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Chapitre 44 – Incognito

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Avant de revenir au salon j'envoyai un texto pour avertir Kate. Elle me ferait la peau si elle n'était pas préparée à ce qui pouvait arriver.

Nous allons dîner à l'extérieur pour fêter ça. Je te recontacte plus tard.

Une chose à la fois. C'est tout ce que je pus faire avant que mon téléphone ne se mette à sonner. Je rechignai mais répondis quand même. Je savais que si je l'évitais l'enfer se déchainerait.

"Salut Katie."

"Oh non ne fais pas ça Cullen… qu'est-ce que tu penses faire?"

Je soupirai et m'assis au bord du lit de Bella. "Son père a fait des réservations pour dîner à un endroit où elle a toujours voulu aller, j'ai offert de rester seul mais elle n'a pas aimé et je ne veux pas qu'elle annule juste parce que je suis là."

"Je comprends Edward, vraiment, mais pourquoi ne pas continuer avec cette histoire de cousin?" Elle semblait déjà exaspérée et ennuyée alors que les appels n'avaient pas encore commencé. Ou si?

"Tu as eu des appels?"

Elle ricana. "Est-ce que j'ai eu des appels? Est-ce qu'aujourd'hui finit par Y? Qu'en penses-tu? Je leur dis que tu assiste à la remise des diplôme d'un membre de ta famille car c'est ce que Tw*tter fait croire à tout le monde."

"Et bien techniquement elle sera ma famille un jour…"

"Edward ne dis pas de choses comme ça, ça ne va pas me mettre de meilleure humeur cette conversation sur l'amour pour toujours, aussi romantique que ça puisse être. "Je souris parce que peu importe ce qu'elle disait, elle me soutenait.

"Ecoute tu sais que je vais faire de mon mieux pour m'assurer qu'il n'y ait pas de photos d'elle et je suis sûr que ma famille et la sienne feront tout ce qu'ils pourront. Je ne suis pas sûr si…"

"J'ai un plan!" annonça Emmett dans l'embrasure de la porte. "Dis à Kate que je m'en occupe! On se voit dans un moment." Il était parti avant que je puisse cligner des yeux et j'entendis une autre porte se fermer. Merde.

Que diable venait-il de se passer? Mon frère et ses plans étaient effrayants même si le dernier avait assez bien fonctionné. "Est-ce que tu as entendu ce que je viens d'entendre? Je jure qu'Emmett est l'humain le plus bruyant," rit Kate. "Qu'a-t-il dans sa manche?"

"Je ne sais pas. Mais il est parti. Ça ne peut pas être bon."

"Tiens-moi au courant." Elle semblait résignée à présent. "Appelle si un truc important se passe. J'ai les yeux braqués sur Tw*tter."

"Quelque chose d'intéressant?" demandai-je. Bella avait été irritée par ce qu'elle avait lu c'est tout ce que je savais.

"Juste beaucoup de spéculations sur où tu pourrais être et je pense qu'il y a plus d'une personne en train de te chercher dans les rues." Je soupirai. Ce n'était pas nouveau mais c'était toujours aussi irritant. "Tu ferais mieux de te préparer à piquer un sprint si quelqu'un trouve où tu es."

"C'est un des avantages d'avoir un frère qui est un cascadeur," soulignai-je, la faisant rire à nouveau.

"Au fait tu voudras peut-être envoyer un mot d'excuse à ce gamin David Cullen, les gens le cherchent aussi." Pauvre faux cousin David. Je me sentais un peu mal à ce sujet.

"J'espère qu'il n'est pas dans l'annuaire."

"Qui pourrait croire qu'un biochimiste puisse être apparenté à l'un de vous deux?" rigola Kate.

"Hey nous ne sommes pas des idiots!" protestai-je.

"Je sais, je sais, c'est toujours drôle."

"Si tu le dis, je vais aller voir ce que prépare mon frère."

"Bien. Tiens-moi au courant et pour l'amour du ciel sois intelligent. Il n'y aura plus de repas de fête si on prend des photos de toi pendant tout le repas."

Elle avait raison. Comme d'habitude. "Je ferai ce que je peux. Merci Kate. On se parle plus tard."

"Oui d'accord. Au revoir." Et elle était partie. Je secouai la tête et me levai pour aller dans le salon. Tout le monde était regroupé là. Charlie et mon père étaient tous les deux au téléphone. "Que se passe-t-il?" demandai-je à Bella en passant mon bras autour d'elle.

Elle s'appuya conte moi. "Papa appelle le restaurant pour voir s'il y a une entrée par derrière ou autre et ton père commande une autre voiture. Je ne sais pas très bien pourquoi."

Je savais. Au cas où ils auraient eu vent de nos plaques d'immatriculation. "Où est parti Emmett?"

Bella haussa les épaules. "Personne ne le sait, d'abord il a essayé de convaincre Alice de faire semblant d'être David Cullen parce qu'elle a les cheveux noirs et qu'elle peut passer pour un garçon, tu peux imaginer comment ça s'est passé…" Seigneur j'étais surpris qu'il puisse encore marcher s'il lui avait fait ça. "Il a réfléchi une minute et a dit qu'il avait un autre plan : il a ordonné à papa d'appeler le restaurant et à ton père de trouver une autre voiture, ensuite il a disparu."

"Génial!" J'attrapai Rose qui passait. "Sais-tu ce qu'il prépare?"

Elle rit. "Non! Mais quoi que ce soit, ça va être amusant… de plus c'était sexy comme le diable quand il a commencé à donner des ordres à tout le monde, il a même oublié d'avoir peur de Charlie."

Charlie fronça les sourcils en raccrochant. "Hé, j'ai entendu ça! D'accord, il y a un ascenseur pour les employés et une entrée à l'arrière de l'immeuble. Je leur ai demandé de nous mettre à une table reculée dans le restaurant comme ça nous pourrons être aussi cachés que possible."

"J'ai une voiture qui attend et je ne sais pas si je dois l'envoyer quelque part," annonça papa quand il arrêta de téléphoner. "Enfer où est Emmett!?"

"Juste là!" dit-il en entrant. "Joyeux diplôme les filles!" Il envoya des casquettes violettes à chacune d'elles. Alice sursauta d'horreur en voyant la sienne.

"Fier d'être diplômé? Honnêtement tu as pensé que j'allais porter ça?" demanda-t-elle.

"Tu peux et tu le feras," lui dit Emmett. "Je n'ai pas inventé ce faux cousin seulement pour qu'on découvre qu'Eddie parade à un dîner avec Bella." Il lui sourit. "Ne le prends pas mal, tu mérites d'être montrée mais tout ça c'est pour que vous puissiez entrer et sortir sans que personne ne sache qui vous êtes. Alors vous allez mettre ça, garder la visière baissée sur votre visage et faire de votre mieux pour ne pas être remarquées."

"Emmett je ne pense pas…" commença maman, mais tout ce qu'il fit c'est lever la main. Il faisait vraiment peur quand il avait une idée. L'expression de maman était inestimable.

"Ma' c'est moi qui m'occupe de ça. Je me suis occupé d'Edward à de nombreuses reprises pendant les huit dernières années non? Il n'a pas besoin de garde du corps parce qu'il m'a, moi." C'était vrai. Emmett était arrivé à tout gérer pour moi plusieurs fois.

"Alors comment fait-on?" demanda Charlie.

"C'est simple. Vous, les Brandons et les filles partez en premier. Nous serons juste derrière vous. Et je serai très content de retrouver le nouvel ami que je me suis fait pendant la remise des diplômes." Charlie fit un bruit choqué et mon frère sourit. "Avez-vous demandé s'il leur restait de la place?"

"Oui et aujourd'hui ils sont complets."

"Bien nous essaierons d'obtenir une table et ils ne nous diront pas non ou plus probablement ils feront un effort pour trouver quelque chose afin d'accueillir la grande star et vous, mon nouvel meilleur ami, nous direz que nous pouvons nous joindre à vous puisqu'une partie de vos invités n'est pas venue…" Il fit un signe de la main. "Nous dînerons et sympathiserons et vous me donnerez la main de Rosie."

La main de Rose le frappa. "Ça n'explique pas pourquoi nous devons porter ces casquettes stupides."

Emmett lui envoya un baiser. "Bien c'est évident, Charlie les a achetées et vous ne voulez pas lui faire de la peine. En fait il faut essayer que personne ne prenne de photos de vous et que vos noms ne sortent pas. J'ai pensé acheter des perruques mais les seules qui restaient étaient mauves."

Ça pouvait fonctionner. Je veux dire, ça valait le coup, je suppose. "Et pour la voiture?"

"C'est simple. Les gens vont savoir que tu es là. Nous avons eu de la chance pour la remise des diplômes mais même si les paparazzis n'étaient pas là, maintenant ils doivent y être, nous nous séparerons après le dîner et il y a une sortie par derrière?" demanda-t-il. Charlie acquiesça. "Bien vous sortirez tous par là-bas et nous passerons devant et les entrainerons à notre suite, vous reviendrez ici, je les perdrai, nous changerons de voiture et nous nous retrouverons tous ici. Ça ne pourrait pas être plus facile."

