Mes amis, je n'ai toujours pas retrouvé ce fameux magazine... hélas... Il ne date pas d'hier, remarquez, parce que je crois me souvenir, qu'il y avait marqué juste en-dessous de l'image "Rukia Kuchiki, toujours retenue en otage à Soul Society" (XD). Bref, vieille parodie (mais toujours efficace!).
Le SPSE est né du jour où je me suis demandé ce qui se passerait si les personnages découvraient tout ce qu'on écrit sur eux, des fictions les plus hard au plus mignonnes, en passant par les pairing douteux et les cruels sévices dont certains sont victimes. Pendant qu'on se régale, et s'ils se rebellaient contre nous? Bon, et encore, là, ils sont plutôt pacifiques!
Loupiote: Je suis heureuse d'avoir servi à quelque chose et de t'avoir aidée à combattre tes instincts meurtriers! En espérant qu'avec ce chapitre, tu ne tueras personne non plus... ;D
BolD'air: Merci! Ne t'excuse pas pour deux reviews voyons! Fan du Patron? ^^ Je me souviens de cette réplique-là, elle était épique! ^^
Warning: petits OOC par-ci, par-là... juste pour le fun.
IX
« - Hé, Hermione, t'es une fille... - Finement observé. »
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Une fois désodorisée et (enfin) rasée, Neltia se remit à la recherche du Syndicat des Personnages Sexuellement Exploités.
Elle n'eut pas trop de mal à les retrouver : il y avait parmi eux des hauts-gradés du Gotei 13 qui n'avaient manifestement pas pensé à cacher leur reiatsu.
A sa grande surprise, Neltia s'aperçut qu'ils n'étaient pas seuls.
Il y avait trois pressions spirituelles de filles avec eux !
Pour des mecs qui prônaient l'ascétisme, c'était bizarre, songea Neltia, qui avait l'esprit horriblement mal placé. Et elle décida une fois de plus de fourrer son nez dans cette histoire...
Elle finit par retrouver la maison où se cachait le SPSE. Il lui fallut ramper dans un conduit d'évacuation pour y entrer en toute discrétion. Furieuse, la jeune femme pesta. Si elle avait su, elle se serait passée de s'acheter du déodorant !
Mais ce n'était pas grave, décida-t-elle. Avec ou sans poils, couverte de boue ou pas, je reste la fille la plus sexy du moooonde !
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Enfin, elle parvint dans les conduits de ventilation. Dans tous les films d'aventure, les personnages s'introduisent dans des bâtiments par le circuit de ventilation, c'était bien connu.
Des conduits d'évacuation qui débouchent sur des conduits de ventilation, vous demandez-vous sans doute, un peu bizarre, et pas très hygiénique, tout ça. Mais Neltia n'y prêta pas attention, c'était un phénomène courant dans bon nombre de fictions dont elle avait été l'héroïne. Et puis après tout, on s'en foutait.
Elle s'arrêta près d'une grille d'où s'échappait une lumière vive. Planquée dans son conduit, elle avait une vue plongeante sur la pièce principale. C'était là que se trouvait le SPSE.
Ils étaient ligotés en cercle et faisaient tous une tête de dix pieds de long. Un peu plus loin, se trouvait un gros tas de zanpakutôs, baguettes magiques et d'armes diverses.
Le flair de Neltia lui apprit même qu'un sceau puissant avait été appliqué à la pièce, empêchant quiconque d'utiliser le Kidô.
Qui avait pu les capturer ? Des auteurs ? Des fangirls ?
La réponse ne tarda pas.
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La porte s'ouvrit sur trois filles masquées, en combinaisons moulantes. Deux d'entre elles avaient de longs cheveux, la dernière les portait courts.
Neltia remarqua qu'elles avaient toutes les trois un corps absolument parfait : de longues et fines jambes de gazelle, un ventre plat, une taille de guêpe, et d'énormes poitrines.
La Marie-Sue se sentit furieuse. Par principe, elle détestait toutes les filles qui osaient être aussi bien fichues qu'elle. Qui était-ce ? se demanda-t-elle. Les Cat's Eye ? Les Drôles de Dames ? Les Super Nanas ? Les Totally Spies ?
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- Kyyaaaah, je suis cre-vée ! lança la première en se laissant tomber sur le canapé. Dites les filles, on a bien mérité un petit verre, non ?
- C'est vrai que c'était un gros coup de filet, cette fois ! se réjouit la deuxième. On les a bien eus ces gros nuls !
- J'ai une idée ! Si on mangeait de la glace aux haricots rouges, ce soir !
Sous les yeux horrifiés de Neltia, et du SPSE, Matsumoto, Tatsuki et Orihime retirèrent leurs masques.
- Hé, hé ! pouffa Orihime en voyant la tête du SPSE. Vous vous attendiez pas à ça, hein ?
- Mais... mais... glapit Renji, dans le tas. Orihime... Toi qui étais si gentille !
- Ah mais faut pas croire tout ce qu'on lis dans les BD, mon petit Abarai, ricana Tatsuki. Orihime n'est pas aussi cruche qu'on le croit...
- Trève de bavardage, coupa Malefoy. Qui êtes-vous ? Des fangirls ? Qu'est-ce que vous voulez ?
- Nous sommes le bras armé de l'Association des femmes shinigami ! clama Matsumoto. Tatsuki-chan et Orihime-chan en sont les membres honoraires. Et nous vous avons capturés pour faire de vous nos esclaves !
- Ouais, ajouta Tasuki. ON VA POUVOIR FAIRE DE VOUS TOUT CE QU'ON VEUT YARK YARK YARK !
