Merci à vous, pour vos review! Sachez que si je publie pour le moment les chapitres rapidement c'est parce j'ai écrit le début de cette histoire il y a quelques mois, donc mes chapitres étant prêts, je me disais toujours "ne publies pas trop vite!" mais dés que je voyais une review ou on se languissait de savoir la suite... je craquais! Bref bonne lecture et n'hésitez pas si vous avez des suggestions!
Il faisait déjà nuit noire lorsque la réunion commença. Catherine était la seule femme autour de la table, comme d'habitude, mais elle ne se tenait pas en retrait pour autant. Le débat autour du choix du nouveau Grand Chancelier était fort animé car cela faisait déjà trop longtemps que le poste était vacant. Le roi et la reine avaient choisi pour poulain lord Arys, certes c'était un idiot mais il était aisément manipulable. C'était le mieux qu'ils avaient.
Mais le duc de Guise et lord Montgomery aux ne semblaient pas de cet avis.
A la fin de la réunion, Henri et Catherine furent les derniers à sortir de la salle:
-Avons nous la même impression Henri?
-Le duc de Guise était très serein pour un homme opposé au favori pour le poste...
-Trop serein.
-Il prépare quelque chose
-Certainement...
Parlant tout en marchant, ils réalisaient qu'il était juste devant la porte des appartements du duc. Ils se tournèrent l'un vers l'autre, s'assurant qu'ils pensaient à la même chose.
Henri ouvrit la porte en premier, vérifiant que la chambre était vide et fit signe à Catherine d'entrer. Ils commencèrent à fouiller, le bureau, les tiroirs, les piles de papier. Ils cherchaient n'importe quoi qui puisse laisser penser qu'il préparait une fourberie. Mais soudainement, de lourds pas de bottes se firent entendre dans le couloir et les portes en bois grincèrent.
Henri, attrapa Catherine par la main et l'attira vers l'armoire où il savait que se trouvait l'entrée d'un passage secret. Il referma la porte du passage juste à temps pour se cacher du duc mais alors qu'ils pensaient pouvoir rejoindre la grande salle par le tunnel, l'évidence leur sauta aux yeux.
Le passage avait été condamné.
Seulement moins d'un mètre d'espace subsistait entre la porte du tunnel et sa fin. Tous deux se pressaient le plus possible contre le fond de leur cachette afin de ne pas faire bouger la porte ce qui faisait que l'espace leur manquait.
Catherine soupira légèrement. Comme si sa journée n'avait pas été assez chargée et compliquée, il fallait qu'elle se retrouve, en pleine nuit, collée serré avec Henri à attendre que le duc de Guise quitte ses appartements. En espérant qu'ils les quitterait...
Pour Henri, la situation était encore plus délicate. Il essayait de maîtriser la chaleur qui montait en lui a la sensation du corps de sa femme, moulé contre le sien, sa généreuse poitrine, sur laquelle il avait une vue plongeante, écrasée contre son torse.
Il voulait se maîtriser pour ne pas rendre la situation encore plus gênante, mais le son de la respiration saccadée, presque sensuelle de sa femme causa sa perte.
En sentant la dureté de son époux pousser sur son bas ventre, Catherine baissa les yeux, dans un mélange de gène et de d'amusement, elle chuchota:
-Henri!
-Je suis désolé...vous n'avez qu'à vous tourner, peut être que...
Ne pouvant cacher un sourire, elle commença à essayer de se retourner mais il lui saisit les hanches pour la remettre droite, il souffla «oubliez, cela va être pire! »
Catherine essayait de ne pas rire, il ne fallait pas que le duc les entende! Henri était vraiment incorrigible. Mais en vérité, cela faisait tellement longtemps que, cela l'étonnait de savoir qu'elle avait encore un tel effet sur lui...cela la flattait aussi. Bien qu'elle ne l'admettrai jamais.
Elle se demandait si son mari entendait en ce moment à quel point son cœur battait vite.
La porte claqua.
-Il est parti?
Catherine colla son oreille à la porte et l'ouvrir doucement. La chambre était vide. Henri sortit à son tour et tous les deux commencèrent à rire tout en époussetant leur vêtements. Henri s'exclama:
-Ce n'était pas là la plus brillante de nos idées...
-Cela a pourtant l'air de vous avoir plu
Elle arborait un air moqueur quand Henri répondît, feignant le reproche:
-Et bien, merci! à cause de vous, maintenant je suis dans cet...(il fixa son entrejambe dans son pantalon) état!
Elle ne put retenir un sourire dans un mélange de rire et de gène
-Et bien, allez voir Diane elle s'occupera de (elle fit un petit geste de la main) cela!
Il se mordit la lèvre, les yeux fixés sur elle, ajoutant:
-Diane n'est plus à la cour en fait...
-Oh..et bien...
Elle haussa les épaules, de manière faussement naïve, faisant semblant de ne pas saisir ce que son mari essayait de sous entendre. Elle sourit malicieusement et ajouta:
-Et bien, bonne chance alors!
Et elle le laissa planté là. Tout seul.
Henri ne pouvait réprimer un sourire en la voyant partir comme cela. Sa femme si caractérielle...il y avait des fois où cette fougue et cette détermination à toute épreuve avait le don de l'énerver et de lui causer des problèmes, mais c'était une chose qui lui plaisait énormément chez elle.
Il avait eu un peu peur qu'elle soit choquée ou apeurée par ce genre de sous-entendu sexuel après la façon dont c'était déroulé leur dernière rencontre au lit mais elle semblait l'avoir pardonné avec le temps.
Et bien qu'il savait très bien qu'elle n'aurait jamais accepté sa proposition, il aimait jouer à ce genre de petit jeu avec elle.
Cette nuit là, au château, dans deux lits différents, deux souverains ne fermèrent presque pas l'œil de la nuit.
Les rayons de soleil, perçants à travers le rideau et éclairants le visage de Catherine la réveillèrent. Et c'est alors qu'elle réalisa qu'elle s'était endormie sur son bureau, la tête entre les pages noircies de son carnet, celui dans lequel elle écrivait dès lors que son esprit était tourmenté.
Il existait deux choses qui la passionnaient et l'aidaient à s'évader. La première étant la nature: les promenades en foret, l'air frais, les longues chevauchées. La deuxième évidemment, la reine était connue dans toute l'Europe pour cela, était l'art. L'écriture, la peinture, la musique évidemment étaient de si belles choses qu'elle passait des nuits à écrire ou jouer de la musique lorsqu'elle ne pouvait se résoudre à dormir.
Il était très tôt, mais c'était le meilleur moment selon Catherine pour se lever. Le château était endormi, ce qui le rendait vraiment paisible.
Aujourd'hui était un jour particulier.