Oui ça allait l'être. J'échangeai un regard avec Bella. "Je peux aussi rester là." Je détestai la tristesse qui passait par ses beaux yeux bruns. "Baby, je ne veux pas que tu portes de casquette idiote et que tu esquives les photographes."

"Edward ça ne me dérange pas," dit-elle doucement.

"Ça ne dérange personne," Rose fit une queue de cheval avec ses cheveux et la passa dans la casquette. "Dans le pire des cas, si ça ne fonctionne pas, nous serons photographiées avec ces casquettes ridicules et nos noms seront connus. Nous y sommes préparées et à un moment donné ça arrivera. Dans le meilleur des cas, ça fonctionnera et nous pourrons aller en Europe sans que personne ne le sache. Essayons!"

Bella sourit et mit sa casquette aussi. Tous les yeux se tournèrent vers Alice qui soupira mais le fit aussi. "Tu pourrais vraiment passer pour un David si tu portais un pantalon," ajouta Emmett inutilement.

Son regard était assez chaud pour brûler. "Je ne ressemble pas à un garçon!"

"Tu pourrais passer pour, ça pourrait expliquer pour quoi tu les aimes." Ses petits poings s'envolèrent et Emmett se contenta de rire alors qu'il l'attrapait. Elle essaya de s'enfuir sans succès.

"Je te déteste!"

"Non, tu m'aimes, mon petit David."

Charlie roula des yeux. "Est-ce que vous allez arrêter de vous chamailler tous les deux? Si nous devons faire ça allons-y."

"Tu es sûre que ça te convient?" demandai-je à Bella.

Elle prit mon visage entre ses mains. "Oui, ce n'est pas un premier rendez-vous traditionnel mais qu'avons-nous eu de traditionnel? Je veux que tu sois là… Si les choses explosent nous nous en occuperons… Tu as parlé à Kate… non?"

Je souris. "Oui elle n'est pas ravie mais elle est prête au cas où ton nom sortirait."

"Allez assez de parlottes, Bella, Rose allez avec Charlie et Sue, Alice avec ses parents. Partez devant, nous vous suivons. Et Charlie faites ce que vous avez à faire," ordonna mon frère.

Charlie plissa les yeux. "A qui penses-tu parler, petit gars?"

Emmett sembla finalement réaliser qu'il agaçait sérieusement Charlie et qu'il devrait un peu se calmer, il fit machine arrière. "Je veux juste m'assurer que nous sommes tous sur la même longueur d'onde, monsieur. Président?" demanda-t-il.

Maman rigola et s'interposa entre eux. "Emmett, je suis sûre que Charlie a bien compris le rôle qu'il doit jouer."

"Oui là où je dois faire semblant de ne pas vouloir lui botter le cul. Et tu devras me donner ton premier Oscar si tout se passe bien," me dit Charlie, provoquant le rire de tout le monde sauf d'Emmett. "Sue pourquoi ne m'as-tu pas laissé emmener mes affaires?" demanda-t-il enthousiaste.

Elle sourit en lui prenant la main. "Parce que tu n'as absolument pas besoin de ton arme, bâton ou taser quand tu vas voir ta fille."

"Si, clairement j'en aurais eu besoin…" marmonna-t-il gravement. "Les garçons croient qu'ils peuvent me commander comme si j'étais un de leur copain."

"Ecoute Charlie que connais-tu à ce genre d'affaire?" demanda-t-elle en tripotant sa cravate.

"Je suis chef de police, je sais comment gérer une opération même ridicule comme celle-ci."

"Je suis sûre que c'est vrai…" apaisa maman. "Avez-vous autre chose à ajouter? Quelques changements que nous pouvons faire?"

Il fonça les sourcils. "Non, je n'aurai pas fait mieux."

"Allons-y alors!" s'exclama Emmett. "Ça va être quelque chose…"

Eh bien… nous le verrions bien assez tôt.

WWS

"C'est parti!" dit Emmett en garant la voiture puis nous sortîmes. Il n'y avait que quelques personnes autour et je baissai la tête et me précipitai à l'intérieur. Les autres arrivaient juste à l'ascenseur. Bella me sourit alors que les portes se fermaient. Je tapai sur le bouton quelques secondes plus tard et l'autre ascenseur arriva peu de temps après. "Je suis tellement excité… Charlie doit encore être gentil avec moi," chantonnait Emmett alors que nous entrions.

"Tu pourrais te tasser un peu," lui dit sèchement maman.

"C'est lui qui me provoque," lui répondit-il sérieusement. "Plus je le charme, plus ça lui sera difficile de me tuer. Il se souviendra de tous les bons moments que nous avons passés ensemble et sera incapable d'appuyer sur la détente."

"Tu sais, il faudra sûrement que tu lui demandes la main de Rose," suggéra papa, les yeux pétillants.

"Oh enfer non! Il me menacerait certainement et m'enfermerait dans une pièce à l'abri des regards indiscrets pour pouvoir me casser la gueule, c'est à son père que je demanderai, il ne s'en souciera probablement pas et ses parents ne sauront même pas qui je suis."

Maman fronça les sourcils. "Cela ne semble pas être trop tiré par les cheveux, je me demande même s'ils viendront au mariage."

"Oui et c'est pour ça qu'il va devoir demander à Charlie," renchérit papa. "Ce sera probablement lui qui l'accompagnera jusqu'à l'autel."

Emmett respirait difficilement, les yeux écarquillés. "Ça craint, comment je fais moi, comment tu as fait?" me demanda-t-il en se tournant vers moi.

Je levai les mains. "Je lui ai juste dit que je voulais ce qu'il y a de mieux pour Bella et que l'aimerai toujours et la laisserai faire ce qu'elle veut, que je la soutiendrai." Je n'allais pas lui dire que Charlie avait plus ou moins approuvé pour lui. Je n'avais pas besoin de me le mettre à dos. "Il ne veut pas que Rose ou Bella laissent tomber leurs rêves pour nous. Il pense que Rose veut devenir médecin."

"Bien sûr qu'elle sera médecin. Nous avons joué au docteur de nombreuses fois et je peux te dire qu'elle est sexy dans sa blouse blanche. Quand elle…" il s'arrêta net en réalisant que nos parents étaient là, en train de rire. "Quoi qu'il en soit, je la soutiendrai pour son futur travail de tout mon cœur, je peux prendre ma retraite et elle pourra prendre soin de moi dans le style auquel je suis habitué."

Je ricanai alors que les portes de l'ascenseur s'ouvraient. "Ouais assure-toi de lui dire tout ça pour voir si elle est d'accord." Nous ouvrîmes la porte du restaurant et ils étaient là, juste devant nous, les filles avec leurs casquettes violettes assorties. Le serveur prenait les menus et se préparait à les conduire à leurs places.

"Charlie c'est vous?" gronda Emmett avant qu'il s'en aille.

Les épaules de Charlie se courbèrent mais il se retourna. "Ouais Emmett, ravi de te rencontrer ici!" Les yeux de l'hôtesse étaient prêts à lui sortir de la tête et j'eus peur qu'elle s'évanouisse. Je n'étais qu'une personne comme une autre, merde!

"Nous avons entendu dire que c'était le meilleur restaurant en ville." Une fois de plus il s'était pratiquement mis à crier. "Notre cousin David nous a laissés tombés… pouvez-vous le croire?" Emmett secoua tristement la tête. "Il est reparti dans son labo de chimie pour faire quelques découvertes ingénieuses, je suis sûr que ce gamin va trouver des remèdes à des maladies graves, on va attendre et voir ça."

"Génial," acquiesça doucement Charlie. "Eh bien j'espère que vous apprécierez votre dîner."

"Pas si vite Charlie," grogna Emmett entre ses dents serrés. "Vous ne m'avez pas encore présenté vos filles! " Il fit ce sourire de tueur et Rose gémit doucement. Seigneur!

"Oh mon dieu," s'écria doucement Alice. "Vous êtes Edward Cullen!"

Je souris et elle pencha la tête, choisissant de la jouer timide. Bella rigola et fit de même.

"Il vous reste quelques tables?" demanda mon père jouant son rôle.

"Euh, je ne suis pas sûre. C'est complet. Il faut que j'aille voir le responsable," fit la femme sans me quitter des yeux. Puisque ça fonctionnait pour mon frère… je lui fis un sourire ce qui provoqua un halètement. Elle tituba et mon père la rattrapa.

"Je comprends que ce doit être fou avec la remise des diplômes. Nous pouvons aller ailleurs."

"Non, non je suis sûre que nous pouvons faire quelque chose pour vous…"

Emmett fixait Charlie dans l'expectative. "Eh bien… il y a des gens qui ne viendront pas à notre table alors nous serions ravis que vous veniez manger avec nous."

"Nous sommes de vieux amis," dit Emmett à l'hôtesse.

"D'accord, bien sûr. Tom va vous montrer votre table." Tom prit plus de menus et nous guida dans le restaurant.

Tous les yeux étaient sur moi, alors je marchai derrière Bella, même si je voulais la tenir dans mes bras. Je vis des téléphones apparaître et je me raclai gorge. Bella baissa un peu plus la tête et se dépêcha de rattraper son père.

Nous arrivâmes à une table au fond, ce qui était cool, bien que ce soit près des toilettes.

