Miracle, je n'ai pas oublié! Voilà donc le chapitre 2, qui fut assez difficile parce que j'ai déjà écrit plusieurs fois sur Maglor et c'est dur de varier la forme.
Bonne lecture et n'hésitez pas à laisser un commentaire :)
Chapitre 2 : Maglor
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Jusqu'à la fin du monde ! Ils jurèrent et il tira son épée, comme le firent chacun de ses frères et les flammes illuminèrent leur visage, raconte la légende. Conte enchanteur peint aux couleurs d'un cauchemar : qu'ils étaient terrifiants alors !
Pourquoi ?
Ils marchèrent dans les pas de leur père et leur nom devint haï et maudit. Ah ! les Ténèbres éternelles…
n'étaient-elles pas déjà sur eux ?
Et jusqu'à la fin du monde
ils se battirent contre tous, amis et ennemis, combattant le feu par le feu. Conte épique noyé de sang et chagrin : trahison.
Et il tua lui aussi, il avait juré.
Peu importait l'atrocité de leurs actes, il prit par à chacun d'eux
Et la mort pourtant le renia !
Jusqu'à la fin du monde…
il chantait, seul, sous le ciel étoilé pour ne jamais oublier
mais peut-être
mais peut-être…
Quelque chose d'autre les attendait au milieu des ruines et de la désolation, cachés dans un recoin de leur désespoir, nés du feu et de la tristesse : deux enfants abandonnés (par leur faute !)
au regard aussi triste que le sien.
Pouvait-il trouver le pardon et la paix
s'ils leur ouvrait les bras ?
Oh, mais ils avaient juré :
Jusqu'à la fin du monde !
Pouvait-il briser son serment et trahir son dernier frère ? (Comme il était fort !
Brisé mais toujours fidèle ! Comme il l'admirait !)
Il ne craignait pas les Ténèbres éternelles
non
elles ne l'avaient jamais quitté depuis cette nuit
de sang et de feu
elles hantaient son esprit
et s'imprimaient dans chacun de ses pas.
Non, il ne les craignait pas
et pourtant…
Comment pouvait-il clamer savoir différencier le bien du mal alors que ses mains étaient baignées de sang ?
Du sang de ses semblables...
Et jusqu'à la fin du monde, ils tinrent leur serment
mais hélas
mais hélas…
Ils auraient dû chercher la rédemption
et la douce étreinte du pardon
plutôt que de se jeter dans un brasier
et brûler leurs esprits à la folie.
Il avait tenu son serment ! Contre tous, il l'avait tenu
et il le haïssait ! il le haïssait !
Au loin cette malédiction !
Oh, dieux cruels, ne pouvez-vous le libérer ?
Et la mer accepta son offrande
Et les vagues chantèrent avec lui
.
Comment le monde prit fin par leurs propres actions
.
.
Néant.
