Chapitre 5

La chambre de Rosemary était baignée de soleil en ce chaud matin de Juillet. Il s'était levé très tôt, ses rayons se glissant à travers les trous des volets roulants juste assez pour que ça l'empêche de dormir en paix, elle qui avait passé une longue nuit à jouer à Farmville sur son téléphone. Au final elle avait abdiqué et s'était levée pour les ouvrir complètement vers huit heures et demie, plissant les yeux à cause du contraste. Cependant ça ne voulait pas dire qu'elle s'était levée. La rousse était immédiatement retournée sous la couette et était désormais en train de surfer tranquillement sur internet pour voir ce que devenait son frangin.

Il était rentré deux jours plus tôt, profitant d'une explosion déclenchée par le Joker et Harley Quinn. Après tout, si Batman et compagnie étaient trop occupés par ces clowns, lui pendant ce temps aurait la paix. Tout ça mettait Rosemary assez mal à l'aise, surtout quand il disait qu'il devait reprendre ses expériences et répondre à des commandes. Les expériences étaient faîtes sur des gens et on lui commandait de la drogue. C'était facile de l'oublier quand Jonathan lui faisait un câlin ou parlait de ses problèmes, mais il restait quelqu'un de dangereux pour le public. La seule raison pour laquelle il n'y avait pas de prime pour sa capture était que c'était tout le temps des supers héros qui le capturaient. Ce qu'elle trouvait drôlement bête : ils dépensaient tout de même beaucoup de temps et d'argent pour ce genre de trucs, la moindre des choses seraient qu'ils soient récompensés pour leurs efforts. Alors oui, ils étaient censés faire ça par altruisme mais d'un autre côté les policiers, eux, étaient payés et à Gotham ils ne servaient pas à grand-chose. Tout ce que pouvait dire Jonathan pour les défendre c'était qu'ils étaient très faciles à corrompre.

Rassurant.

Elle raffermit sa prise sur l'oreiller qu'elle utilisait pour noyer le bruit en bas. Elle ne savait pas si Karen et Numéro Cinq avaient invité des gens ou quelque chose comme ça, parce qu'ils avaient tendance à le faire certains jours fériés, mais elle n'avait pas non plus envie de savoir. Si elle se le vissait suffisamment solidement sur les oreilles Rosemary pourrait dire qu'elle n'avait pas entendu si on lui demandait de descendre pour dire bonjour et ainsi elle n'aurait pas à sortir de son cocon molletonneux. Mais ce stratagème avait ses limites, surtout quand on approchait de la mi-journée, qu'elle commençait à avoir faim et que sa vessie commençait à se faire entendre. C'est donc avec bien peu d'empressement qu'elle se redressa et jeta ses jambes maigres hors du lit. Les cheveux en pétard et le pas empressé elle fit un arrêt vers la salle de bain avant d'affronter les escaliers menant au rez-de-chaussée. Pas question de s'éterniser en bas, elle allait foncer sur le réfrigérateur, prendre quelque chose au pif et retourner dans sa caverne. Et s'il y avait des invités, ça serait comme si elle n'avait pas entendu.

C'est donc très silencieusement qu'elle descendit les marches et louvoya dans le couloir pour atteindre la cuisine. Il n'y avait pas un bruit, mais il valait mieux prévenir que guérir. Malheureusement tous ces efforts furent vains, car un seul coup d'œil dans l'embrasure de la porte lui apprit que l'ennemi Numéro Cinq était en train de prendre son café sur la table. La faim l'emportant sur son dégoût des relations humaines, elle fit la grimace et entra en baissant le nez.

"Salut bébé !" Dit-il en relevant le nez de son café à la minute où elle entra. "T'as bien dormi ?"

Rosemary ne répondit rien. Comme elle s'en était doutée, il ne lui était poussé un cerveau pendant la nuit et il n'avait toujours pas compris qu'elle ne voudrait jamais lui parler. C'était dommage mais la vie est ainsi faite. Sauf que contrairement à d'habitude il ne se contenta pas de parler dans le vide. Alors que Rosemary ouvrait le frigo, il étendit le bras et lui mit une grande claque sur les fesses qui la fit glapir. Pressée contre les étagères du frigo, elle le regardait avec des yeux ronds, ne sachant pas du tout comment réagir à ça. Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Pourquoi il mettait sa main là ? C'était juste une fessée ? Mais qu'est-ce qu'il faisait ? Sans explication aucune il croisa les bras sur la table en gardant son sourire niais.

"Il faut répondre quand on te parle bébé."

Elle hocha bêtement la tête, trop honteuse pour parler.

"Donc ouais t'as bien dormi ?"

"Mngnui." Dit-elle d'une toute petite voix, légèrement apeurée.

