Salut à toutes !
Vous êtes formidables, j'ai eu tout plein de zolies reviews ! Résultat, je me sens moins seule et j'ai eu toute la motivation nécessaire pour ajouter à ce chapitre sa scène finale. Je vous dis un énorme merci, et aux muets aussi (enfin, manchots), parce que oui, vous êtes chouettes et vous me poussez en avant !
(blabla inutile à la fin)
Chapitre 3 : Galant
« Qu'est-ce que vous foutez là ?! »
Mon cœur rata un battement. Le gardien n'était-il pas censé être parti depuis un moment ? Je ne pouvais pas croire que les deux qui avaient été pris nous aient vendus, et la sincère surprise dans cette voix masculine me confortait dans cette hypothèse. Je me tournais donc, tous sens en alerte, vers le propriétaire de la voix… et lâchais un soupir de soulagement. Ce n'était que Cancer. L'étonnement passé -et beaucoup de suspicion-, il nous mena jusqu'aux autres, installés derrière un bosquet de laurier-rose, et s'éloigna rapidement avec une excuse -pause arrosoir, si l'on y croyait sa manière automatique de porter sa main à sa braguette-.
Le petit groupe avait débuté sa fière réunion, et une bouteille de bière vide gisait déjà au sol. Je pus ainsi constater qu'à part Sagittarius, seules les deux personnes que nous avions aperçues avaient été prises, à savoir Libra et Lyra, et qu'Aquarius se pelotonnait contre le torse de son cher et tendre tandis que Virgo, droite comme un i, fixait les ébats du joyeux couple avec un sérieux mortel. Aussitôt, le jeu de cartes de Loki fut jeté au beau milieu de la scène et la discussion porta sur le jeu de boisson auquel il servirait. Le temps qu'une décision soit prise, Cancer débarquait avec les affaires que Sagittarius avait planquées et Aquarius, victorieuse, s'écriait qu'il fallait qu'ils jouent au breathtaker, vu qu'ils étaient autant de filles que de garçons. Et je me retrouvais coincée entre Loki et Cancer avec la drôle d'impression que je n'avais pas fini de me ridiculiser.
Je regardais Aquarius poser ses lèvres sur la première carte et l'aspirer comme une ventouse avant de la plaquer contre la bouche de son compagnon. Sans surprise, l'échange dura plus longtemps que nécessaire, et se solda par une série de grognements suggestifs, avant que Cancer ne leur donne un coup de coude impatient et que les deux, surpris, ne lâchent la carte. Furieuse, Aquarius se lança dans une série de jurons colorés avant d'attraper la vodka et de boire au goulot d'un geste rageur, plus longtemps que nécessaire. Puis elle recommença et Scorpio, qui avait bu plus discrètement, transféra en douceur la carte à Virgo toujours droite qui se tourna sans rougir vers Loki. En voyant l'approche sensuelle de celui-ci vers mon amie, mon cœur eut un pincement.
La carte manqua de glisser, mais Loki la recueillit de justesse avant de me faire face. Ses yeux noirs brillaient de malice et son visage, rehaussé d'un sourire, se rapprocha lentement. Evidemment, lorsque la carte heurta mes lèvres, je n'étais pas prête et, paniquant, je ne parvins pas à la retenir. Rouge de honte, j'attrapais la bouteille et Loki recommença. Il arriva doucement et s'attarda sur mes lèvres. Je réussis tant de bien que de mal à la maintenir quelques secondes, puis elle glissa. Je dus essayer une nouvelle fois avant de réussi à la transmettre à Cancer, qui fondit sur une Aquarius pas prête pour deux sous, et le jeu s'interrompit sur son cri rageur.
La discussion reprit, Cancer se versa une rasade généreuse et prit soudain Virgo à parti alors qu'elle le dévisageait d'un regard blanc. Celle-ci, le ton neutre et ses arguments toujours si tranchants et si justes, répondit sans se démonter qu'il buvait comme un trou. Niant énergiquement, celui-ci se resservit une lampée avant de se lancer dans une diatribe contre la sécheresse et l'étroitesse d'esprit de certaines personnes. De l'autre côté de la scène, Aquarius faisait profiter à son chéri de son haleine alcoolisée avec une énergie sans fin. Je me tournais vers Loki et nous échangeâmes un regard. Nous étions de trop dans cette histoire.
