Je ne possède aucun des personnages de la sérue TV.
Au départ, ce n'était qu'une opération banale, échanger un coffret ancien contre une mallette d'argent et boucler les trafiquants d'art sauf que Peter n'avait pas prévu un détail et que ce détail risque bien de changer la donne
Ce texte a été écrit dans le cadre des Nuits du FoF sur le thème "Echanger"
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
Bon et bien voilà ! ça devait arriver mais c'est la première fois qu'un texte pour les Nuits va donner naissance à une fic à chapitres. Alors voilà le premier chapitre !
Dans ce septième chapitre, alors que tout semble perdu, les secouristes pourront-ils réussir l'impossible ?
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
UN ECHANGE BANAL
chapitre 7 : Se battre à nouveau
Les quelques mots prononcés par Diana arrachèrent un cri de désespoir à Mozzie et frigorifièrent Peter qui se jeta à genoux pour lui prendre Neal des bras en se mettant à trembler.
- Non ! Ce n'est pas possible ! Neal !
Peter tenta de lutter contre sa terreur maintenant qu'il tenait son ami contre lui. Un ami dont la pâleur et le corps recouvert de sang le révulsèrent, mais qu'il ne pouvait pas abandonner.
- Allez Neal !
Il l'allongea sur le sol à ses pieds et posa ses mains sur sa poitrine. Il ne laisserait pas mourir sans tout faire pour tenter de le sauver. En priant pour ne pas lui faire plus mal, il pressa doucement ses mains contre son torse, se lançant dans un massage cardiaque presque désespéré.
- Allez Neal ! Ne fais pas ça ! On est là Neal… On ne t'a pas abandonné ! Allez Neal !
Toute aussi bouleversée que Peter, Diana se pencha en avant et lui vint en aide en faisant du bouche à bouche à son ami quand Peter arrêtait sa série de massage cardiaque. Il fallait que son cœur reparte, que ses poumons fonctionnent à nouveau. Il ne pouvait pas mourir de cette façon, torturé à mort par un monstre et abandonné par son équipe. Ils auraient dû le protéger, le retrouver avant, le sauver… Des larmes roulèrent sur les joues de Diana. Elle était sensé le retrouver et le sauver. Sa main caressa son front pendant que Peter reprit le massage.
- Ne meurs pas Neal. Reviens… Murmura-t-elle avec douceur avant de reprendre son bouche à bouche.
Peter continuait de presser la poitrine de son ami. Il continuait parce qu'il ne pouvait pas l'abandonner, parce que les secours allaient arriver, parce que c'était son rôle… parce qu'il l'aimait… Merde ! C'était ça la vérité ! Est-ce que ça existait les coups de foudre fraternel ? Pourquoi est-ce qu'il l'avait aimé depuis le début, lui qui traquait les criminels depuis des années ? Pourquoi il avait été différent ? Il ne pouvait pas se l'expliquer, mais tout ce qu'il savait c'était que là, sous ses doigts, c'était le cœur de son petit frère qui avait cessé de battre et ses larmes étaient bien trop douloureuses.
- Allez Neal ! Je t'en supplie ! Ne fais pas ça ! Reviens ! Tu es bien plus solide que ça ! Reviens ! Neal !
Le dernier mot, le prénom de ce petit frère qu'il était en train de perdre était sorti dans un cri rauque et douloureux trahissant tout son désespoir. Il n'arrivait pas à le ramener. Ses blessures étaient-elles trop sérieuses pour que son corps ait un sursaut ? Peter était à deux doigts de s'effondrer lorsque que les secouristes arrivèrent, emmenés par Hughes. Ils s'agenouillèrent prêt d'eux et un homme repoussa doucement Peter.
- Attendez, laissez-moi faire.
- Il ne respire plus, murmura Peter hébété.
- Je le vois. On va essayer de le ramener.
Peter se sentit écarté et lutta un peu avant de comprendre que c'était Hughes qui était en train de le relever de force.
- Laissez-leur de l'espace Burke.