"Eddie, mets-toi ici." Emmett désigna une chaise où je pouvais tourner le dos à la majorité du restaurant. Je m'assis dans ce coin. "La jolie brune qui ne m'a pas encore été présentée… à côté de lui." Bella s'assit, les épaules tremblantes de rire. Je posai ma main sur son genou et elle serra ma main. Je me sentis immédiatement mieux d'avoir ce petit contact avec elle.

"Petit garçon, prends la place ici," grogna-t-il quand Alice passa devant lui et j'eus l'impression que si elle avait pu elle lui aurait tiré dessus. "La charmante Célia à côté d'elle. Hank, vous ici." Il leur souriait d'une oreille à l'autre. "Je suis tellement excité de passer plus de temps avec vous. J'aimerais en savoir plus sur votre petite ville et votre boite d'assurance. Je suis sûr que c'est super excitant!"

Emmett prit une chaise en bout de table et la tira pour Rose. "Blonde éblouissante, j'ai hâte de mieux vous connaître." Charlie se racla la gorge et Emmett rit. "M'man, mets-toi en face d'Eddie, papa à côté d'elle puis vous, Charlie. Je vais m'asseoir à côté de cette belle fleur." Il embrassa la main de Sue et je jure que Charlie gémit.

"En fait, je pense que je vais m'asseoir à côté de toi, Emmett. Nous pouvons continuer à discuter tes arguments sur la peine de mort."

Emmett avait l'air nerveux mais il hocha la tête alors que tout le monde s'installait. "Je ne pense pas que la loi devrait prendre la vie d'un autre homme, Charlie, surtout quand cet homme est quelqu'un de bien et de merveilleux."

"S'il est si merveilleux, pourquoi a-t-il des ennuis?" demanda Charlie.

"Peut-être a-t-il été détourné du droit chemin par quelqu'un… un jeune frère peut-être!?" Je foudroyai Emmett du regard et il haussa les épaules. "Ou peut-être qu'il a été élevé par des parents absents et qu'il était livré à lui même…" Je ricanai me souvenant qu'il l'avait dit à maman quand il avait volé les spaghettis et nous avait fait avoir des ennuis. Maman lui lança un regard avec un sourcil levé. "Je dis juste que vous devriez tout considérer avant d'exécuter les gens."

Tom distribua les menus et demanda ce que nous voulions boire. Dès qu'il s'éloigna, Emmett baissa la voix. "Très bien, les gens commencent enfin à détourner les regards. Il y a une table pleine de filles… elles sont sur le point d'avoir un orgasme simultané... aïe!" murmura-t-il lorsque Charlie le tapa avec sa fourchette. "Eh bien, c'est vrai. Elles complotent, je peux le dire. Je parierais un million de dollars que les voyages dans les toilettes sont sur le point de commencer. Voulez-vous parier, Charlie?" demanda-t-il.

"Non!" répondit-il sèchement.

"Très bien. Bref, ils ont des photos de toi Edward mais aucune des filles. Pour des raisons évidentes elles n'ont aucun intérêt pour elles. L'une d'entre elle est en train de me déshabiller du regard. Bon sang, Charlie, arrêtez de me piquer. Rosie, ne va pas lui botter le cul, tu sais que tu as mon cœur."

Rose ricana. "Pas que le cœur, Cullen, et ne l'oublie pas." S'il vous plaît, faites qu'elle n'ajoute rien d'autre…. "En plus, elle essaie probablement d'atteindre Edward par ton intermédiaire, comme les autres."

"Hé! Sachez que j'ai eu beaucoup de femmes..." il s'interrompit en voyant le visage grave de Charlie. "… qui m'ont dit que je suis un jeune homme doux et virginal," finit-il en souriant nerveusement. "Etes-vous sûr de ne pas pouvoir changer de place avec Sue?"

"Tout à fait sûr. Parlons davantage de ces femmes…" suggéra Charlie.

"Rien à dire. Vous savez bien que je ne peux pas voir une autre femme maintenant que j'ai vu ma Rose." Emmett sourit et Rose rit en secouant la tête.

"Tu as remarqué qu'il y en avait une qui te déshabillait du regard," fit-elle remarquer. Ils se turent quand le serveur réapparut avec un type à ses côtés.

"Bonjour, je suis Sid Murphy, je suis le manager et nous voulions juste vous souhaiter la bienvenue Chez Max. S'il y quelque chose que je puisse faire ou obtenir pour vous, faites-le moi savoir et je m'en occuperai personnellement."

Les yeux d'Emmett s'écarquillèrent et il sourit vivement mais Charlie l'interrompit en se raclant la gorge avant qu'il commence à demander quelque chose. "Comme je suis sûr que vous pouvez l'imaginer, nous sommes un peu inquiets à propos de notre tranquillité. Si vous pouviez vous assurer que personne n'approche, j'apprécierais. Je suis ici pour fêter la remise des diplômes de ma fille… nous avons rencontré les Cullen là-bas et nous les retrouvons ici. C'est la journée de ma fille… si vous voyez ce que je veux dire."

"Absolument, monsieur. Je peux vous assurer que vous n'aurez aucun problème. Tom, ici, s'occupera de tout et nous serons sûrs de vous donner autant de paix que possible."

"Nous aurons besoin d'avoir accès à l'ascenseur des employés après le dîner," lui dit Charlie.

"Je m'en assurerai, monsieur."

"Merci," dit Charlie. Nous passâmes nos commandes et après qu'il soit parti je me penchai un peu vers Bella.

"Joyeux premier rendez-vous public," chuchotai-je.

Elle rit. "Je m'amuse bien."

Moi aussi. C'était amusant de regarder mon frère et Charlie se rentrer dedans mais c'est avec Bella que je préfèrerai faire ça. Mais ça serait le dessert. "Je me rattraperai un jour," lui promis-je.

Ses doigts se serrèrent sur les miens. "Je suis plus heureuse que jamais, Edward. Tu n'as pas besoin de te rattraper." Mais je l'ai fait et je le ferais. Elle méritait de montrer son beau visage au monde entier.

Une fois que nous sortirions publiquement, je pourrais l'emmener à Hollywood et ce ne serait pas si important. Ils finiraient par se lasser de nous.

"Aux abris!" murmura Emmett. Bella se retourna pour me regarder et du coin de l'œil je vis trois filles aller aux toilettes, les yeux collés sur moi, se poussant l'une l'autre en ricanant. "Je vous l'avais dit…" fit remarquer Em à Charlie.

"Et je n'ai pas parié, n'est-ce pas?" demanda-t-il.

Emmett fit la moue. "Vous auriez dû. Est-ce que ton père est toujours un tel rabat-joie, Bella ?"

Elle gloussa et se retourna pour lui répondre au moment où les filles sortaient des toilettes, l'une d'entre elles pointant un téléphone vers nous. Il n'y avait aucune chance que le visage de Bella ne soit pas au centre de la photo… "Putain, Emmett, téléphone!"

Les yeux d'Emmett se plissèrent et il se leva rapidement. "Oh, mon Dieu, c'est un téléphone tellement cool!" hurla-t-il. "Ça vous dérange si je le regarde? C'est quelle marque?" La blonde abasourdie ne dit rien quand mon frère prit son téléphone. "Est-ce qu'il y a la possibilité de parler et d'envoyer des messages texte? Qu'en est-il de la mémoire? Pouvez-vous faire des vidéos?" Il jacassait tout en raccompagnant les filles à leur table. "C'est vraiment cool." Un serveur passa avec un pichet d'eau glacée et ensuite nous vîmes tous Emmett… jeter le téléphone dans la carafe. "Oups! Petite saloperie glissante."

La mâchoire de la fille tomba et elle sanglota, "Mon téléphone!"

"Je suis tellement, tellement désolé!" lui dit Em lui, horrifié. "Tenez, laissez-moi payer pour ça." Il sortit son portefeuille et tendit à la pauvre fille sous le choc une liasse de billets de cent, plus que ce que valait le téléphone probablement. Le restaurant entier regardait avec fascination pendant qu'Emmett repêchait le téléphone dans la carafe et l'enveloppait dans une serviette. "Je vais apporter ça au gars qui s'occupe de mes téléphones. Il pourra probablement le réparer. Encore une fois, je suis vraiment désolé pour ton téléphone."

Il sourit aux autres clients du restaurant. "S'il vous plaît, retournez à vos repas. Je ne pense pas avoir besoin d'emprunter n'importe lequel de vos téléphones, du moins je l'espère…!" La menace dans son ton était claire et nette. Je pensais que personne ne voudrait le contrarier. "Bon appétit."

Sur ce, mon frère revint à notre table. Rose, Alice et Bella riaient comme des folles, tandis que les adultes à table semblaient plus qu'un peu mortifiés.

"Vraiment, Emmett, tu étais obligé de faire ça?" demanda maman en secouant la tête.

"Hey, je doute que quelqu'un prenne encore une photo d'Eddie jusqu'à ce qu'on se lève pour partir. C'était le but, après tout."

"Destruction de biens, création d'une nuisance publique, menace d'innocents... donne-moi une bonne raison pour laquelle je ne devrais pas t'arrêter," exigea Charlie.

"La voilà votre raison…" et il nous désigna Bella et moi. "C'est pour eux que je l'ai fait."

