A Loupiote: Merci, je me suis encore bien amusée sur ce coup-là! Chappy pourrait dominer le monde, si Rukia décidait de prendre la succession d'Aizen ^^
Disclaimer: Bleach appartient à l'honorable Tite Kubo. Mais Neltia est (à ma grande honte) ma propriété.
XV
« Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. »
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Tandis que l'Association des Femmes shinigami galérait toujours à repousser l'invasion de lapins-crétins géants tombée du ciel, la gent masculine du Gotei 13 les avait rejointes. Mais pas de chance : ils avaient été lâchement pris à revers par le Syndicat des Personnages Jamais Exploités.
Hiyosu était en tête : c'était le plus déchaîné. Mais Zennosuke, Cirucci et Nakeem n'étaient pas en reste non plus.
Les personnages Jamais Exploités étaient plus nombreux que les Sexuellement Exploités, curieusement. Et en plus, ils avaient des copains Chappys fabriqués par Kurotsuchi.
Même si en face d'eux, il y avait des shinigamis du rang de capitaine ou de lieutenant, il ne fut pas très compliqué de coincer le clan des beaux gosses dans les petites rues et de les faire prisonniers.
Selon le plan, Neltia devait ensuite se charger du paquet et les emmener quelque part, loin d'ici, leur laissant l'armée de Chappys et le contrôle de la ville.
Mais les choses allaient une fois de plus déraper.
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- On est dedans jusqu'au cou, hein ? grogna Renji, immobilisé par de longues lianes « chappyesques ».
- Je te le fais pas dire, Abarai, marmonna Hisagi, dans le même état.
C'est ce moment précis que choisit Yamamoto pour fourrer son nez dans l'histoire.
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Yamamoto Genryusei Shigekuni était vraiment très énervé, ce jour-là. Cette petite gueguerre stupide l'avait privé de son moment préféré de la journée : le tea time. De plus, en raison de l'invasion du monde réel par des bonshommes de pâte à modeler à grandes oreilles, tout le personnel shinigami avait quitté la Soul Society et son interview par un reporter de la Gazette du Seiretei avait été annulée.
Y avait de quoi être vénère, avouez.
Bref, Yamamoto, dérangé par une légère rumeur de bataille, du fond de son bureau, était venu voir ce qui se passait. En prenant son temps. Pour ne pas changer.
Il brandit son zanpakutô et s'apprêta à faire cramer tous les ennemis - toute la question était de savoir si, oui ou non, les Chappys étaient comestibles, et s'ils auraient le goût de marshmallows grillés ou pas. Il allait prononcer la phrase de libération quand, soudain, surprise !
Ce fut aussi le moment qu'Aizen choisit pour se pointer.
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L'entrée en scène du plus grand criminel - et yaoïste - de tous les temps avait été soignée, bien sûr. Grandes portes ouvertes, trompettes, et tout le tintouin. Métaphoriquement parlant. Tout le monde cessa de se battre en ressentant tout d'un coup l'apparition d'un reiatsu aussi ultime que pesant.
Gin était aux côtés d'Aizen, Tôsen, légèrement en retrait. Le plus grand traître de l'Histoire de la Soul Society fit trois pas et eut un sourire ravi.
- Continuez, je vous en prie, ne vous arrêtez pas pour moi.
- Je m'attendais à te voir ici, gronda le commandant, imperturbable.
- Moi aussi, ricana Aizen, je m'attendais à vous voir ici, tous. C'était ce que j'avais prévu. Merci d'avoir si bien répondu à mes attentes.
(C'était Gin qui l'avait prévenu, bien sûr. Mais il ne l'aurait jamais avoué à personne.)
- Tes attentes, hein ? rétorqua le vieux shinigami. Vas-tu encore essayer de nous faire croire que tout ça fait partie de tes petits plan machiavéliques ?
- Bien entendu : ce n'est que la stricte vérité. J'avais l'intention de vous affaiblir tous en mettant en place cette petite guerre civile, pour pouvoir vaquer à mes occupations tranquillement, et prendre le contrôle du monde de la Fanfiction ! Mais je ne pensais pas que lâcher Neltia dans la nature aurait comblé à ce point mes espérances...
- Cornegidouille ! jura Neltia. Il pouvait pas ramener sa fraise à un autre moment, celui-là ? Il va tout faire rater !
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Neltia était géniale, même quand elle pestait. Elle ne savait pas à quel point ses paroles étaient prophétiques. Au moment même où elle pensa ces mots, une voix de stentor apostropha le Grand Méchant.
- Oé ! Aizen, t'aurait pas oublié quelqu'un ?
Deux silhouettes, cheveux courts, vestes au vent, sabres à l'épaule.
Bronzage récent.
The Grimmichi était dans la place.
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- Déjà l'heure du combat final ? T'as pas duré longtemps, Aizen, lança Ichigo.