« Tu connais le 31 ? » me demanda-t-il, mu par une inspiration subite.
Je secouais la tête en signe de dénégation.
« Normalement, c'est un jeu d'argent. » m'expliqua-t-il. « Mais je préfère la version alcoolisée, c'est moins stressant. Quoique, tu sais, » ajouta-t-il avec un sourire mutin, « je gagne toujours à ce jeu-à. Tu vas voir que je suis un pro ! »
Je souris, oubliant complètement les autres.
« Regarde, c'est simple. Je me distribue quatre cartes, » et il joignit le geste à la parole, « je t'en donne trois, et tu comptes le total des points des cartes. Les figures valent toutes 10. Je tiens le paquet, et tu me dis si tu veux une nouvelle carte. Ton but est d'avoir plus que moi sans dépasser les 31 points. Sinon, tu bois. »
Je regardais mes cartes. Trois, Valet, Cinq. Ce qui me faisait un total de 18 points, là où lui en avait 27. Je demandais une carte. C'était un sept, et je me hissais à un score de 25.
« Une autre ? » me demanda-t-il avec un grand sourire.
Et je hochais la tête.
« Tu es sûre ? »
Il essayait de me faire douter, réalisais-je avec amusement. Je tins bon et lui rendis son sourire, et il dévoila une nouvelle carte : un roi. Raté. Il me tendit la bouteille, l'air triomphal, et je la saisis en pestant mollement contre sa chance qui ne durerait pas.
Il apparut bien vite que je me trompais. Loki n'avait pas menti en affirmant être un as en la matière, et au bout d'une quinzaine de minutes à boire de façon quasi-systématique, j'hochais la tête à chacune de ses affirmations, trop ivre pour comprendre le moindre de ses mots alors que ses lèvres se mouvaient si joliment. J'en vins à trouver scandaleux qu'il triche en usant de son charme, avant de finir par me rendre compte qu'il se bidonnait juste devant mes phrases pâteuses et mes hochements de tête ralentis. Il échangea avec Cancer quelques mots dont je ne saisis pas la teneur et je me laissais tomber dans l'herbe tandis qu'il entrait dans une longue discussion gouailleuse et masculine. J'avais un grave besoin de dessoûler et je comptais bien sur cette occasion pour mettre ce projet à l'œuvre.
Finalement, au bout d'une bonne heure à regarder les étoiles avec en bruit de fond les rires de mes amis, je me redressais à peu près sobre.
« Vous avez l'heure ? » demandais-je d'une voix hésitante. « Je crois que je devrais rentrer. »
Aquarius venait de disparaître avec Scorpio derrière un parterre de roses, et nous savions tous à quoi nous en tenir quant à leur cas. Le groupe se dessoudait peu à peu, et Virgo m'indiqua qu'elle comptait elle aussi s'en aller car la matinée était bien avancée, et elle avait à faire des choses qui requéraient sa pleine attention. Cancer suivit de près. Il nous salua d'un geste de la main avant de faire un signe en direction de Scorpio qui l'ignora avec superbe. Finalement, nous nous retrouvâmes seuls, Loki et moi.
« Tu rentres dans quelle direction ? » demandais-je alors que nous sortions du parc.
Il haussa les épaules.
« J'habite à deux rues de chez toi, tu sais » me fit-il remarquer.
Surprise, je le suivis sans un mot.
« Tiens, Grey a oublié son vélo. »
Il ne se trompait pas. Je suivis son regard et aperçus, adossés à la grille du parc, deux vélos liés par un énorme antivol, l'un bleu-gris et l'autre mordoré. Il s'approcha et le déverrouilla, puis il l'enroula autour de son guidon avant de se tourner vers moi qui hésitais sur la conduite à tenir.
« Tu veux lui emprunter ? Je lui rendrai demain. »
Je hochais la tête, reconnaissante.