"Tu ferais n'importe quoi pour protéger ton frère, hein?" demanda Charlie, sa voix plus douce.

"Et Bella. C'est déjà ma petite sœur, que ça vous plaise ou non…" répondit Emmett en faisant la moue.

"Je crois que j'aime ça," lui dit Charlie, un sourire sur visage alors qu'Emmett en restait bouche bée.

"Ce qui te manque en subtilité, tu le compenses par la loyauté. Je peux respecter ça."

"Je savais que vous m'aimez bien!" Emmett souriait comme un idiot.

"Je n'irais pas aussi loin…" répondit Charlie, le dégonflant un peu. "Mais Rose le fait et je veux qu'elle soit heureuse, donc je te tolérerai." Emmett sourit encore. "Je me réserve le droit de changer d'avis si tu la fais arrêter, elle ou l'une des autres."

"Oui, monsieur," répondit Emmett avec joie. "Je promets de ne pas les faire arrêter."

"Et si je me fais arrêter pour l'avoir tué, Charlie?" demanda Alice en souriant doucement.

"J'aurai le meilleur avocat de la défense que je puisse trouver et je ferais falsifier les preuves," fut la réponse rapide de Charlie. Nous rîmes tous de la tête d'Emmett.

"Ce n'est pas juste! Edward se ..." Il s'arrêta en voyant le regard que je lui lançais. Il valait mieux qu'il n'achève jamais cette phrase devant mon futur beau-père. "Peu importe." C'est tout à fait vrai.

Le dîner arriva et les conversations furent tranquilles pendant que nous mangions. "Alors, est-ce que la nourriture est à la hauteur de tes attentes?" demandai-je à Bella.

Elle sourit. "C'est bon mais j'ai hâte d'en être au dessert."

Je gémis et me penchai de nouveau vers elle. "Tu es une telle allumeuse, baby. Qu'est-ce que tu me réserves?"

Bella rit en coupant son steak. "Disons juste que tu vas découvrir ce que c'est que d'être dans les chaussures de ton frère pour une fois."

Qu'est-ce que ça signifiait? Elle n'allait pas me battre avec un cintre ou n'importe quelle merde bizarre, comme Rose et Emmett le faisaient, n'est-ce pas? Dieu seul savait ce que Rose avait mis dans sa tête. Bella rit à mon expression. "Ça ne fera pas trop mal…" promit-elle.

Oh, putain! Je ne savais pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose mais je bandais. Est-ce que j'étais dans les trucs bizarres maintenant? Est-ce que mon frère et moi avions un marqueur génétique étrange? Est-ce que je voulais du cuir, des fouets et tout ça? Je ne pensais pas que c'était le cas alors pourquoi étais-je excité? A cause de Bella, bien sûr. Elle m'excitait toujours.

J'essayai de chasser ces pensées et de manger mon steak, bien que mon appétit ait diminué. Mais c'était plutôt bon. "Au moins, tu es en meilleure compagnie cette fois-ci, n'est-ce pas ?"

Bella sourit. "La meilleure." Je le serais toujours pour elle, je me le jurais.

Du coin de l'œil, je vis un type entrer dans les toilettes. Même si mon frère faisait le spectacle en bout de table, faisant rire Rose et Alice et même les Brandon, Charlie et Sue, il avait les yeux sur le reste du restaurant. Peut-être qu'il devrait travailler dans la sécurité le jour où il ne voudrait plus être cascadeur.

Le type sortit des toilettes et il me regarda. Pas de téléphone, heureusement, donc pas de sueurs froides. Mais il cligna des yeux plusieurs fois et sourit avant de se diriger vers nous. "Bella, c'est toi?"

Qui était ce type et pourquoi regardait-il ma copine comme s'il voulait la manger. Bella laissa sortir un gémissement silencieux à côté de moi avant de sourire à l'intrus. "Salut, Mike."

Mike? Mike Mike Mike? Newton? Son harceleur? Bien sûr que son harceleur était là. Je m'en doutais. Je n'avais pas vu son visage la dernière fois, à cause de mon déguisement. "Hé! Comment connaissez-vous ces types?" demanda-t-il, en faisant des gestes. Je ne pus m'en empêcher… je foudroyai du regard ce petit con pendant qu'Emmett était sur le point d'intervenir si nécessaire.

"Mon père les a rencontrés à la remise des diplômes et nous leur avons demandé de se joindre à nous pour le dîner," répondit Bella en douceur.

Je glissai ma main gauche sur sa cuisse sous la table. J'avais très envie de mettre mon bras autour d'elle mais... nous étions arrivés jusqu'ici sans incident.

"Oh. Eh bien, c'est cool. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut manger avec une célébrité…" Il rit nerveusement et passa les mains dans ses cheveux blonds. "Alors, tu viendras à la fête ce soir? Tu es bienvenue de venir avec ton petit-ami, tu te souviens?" Il me donna un coup d'œil pendant une seconde et j'essayai d'avoir l'air distant et désintéressé même si je voulais lui dire qu'elle et son petit-ami avaient des projets pour plus tard. Des projets nus auxquels il ne serait jamais invité.

"Je me souviens mais je vais passer du temps avec mon père et tout ça. Tu sais comment c'est."

"Bien sûr. Eh bien, on restera tard, alors peut-être qu'après..."

"Bouge de là, Newton," lui dit Rose, en agitant son poignet. "Et ne jacasse pas sur le fait qu'on a dîné avec les Cullen à tous tes potes commères. Je ne veux vraiment pas que tous les fous m'embêtent parce que j'ai rencontré ces deux-là aujourd'hui, compris?" Sa voix était d'acier pur et Mike déglutit.

"Bien sûr, Rose. Je veux dire, à qui je le dirais?"

"Tout le monde", répondit-elle. "Tout comme tu as blablaté sur le petit-ami de Bella. Si je reçois un mail, un coup de fil ou SMS, je saurais qui blâmer, c'est clair?"

Rose était vraiment effrayante. Mon frère avait l'air d'être prêt à l'attaquer devant tout le monde et Mike, le harceleur, avait l'air de vouloir mourir.

Bien. Il devrait.

Bien que je n'aie pas pu la revendiquer comme je l'aurais voulu, je pouvais montrer à ce perdant qu'il n'était pas... digne de Bella. "Alors, tu as un petit-ami, ma belle?" demandai-je, semblant déçu. "J'espère qu'il sait à quel point il a de la chance."

Les yeux bleus de Mike s'écarquillèrent lorsque Bella rit et se pencha un peu en moi. "Il sait. Mais tu pourrais toujours me donner ton numéro, au cas où il l'oublierait…"

"Il faut que je le fasse," lui dis-je, lui faisant mon sourire le plus sexy avant de tourner le regard vers lui. "C'était sympa de te rencontrer, Mark."

"Hum, ouais." Il ne prit pas la peine de me corriger sur le nom incorrect que j'avais donné pour lui montrer à quel point il n'était pas important. "Je vais retourner vers mes parents. C'était sympa de te revoir, Bella. Si tu as une chance..." il s'interrompit en voyant l'expression de mon visage. "D'accord, alors, au revoir."

"Au revoir, Mike." Il partit sans autre regard.

"Je n'arrive pas à croire qu'on ait rencontré ton harceleur," dis-je à Bella.

"Harceleur?" Charlie avait l'air d'être sur le point de se lever et de le poursuivre.

"Une nuisance, chef. Bella a fait du bon travail pour le tenir à distance depuis sa première année mais il n'a pas changé. Il l'invite constamment à sortir avec elle." Rose rit. "En fait, c'est plutôt amusant."

"Et triste…" dit Alice.

Maman rit. "Ton expression, Edward. Je ne pense pas t'avoir déjà vu jaloux avant."

"C'est nouveau," renchérit papa.

"Il sait qu'il n'a pas besoin d'être jaloux," les rassura Bella en me serrant la main qui était toujours posée sur sa jambe sous la table. "Il est juste un peu insistant, papa, il n'y a rien à craindre."

"Il vaudrait mieux," marmonna-t-il. "Tous ces garçons qui te tournent autour, j'aurai dû t'envoyer dans une université pour les filles…"

"Elle aurait quand même trouvé Edward, Charlie," ajouta inutilement Emmett. "Et qui sait sur qui d'autre elle aurait pu tomber… Internet est pervers, les prêtres à l'école des filles… et quoi?"

"Pas de fantasmes religieux mon garçon…" Charlie gronda Emmett.

"Je dis simplement qu'elle s'est bien débrouillée," lui dit Emmett en se frottant la main là où la fourchette de Charlie l'avait touché.

"C'est vrai," approuva son père en me souriant.

Bella lui sourit. "Merci papa."

"Oui, bon il le sait," marmonna Charlie. "Et il sait qu'il ferait mieux ne pas te faire de mal."

"Jamais," promis-je.

"Bien. Maintenant continuons à manger avant que d'autres garçons n'arrivent pour vous charmer et que j'aie besoin d'intervenir," dit Charlie aux filles.

Emmett sourit. "Bon c'est définitivement un garçon… hey! Est-ce que tu viens de me donner un coup de pied?" demanda-t-il à Rose.

"Non," répondit-elle. "Mais je peux deviner qui c'est."

