Je ne possède aucun des personnages de la sérue TV.
Au départ, ce n'était qu'une opération banale, échanger un coffret ancien contre une mallette d'argent et boucler les trafiquants d'art sauf que Peter n'avait pas prévu un détail et que ce détail risque bien de changer la donne
Ce texte a été écrit dans le cadre des Nuits du FoF sur le thème "Echanger"
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
Bon et bien voilà ! ça devait arriver mais c'est la première fois qu'un texte pour les Nuits va donner naissance à une fic à chapitres. Alors voilà le premier chapitre !
Dans ce cinquième chapitre, il est temps de rencontrer Keller pour faire l'échange et tenter de sauver Neal.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
UN ECHANGE BANAL
chapitre 5 : Faire l'échange
Les quais… Peter baissa la tête pour regarder une nouvelle fois le texto que lui avait envoyé Keller avant de faire glisser son doigt pour faire apparaître la photo de Neal attaché et inconscient. Jones, qui était au volant, capta son regard.
- On va le tirer de là.
- Pourquoi il lui a fait ça ? Qu'est-ce qu'il voulait qu'il ne lui a pas dit ?
- On va le ramener Peter.
- Il arrivait à peine à parler.
- Les secours ne sont pas loin, tout ira bien !
Peter hocha la tête et rangea son téléphone dans sa poche en tentant de maîtriser son angoisse. Puis, il prit une inspiration et sortit de la voiture, ouvrant la portière arrière pour prendre un sac sur la banquette arrière.
Ensuite, il se dirigea d'un pas rapide vers un hangar désaffecté pendant que Jones sortit à son tour de la voiture. Il ouvrit le coffre pour prendre un fusil de tireur d'élite et fila pour prendre sa position de couverture.
A l'angle du bâtiment, Peter fut rejoint par Hughes qui le détailla avec un air sombre.
- Vous êtes prêt ?
- Il le faudra bien.
- Les secours sont à un bloc, prêt à intervenir.
Peter hocha la tête et les deux hommes se rapprochèrent du bâtiment. Toutefois, ils n'eurent pas le temps de pénétrer à l'intérieur puisque Keller se dressa devant eux en les braquant avec son arme. Quatre hommes qui étaient avec lui encerclèrent aussi les deux hommes.
- Que vois-je le directeur de l'unité en personne ! J'aurais peut-être dû demander une rançon plus importante ?
- Ne joue pas au plus malin, nous avons le coffret, répondit Peter en brandissant le sac. Où est Neal ?
- A l'intérieur, mais je veux d'abord vérifier la marchandise.
- Et moi je veux savoir s'il est vivant.
- Peter, ne me provoque pas, dit Keller en brandissant une télécommande. J'ai installé une bombe sous sa chaise. Si tu continues tu devras ramasser des morceaux éparpillés partout.
- Tu es un grand malade.
- Oui, répondit Keller en souriant, on me le dit souvent ! Alors le coffret ?
Peter soupira et déposa le sac sur un bidon. Keller sourit et glissa son arme dans son dos avant de se rapprocher pour l'ouvrir.
- Voyons cela…
Il fit coulisser la fermeture et sortit avec prudence l'objet qu'il contenait. L'analysant avant de sourire.
- Oh Burke… Travailler avec le directeur n'a pas suffi. Ils ne vous ont pas donné accès à l'entrepôt ?
Peter fronça les sourcils.
- Qu'est-ce que…
- Ne jouez pas à ça avec moi Burke, cria-t-il en fracassant le coffret sur le sol. C'est un faux ! Où est le vrai ?
- Vous l'aurez quand nous serons sûrs que Caffrey est encore en vie ! Lui répliqua Hughes.
- Quoi ! Vous savez que je peux le faire exploser d'une seule pression ! S'exclama Keller fou de rage.
- Pas si vous le voulez vraiment ce coffret, lui répliqua Hughes toujours aussi calme.
A cet instant, Peter était reconnaissant envers son chef d'avoir prit le relais, parce qu'il savait qu'il ne pourrait jamais agir aussi calmement en sachant que la vie de Neal était en jeu.