L'expérience ne s'avéra pas désagréable. Certes, le vélo de Grey était un peu miteux et sa selle modérément confortable, mais le silence gêné qui s'était installé entre nous se dissolut pour laisser place à une discussion absurde et de grands éclats de rire. Je jetais de temps en temps un regard aux cieux dégagés, ravie. Nous parlions de tout et de rien. Du lycée, des gens qui nous entouraient, de la fichue route pleine de trous et aux lampadaires grésillants, et c'est j'ignore comment qu'il se mit soudain à pousser la chansonnette sur un tube du moment -je devais avoir parlé de musique-. Il avait une voix agréable, différente de ce à quoi je m'attendais car légèrement plus aiguë, mais si chaude que je sentis ma poitrine se gonfler de bonheur. Je me demandais un instant comment un type pareil pouvait se laisser aller à des choses si… simples.
Je m'arrêtais enfin, face à la maison, et descendis sans grâce de la selle, encombrée par le cadre du vélo un peu trop haut. Je manquais de trébucher -après tout, les vapeurs de l'alcool ne s'étaient peut-être pas totalement estompées- et me rattrapais de justesse au mur. Il me rejoignit, les yeux pétillants.
« C'était une super soirée » commenta-t-il. « Tes amis sont géniaux.
- Et moi alors ? feignis-je de m'offenser.
- Toi ? »
Il fit mine de réfléchir.
« Toi, tu es mignonne à croquer. »
Je souris, à deux doigts de lui lancer une remarque mordante, lorsqu'il se pencha au-dessus de moi et effleura mon cou de ses lèvres, au même endroit que la fois précédente. Je frémis en sentant son souffle chaud sur ma peau qui approchait, et puis il sembla se raviser et se recula sans même que sa bouche ne m'ait touchée. J'en gémis presque de dépit. Puis je remarquais que ses mains s'étaient posées l'une sur ma taille, l'autre sur mon poignet, et je sentis un feu brûlant me monter aux joues.
Il fit un pas en arrière et m'observa. Ses yeux luisaient dans le noir, et je me demandais si c'était l'euphorie de cette soirée, de l'amusement ou du désir. Il se rapprocha et se pencha sur mes lèvres.
Et soudain, je me souvins des paroles de mon frère. Loki était un dragueur. Il chassait les femmes comme un gibier et, en l'occurrence, j'en étais un de choix pour ce soir. Une fille facile. L'idée de ressembler à toutes ces créatures piaillantes que je détestais me donna un haut-le-cœur.
Je détournais la tête, faisant mine de ne pas avoir remarqué son manège. Je m'en voulus presque de lui mentir ainsi mais j'avais trop peur de lui faire face. Au fond de moi, je savais qu'il m'attirait irrésistiblement -ou presque, la preuve- et que j'allais finir par céder.
Quand je me tournais enfin vers lui, j'aperçus dans ses yeux une lueur étrange. Je l'ignorais de toutes mes forces.
« A bientôt ? » dis-je en l'interrogeant du regard.
Il me sourit franchement, et je sus que j'avais fait le bon choix.
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« Je suis désolée, je suis désolée… »
M'excuser pour un rien était l'une de mes spécialités. Chez une fille aussi maladroite que moi, c'était loin d'être inutile : le réflexe me permettait de me faire oublier de l'esprit revanchard de mes camarades -du moins, je l'espérais-, tout comme maintenant où je tentais de me frayer un passage dans la foule, à contre-courant des mouvements de masse. La sonnerie du déjeuner avait rempli le couloir de toutes sortes de gens qui ne m'inspiraient qu'une chose, à savoir la fuite. Comme il était fâcheux que j'aie un devoir à rendre en retard.
« Je suis désolée, » glapis-je une énième fois en heurtant le sac d'une fille, ce qui manqua de la faire tournoyer sur elle-même.
La sublime poupée platine me lança une moue irritée et je plongeais dans mes anglaises pour cacher les rougeurs de honte qui entachaient mes joues. Dans le mouvement, mes feuilles avaient versé au sol. Je m'accroupis avec l'envie de disparaitre sous terre et m'empressais de les rassembler avant que la moitié du lycée ne soit passée dessus. Le ridicule avait des limites, me semblait-il… sauf pour moi. Et bien évidemment, la malchance voulant que ce jour-là soit celui des séries noires, j'heurtais une nouvelle personne au passage.