"Oh oui." Emmett sourit à Alice avant de se tourner vers moi. "Tu sais Eddie on aurait du lui acheter quelque chose aussi. Quelque chose fait en jaspe*, peut être."

"Je te déteste," lui dit-elle fermement.

"De quoi parlent-ils, chérie?" demanda Célia à Alice.

"Rien, maman. "Elle lança un regard à Emmett. "Nous en parlerons plus tard."

"Oui je pense que nous le ferons," répondit sa mère.

Et le dîner état fini. Mes parents essayèrent de payer l'addition mais Charlie les en empêcha. "C'est pour moi. La prochaine fois sera pour vous." J'aimais qu'il admette qu'il y aurait une prochaine fois. Je me levai et aidai Bella avant de relâcher sa main rapidement.

"Ravi de t'avoir rencontré," lui dis-je, au cas où quelqu'un écouterait.

"Moi aussi," répondit-elle avec un petit sourire. Sid le manager apparut pour nous guider à l'extérieur et je m'arrêtais avec mes parents. Les filles derrière nous ainsi quand les téléphones recommencèrent à photographier nous bloquions la vue mais avec l'intervention de mon frère plus tôt je ne vis qu'un couple nous photographier.

Nous arrivâmes dans le couloir et Emmett dit très fort à Charlie combien il avait été ravi de le rencontrer et qu'un jour ils pourraient aller jouer au golf. Comme si mon frère avait déjà joué au golf… Sid entraina les autres vers l'ascenseur de derrière et nous prîmes l'autre.

"Ça a fonctionné," décida Emmett.

Maman le tapa derrière la tête. "A quoi tu as pensé en jetant le téléphone de cette pauvre fille dans la carafe d'eau?"

"J'essayai de protéger Bella!" protesta-t-il en s'éloignant d'elle. "Tu veux qu'elle soit protégée, pas vrai?"

"C'est vraiment la seule chose qui a fait que je ne te fasse pas sortir de ce restaurant," lui dit ma mère.

"Maman, que pouvais-je faire d'autre? Il fallait que je le détruise, sinon il y aurait déjà des photos d'elle!"

"C'est pour ça que tu vas toujours en prison," décida maman. "Cinq fois! Je n'ai pas oublié!"

Emmett regarda mon père pour un peu d'aide. "Papa, aide un peu ton fils préféré!"

Papa rigola. "Il ne donne pas l'impression d'avoir des ennuis." Ça le fit bouder encore davantage. "Sérieusement je suis avec ta mère, tu as de la chance que cette fille n'ait pas appelé les flics."

"Quoi? Honnêtement ça aurait pu être un accident."

"Mais ce n'était clairement pas le cas, tu dois laisser ton frère se débrouiller, fils."

"Oui tu sais Edward aurait dû y aller et les charmer pour qu'elles effacent ces photos et en prennent d'autres de lui. Tu n'avais pas à jeter des téléphones dans l'eau," l'informa maman.

"Je suis un homme d'action!" protesta-t-il alors que les portes s'ouvraient et que nous nous dirigions vers la sortie. "Je dois constamment rester en état d'alerte et Eddie a besoin de moi. Il ne s'en plaint pas, pas vrai?"

Mes parents me regardèrent tous les deux et je haussai les épaules. "Sa stratégie a fonctionné."

Emmett ouvrit les portes et ils étaient là. Les flashs crépitaient, les filles hurlaient, les gens criaient mon nom. Merde. "Reste là!" cria Emmett. Il courut jusqu'à la voiture et la gara là, appuyant sur le klaxon jusqu'à ce que les paparazzis reculent parce qu'il allait les écraser s'ils ne le faisaient pas.

"Où est votre cousin? Avec qui avez-vous mangé? Pourquoi avez-vous détruit ce téléphone?" Les questions étaient rapides alors que nous rentions dans la voiture. Dès que nous fûmes assis, Emmett démarra.

"Attachez-vous!" s'écria-t-il. Je pus voir quelques photographes sauter dans leurs voitures. Je n'étais pas inquiet. Je savais qu'Emmett allait les semer.

WWS

Quand nous arrivâmes chez les filles j'étais content de ne voir personne. Pas de reporter, pas de harceleur, personne. Nous nous précipitâmes à l'intérieur et Bella était dans mes bras quelques instants plus tard. "Salut baby."

"Hé!" Elle m'étreignit puis m'embrassa. "Tu l'as fait."

"Nous l'avins fait, ce n'était pas facile et je pense que mes parents ont failli restituer leur dîner à plusieurs reprises."

Maman me poussa pour pouvoir prendre Bella dans ses bras. "Non. Mais je doute d'arriver à dormir ce soir sans avoir l'impression de m'écraser contre les murs à cent à l'heure…"

"Nous ne nous sommes jamais approchés d'un mur!" protesta Emmett. "Je suis un excellent conducteur, Ma'."

"Oui tu es un très bon conducteur," le calma maman. "Où est Alice?"

"Ses parents et elle sont sortis pour avoir un moment à eux," lui dit Bella.

Maman sourit et passa son bras sous le sien. "C'est bien. Alors je peux vous kidnapper, Rose et toi, sans me sentir coupable. Puis-je voir ta chambre?" Bella me lança un regard et je haussai les épaules, essayant de ne pas bouder au fait que le temps nu s'éloignait encore. Maman récupéra Rose qui était avec Emmett et elles allèrent dans la chambre de Bella, en fermant la porte.

"Devrions-nous nous inquiéter de ça?" me demanda Emmett.

Je ne pensais pas. "Non, maman les aime. Elle ne voudrait pas leur faire peur."

"Bien." Il tomba à côté de Charlie sur le canapé. "Merci pour le dîner Charlie et Sue. C'était super."

"De rien," répondit Charlie en zappant et en trouvant un match des Mariners. Sue rit et tendit la main dans un sac et en sortit du tricotage. J'avais le sentiment qu'ils passaient de nombreuses soirées ainsi.

"Vous aimez le baseball?" demanda Emmett.

"Quelque chose à redire?"

"Vous auriez dû me le dire au lieu de me faire des menaces de mort. J'y jouais à l'école."

"C'est vrai," dit papa. "Il pourrait être pro s'il ne s'était pas blessé au ligament du coude."

"Vraiment?" Et ils étaient partis…

Papa se tourna vers moi. "Est-ce que Kate t'a envoyé quelque chose?"

Merde. Je n'avais pas regardé mon téléphone pendant toute cette excitation. J'avais plusieurs texto.

Ils se demandent où tu es. Prépare-toi à les affronter.

Est-ce qu'Emmett a vraiment jeté un téléphone dans une carafe? Ne connait-il pas la signification du mot subtil? Pour le positif juste quelques photos du derrière de ta tête et des tonnes de photos d'Emmett et de l'incident du téléphone.

Je montrai le dernier à papa et il rit en secouant la tête.

Beaucoup de photos de ton départ. Tu peux voir qu'il y a beaucoup de monde derrière toi mais rien d'autre. Il se pourrait bien que tu sois passé à travers.

Dieu merci.

Alors Emmett a tué quelques paparazzis. Pourquoi ne suis-je pas surprise? Je suppose que tu as pu t'enfuir parce que je n'ai pas d'autres nouvelles.

Je ferai mieux de lui envoyer un sms.

Tout va bien. Emmett a semé les pap et nous avons changé de voiture. Nous devrions être en sécurité.

Une minute plus tard mon téléphone bourdonna.

Bien. Tu dois organiser une évasion discrète pour demain matin. Je suppose qu'ils vont t'attendre à l'aéroport.

Elle avait raison. "Nous devrons laisser les filles aller à l'aéroport seules."

"Pas de problème nous irons au hangar privé. Nous déposerons les filles et toi et moi irons à l'aéroport. Elles s'installeront dans l'avion pendant que la presse nous suivra. Ce sera plus sage de le faire ainsi. Je vais appeler Jody," décida Em. Jody était le pilote et je savais qu'il pourrait nous aider. Nous allions nous en sortir après tout.

"Ecoutez garces, pourquoi est-ce que vous ne répondez pas à vos téléphones? J'ai vu qu'Edward…" Je me tournai vers cette voix dans le couloir qui s'interrompit pour devenir un cri quand la brune qui se tenait là m'aperçut. "Oh mon dieu!"

"Qu'y-a-t-il?" demanda Emmett en se levant. Charlie attrapa l'arme qu'il n'avait pas et papa bougea à coté de moi alors que je me levais, tendant la main alors que je reconnaissais ce regard. Elle allait me sauter dessus.

"Edward!" hurla-t-elle alors que la porte de Bella s'ouvrait et que la fille se rapprochait.

"Putain ne t'approche pas, Jessica!" Elle avançait et ce n'était pas Bella qui allait l'arrêter. Merde.

Rose s'avança et la saisit par derrière juste au moment où elle essayait de bousculer Bella pour m'atteindre. "Jess je vais t'aplatir si tu ne recules pas."

"Il est là!" hurla-t-elle, en se débattant.

"Putain Emmett retiens là," ordonna Rose. Il s'approcha pour le faire et la fit reculer. Ma copine tremblait face à moi.

"Baby? Tu vas bien?" Elle se tourna et je vis la fureur dans ses yeux. Putain elle était sexy quand elle était en colère.

