-Votre majesté, la reine a terminé son bain, elle va vous recevoir.

Henri grimaça, il était temps, personne sur Terre ne prenait autant de temps à se préparer que Catherine.

Quand Henri entra dans la pièce, Catherine était déjà assise sur un grand fauteuil brodé. Il flotte dans une chambre une douce odeur florale probablement à cause des huiles de bain et bien que Catherine portait une robe tout à fait convenable, une peau dépourvue de maquillage et de ses cheveux humides négligemment tressés lui donnaient l'air d'une femme et que d'une reine.

Henri retint un grognement de frustration, l'ambiance et l'allure de sa femme était plus propices à ... un rapprochement que d'une discussion autour d'une annulation de mariage.

-Henri, je suis surprise de vous voir ici. Sachez que je ne vous oblige pas à décider si vous êtes favorable à ma proposition immédiatement, vous pouvez prendre le temps pour réfléchir ...

Il est le but d'une réponse d'une voix «J'accepte l'annulation.»

Catherine ouvrit de grands yeux, il avait l'air si insensible ...

-En fait Catherine, je suis venu pour vous parler des enfants.

-Oh, et bien, je sais que c'est une question compliquée car bien que je sois leur mère, ils sont aussi vos enfants et héritiers

-Ils sont surtout la seule chose qui compte pour vous. Vos bébés. Je ne suis pas un homme cruel contrairement à ce que vous devez penser.

-Cela signifie que je crois que cela signifie? (une voix était pleine d'espoir)

-Vous pouvez amener les enfants avec vous. François reste au château évidemment, il a un rôle politique important et il est déjà marié à la reine d'Ecosse mais les plus jeunes peuvent vous suivre. Vous amènerez avec vous tous les précepteurs et professeurs royaux car ils restent les héritiers de France et doivent être éduqués en tant que tel. De plus, je me réserve le droit de réserver pour les grands événements politiques et quand je jugerai leur présence nécessaire.

Catherine écoutait attentivement les conditions de son mari, cherchant où était la fourberie mais cela lui était sincère et les conditions d'Henri était plus qu'acceptables. Elle serait pu tomber à la renverse de soulagement. Elle sourit à son mari, elle savait que cela lui a coûté beaucoup de laisser les enfants partir de voiture bien qu'il ne l'admettrait jamais, Catherine sait qu'il était attaché à leurs petits.

-Pourrai-je rendre visite à François au château ou bien serai-je bannie de la cour?

Henri hésita avant de répondre. Ces visites ont sûrement les occasions uniques qu'il aurait pu, les chances uniques d'apercevoir son petit sourire et son menton levé. Mais, il ne savait pas s'il préférait jamais la revoir ou bien la revoir mais en sachant qu'elle était mariée à un autre, sachant qu'il ne pouvait ni toucher, ni plaisanter avec elle, ni l'embrasser. ..

-Je vous autoriserai à rendre visite à François mais sans que les visites ne soient trop fréquentes, vous comprenez, c'est un peu bazar à la cour. Pour ce qui est des décisions à propos des enfants, les choix de pensionnats, les fiançailles et tout le reste, nous communicons par courrier.

Henri était tellement froid, distant, il lui parlait comme il parlait à un associé de travail.

-C'est tout?

-Oui.

Il hésita, puis ajouta, incertain:

-J'apprécierai également qu vous fassiez en sorte que mes jeunes enfants ne grandissent pas en appelant Narcisse «père»

Il a dit cela d'une façon un peu sarcastique et ironique mais Catherine savait que tout cela cachait de véritables incertitudes.

-Vous êtes leur père, Henri. Vous le resteez.

Le roi hocha la tête et la regarda. Un regard long et particulièrement inhabituel. Le silence pesait sur le couple de souverains et Henri n'a jamais détacher ses yeux du visage de sa femme. La situation devenait vraiment pesante et Catherine était plutôt mal-à-l'aise.

-Par la grâce de Dieu Henri, hurlez moi dessus, insultez moi mais dîtes quelque chose.

-Que voulez vous entendre? Que je suis heureux pour vous deux? Parce que je ne suis pas le pas. Puis je vous signale que depuis que j'ai passé votre porte, nous n'avons fait que cela: parler.

-Je veux dire avoir une véritable discussion, je crois que c'est nécessaire étant donné la demande que j'ai fait aujourd'hui! Je suis votre femme Henri, et vous me parlez comme à un collaborateur de travail!

-Vous vous habituer à ce que je me comporte avec vous comme avec une inconnue. Vous ne voulez plus être ma femme, pourquoi vous traiterai-je comme tel?

-Nous savons tout deux que vous n'avez jamais vraiment fait.

Henri soupira et posa sa principale sur sa tempe. C'est reparti. Elle allait lui reprocher d'être un mauvais mari, il lui rétorquerait qu'elle avait été une parfaite et facile non plus ... Tout les deux se hurleraient plus haut dans une joute verbale grandiose, certes, mais destructrice à cause des mots violents employés pour blesser, puis regrettés après.

Il n'avait pas envie de ça.