Keller aussi sembla déstabilisé par la fermeté et l'absence d'émotion de ce dernier. Il baissa la télécommande et prit son téléphone et activa à distance les caméras avant de leur montrer une image. Neal était effondré sur sa chaise, sans doute inconscient, mais les deux hommes perçurent les mouvements de sa poitrine. Il respirait. Il était en vie et ils remarquèrent aussi la bombe dont le voyant d'alarme rouge clignotait sous sa chaise
- Ce sont des images en temps réel, satisfaits ?
- Oui, répondit Hughes en hochant la tête.
Il sortit un talkie de sa poche et l'activa.
- Vous pouvez apporter le vrai coffret.
0ooooo0
Alors que la négociation était en train de se dérouler à l'extérieur, une silhouette se faufila dans le hangar et progressa rapidement en direction du garde qui restait à l'intérieur. Rapidement et sans lui laisser le temps de réagir ni de prévenir les autres, Diana lui fonça dessus et parvint à le maîtriser facilement.
Une fois que l'homme s'effondra à se genoux, elle le retourna pour lui passer une paire de menottes tout en murmurant dans son oreillette.
- J'ai sécurisé l'intérieur. Je récupère Neal.
Le piège du faux coffret était là pour lui permettre d'avoir plus de temps pour sa mission, mais elle ne devait pas traîner pour autant. D'un bond, elle se redressa et se dirigea vers une petite pièce dont elle ouvrit la porte assez rapidement. La jeune femme s'immobilisa, frappée par l'odeur de sang qui y régnait. Elle frémit et son regard tomba sur Neal assis sur la chaise en face d'elle.
- Oh mon Dieu Neal !
Le découvrir en vrai était bien plus terrible que de le voir sur une photo. La jeune femme se précipita vers lui et se baissant lentement pour prendre sa tête entre ses mains.
- Neal ?
Les yeux clos, il ne réagit pas et Diana sentit une boule se former au creux de son ventre.
- Neal ?
Elle manipula doucement sa tête sans le faire réagir et ses doigts glissèrent dans son cou. Elle sentit son pouls, trop erratique et faible à son goût et murmura.
- Je suis avec lui, mais il est à peine en vie, il faut que les secours se rapprochent.
Diana caressa doucement sa joue une dernière fois avant de s'ordonner de se reprendre. Elle ne pouvait pas perdre de temps, lui n'en avait déjà plus. Alors, elle contourna son ami et le détacha de la chaise. Le corps de Neal glissa et elle le récupéra dans ses bras.
- Je te tiens !
Neal émit une sorte de grognement sans reprendre connaissance et Diana referma ses bras autour de ses épaules.
- Allez Neal, c'est presque fini.
Elle passa le bras gauche de son ami blessé sur ses épaules et se redressa. Neal n'était pas très épais, mais il était quand même athlétique et il pesait un certains poids. La jeune femme le cala le plus confortablement possible par rapport à sa blessure et se dirigea vers la porte de sortie. Elle savait qu'il fallait mieux qu'elle ne traîne pas trop longtemps ici.
- Accroche-toi Neal, je vais te sortir de là.
OooooO
Au dehors, Keller tourna la tête sur la droite en apercevant une silhouette les rejoindre. Quelqu'un qu'il reconnut aussitôt.
- Mozzie ! Je ne suis pas étonné. Tu as fais un très beau travail avec cette copie !
- Que tu t'es empressé de détruire comme tout ce à quoi tu touches ! Répliqua ce dernier en lui tentant le bon sac.
Keller ricana.
- Tu exagères, il respire encore… un peu !
Mozzie frémit de rage, mais parvint à se contrôler. Keller lui prit le sac des mains et l'ouvrit, sortant un deuxième coffret qu'il examina avec un grand sourire.
- Voilà une vraie œuvre d'art ! Magnifique !
- Tu as ce que tu veux, maintenant je veux Neal.
- Oh mais tu sais où il est Burke ! Il est à l'intérieur !
Peter fit deux pas pour se diriger vers le hangar, mais à cet instant précis, ce dernier explosa.