"Je vais bien," me dit-elle entre ses dents serrées.

"Baby? Putain qu'est-ce qu'il se passe ici? Pourquoi est-ce qu'il te touche?" La fille, Jessica, je supposais, était en train de hurler.

"Puis-je la gifler?" demanda Rose à Charlie qui secoua la tête et ça la fit soupirer. "Merde. Bien. Jess la ferme et nous répondrons à tes questions. Mais avant que nous ne le fassions, je vais te dire une chose." Rose se pencha et se retrouva face à son visage, avec cette même expression effrayante sur le visage. "Si tu souffles le moindre mot de tout ça à quelqu'un, je t'abats. Est-ce bien compris?"

"Quoi?" demanda-t-elle, luttant toujours. "Pourquoi? Qu'est-ce qu'il fait là?"

"C'est mon petit-ami," l'informa Bella d'une voix glaciale. "Pas Todd, pas Mike, aucun des loosers dont tu as décidé de m'affubler pendant le mois dernier. Edward Cullen. Et je suis malade à en crever de la façon dont tu le regardes et si tu veux continuer à vivre… tu vas me faire disparaître cette expression tout de suite."

Je me demandai si je devais dire quelque chose mais j'avais peur de lui parler et de l'encourager ou d'attirer la colère de Bella sur moi de ne pas la laisser gérer ça.

"Bella…" dit doucement Charlie posant une main sur son épaule, épaule qu'elle haussa rapidement. Je la tirai vers moi essayant de la calmer un peu à mon contact. Les yeux de Jessica s'écarquillèrent.

"Il te touche."

"Et il fait beaucoup plus que ça," annonça Bella me faisant reculer devant le regard mauvais de Charlie.

Rose souffla. "Tu lui dis Bella?"

"Toute la journée j'ai dû t'écouter me dire toutes les choses que tu allais faire à mon petit-ami quand tu le trouverais. Mon petit-ami!" Elle était tellement sexy que je ne pouvais même pas le supporter. "Pour toi il n'est pas une personne, il est une chose. Un acteur sexy que tu voudrais ajouter à ta collection de baise. Eh bien tu ne peux pas parce qu'il est à moi."

Maintenant elle s'était transformée en furie. "Les gens comme toi sont la raison pour laquelle nous ne parlons pas de notre relation, tu comprends? Je dois porter une casquette ridicule et faire semblant de ne pas le connaître, juste pour que nous puissions sortir ensemble! Mais ça m'est égal parce que je l'aime! Il le mérite! Et si tu voulais juste te rendre compte que c'est une vraie personne avec de vrais sentiments, peut-être que nous n'aurions pas à faire ce genre de merde." Je me sentis coupable comme l'enfer. Nous aurions dû dire merde et sortir sans déguisement. Nous le ferions, bientôt, putain!

Jessica se laissa un peu aller dans l'étreinte de mon frère qui la relâcha. "Je ne comprends pas ça," dit-elle. "Comment est-ce arrivé?"

"J'ai rencontré Emmett quand il essayait sa nouvelle voiture le long de la côte," dit Rose servant la demi-vérité dont nous avions convenu. "Edward était avec lui et je les ai invités. Le reste c'est de l'histoire."

"Tu sors avec Edward Cullen depuis tout ce temps et tu ne m'en as rien dit!?" s'écria Jessica. "Je pensais que nous étions amies!"

Cela calma Bella et elle alla vers elle, tapant son index contre sa poitrine. "Amies… tout ce que tu fais c'est m'insulter et te moquer de moi, c'est ça que font les amis?"

La bouche de Jessica s'ouvrit et se ferma plusieurs fois. "C'est de la taquinerie, vous le faites tout le temps entre vous, pourquoi n'aurai-je pas le droit moi aussi?"

"Tu es détestable, Jessica. On rit, on plaisante. Mais ce que tu fais toi c'est de la méchanceté," l'informa Bella.

"Tu as tout lâché ce matin, sachant exactement où était Edward et pour qui il était ici." Les yeux de Jessica se remplirent de larmes et elle bougea nerveusement. Je ne voulais pas qu'elle pleure même si elle était désagréable et potentiellement folle.

"Oui je l'ai fait parce que je voulais le protéger de toi. Il s'en va demain et je veux qu'il puisse partir sans avoir aucun ennui de ce genre." Bella se tourna vers moi. "Je suis désolée, baby."

J'allai vers elle et la prit dans mes bras. "Pas besoin de t'excuser, amour. Si elle nous dénonce nous ne pourrons rien y faire."

"Oh que si!" Rose se pencha et chuchota quelque chose à l'oreille de Jessica. Quoi que ce soit ça la fit pâlir, ce qui était une victoire puisqu'elle était plutôt d'une couleur orange avant. "Et je n'hésiterai pas à rendre ça public, Jess. Alors tu ferais mieux d'y réfléchir à deux fois avant de dire quelque chose à ce sujet."

"D'abord qui me croirait? Qui pourrait croire que Bella Swan se tape Edward Cullen?" Mes mains se serrèrent en poings et je pensai sincèrement à frapper une fille pour la première fois de ma vie.

"Pardon?" La voix de Charlie était très menaçante. "Sous-entendrais-tu que ma fille n'est pas assez bien pour Edward? C'est ce que tu viens de dire…?" Il s'avança vers elle et elle recula.

"Euh non… c'est juste…"

"Ouais c'est ça. Ma fille est une femme merveilleuse qui mérite d'être avec Edward et c'est peut-être même l'inverse. Alors n'ose pas entrer dans l'appartement de ma fille comme si tu avais été invitée. Insulte-la et je te ferai arrêter."

Emmett applaudit alors que Jessica paraissait de plus en plus terrifiée. "Je pense que, peut-être, tu devrais partir," suggéra doucement ma mère bien que son expression contredise son ton. "Et je pense que tu devrais longuement réfléchir avant de dire à quelqu'un où est mon fils, je serai sérieusement contrariée si la remise des diplômes de Bella devait être interrompue à nouveau."

"Oui." On ne voyait plus que ses grands yeux dans son visage pâle. "Je ne dirai rien… je suis désolée de t'avoir blessée Bella, je… devrais y aller."

"Oui tu devrais." Rose la fit tourner vers la porte.

Jessica jeta un dernier coup d'œil par-dessus son épaule. "C'était agréable de te rencontrer," me dit-elle, ce qui me fit presque rire. Emmett rigola.

"Je pourrai dire la même chose si tu n'avais pas énervé la fille que j'aime." Sa bouche s'ouvrit à nouveau. "Peut-être que nous nous reverrons un jour dans des circonstances meilleures, ça dépendra de toi et de ton silence."

"D'accord!" Elle sourit et je lui souris en retour mais c'était un faux sourire. "On se parle plus tard Bella. Je suis désolée si je t'ai insultée."

"Au revoir Jess," murmura Bella sans me quitter du regard. Jessica se tourna et partit.

Charlie la suivit. "Et c'est pour ça qu'on ferme la porte," nous réprimanda-t-il à son retour.

"Oups, désolé," dit Emmett. Il avait été le dernier à entrer. J'étais le premier, bien sûr. Tout ce à quoi je pouvais penser était d'être avec ma copine.

"Je pense qu'il est peut-être temps pour nous tous de partir," annonça maman en jetant un coup d'œil à Charlie.

Il rencontra son regard et hocha la tête. "Je pense que oui. Viens ici, Bells." Il la serra dans ses bras. "Je suis si fier de toi. Ne laisse jamais personne te rabaisser, tu m'entends? Tu es trop bien pour tous les garçons, y compris celui-ci."

"Très vrai," convins-je, ce qui fit rire Bella.

"Tu t'amuses en Europe et tu m'appelles si tu as besoin de quoi que ce soit."

"Je le ferai, papa." Elle l'embrassa sur la joue et se retrouva dans les bras de ma mère.

"Souviens-toi de ce que j'ai dit…" lui dit maman. Qu'est-ce qu'elle avait dit? Je demanderai plus tard.

"Je le ferai. Merci, Esmée."

"Prends soin de toi et fais-moi savoir si mon fils dépasse les bornes."

Bella rit. "Je le ferai."

Papa l'embrassa ensuite. "Je dirais la même chose mais nous savons tous les deux que leur mère est tout ce dont tu as besoin et ils feront tout ce que tu veux."

Charlie serra Rose dans ses bras. "Et tu m'appelles si ce garçon te fait mal."

Rose rit. "C'est moi qui lui fais mal, Charlie." Je grimaçai, parce que c'était vrai.

Charlie gloussa. "C'est du pareil au même."

"Au revoir, chef."

Maman enlaça Rose, lui disant la même chose qu'elle avait dite à Bella. Sue fit des câlins aux filles pendant que Charlie me serrait la main.

"Je te fais confiance avec elle. Ne me laisse pas tomber."

"Je ne le ferai pas."

Ses yeux m'étudièrent pendant une minute. "Je te crois."

"J'ai droit à un câlin, Charlie?" demanda Emmett.

"Non. Tu es en vie. Considère ça comme un cadeau."

Maman rit en me serrant dans ses bras. "Fais un bon voyage et garde cette fille souriante. Elle a du caractère, n'est-ce pas?" Je hochai la tête et maman sourit. "Bien. Il lui en faudra avant que tout soit dit et fait."