Pourquoi sa mère n'était jamais là quand elle avait besoin d'elle ? Et pourquoi est-ce qu'elle s'évertuait à les coller tous les deux ensemble sans supervision ? C'était pas deux animaux de compagnie qui ne s'entendait pas bien, c'était sa fille et un homme adulte qui lui faisait peur. Elle n'osa pas bouger quand il se leva, toujours figée contre les yaourts et se laissa attirer vers la table, puis s'assit docilement sur une des chaises alors qu'il se levait pour aller lui faire à manger il semblerait. Et même si elle avait faim, Rosemary n'affectionnait pas du tout la cuisine de Lionel. Déjà parce que ça voulait dire qu'elle devrait supporter sa présence pendant la préparation, ensuite parce qu'il lui faisait toujours des plats avec du fromage qui la faisaient vomir. Elle ne savait pas ce que le pizzaïolo avait avec le fromage, peut-être que c'était une obsession, se dit-elle, ou peut-être que c'était sa façon de se venger de son comportement. Elle rentra sa tête entre ses épaules en courbant l'échine, faisant tout son possible pour ne pas croiser son regard à chaque fois qu'il se retournait. Quelque chose venait de lui revenir à l'esprit mais elle n'osait pas élever la voix, trop mal à l'aise en sa présence.

"Euh… "Laissa-t-elle échapper presque par accident.

"Un problème bébé ?"

Il se détourna des plaques chauffantes et posa sa grosse main à l'arrière de sa nuque, trop près de ses cervicales pour que ça soit confortable. Elle déglutit.

"Maman est partie faire les courses ?"

Après tout elle ne travaillait pas le Samedi, donc soit c'était ça, soit elle était partie en weekend avec une copine et la pauvre Rosemary se retrouverait à devoir éviter Lionel jusqu'à Lundi.

"Ah non," Dit-il en faisant passer sa main de son cou au sommet de son crâne pour caresser ses cheveux emmêlés. "Elle est partie à Brunswick avec Cheryl pour un concert."

La rousse baissa la tête pour tenter de déloger discrètement sa main, mais ce ne fut pas nécessaire car celle-ci partit après une dernière gratouille. Même avec ça, elle ne pouvait s'empêcher d'être un peu inquiète. Peut-être était-ce juste de la paranoïa mais il lui semblait qu'il devenait toujours plus intimidant quand sa maman n'était pas là. Et elle ne lui avait pas dit au revoir en plus. Ceci dit elle le faisait une fois sur deux alors bon. L'odeur répugnante d'omelette au fromage lui donnait la nausée et promettait un début d'après-midi passé la tête dans les toilettes. Pas qu'elle avait des choses à faire, mais s'ennuyer sur son lit serait toujours mieux.

"Et voilà pour la princesse !" Claironna-t-il en posant l'assiette sous son nez.

Rosemary marmonna un 'merci' pour qu'il ne la frappe pas à nouveau et commença à tapoter le plat du bout de la fourchette. Bizarrement le bruit mouillé que faisait le fromage quand elle le bougeait autour de l'assiette, allié à la grosse patte velue qui montait et descendait le long de son dos, avait complètement écrasé son envie de manger.

"Elle revient quand maman ?"

"Oh je sais pas." Il en profita pour rapprocher sa tête de Rosemary qui ne pouvait pas s'écarter. "Fin de semaine prochaine je dirais ?"

Elle n'aimait pas être là. Elle n'aimait pas le fromage, elle n'aimait pas qu'il la touche, elle n'aimait pas le bruit de son souffle chaud contre son oreille, elle n'aimait pas être contre lui et elle n'aimait pas que Karen l'aie laissée seule avec Lionel.

"C'est long pour un concert." Dit-elle en tirant un fil de fromage.

Il haussa les épaules et son bras glissa de son dos à sa taille.

"C'est un festival. Si tu veux on pourra la rejoindre ?"

Ses épaules se tendirent. Lionel n'était peut-être pas un inconnu mais il était bizarre et s'il y avait bien une chose qu'on lui avait toujours répété en primaire c'était qu'il ne fallait jamais monter dans la voiture des gens bizarres. Et elle n'était pas prête d'oublier ce qu'il s'était passé quand il l'avait emmenée à l'école. Pas question, elle préférait encore faire de l'auto-stop jusqu'à Gotham. D'ailleurs elle trouvait ça franchement dérangeant qu'il ne mentionne pas la promesse qu'elle n'avait pas tenue. Mais si elle en faisait juste tout un plat ? C'est vrai quoi, c'était idiot de s'inquiéter comme ça alors qu'il essayait juste de s'entendre un peu mieux avec la fille de sa copine.

Cela dit il n'était pas question qu'elle passe son après-midi à vomir.

