Je n'ai pas eu le temps d'écrire cette suite (qui en plus n'est pas très longue!)
Catherine était assise à son bureau, les yeux rivés sur la note que son serviteur avait il y a quelques minutes. Le grand chancelier, seigneur Arys a été tué accidentellement durant la nuit.
Par tout les dieux, où était Narcisse? Cela fait des heures qu'elle avait mandé qu'on aille le chercher!
Son cerveau était en ébullition. Le duc de Guise fait des siennes, c'était l'option la plus probable mais elle ne soit pas s'enlever de la tête le plan que Narcisse lui avait exposé la veille ... et s'il avait l'endroit mis en place dans son dos?
La porte craqua, et Narcisse apparut, des yeux interrogateurs fixés sur Catherine.
«Du vin? A cette heure de la journée? Qu'est ce qu'il s'est passé? »
Elle soupira en se levant pour s'approcher de lui. «Bon Dieu Narcisse, ou étiez vous passé? Je vous ai cherché toute la mâtinée, j'ai..» Avant même qu'elle n'ai pu finir sa phrase, il leva un sourcil et grogna «Oh, figurez-vous que moi aussi je vous ai cherché, toute la soirée, pour finalement apprendre que vous dormiez dans vos chambres, avec Henri! »
Catherine s'éloigne d'un pas, prise par la surprise
-Rien ne s'est passé..et même si c'était le cas, sachez que je n'apprécie pas du tout votre ton, je n'ai pas à me justifier devant vous de mes actions!
Narcisse se retenait d'exploser. Était-elle vraiment sérieuse? Il avait mis sa vie en danger en défiant le roi durant cette soirée, et ce, au cas où elle l'aurait oublié, dans le but de l'aider à se venger de lui. Et elle? Elle elle l'accueillait dans son lit quelques minutes seulement après qu'il l'ait ridiculisé devant toute la cour de France.
Pour quoi est ce que je passe exactement moi? pensa Narcisse. L'idiot du village qui sert de jouet à la reine de France?!
Catherine recula pour aller prendre appui contre son bureau puis ajouta «Qu'importe, on se disputera plus tard, j'ai besoin de vous là... »
Il sourit «Besoin de moi? Et pourquoi exactement cette fois? Vous voulez un partenaire de crime pour vous venir en aide..? » Il s'approcha encore, avec une voix débordante de sarcasme «Ou avez-vous besoin d'un cher ami, une épaule sur-laquelle pleurer? » Puis caressant le bois massif du bureau il ajouta «Ou bien cherchez vous un noble charmant pour rendre jaloux votre mari et lui rappeler que vous existez? » Catherine frissonna lorsque il se rapprocha encore pour finalement chuchoter, à quelques millimètres à peine de son oreille «Oh, ou peut être avez-vous juste besoin d'un homme, qui vous fasse vous sentir aimée et désirable, qui vous fasse vous sentir femme et qui vous fasse goûter à la luxure et au plaisir...Dites-moi quel rôle je suis censé jouer cette fois-ci ma reine? »
Narcisse pouvait entendre son pouls qui s'accélérait inévitablement quand elle se dégagea d'un mouvement rapide pour se rasseoir à son bureau. Il rajouta alors, désinvolte
-Alors dites-moi de quoi avez vous besoin?
-Arys à été tué. Je voulais votre aide pour gérer cette affaire mais je pense que je vais finalement m'en passer. Du moins jusqu'à ce que vous vous rappeliez quel est votre rôle à la cour, et ce n'est certainement de jouer les enfants capricieux ni de vous mêler de qui j'invite ou non dans ma chambre à coucher.
Sur ce, elle l'avait conduit jusqu'à la porte et la lui avait pratiquement claqué au nez. La situation de Narcisse était délicate, elle le savait, et elle se détestait de savoir qu'elle était celle qui l'y avait mise mais ce n'était pas une raison pour agir de la sorte.
Je suis mariée et reine, se répétait Catherine, je n'ai en rien besoin de me justifier de mes actions devant cet homme.
Elle ne pouvait cependant pas faire taire le soupçon de culpabilité qui la gagnait peu à peu après le départ de Narcisse. Elle l'avait utilisé pour énerver Henri, c'était vrai. Elle avait dormi avec Henri le soir-même après que Narcisse ai encore une fois mis sa vie en danger pour l'aider à se venger, c'était vrai aussi. Mais, au nom de dieu, elle était mariée ! Narcisse ne pouvait tout simplement pas se conduire comme un petit-ami jaloux. Un ami et un collaborateur, voilà ce qu'il était.
Un ami et collaborateur que tu as embrassé, avec qui tu as fait l'amour, sur l'épaule duquel tu t'es reposé...lui rappela sa conscience.
Pensait-il vraiment ce qu'il avait dit? Avait-il vraiment l'impression qu'elle l'utilisait comme marionnette pour combler ses besoins? Bien sur qu'il le pensait. Elle ne lui avait jamais donné de raison de penser le contraire. C'est quand elle réalisa cela que Catherine de Medicis décida de faire une chose qu'elle n'avait pratiquement jamais faite de sa vie: s'excuser. Elle saisi la plume qui traînait sur son bureau, la trempa nerveusement dans l'encre sombre et griffonna les mots qui lui passaient par la tête:
Cher Narcisse,
Si vous devez savoir une chose à propos de moi, c'est que je ne je supplie jamais pour le pardon, mais de votre part, j'aimerais l'obtenir. J'ai pleinement conscience que la façon dont vous êtes traité est cruellement injuste pour vous et que vous êtes aujourd'hui dans une situation douloureuse par ma faute. J'en suis navrée. J'espère donc de tout cœur que vous accepterez que nous discutions afin de trouver une issue à tout cela car vous méritez mieux.
Avec toute mon affection,
C.D.M
Elle-même ne savait pas vraiment pourquoi elle tenant tant à ce que cet homme ne la déteste pas. Simplement, la seule idée qu'il quitte le château ou sa vie provoquait un frisson douloureux dans son estomac. Elle n'avait jamais ressenti ça avant, à part avec Henri.
Oui, elle ressentait pour ce type des sentiments similaires à ceux qu'elle avait, ou avait eu du moins, pour Henri. Voilà pourquoi elle savait qu'il aurait été plus sage pour elle de rester loin de Narcisse. Mais avant qu'elle n'ai eu le temps de changer d'avis, elle était debout devant la porte des appartements de Narcisse, chancelante, sa lettre à la main.
Voyant que les lourdes portes étaient closes et que le servant posté à l'entrée ne lui proposait pas d'entrer, elle se baissa simplement doucement puis glissa le papier sous la porte, assez profondément pour que le jeune servant ne puisse l'attraper dans le cas la curiosité le gagnerait quand Catherine aurait le dos tourné.
-Quand lord Narcisse sera de retour ici, vous lui direz que j'ai laissé un mot?
-Oui ma reine, mais il n'est pas sorti, il est à l'intérieur mais il n'est pas seul.
-Pourquoi savoir est à l'intérieur?
-La duchesse de Poitiers, votre Majesté.
Catherine manqua de s'étouffer. Evidemment ... qui d'autre?
Je vous ai déjà dit à quel point je détestait Diane? Ici un chapitre plus centré sur Narcisse mais pas d'inquiétude, Henri sera vite de retour. J'espère que cela vous plait, n'hésitez pas à me donner votre avis, vos suggestions..ect..j'adore connaitre votre opinion!
Bisous.