"Effrayant," lui dis-je.

"Tu le savais. Je t'aime. Envoie-moi un texto quand tu y seras."

"Je le ferai." Après d'autres adieux, ils partirent finalement.

"Enfin seuls!" dit Emmett dit. "Allons-y, Rosie."

"Attendez!" dit Bella, m'empêchant de l'attraper et de nous enfuir dans sa chambre. "Avec quoi as-tu menacé Jess?" demanda-t-elle à Rose.

Oh ouais, je voulais savoir aussi.

Rose rit. "Jess a de très mauvaises habitudes." Elle renifla et Bella resta bouche bée. "Yep. J'ai vu les signes et j'ai trouvé de la coke dans sa chambre une fois. Je n'ai jamais rien dit mais je le ferais si elle ouvre sa bouche. Je suis presque sûre que c'est aussi une clepto mais c'est une autre histoire pour un autre jour."

"Oui, on doit être debout dans six heures pour aller à l'aéroport. J'aimerais avoir un peu de bon temps avant, si vous voyez ce que je veux dire," dit Emmett de façon suggestive.

Bella sourit et me tendit la main. Je n'avais pas besoin de plus d'encouragements. Nous étions dans sa chambre en un temps record. Je l'appuyai contre la porte et je l'embrassai fort. "Tu étais si sexy, putain, quand tu criais après Jessica," lui dis-je, en passant mes mains le long de son corps. Elle gémit et se frotta contre moi.

"Tu étais sexy quand tu regardais Mike. Je sais que tu voulais le frapper. Je voulais en quelque sorte que tu le fasses."

Je ris en descendant la fermeture éclair de sa robe. "Je pourrais aller à cette fête et le faire maintenant si tu veux."

Elle gloussa et s'éloigna de moi. "Assieds-toi sur le lit. Je dois préparer ta surprise."

Surprise? Oh, c'est vrai! La chose qui ne ferait pas très mal. "Baby, je ne suis pas sûr que..."

"Fais-moi confiance, Edward."

Parce que je le faisais, je me suis assis sur le lit. Je virai ma veste alors qu'elle fouillait dans ses tiroirs. "Pas de fouet ou de chaîne, baby, s'il te plaît ?"

Elle rit en entrant dans la salle de bains. "Déshabille-toi, Cullen."

Même si ça fait un peu mal, une partie ferait du bien. La partie où je serai enfoui à l'intérieur d'elle, bien sûr.

Mes vêtements furent mis de côté et je m'appuyai contre sa tête de lit, en attendant de voir ce qu'elle me réservait. J'espère que ce n'était pas la tenue dominatrice de Rose. Même si elle serait sexy comme l'enfer. Peut-être que ça ne serait pas trop mauvais si elle ne me tapait pas trop fort.

La porte s'ouvrit et je faillis avaler ma langue quand Bella entra. "Sainte merde," dis-je en la faisant rire.

"Est-ce une façon de parler à un officier assermenté, Cullen?" demanda-t-elle. Elle se débarrassa des lunettes de soleil miroitantes et les jeta sur le côté, se promenant lentement dans la pièce. Elle portait la tenue de flic la plus sexy qu'on puisse imaginer. Un short court qui pouvait tout aussi bien être une culote et une chemise bleue serrée et les seins presque à l'air puisque la chemise n'était que partiellement boutonnée, une matraque dans sa ceinture et putain de merde, des menottes. Et elle avait même une casquette et les bottes. Mon Dieu, j'allais mourir. Mais quelle façon de partir.

"Bella, tu es..." soufflai-je. Elle sortit sa matraque et tapa dans la paume de sa main, ce qui me fit sursauter.

"Officier Swan pour toi, mon garçon!"

Tellement sexy. "Officier Swan, vous êtes incroyablement sexy."

Son beau sourire se montra avant qu'elle ne redevienne sérieuse. Mon Dieu, j'adorais ça. "Il me semble que vous soyez un homme qui cause beaucoup d'ennuis partout où il passe, Cullen. Vous rendez les adolescentes folles, vous créez des perturbations et vous rendez les femmes adultes sauvages."

Elle atteignit le lit et me chevaucha. Je touchai ses jambes soyeuses et elle me frappa légèrement avec la matraque. "Pas touche. On dirait que vous ne pouvez pas bien vous comporter… même en privé."

"Non, je ne peux vraiment pas," j'étais d'accord avec elle. J'étais d'accord avec tout ce qu'elle disait.

"Je vais devoir vous menotter pour votre propre protection." Me menotter? Oh, l'enfer. Elle prit les menottes de sa ceinture et me sourit. "Mains en l'air." C'était le meilleur jour de ma vie. Même si Jessica nous balançait et qu'un million de personnes nous attendait devant la porte d'entrée de Bella, je m'en fichais. Juste ici et maintenant, c'était incroyable.

Je mis mes mains directement au-dessus de ma tête, la faisant rire. "A travers les barreaux de la tête de lit."

Oh merde, encore plus chaud. Je passai mes mains entre les barreaux et elle se pencha au-dessus, ses seins dans mon visage quand elle serra l'acier froid sur mes poignets. C'était des vraies. Je me demandais pendant un instant si elle les avait piquées à son père mais je ne voulais pas vraiment le savoir.

"Là, maintenant vous ne pourrez plus causer d'ennuis," me dit-elle.

"Je serai sage," l'assurai-je, la faisant rire.

"Bien sûr que oui." Elle passa sa matraque sur ma poitrine, ce qui me tendit un peu. Elle n'allait pas utiliser ce truc sur moi, pas vrai? "Maintenant, je vais devoir vous fouiller pour m'assurer que vous ne transportez pas de substances illégales."

Je me figeai, je ne pus m'en empêcher. Elle n'allait pas coller cette matraque là où le soleil ne brillait pas, non? "Officier Swan..."

"Oui?" demanda-t-elle, en se penchant et en passant sa langue sur mon cou. Je gémis tellement c'était bon.

"Vous n'allez pas mettre cette chose quelque part où elle ne serait pas à sa place, pas vrai?"

Elle gloussa et me mordit le cou. "Non." Elle jeta sa casquette. "Non, à moins que vous ne résistiez pendant votre arrestation."

Je souris de soulagement. "Vous m'avez à votre merci."

"Il semble que oui. Maintenant, laissez-moi revenir à ma fouille et à ma saisie." Une saisie? Mes yeux se croisèrent quand elle attrapa ma queue et la serra bien fort. Oh, c'était une bonne attaque. Ses lèvres bougeaient sur toute ma poitrine, mes épaules et ma mâchoire. Elle n'embrassait pas mes lèvres mais partout ailleurs pendant qu'elle pompait ma bite. Je fis de mon mieux pour résister à l'arrestation, même si je brûlais de la toucher. C'était probablement une bonne chose que je sois menotté ou je n'aurais pas pu m'arrêter.

Ses lèvres descendirent le long de mon estomac et elle me pinça les os de la hanche avec ses dents. "Jusqu'à présent c'est bien, M. Cullen. Mais j'ai peur que vous fassiez de la contrebande, alors je vais devoir enquêter."

"Enquêter…" dis-je. L'instant d'après, sa bouche était enroulée autour de ma bite.

Je luttai contre les menottes. "Putain!" criai-je alors qu'elle m'emmenait au fond de sa gorge puis me relâchait.

"Bien," dit-elle. "Je crois que j'ai trouvé quelque chose." Et puis j'étais dans sa bouche et elle utilisa sa langue sur le dessous de ma bite, ce qui me rendit dingue.

"Officier, je vais..." grognai-je, me battant pour ne pas venir.

"Donnez-moi tout, Cullen. Je veux savoir ce que vous avez ici," me dit-elle, avant de m'engloutir encore une fois. Elle tira mes hanches vers son visage.

"Merde!" criai-je, quand ses doigts attrapèrent mes couilles et les serrèrent. Je me laissais aller, finissant dans sa petite bouche parfaite et chaude. Elle avala tout en souriant.

"Il semblerait que vous cachiez un petit quelque chose, Cullen mais je l'ai confisqué…"

La meilleure confiscation de tous les temps. "Il y en a plus à venir," réussis-je à dire quand mon cerveau recommença à fonctionner.

Bella ricana. "Si c'est le cas… Eh bien, je vais tout prendre."

"C'est à vous."

Elle s'assit et je la regardai avec intérêt défaire sa chemise, laissant sortir ses beaux seins. Elle l'enleva et se pencha en avant. "Aimeriez-vous être libéré, Cullen?"

Pas vraiment. Pas du tout. Mais j'avais le sentiment que ce n'était pas ce que j'étais censé dire. "Oui, officier Swan."

"Qu'êtes-vous prêt à faire pour être libre?" demanda-t-elle, en passant légèrement ses mains sur ma poitrine. Mon Dieu, c'est bon ça, même ce simple contact de ses mains sur moi.

"N'importe quoi," lui dis-je. Je ferai n'importe quoi pour cette femme, n'importe quoi.

Elle se pencha plus près, ses seins sur mon visage. "Vous ferez mieux de vous mettre au travail alors. Gagnez votre libération."