« Je suis déso… »
Deux mains apparurent dans mon champ de vision, suivies de bras -l'arrivant ramassait mes feuilles-, d'un torse, d'un cou puis d'une tête. Rousse, celle-là.
« Loki, » murmurais-je, atterrée.
Le destin voulait qu'il n'y ait pas de limite à ma honte.
Je récupérais précipitamment les feuilles qu'il me tendait et détournais la tête. Un merci, et vite : disparaitre. Je partis au pas de course, soudain bien plus motivée à affronter la foule -tout, plutôt que son regard amusé et son éternel sourire moqueur-. Je ne m'arrêtais qu'une fois la porte de l'issue de secours repoussée, à bout de souffle.
Il y avait quelque chose d'anormal dans son geste. Tenez bien. Un populaire, le demi-dieu du lycée à la réputation sculptée dans le marbre, prendre le risque de s'adresser à une miséreuse d'une année inférieure ? Je n'étais pas assez stupide pour croire à de l'altruisme désintéressé de la part de ces gens-là, surtout lorsqu'il pouvait avoir un quelconque impact sur leur si précieuse réputation. Entendons-nous, ils vous font de grands sourires. Ils vont même jusqu'à vous défendre en grand public lorsque vous passez pour un opprimé. Mais entre eux, dans votre dos… Et puis, que leur rapporte un geste aussi anodin, à peine vu qui plus est ?
Il y avait quelque chose de louche.
Mon devoir… mon devoir attendrait un instant plus propice à la remise. Je n'avais plus qu'à me rendre au self pour retrouver les autres. En plus, ils seraient sûrement accompagnés d'Eve, le gars trop mignon de cet effroyable groupe de beaux gosses, tellement, tellement gentil qu'il n'était même pas sujet aux commérages des populaires et tellement, tellement adorable que les filles ne lui sautaient pas dessus pour coucher avec mais plutôt pour crier « Kawaii ». Lui qui ne se moquait pas de mes accès de timidité crasse. Et qui n'arrêtait pas de me parler en ce moment... Si ça n'était pas motivant.
Résolue, je dévalais les marches de l'escalier de secours en prenant garde de ne pas glisser sur le métal humide. La journée ne pouvait pas empirer davantage, ou j'irais me jeter du toit du bâtiment des sciences. J'avais confiance.
Mais je n'atteignis pas le premier étage. Placé en travers de ma route afin de mieux me bloquer le chemin, Loki m'attendait avec tous les artifices de sa décontraction feinte. Mains dans les poches, adossé à la rambarde, le regard perdu en l'air. Sifflotant même. Et terriblement, mais terriblement séduisant.
Maudit t-shirt, à si bien mettre en valeur sa musculature. Maudite teinte vert sombre, à si bien laisser ressortir la folie de sa tignasse. Maudit lui.
« Je voulais te parler, » dit-il sans préambule.
Tiens donc, le geste de tout-à-l'heure n'était pas que le fruit du hasard ? Quelle surprise, ruminais-je en mon for intérieur. J'étais un peu vexée qu'il ait anticipé sur ma manœuvre d'esquive, à croire qu'il surveillait mes méthodes. De fuite, s'entend.
« …Tu viens manger avec moi ? Il se trouve que j'ai deux sandwiches, et… »
Et nous sommes deux.
« J'allais rejoindre Cancer et les autres, » répondis-je avec méfiance.
- Et les autres ? » releva-t-il.
J'hésitais.
« Le petit couple, Lyra, Libra, Sagittarius et… Eve. »
J'avais fait une pause avant le dernier nom, incertaine de sa réaction. Avec presque un air de défi.
Loki fronça les sourcils. Contre toute attente, il tourna la tête avec l'air de réfléchir intensément à un sujet qui lui plaisait peu. Ce n'était pas comme si je m'étais attendu à ce qu'il nous rejoigne à notre table fétiche en osant se défaire serait-ce une seconde de sa clique habituelle -d'autant qu'il avait dû les prévenir qu'il sortait-.
