J'ai longtemps hésité sur quelle version de l'histoire des jumeaux choisir pour ce texte. Finalement, j'ai opté pour la version donnée dans le Silmarillion parce que j'avais besoin d'un peu de légèreté (en plus j'utilise l'autre version pour un OS qui n'a toujours pas vu le jour mais qui sait ?)

Bonne lecture :)


Chapitre 6: Ambarussa

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Jusqu'à la fin du monde ! tel était leur destin. Ils ne s'en souciaient guère, de quoi d'autre devraient-ils se soucier que d'être ensemble ?

Le serment ou la malédiction
le brasier et la fuite,
les combats et la poursuite,
rien de tout cela n'importait
tant qu'ils étaient ensemble :
jumeaux ils étaient.

Oh, ils aimaient leurs frères aussi
Oh, ils aimaient leur père tendrement
Oh, leur mère leur manquait tant
Oh, ils savaient que tous leurs actes n'étaient pas honorables.
Mais tout cela ne comptait pour rien face au bonheur d'être l'un avec l'autre.

Jusqu'à la fin du monde
ils n'avaient pas à avoir peur : ils étaient deux, inséparables.

Imprudents.
Insouciants.
Les autres les appelaient ainsi et les accusaient d'être indifférents aux chagrins de ce monde et aux guerres menées contre les autres. Auraient-ils oublié leur serment ?

Mensonges.
Ils s'en souciaient évidemment – comment aurait-il pu en être autrement ? ils avaient juré ! – mais la rage n'était pas dans leur nature.

Avaient-ils tort de profiter de la vie du mieux qu'ils pouvaient ?

Ah, mais la malédiction ne pouvait être oubliée et leur serment les rattrapa
car ils avaient juré :
jusqu'à la fin du monde…

Flammes éphémères, ils étaient
sept flammes
brûlant
toujours, toujours, toujours :
fils de Fëanor.

Et trois d'entre elles
furent éteintes
d'un seul souffle
et soudain le monde devint plus froid.

Oh, pitié Iluvatar, ne les sépare pas !

Jusqu'à la fin du monde, ils se battraient, plus qu'auparavant, pour les frères qui les avaient laissés avec leur serment à tenir.

Et ils ne plieraient pas !
Fils de Fëanor ils étaient
autant que les autres !

Mais leur destin
ne les oubliait pas,
et tout comme les autres…

Jusqu'à la fin du monde
ils restèrent ensemble
et lorsqu'elle vint à eux
ils étaient ensemble, encore.

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Qu'il est rassurant de quitter ce monde en compagnie d'un être aimé

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Insouciants.