Je n'eus pas besoin d'autres encouragements. Je suçai son mamelon, léchant et mordant. Bella gémit et se blottit contre moi, se déplaçant quand elle voulait que je m'occupe de l'autre mamelon. Elle tira sur mes cheveux et me tins sur sa poitrine pendant que je faisais tout ce qu'elle exigeait, avec et sans mots. Il ne me fallut pas longtemps pour redevenir dur.

Elle se leva et me sourit en enlevant son petit short. "J'ai bien peur de pas pouvoir encore vous libérer mais vous avez été un prisonnier modèle jusqu'à présent et vous avez mérité une 'récompense'."

"J'aime les récompenses." Je l'aimais beaucoup ainsi, nue et rouge et complètement sexy.

Elle me chevaucha de nouveau et se frotta contre ma bite. "Etes-vous prêt à avoir un moment difficile, Cullen ?"

Putain de merde. Elle était parfaite. A chaque fois. "Oui, Officier Swan."

Elle me prit à l'intérieur d'elle, s'enfonçant, sa bouche légèrement ouverte, un petit souffle s'échappant alors que je la remplissais. "Oh oui, c'est une période très difficile." Elle se balança contre moi. Je tirai un peu sur les menottes.

Dieu que je voulais la toucher mais être attaché, c'était chaud comme l'enfer.

"Toute la journée, j'ai dû écouter Jessica parler de ce qu'elle voulait te faire…" Je gémis quand elle se leva et redescendis sur moi. "Et toute la journée, je savais exactement ce que j'allais te faire. J'ai dû m'asseoir à côté de toi au dîner et faire comme si je ne t'imaginais pas ici, dans mon lit, nu et à ma merci. Tu sais ce que ça fait?"

"En quelque sorte. Je ne savais pas ce que tu avais prévu mais j'étais impatient de t'avoir."

"Humm, je parie que tu étais assis à cette table en pensant à me toucher."

"C'est vrai," admis-je. Elle commença à bouger plus vite. Si bon. Si mouillée, si serrée et merveilleuse.

"Mais tu n'as pas le droit de me toucher, n'est-ce pas? Est-ce que ça te rend fou?" Sa voix était sexy. Ses seins commencèrent à rebondir en rythme. J'arquai mes hanches vers elle, en lui donnant tout ce que je pouvais dans cette position.

"Oui," grognai-je, en la voyant rebondir un peu plus fort. "Mais c'est super chaud."

"C'est chaud," murmura-t-elle en prenant ses seins en coupe, me faisant gémir. Si sexy. "T'avoir à ma merci et faire tout ce que je veux pour toi. Je pourrais te garder comme ça pendant des jours si je le désirais. Qu'est-ce que tu penserais de ça?"

Mon Dieu, mon Dieu. "Ce serait le paradis et l'enfer," lui ai-je dit. C'était vrai. Ne pas pouvoir la toucher, serait le pire des enfers mais qu'elle me fasse tout ce qu'elle veut, serait le paradis.

Elle rit légèrement en me chevauchant plus fort. "Je pense que ce serait la même chose pour moi. J'adore ça, te voir, impuissant, dépendant de ma volonté comme ça. Mais tes mains me manquent. Tes mains fortes et talentueuses qui peuvent me faire crier. Tu vas devoir me faire crier avec ta bite cette fois. Peux-tu gérer ça?"

Seigneur. J'allais finir comme un ado si elle continuait à parler comme ça. "Je peux." Je soulevai mes hanches et elle gémit, je recommençai. "Prenez-moi, officier."

"Je vous prends," me dit-elle, en me baisant plus vite. J'avais besoin de la toucher, de la goûter mais je ne pouvais pas. Alors je répondis à ses poussées et regardai ses yeux se plisser et sa respiration devenir plus lourde, sa peau rougissait avec la sueur, ses lèvres roses plissées. C'était la plus belle chose que je n'avais jamais vue de ma vie et le fait de lui donner ce contrôle, que nous n'avions pas eu plus tôt, était important, je le savais.

"Si près," murmura-t-elle. Dieu merci. Je sentis ce picotement dans mes boules et je savais que ce ne serait pas long.

Elle se pencha en l'avant, me prit plus profondément et elle cria mon nom quand elle jouit. Au fur et à mesure qu'elle se contractait autour de ma bite, j'explosai à l'intérieur d'elle, violemment.

Elle s'effondra contre moi et c'est là que la toucher me manquait le plus. Je voulais mettre mes bras autour d'elle. "Officier Swan, ai-je gagné ma liberté?" demandai-je avec urgence. Elle me jeta un coup d'œil avant d'atteindre la table de nuit et d'attraper la clé. De nouveau ses seins s'approchèrent de mon visage, ce qui n'était jamais un problème, quand elle détacha les menottes. Elle me frotta les poignets mais je repoussai ses mains et la tirai contre moi. "Ça m'a manqué de te tenir dans mes bras."

Elle soupira et m'embrassa doucement. "Moi aussi. Mais c'était amusant."

"Bien sûr que oui," dis-je. "On le refera." Et c'est moi qui la menotterai, la prochaine fois.

Elle gloussa. "Je me suis dit que je le ferais ici plutôt que d'essayer de mettre cet accoutrement dans un avion. Ma valise risque d'être fouillée."

Merde. Les menottes devaient rester ici. On pourra en trouver là-bas. "Bon plan, baby."

"C'est ce que je pensais. Ce serait une façon merdique d'exposer notre relation..."

Je ris en imaginant les gros titres des obsédés du sexe. "Vrai." Je lui caressai la joue. "Je suis désolé pour Jessica."

Bella haussa les épaules. "Je suis seulement désolée de ne pas l'avoir frappée. Mais je pense qu'elle ne dira rien."

"Je m'en fiche si elle le fait, baby. Je ne veux pas que tu sois harcelée en vacances. Il y avait des tonnes de paparazzi à l'extérieur du restaurant."

"J'ai entendu." Elle soupira. "Je sais qu'il va y avoir du bon et du mauvais mais je sais que le bon va être très bon... et l'emportera sur le mauvais, quoi qu'il arrive, parce que je t'aime."

"Je t'aime aussi. "Rien de ce qu'ils font, disent ou écrivent ne changera ça."

Bella sourit. "Eh bien, alors, qu'ils se pointent. On a réussi ce test, on survivra au reste." De ça je n'avais aucun doute. Nous pourrions survivre à n'importe quoi ensemble. C'est là que je me souvins.

"Baby, j'ai oublié de te donner ton autre cadeau."

Bella cligna des yeux plusieurs fois. "Tu m'as déjà offert le pendentif. C'est plus que suffisant, Edward."

Enfer que non! La clé était dans mon sac mais je ne voulais pas m'éloigner de son corps chaud et nu.

Je pris la clé des menottes sur la table de chevet et la lui donnais.

Bella la regarda et puis me regarda à nouveau. "Euh, merci, je pense que j'ai déjà eu ça," dit-elle avec un rire.

Je ricanai et embrassai son nez. "Ce n'est pas ton cadeau, c'est un symbole de ton cadeau, parce que je... ne peux pas me lever maintenant. Tu m'as épuisé."

Bella sourit triomphalement. "Ok, qu'est-ce que ça symbolise exactement ?"

Je souris. "Une autre clé…"

Elle me regarda pendant quelques instants. "Une clé pour quoi ?"

C'est parti. "Disons qu'elle a un porte-clés avec le numéro 15."

Ça lui prit quelques secondes mais je la vis comprendre. "Notre chalet? Tu m'as acheté notre chalet?"

Je souris. "Non." Son visage se défit et je passai mon pouce le long de sa mâchoire. "Je nous ai acheté notre chalet."

"Edward!" Elle me serra dans ses bras. Je la serrai aussi, aimant cette sensation et combien elle était heureuse.

"J'aurai pu acheter un truc au Colorado ou au Wyoming ou quelque chose comme ça, et on peut encore le faire. Mais je voulais aussi notre chalet. Je voulais te montrer que peu importe l'attention que les gens porteront à notre vie on aura toujours un endroit parfait pour s'évader."

Bella recula, ses yeux brillaient de bonheur. "Je n'arrive pas à croire que tu l'aies fait mais j'en suis tellement heureuse."

Je pris son visage dans mes mains. "C'est là-bas qu'on s'est dit pour la première fois qu'on s'aimait et je veux le faire et te le répéter encore et encore à cet endroit précis."

"Nous le ferons. Je t'aime tellement," promit-elle.

Je l'embrassai. "Je t'aime aussi. "Je t'aimerai partout où nous irons mais surtout là-bas."

Elle sourit. "Comment as-tu fait que ça arrive ?"

L'argent parle, baby. "Ça a pris un peu d'énergie mais j'ai réussi."

"Chez nous…" murmura-t-elle.

"Notre premier chez nous. Nous en aurons d'autres." N'importe où elle voulait.

"Je serai heureuse où que nous allions, tant qu'on est ensemble."

"Alors tu seras toujours heureuse." Je m'en assurerai

*Jasper … jaspe en français est une pierre précieuse, et aussi une municipalité et un parc national au Canada.


11347 mots, le chapitre le plus long…

Ah… Il s'en est passé des choses! Ce n'est pas fini mais nous n'en sommes plus très loin…

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