-Je ne veux pas en parler Catherine.

-Vous ne voulez pas en parler parce que vous êtes en fichez ou parce que vous êtes énervé contre moi?

Pourquoi cette femme à-besoin d'explications à tout. Je ne veux pas en parler parce que l'idée que tu partes avec lui me donne envie de me jeter du haut d'une falaise, était-ce ce qu'elle voulait entendre?

Henri fit un pas en avant et donna à sa femme le regard le plus triste qu'elle n'avait jamais vu:

-Je ne veux pas en parler parce que je n'ai pas le droit de vous empêcher de partir et je le sais. Je sais que je ne vous ai pas traité comme vous le méritiez et j'ai bien compris que vous vous étiez malheureuse alors si vous pensez que vous êtes heureux en partant avec lui, je ne vais pas vous empêcher. Vous méritez un peu de bonheur plus que n'importe qui sur cette terre.

Catherine mit plusieurs secondes à enregistrer ce qu'il venait de dire ensuite murmura simplement, d'une voix presque imperceptible «merci». Le roi resta debout face à elle, déçu de voir qu'elle accepte avec joie sa bénédiction. Alors il lança d'une voix mordante:

-Ne vous réjouissez pas trop vite, il faut encore que le Vatican accepte.

-Je ne me réjouis pas. Je ne trouve pas cela réjouissant mais je pense que c'est la meilleure chose à faire.

-Je l'ai compris, vous avez déjà formulé cette idée.

Comme Henri se mettait sur la défensive, Catherine tenta une autre approche.

-Je pensais que c'est vous qui réjouiriez en réalité, je dois avouer que je suis un peu surpris par votre réaction.

-Vous pensiez que je sauterais de joie à l'idée que vous vouliez annuler notre mariage?

-En quelque sorte oui.

Il la balaya d'un regard interrogateur. Imaginait-elle vraiment cela?

-Et bien Catherine, cela prouve que 25 années de mariage n'ont pas suffi pour apprendre à lire en moi.

Henri se retourna et un instant plus tard, il claquait déjà la porte de la chambre.

En même temps Henri, vous êtes tellement difficile à comprendre ...


Henri avait un désir: être seul, mais avant cela, il avait une chose importante à faire.

Sa conversation avec Catherine l'avait éprouvée, il avait tout compris qu'elle n'allait pas retenir la force. Il n'abandonnait pas pour autant. Ne pas la forcer à rester ne signifie pas ne pas faire en sorte qu'elle ait envie de rester ...

Il croisa une petite servante rondelle qu'il interpella:

-La dame de Poitiers à-t-elle rejoint ses appartements?

-Elle se trouve dans vos appartements à vous, votre Majesté.

Henri ne laisse pas le temps à la femme de se plier dans une révérence, il fonça vers ses appartements et déchira la porte.

-Va t'en.

Diane attendait, à demi-vêtue, dans le lit du roi. Elle se rapporte à moitié, intriguée:

-Pardon ?

-Va t'en!

Il avait hurlé si fort que son cri résonnait dans la chambre.

-Henri je ... je comprend que tu ne sois pas d'humeur pour le sexe ce soir mais ce n'est pas une raison pour moi hurler dessus.

Le roi s'approcha encore d'elle, furieux et moqueur

-Oh tu n'as pas compris, quand je te dis de ne pas parler de mon lit ou du château, mais du pays!

Diane lui a fait face maintenant mais n'osa pas positionner ses principaux sur lui comme elle le fait habituellement pour la voiture plus calme la vue dans le regard d'Henri lui a fait presque peur.

-Je vais enfin devenir ta reine, tout ce que les rêves font et que tu veux que je partes?

-J'avais déjà une reine et une femme avant que tu ne viennes complétement dans mon dos pour faire annuler mon mariage, tu es coupable de trahison alors trier ma vue avant que je ne te fasse décapiter!

Diane ne bougea pas tant qu'elle était sous le choc et effrayée par la colère d'Henri. Était-il sérieux la?

-Tu me reproches d'avoir poussé ta femme à te quitter?

Elle lâcha un rire sans humour.

-Tu es le seul qui a fait cela. Ce n'est pas moi qui t'ai forcé à mettre chaque femme de ce pays dans ton lit, ce n'est pas moi non plus qui t'ai forcé à me prendre comme ...

-Gardes! Escortez-là à la frontière espagnole!

Deux hommes en armes assez âgés et saisirent la maîtresse du roi par les épaules. Elle hurla

-Tu n'es qu'un hypocrite!

-Et tu n'est qu'une pute arrogante!

Alors que les gardes l'escorte dans le couloir, Diane grogna à Henri:

-Ils me surnomment «la putain du roi», cela ne fait-il pas du roi un coureur de putain? J'espère que ta femme s'amusera bien avec son prochain mari!

Au-revoir Diane.

Toute la nuit suivante, les mots de Diane trottèrent dans l'esprit de Henri «Tu es le seul qui fait ça». Elle avait raison.

J'espère que ce chapitre vous plut! Personnellement, voir Diane est une qui a choisi qui me réjouit particulièrement ...