Le chef de l'unité des Cols Blancs ne l'avouerait sans doute jamais, mais la vision du corps inerte et recouvert de sang de leur jeune consultant lui avait retourné l'estomac. Pourtant, il n'était pas un bleu. Il avait connu et vu des situations horribles et dramatiques dans sa carrière, mais cette vision là faisait mal. Il n'aurait jamais dû se retrouver dans cette situation. Le sourire et les yeux pétillants de malice du jeune escroc s'imposèrent en vision dans son esprit. Tout cela ne pouvait pas finir de cette façon, dans cette mare de sang qui entourait de plus en plus son corps déjà trop pâle.
Les secouristes posèrent un ballon sur sa bouche pour tenter de l'aider à respirer pendant qu'un autre sortit les palets. Ils découpèrent la chemise pleine de sang du jeune homme, mettant à nue sa poitrine recouverte de bleus marquant l'emplacement de ses cotes brisées. Puis, ils activèrent la machine. Le corps de Neal tressauta… Une fois… Deux fois… et Peter eut presque l'impression que son cœur allait s'arrêter lui aussi. A ses côtés, Mozzie pleurait de plus en plus et Diana le prit par le bras pour le soutenir. Qui aurait pu imaginer que ces deux-là finiraient par devenir amis ? A la troisième décharge, Peter retint son souffle. Il savait que c'était la dernière chance de le ramener, le dernier espoir de revoir un jour le regard bleu de son jeune ami… L'appareil émit sa décharge et un bip… Un léger bip arrachant un poids immense des épaules de Peter.
- On a un pouls ! Vite ! Il faut le stabiliser !
Un pouls… Il était là… Il se battait à nouveau…
OooooO
Peter n'était pas encore sûr de pouvoir tenir très longtemps sans s'écrouler totalement. Il était debout dans cette salle d'attente froide et stérile des urgences de de l'hôpital. Une fois que les secouristes étaient parvenus à stabiliser l'état de Neal, ils l'avaient immédiatement emmené et Peter avait suivi l'ambulance dans laquelle Diana était monté. La jeune femme avait été secouée elle aussi par l'explosion, alors les secouristes avaient décidé de l'emmener avec eux. Peter se souvenait qu'elle lui avait murmuré des mots d'encouragement avant de les suivre. La dernière image qui lui restait était le masque respiratoire posé sur le visage de Neal et la main de Diana empoignant fermement celle de son ami.
Après, Peter savait qu'il était à l'hôpital, mais comment ? Il fouilla un peu dans sa mémoire… Hughes… C'était Hughes qui l'avait emmené ici tout comme Mozzie qui était prostré dans un coin de la salle. Peter le savait, le petit homme était tout aussi attaché que lui à Neal alors Peter se rapprocha et se laissa tomber assis à côté de lui.
- Comment ça va Mozzie ?
- Comment voulez-vous que ça aille ? Lui demanda ce dernier en haussant les épaules. Neal est en train de mourir dans un de ces blocs.
- Il ne faut pas dire ça, il se bat.
- Vous l'avez vu Peter ? Demanda Mozzie en le fixant droit dans les yeux. Ce salopard l'a massacré ! Il avait déjà failli le tuer une fois et là… Il a été si violent. Il ne mérite pas ça, Peter, pas Neal… C'est peut-être un escroc, mais ce n'est pas un méchant… La première chose qu'il a falsifié c'est une carte de bus que sa mère ne voulait pas lui payer alors qu'il avait 5 km à faire pour aller à l'école. On ne lui a pas laissé le choix. Il ne mérite pas ça… Je tiens à lui vous savez…
- Oui, moi aussi.
- Je sais, murmura Mozzie en fermant les yeux. Pourquoi il lui a fait ça ? Pourquoi il veut nous le prendre ?
Peter chercha une réponse crédible, mais il y en avait aucune alors, il se contenta de croiser les bras et de se caler contre le dossier de la chaise, faisant profiter Mozzie de sa présence pendant que l'attente commençait. Une attente qu'il savait longue et qui ne serait peut-être pas heureuse…