- La vaisselle...
- Des massages de pieds...
- Des combats de boue et de pâte de haricots rouges !
- OUAIIIIS !
Pendant que les filles ricanaient, les membres du SPSE se mirent à trembler.
- On est pas dans la merde, les mecs.
- C'est ta faute, Malefoy, c'est toi qui court comme une patate !
- Répète un peu, pour voir ?
- Tu nous a ralentis ! Tout ça c'est à cause de toi ! J'vous avais dit qu'il fallait pas l'attendre !
- Roo Jack, et la solidarité...
- Tout homme qui reste en arrière, est laissé en arrière : c'est le code...
- … le code des pirates, on sait, répondirent tous les autres en chœur.
- UN PEU DE SILENCE, ESCLAVES ! rugit Tatsuki. Qui vous a donné le droit de parler, hein ?
- C'est vrai, renchérit Orihime. Vous êtes qu'un tas de chair fraîche, pour nous, alors soyez sages s'il vous plaît!
Elles se détournèrent, ignorant les faibles protestations de leurs prisonniers.
Soudain, on entendit une voix étouffée :
- Ohé, Matsumoto ! Matsumoto !
- Qui me parle ? fit la rousse.
- MATSUMOTO !
- Capitaine ! s'écria Rangiku en apercevant Hitsugaya. Mais qu'est-ce que vous faites avec eux ? Je ne vous avais pas vu...
- Matsumoto, fulmina Tôshirô, ignorant le commentaire insultant, délivre-moi tout-de-suite.
- Capitaine, je vous jure que c'était une erreur ! Je ne savais vraiment que...
- C'est bon, c'est bon. Si tu me sors de là, tu ne seras pas punie.
- Sérieusement ?
- Je t'offrirai même du saké si tu veux !
- Vous jurez ?
- Oui, oui, je le jure, tu as ma parole. Dé-li-vre-moi !
- Tu ne vas pas le relâcher ? protesta Tatsuki.
- Désolée, mais c'est mon capitaine, c'est pas pareil. Et puis, est-ce qu'il n'est pas un peu jeune pour vous les filles ?!
Par principe, Matsumoto était contre le shôta.
- Oh bon, d'accord, on va faire une exception. Tôshirô-kun, tu es excusé.
Et hop, on relâcha Hitsugaya, tellement soulagé qu'il ne pensa même pas à se venger ou à se mettre en colère, et quitta la pièce avec un large sourire réjoui.
- Traître, fulminèrent les autres.
Ce ne fut qu'une fois dehors que les filles lui lancèrent son zanpakutô. Après tout, on ne sait jamais.
- Moi, aussi je suis capitaine, intervint alors Byakuya d'une voix suprêmement détachée.
Mais il fut superbement ignoré.
- Bien essayé, l'ami, fit Jack.
Bon, décida Neltia, du haut de son observatoire. Il est temps de mettre un peu d'ordre là-dedans. Je ne vais pas laisser MES beaux mecs à ces trois pestes !
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Le plan de Neltia était simple. Simplissime, même.
En trois cero, elle ferait exploser la grille de ventilation.
D'un coup de shunpô, elle serait dans la place.
D'un geste, avec son zanpakutô, elle emprisonnerait les trois erreurs de la nature dans son filet.
Je suis un génie, pensa-t-elle.
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La pièce était calme quand soudain, un cero fusa. Le mur vola en éclats et une monstrueuse apparition jaillit des décombres en hurlant, un zanpakutô bizarre à la main.
La chose avait les cheveux turquoises, les yeux violets - les fameux yeux violets des Marie-Sue, piqués à Ewilan - des gros seins et des muscles de bodybuilder, un uniforme de shinigami avec des tabis d'arrancar, et surtout, était couverte de boue noirâtre malodorante.
- WAAAHHH ! C'est quoi ça ?! hurlèrent tous les personnages en même temps.
Alors, l'horrible apparition brandit son épée multicolore et hurla :
- Déchire, ARANÂHAZÂ !
Aussitôt, un gigantesque filet à papillons se matérialisa autour des trois jeunes femmes. Matsumoto brandit immédiatement le sien :
- Miaule, Haineko !
Et le filet tomba en miettes. Sauf qu'en même temps, Orihime avait utilisé son bouclier, ce qui fit ricocher les cendres de Haineko dans toute la pièce...
… et en particulier vers les membres du SPSE !
Le syndicat s'exposa bravement aux lames de cendre d'Haineko, tandis que Matsumoto, Tatsuki et Orihime étaient aux prises avec Neltia. Au prix de quelques coupures, ils réussirent à couper leurs liens.
- C'est notre chance, les gars... ON FONCE !
Et tous se ruèrent vers la porte.
- Ils s'échappent ! s'écria Inoue.
- Ne les laissons pas faire !
Mais Neltia repoussa aisément Tatsuki, qui percuta Matsumoto. Elle devait filer avant que les filles ne passent leur fureur sur elle. Et avant que les beaux garçons ne lui échappent encore une fois !
Elle poussa un rugissement terrible et passa par la fenêtre, avant de disparaître en deux éclairs de shunpo.
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Rangiku, Tatsuki et Orihime étaient seules.
Leurs futurs esclaves avaient disparu. Il n'en restait plus qu'un qui prenait son temps pour filer. Avant de passer la porte, Jack leur adressa un petit signe de la main désinvolte et lança :
- Mesdames... Que cette journée reste à jamais celle où vous avez failli...
- CHOPPEZ-LE !
- ...capturer... euh... AAAAAAaaaarrghhh!
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