« Méfie-toi de lui » dit-il finalement, brisant le silence qui s'était installé entre nous.
- D'Eve ? demandais-je, incrédule.
- Oui. Ce n'est pas le genre de mec qu'il te faut. »
Je rougis jusqu'aux oreilles. Il n'avait pas l'air très convaincu de ce qu'il disait, et pourtant, une lueur de détermination irradiait son regard d'obsidienne. Je le fixais pendant quelques instants en cherchant une logique derrière son geste.
« Pourquoi tu me dis ça ?
- Oh, pour rien. »
Loki détourna la tête, sifflotant presque. Il y avait définitivement quelque chose de louche dans sa manière d'agir.
« Quoi ? » lâcha-t-il, agacé que je le dévisage.
- Rien. »
Je souris, moqueuse.
« Tu mens, m'accusa-t-il sur un ton de reproche.
- Qu'importe, toi aussi. »
Je tortillais mes doigts. J'avais envie de rire sans trop savoir pourquoi. Maintenant, il avait l'air de m'en vouloir, et alors ? C'était lui qui avait commencé ! A cause de lui, j'allais me faire engueuler par le prof d'anglais pour ne pas avoir rendu ce fichu devoir, alors il ne méritait peut-être pas mieux.
« Si tu fais n'importe quoi, on va tous se faire assassiner par ton frère » avoua-t-il avec un air bougon.
J'éclatais de rire.
« Et c'est pour ça que tu me mets en garde ?
- Te parler ne me dérange pas non plus, grommela-t-il.
- Avoue plutôt que Natsu profite du fait que je ne m'entende pas trop mal avec l'un de ses amis pour me surveiller. »
Le ton était amer. C'était mon frère tout craché, ça, à vouloir se mêler de ma vie et de mon bonheur pour le transformer ''à son image''. Parfois, je l'adorais -comme pour cette soirée avec les autres-. D'autres, ma gentille nature de petite sainte s'évaporait et j'avais envie de l'écharper.
« Il développe ses instincts pyromanes, ces derniers temps » me confia-t-il sur un ton gêné.
J'aurais espéré qu'il nie.
Je ne répondis pas. Furieuse contre moi-même et contre l'instinct surprotecteur du maudit mâle de la famille, je me faufilais derrière Loki. Je dévalais les escaliers quatre à quatre, sans prendre la peine de le saluer. Direction, le self. J'avais envie de les contredire tous. Ça n'était pas très malin mais cette histoire me vexait.
« Aries ! »
La voix de Loki résonna dans la cage d'escalier. Désolée. Pressante, aussi. Avec son petit accent rauque et tremblotant caché dans sa chaleur enivrante.
Je tressaillis. Manquais de me retourner.
Je ne le fis pas. Je dévorais d'une traite le chemin qui me séparait des autres, sans saluer personne, sans m'excuser une seule fois, sans jeter un regard plus loin que l'univers qui se floutait au bout de mon nez. Je m'assis, raide, aux côtés d'un Cancer sceptique. Qui ne me demanda rien. Et pourtant, lorsqu'Eve me tira à l'écart avec sa voix si douce et attentionnée, si différente de la sienne, et qu'il me demanda s'il –s'il –s'il ne pourrait pas sortir avec moi, je… refusais.
Parce que l'autre avait dit mon prénom ?
J'étais bien trop influençable.
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Note de fin :
Semaine rafraîchissante parce que CB de chimie (et quitte à passer pour un extra-terrestre, j'aime ça), puis micro-phase de socialisation, puis RETOUR DE LEE MINHO ! Euh, oui, je sais que les dramas coréens, c'est de la merde en barre, et qu'en plus d'avoir un scénario, un rythme et un cadrage pitoyables, ils jouent tous comme des pieds -mais chuuut ! ne le répétez pas aux gens à qui je prétends le contraire...-. Bon, sinon Sherlock c'est fin octobre non ? J'ai hâââte...
Ah, et puis petite page de pub. J'écris des chansons. Texte et/ou musique. Si vous êtes intéressés. Parce que je viens d'en finir une, alors j'y pense.