Alors qu'il s'étirait légèrement elle bondit hors de sa chaise, assiette à la main, et couru hors de la pièce avec un dernier 'je vais manger dans ma chambre !' pas très articulé. L'entendant bouger derrière elle, Rosemary mit à profit ses jambes de sauterelle, escaladant les marches quatre à quatre, et claqua la porte de la chambre avant de la fermer à clé. Après un soupir soulagé, elle remonta sa fenêtre à guillotine et laissa tomber son omelette dans les buissons en-dessous pour les animaux qui se baladaient dans le coin. Ce n'était pas son intention, mais lorsqu'elle entendit Lionel frapper à sa porte elle laissa tomber l'assiette avec.

"Bébé, ouvre-moi."

Se tordant les mains, elle regarda la porte sans rien dire. Elle ne voulait pas lui ouvrir.

"Allez ouvre-moi je vais pas te manger."

Pourquoi devrait-elle lui ouvrir ?

"Pourquoi tu veux entrer ?" Marmonna-t-elle

"Quoi ? J'ai pas entendu."

Elle lui redemanda en haussant le ton.

"Bah pour passer du temps avec toi, t'es bête."

En sécurité dans sa chambre, elle se sentie pousser des ailes. Par contre petites les ailes, parce qu'elle se mordait l'intérieur des joues et qu'elle avait mal au ventre en se disant que sa mère allait lui crier dessus pour ça.

"J'veux pas !" Cria-t-elle, surprise par sa propre audace. "Tu m'embêtes à la fin, tu le vois bien que tu me sors par les yeux alors laisse-moi tranquille !"

Le silence se fit. Une boule d'angoisse se forma dans sa gorge. Ce n'était pas gentil de dire ça, ça valait pas mieux que ce qu'on lui disait à l'école. On n'est pas censé dire ça à un adulte. C'était simpliste comme interprétation, mais c'était vrai. La poignée se mit à tourner frénétiquement, comme s'il voulait la casser. Avec les gros bras de jambonneau de Lionel, s'il lui venait l'envie de lui en mettre une pour son insolence elle allait s'en souvenir pendant un moment. Est-ce que Karen s'offusquerait s'il la tapait ? Après tout, c'était toujours Rosemary qui était désagréable avec lui et elle prenait toujours sa défense à lui. La porte trembla dans ses gonds alors qu'il frappait de plus en plus fort et elle ne se sentit plus du tout en sécurité. Est-ce qu'elle serait de son côté cette fois ? Est-ce qu'elle l'avait jamais été ?

Poussée par un instinct soudain, Rosemary agrippa son téléphone et enjamba précipitamment la fenêtre. Elle n'était pas sûre d'où elle voulait aller mais elle savait d'où elle voulait s'éloigner et c'était l'essentiel. Sa descente le long de la gouttière fut d'autant plus rapide qu'elle glissa sur le dernier mètre et la finit sur les fesses avant de détaler à toute vitesse dans les champs. Cette fois-ci c'était son visage et ses bras que les longues feuilles vertes entaillaient, mais elle s'en fichait, trop effrayée pour s'arrêter et réfléchir. Quelques petits cailloux s'enfonçaient dans ses pieds nus sans la ralentir dans sa course effrénée. Ce n'est que lorsque tous les bruits environnants furent remplacés par les battements de son cœur qu'elle s'arrêta, haletante, perdue au milieu d'un océan de tiges de maïs. Ses yeux parcouraient le mur de feuille dont elle s'était entourée. Par habitude elle tirait sur les manches trop courtes de son pyjama, même si elle savait depuis le temps que ça ne servait à rien, puis elle se mit à genoux pour guetter une paire de botte qui viendrait dans sa direction. Rien du tout. Pour le moment elle était en sécurité, quoi que ça veuille dire.

L'adrénaline retombant, Rosemary se mit à pleurer sans savoir exactement pourquoi. Pour être honnête, maintenant qu'elle était loin la rousse se sentait très bête d'avoir eu aussi peur, tout en ayant toujours un creux au milieu de l'estomac à l'idée qu'il l'attrape. Avec sa mère qui ne reviendrait qu'en fin de semaine prochaine, ce genre de scène risquait de se reproduire très souvent. Aussi idiot que ça puisse paraître, elle se mordit la langue en se disant que ça n'était pas normal qu'il lui fasse peur à ce point. Après tout, les autres copains de sa mère avaient fini par laisser tomber quand ils avaient vu qu'elle ne voulait pas leur parler, pourquoi pas lui ? Pourquoi est-ce qu'il insistait ? Consciente que ce n'était que de la paranoïa pure et dure, Rosemary ne pouvait s'empêcher de le voir en psychopathe qui allait la couper en rondelles et cacher les restes dans ses pizzas. Une chose était sûre, pas question qu'elle rentre. Après quelques minutes d'hésitation elle alluma son téléphone et appela son frère.

"Bonjour Rosemary."

Au fond sonore il était encore sur la route. Etrange, normalement il devrait déjà être rentré, ça faisait deux jours.