- Kurosaki Ichigo, toujours aussi impoli, constata l'autre. Tiens, bonjour Grimmjow. J'avais prévu aussi que tu changerais de camp.
- J'en avais marre de tes fics minables, répliqua l'ex-expada. Y avait même pas de lemons. Kurosaki Isshin écrit beaucoup mieux que toi !
Même quand ses lectrices le font chanter et qu'il doit publier les chapitres avec moins de deux jours d'écart !
Kurosaki père était justement derrière, avec une pancarte « Courage, fils ! Ta mère et moi sommes fiers de toi ! » qu'il leva bien haut.
- Tu penses m'atteindre avec des insultes aussi vulgaires ? Mais ce n'est rien. Les êtres tels que toi ne peuvent comprendre mon art.
- De l'art ? Tes fictions ringardes ?! s'esclaffa Ichigo.
- C'est tellement niais qu'on en vomit ! renchérit Grimmjow.
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Un peu plus bas, on s'interrogeait.
- Aizen écrit des fics ?
- Des fics yaoi ?
- Des fics yaoi niaises ?
- On dirait que nous venons de découvrir qui se cachait derrière le pseudonyme de « TheBoss », commenta Unohana avec un demi-sourire.
- C'était vraiment le père d'Ichigo qui écrivait toutes ces histoires à propos de son fils, Rangiku-san? demanda Hinamori, héberluée.
Mais la rousse se contenta de sourire avec malice.
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Aizen continuait à se donner des airs de blanche colombe que n'atteint pas la bave du crapaud, et caressait doucement le Hôgyoku, dans la paume de sa main. Qu'importaient les protestations des insectes qui se tenaient devant lui : grâce au merveilleux artefact, il deviendrait bientôt le maître de tous les personnages de la Fanfiction ! Y compris des OC... Il serait alors le propriétaire exclusif de Grimm et d'Ichi et sa popularité atteindrait son comble ! Les reviews seraient toutes à lui et il régnerait sur l'ensemble des Fandoms ! (Rire diabolique intérieur)
- Vous êtes peut-être indignes d'apprécier mon génie, poursuivit-il. Car nous n'évoluons pas dans la même atmosphère. Mais vous devriez tout de même apprécier la différence entre ma plume et celle de ce grossier énergumène, aux élucubrations vulgaires. N'est-ce pas, DirtySoulX... ?
Et il pointa du doigt le commandant Yamamoto.
Celui-ci voulut protester mais il n'en eut pas le temps. Tous les regards convergeaient vers lui, et Aizen savourait le spectacle.
- Quoi c'est vous, Ôji-san, qui écrivez ces yuri dégueulasses ? s'écria Ichigo.
- Vous êtes un sacré pervers ! ricana Grimmjow.
Les femmes shinigamis étaient choquées, elles aussi :
- Wahh qui aurait cru ça ? souffla Rukia.
- Des histoires si... choquantes... murmura Isane, écarlate rien que d'y penser.
- Elles sont pas si terribles, glissa Soi Fong, devenue écrevisse, elle aussi.
- C'est donc pour ça qu'il n'a jamais été banni du fandom, bien que ses fictions dépassent de loin le rating M... réalisa Unohana.
- Et même le rating MA, ajouta Matsumoto avec un frisson de dégoût, car elle avait eu bien souvent la malchance d'être l'héroïne de Yamamoto.
(Vous noterez que pour émettre de tels jugements, il fallait d'abord qu'elles aient lu les fics perverses en question, mais glissons sur les détails.)
- Vous n'allez quand même pas vous laisser manipuler ! tonna le commandant - car il restait commandant, bien qu'il ait d'ores et déjà perdu toute crédibilité auprès de ses subordonné(e)s. Voulez-vous vraiment le voir prendre le contrôle de notre monde ?
Après réflexion, les personnages avaient fini par se dire que non. Mieux valait une fic hard de temps en temps qu'une éternelle flopée de bluettes mégalo-gélatineuses. Et puis, avec Aizen maître du monde, les autres auteurs de yaoi disparaîtraient sûrement. C'était une bonne cause pour laquelle se battre.
Une fois les amabilités de base échangées, on allait donc passer de la théorie à la pratique. Ichigo fit face à Aizen, Grimmjow, à Gin, et Yamamoto se tourna vers ceux qui restaient, c'est-à-dire, Tôsen, et oh ! surprise, un petit Wonderwyce, qui venait d'apparaître, monté sur une énorme bestiole, le grand frère des Chappys, sûrement.
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La surprise étant passée, les combats recommençaient un peu partout, car l'armée d'invasion de Neltia ne se laissait pas battre si facilement.
Chouette, pensait celle-ci, tout ça va peut-être pouvoir tourner à mon avantage, finalement !
