pré-médecine et, grâce à Dieu, les infirmières étaient là. J'étais content que le nom de famille d'Alice commence par un B. Ce fut son tour et nous l'applaudîmes et nous rassîmes. Emmett lança quelques acclamations au hasard pour quelques autres personnes "juste pour emmêler les choses" dit-il. Je roulai des yeux.

"Sortons d'ici," suggérai-je.

"Allez-y, on se retrouve à l'appartement," nous dit papa.

Nous sortîmes de l'auditorium. On m'arrêta trois fois pour des autographes mais ce n'était pas si mal. J'eus peur en sortant du bâtiment mais il n'y avait pas de paparazzi, Dieu merci. Si c'était chez nous, nous serions submergés. Em et moi arrivâmes à la voiture et on retourna chez Bella sans incident. J'avais un texto de Kate.

Tes allées et venues sont sur Tw*tt*r. Tu as l'air bien affûte dans ton costume. Plusieurs tw**ts à propos d'un cousin diplômé, donc quoi que vous ayez fait, continuez à le faire. De plus, une adolescente prétend qu'elle va t'épouser parce que tu lui as souri.

Je ricanai. Bien sûr.

Nos parents arrivèrent environ une heure plus tard et les filles suivirent peu de temps après. Bella s'élança dans mes bras et je l'embrassai. "Félicitations, baby."

"Merci! Mon Dieu, je suis si contente d'en avoir fini avec ça. Si je devais écouter Jessica parler de toi une minute de plus, son œil aurait correspondu à sa robe."

Je ricanai. "Est-ce que c'est le cas? J'adore quand tu es en colère. C'est sexy," lui chuchotai-je à l'oreille.

Elle gloussa et m'embrassa de nouveau avant d'embrasser son père et mes parents.

"J'ai réservé chez Max dans une heure," dit Charlie. Il me jeta un coup d'œil. "Je ne suis pas sûr de ce que tu veux faire mais j'en ai fait la réservation pour nous tous. Je sais que Bella a toujours voulu y manger..."

Bella sourit. "Donne-nous une seconde, papa." Elle me tira vers sa chambre et a jeta sa toge universitaire sur sa commode. "Je suis bien même si tu veux juste rester à l'intérieur et commander un repas."

Absolument pas. "Tu ne passeras pas ta soirée de remise de diplôme à manger des plats à emporter dans ton appartement, à te cacher avec moi. Je peux rester ici..." son visage avait l'air positivement mutin à cette idée, alors j'arrêtai ma phrase avant de l'avoir terminée. Et merde! "Ou je peux y aller avec vous."

Ses yeux s'écarquillèrent. "Mais les gens te verront."

"Ils l'ont déjà fait. Il ne s'agit pas de me voir mais de te voir avec moi. Je ne veux pas que tu sois harcelée pendant que tu essaies de visiter l'Europe, Bella."

Elle fronça les sourcils. "Je m'en fous de ça."

Oui, mais je ne voulais pas qu'elle soit déçue aujourd'hui, c'était sa journée après tout. "Je veux fêter ça avec toi, Bella. Et tu as toujours voulu manger dans ce resto?"

Elle avait l'air un peu coupable pour une raison quelconque. "J'y suis déjà allée une fois mais je n'ai pas vraiment mangé." Je haussai un sourcil et elle se mordit la lèvre. "C'est là que Colin m'a emmenée le soir où je t'ai rencontré."

Oh, mon Dieu. J'avais oublié ce type, le gentil trou du cul. "Il est temps que tu manges là-bas avec le bon gars, n'est-ce pas?"

Bella sourit. "Si tu es sûr."

"J'en suis sûr, baby." Avec de la chance, personne n'aurait une photo d'elle. Ils pourraient avoir tout ce qu'ils voulaient de moi mais si nous pouvions faire qu'elle ne soit pas sur les photos, tout irait bien. Je pourrais peut-être m'asseoir de l'autre côté de la table. Et peut-être que je ne pourrais pas.

C'était juste stupide.

"Ce sera notre premier rendez-vous public," dit-elle en souriant doucement.

Oui, c'était décidé. Je pris sa main et je l'embrassai. "Puis-je vous escorter jusqu'au restaurant, Mlle Swan?"

"Certainement, Mr. Cullen." Elle m'embrassa encore et je gémis. Si bien, à chaque fois.

"Et j'ai quelques trucs pour toi", murmura-t-elle, frottant son corps contre le mien.

"Et qu'est-ce que ça sera?" demandai-je en essayant que ma bite reste tranquille. Elle ne coopérait pas, bien sûr.

"Des trucs." Ma mâchoire tomba quand elle me tapota la joue et se dirigea vers le salon. Eh bien, quel que soit le repas, le dessert allait être génial.


...