"Bonjour Jonathan."

Il y eu un instant de silence avant qu'il ne reprenne la parole, sa voix devenant très froide.

"Au dernière nouvelles," énonça-t-il lentement, "tu ne vas pas à l'école le Samedi alors j'aimerais bien savoir pourquoi est-ce que tu pleures."

"C'est rien." Elle essuya ses larmes et son nez avec sa manche. "C'est juste Lionel qui m'a fait peur, ça va. Toi comment ça se fait que t'es encore sur la route ?"

"Je passais prendre une amie." Encore une ? "Qui est Lionel ?"

Rosemary fit la grimace en entendant son ton. Elle aurait sans doute dû l'appeler plus tard, il avait l'air de mauvaise humeur.

"Lionel c'est Numéro Cinq, le copain de maman en ce moment, tu sais, celui qui est biza-"

Le bruit du dérapage que fit son frère, avec le cri d'une femme qu'elle entendit, la fit glapir au moins aussi fort avant de se bâillonner avec sa main. L'autre n'avait pas entendu au moins ?

"Qu'est-ce qu'il a fait ?"

"Mais rien !" Dit-elle dans un chuchotement suraigu. Maintenant elle regrettait vraiment de l'avoir appelé, il allait se mettre dans la tête qu'il devait tuer Numéro Cinq ! "Il a rien fait du tout c'est juste que je l'aime pas et qu'il est bizarre !"

Le silence se fit de l'autre côté du fil, pourtant elle n'avait pas du tout l'impression de l'avoir convaincu. Quand Jonathan ne disait plus rien ça n'était généralement pas un bon signe.

"Décris-moi votre dernière rencontre s'il te plait."

Lentement, Rosemary commença à lui expliquer l'arrêt de la voiture cette semaine, l'omelette au fromage d'aujourd'hui et les quelques autres évènements dont elle se souvenait. Plus elle parlait et plus elle se disait qu'elle était complètement ridicule d'avoir autant dramatisé des choses aussi communes. Au final, il était juste un peu envahissant, ça n'avait rien de si terrible selon elle. Son frère vit les choses autrement.

"Ne bouge pas je viens te chercher."

"Quoi ! Mais pourquoi ?"

"Parce que..." Il fit une pause pendant laquelle elle l'entendit remettre sa voiture en marche "...Je n'ai aucune confiance en cette personne et toi non plus, alors il n'est pas question que tu restes seule avec lui."

"Mais j'ai encore cours !"

"On est à deux semaines des vacances d'été et ta classe est à moitié vide, crois-moi personne ne viendra se plaindre." Il la coupa avant qu'elle puisse trouver un autre argument. "Je t'aurais pensée plus enthousiaste à l'idée de venir passer quelques semaines à Gotham avec moi."

Sa bouche s'ouvrit et se ferma comme un poisson hors de l'eau. Sur ce coup-là elle était coincée. Rosemary n'avait jamais vu son appartement et était un peu curieuse de voir où il vivait, mais d'un autre côté elle n'avait pas la moindre envie de rencontrer ses collègues ou de découvrir exactement combien 'd'amies' il avait. Sauf qu'elle ne pouvait pas vraiment le lui dire. Enfin si, il suffirait d'ouvrir la bouche mais… Si elle lui faisait de la peine ? S'il refusait de lui parler après, qu'est-ce qu'elle ferait toute seule avec Lionel ? Et s'il ne lui parlait plus jamais ?

"Ferme ta bouche Rosemary." Elle le fit si vite que ses dents claquèrent. "Je suis en Caroline du Sud, je devrais arriver d'ici trois heures alors va dire à … Numéro Cinq c'est ça ?"

"Oui."

"Va lui dire que ton frère vient te chercher et fais tes valises."

"D'accord."

"Parfait, rappelle-moi quand c'est fait."

Il raccrocha sans attendre qu'elle lui dise au revoir et laissa échapper un long souffle tremblant. Au moins ça, c'était réglé, elle ne passerait pas sa semaine avec L'Autre. Mais était-ce mieux d'accompagner Jonathan dans un des endroits les plus rongés par le crime de toute la côte Est ? Oh probablement que oui, se dit-elle en commençant à marcher d'un pas lourd vers la vielle ferme qui lui servait de maison. Avec elle il était son frère avant d'être un psychopathe, il n'avait jamais rien vu faire de mal en dix ans, ce n'était pas maintenant que ça allait commencer.

Si seulement elle pouvait arriver à s'en convaincre…


Chapitre écrit en gros rush pendant le nano donc j'ai même pas fait de petites notes ! Mais merci à Maiaka pour le commentaire et à dans deux semaines !

Maiaka : Merci! Explorer la relation familiale de cette famille de dingues est le point central de cette fanfiction alors il vaut mieux que j'y fasse attention.