Elle était venue discrètement récupérer les malheureux prisonniers du SPJE : Hiyosu et Zennosuke étaient tellement heureux qu'ils allèrent jusqu'à lui serrer la main en la remerciant de les débarrasser de ces gêneurs. Neltia enfourna les beaux gosses du Gotei 13 dans son bankai, avec leurs petits camarades endormis, et leur envoya une nouvelle giclée de gaz soporifique pour bien les assommer.
Et maintenant, il allait être temps de filer à l'anglaise... Tout était parfait, génial, y aurait même pas besoin de se battre contre Aizen une fois arrivée au Hueco Mundo, Grimmichi allait s'en charger pour elle !
- Bon lança-t-elle à Zennosuke avec un large sourire. Les Chappys géants devraient vous obéir, je les ai fait programmer pour ça.
(c'était un mensonge, bien sûr : peste un jour, peste toujours. D'ailleurs, les Marie-Sue étaient toujours individualistes. C'était comme un défaut de fabrication.)
- J'emmène les prisonniers, ajouta-t-elle. Pendant ce temps, vous pourriez continuer à attaquer les femmes du Gotei 13, comme ça, je pourrais filer juste sous leur nez. Qu'est-ce que vous en pensez, ça vous va comme plan ?
- Une diversion ! réalisa Zennosuke, trois plombes en retard, plagiant sans le savoir une des répliques cultes du Seigneur des Anneaux.
- Ouais, ça nous va, rugit Hiyosu, maintenant dégage vite fait, sale OC, parce qu'on est quittes ! On te doit plus rien !
Neltia sourit intérieurement. C'était bien son intention.
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Pendant ce temps, les infâmes Chappys géants continuaient à envahir notre monde.
Ils étaient beaucoup trop nombreux pour que nos vaillantes femmes shinigamis puissent tous les arrêter. En plus, d'affreux personnages inconnus au bataillon étaient venus grossir les troupes d'invasion. Des types tous moches et déglingués, avec des tronches de membres de la douzième division. Avant d'attaquer, ils avaient exécuté une petite danse super bizarre en hurlant :
- NOUS-FE-RONS-SA-VOIR-AU-MONDE-QUE-NOUS-E-XIS-TONS !
Et après avoir poussé cet étrange cri de guerre, ils s'étaient lancés dans la bataille aux côtés de l'ennemi.
De temps en temps, dans le ciel, quelques éclairs bleus et noirs venaient rassurer les combattants : c'était la preuve que Kurosaki continuait à tenir bon face à Aizen. Mais en attendant, en bas, on morflait.
Et puis, tout à coup, Orihime eut une idée de génie qui changea le cours de l'histoire.
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Nous l'avions laissée aux prises avec un Chappy dont elle s'efforçait de briser le nez à coups de bouclier. Il faut dire qu'Inoue, qui en avait marre de passer pour une nouille à l'eau, s'était décidée à se battre de manière... un peu plus offensive, disons.
Elle avait enfin réussi à exploser le pif de son Chappy, mais malheureusement, cela n'avait pas empêché le lapin géant de continuer à attaquer. Et en plus, maintenant, il était furieux.
Zut, j'aurais dû lui briser les jambes ! Mais je peux pas, c'est vraiment trop méchant, se lamenta la rouquine.
Comme le monstre lui fonçait toujours dessus, Inoue recula, recula, recula... et se retrouva tout à coup coincée dans une impasse !
Le Chappy la recouvrait de son ombre gigantesque. Une espèce de grimace qui devait être un sourire sardonique se peignit sur ses traits mous et le monstre s'approcha d'elle, à pas lents.
Les pas lents de la bête sûre de sa victoire.
Alors, dans une tentative désespérée, Inoue se jeta sur son adversaire en hurlant et employa la seule arme qu'elle avait sous la main. Elle mordit très fort dans la chair pâteuse.
- Oh mais c'est bon ! s'écria-t-elle, en arrachant une partie de l'épaule du Chappy. Ils sont faits en pâte de haricots rouges !
Elle répéta un peu plus fort :
- Eh les amis ! Ils sont faits en pâte de haricots rouges !
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Surprise générale.
Rukia fut la première à se ruer sur son adversaire, bouche grande ouverte.
- Des gâteaux géants !
Avec un hurlement sauvage, toutes les femmes shinigamis (et les hommes que Neltia avait dédaignés) se ruèrent sur les bonhommes en guimauve.
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- Oups, fit Zennosuke, euh... retraite !
Mais aucun Chappy ne l'écouta.
Ils continuaient à attaquer, dans le désordre, la moindre personne qui les approchait. C'est à ce moment-là que Zennosuke remarqua aussi qu'ils ne faisaient pas de différence entre les femmes shinigamis et les membres de SPJE : ils n'avaient jamais été programmés pour leur obéir.
- Neltia nous a trahis ! hurla-t-il. On se repliiiiiiieee !
Et il s'enfuit en courant.
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