Dans le couloir qui menait à la salle du trône, Catherine et Narcisse croisèrent un petit homme bizarre qui quittait la salle avec empressement. Lorsqu'ils arrivèrent au niveau des portes, la dame de compagnie de Catherine les interpella, affolée :
-Nous avons un problème ! La salle du trône est réquisitionnée depuis plusieurs jours par le roi et l'un de ses conseillers. Selon mes informations, il semblerait qu'il cherche une nouvelle épouse !
La dame avait dit cela comme si elle parlait d'une catastrophe naturelle, Catherine, elle, soupira de soulagement en apprenant qu'il ne s'agissait en réalité de rien de fâcheux.
-Merci, je vais m'en charger. N'ébruitez pas cela.
Catherine allait partir mais sa curiosité avait été piquée. Henri avait été très rapide pour déjà chercher une fiancée, elle aurait bien aimé avoir un petit aperçu des candidates...juste pour savoir...
Elle poussa la porte et entra, accompagnée de Narcisse.
Des dizaines de portraits était étalés sur le sol et Henri, qui sirotait un verre de vin sur son trône, semblait ennuyé. Il leva les yeux quand ils entrèrent et lança sarcastiquement :
-Voilà deux bonnes surprises !
-Alors, qui est l'heureuse élue ?
Henri leva les yeux aux ciel et désigna le tas de portrait :
-Voilà le tas des candidatures refusées...
Catherine rit, en réalité il n'y avait aucun autre portrait dans la salle que ceux qui étaient dans la pile «refusée». Elle baissa les yeux sur les femmes peintes sur ces toiles, elle les connaissait pour la majorité, c'est alors que son regard fut accroché par un portrait en particulier.
-Est-ce sérieux ?
Henri rugit de rire. Le son résonna dans la pierre.
-L'idée stupide d'un conseiller stupide. Hortensa, franchement, Hortensa...
Il se remit à rire tant l'idée lui semblait ridicule.
Catherine faillit lui rétorquer que, politiquement, l'idée n'était pas si mauvaise, elle se ravisa. Elle détesterait vraiment que sa cousine prenne sa place...
A cet instant, Clairemont franchit de nouveau la porte avec énergie :
-Votre majesté, j'ai une idée qui..oh pardonnez-moi je pensais que le roi était seul.
Robert contempla la scène devant lui. La reine, le roi et un autre seigneur dont il ignorait l'identité étaient tout les trois là, dans la même pièce, en train d'étudier les portraits de celles qui allaient potentiellement remplacer la reine... C'était une scène tout à fait étrange...
Robert s'approcha du roi pour lui montrer des documents tandis que Catherine et Narcisse s'éloignèrent un peu pour leur laisser de l'espace et étudier les autres portraits proposés par Clairemont.
Catherine remarqua les yeux de son mari qui dérivaient inexorablement vers la main de Narcisse qui dessinait de petits cercles contre son poignet. Elle posa alors sa paume contre son torse et chuchota :
-Je reviens.
Elle s'approcha d'Henri qui avait fait semblant de retourner son attention sur les documents.
-Henri, je comprend que la situation soit un peu étrange et dérangeante alors, si vous préférez, nous pouvons nous retirer dans un autre château en attendant la réponse du Vatican.
-Oh, excellente idée ! Nous pourrions même amener les enfants, nos séjours en famille à Chambord ont toujours été très agréables !
Catherine bafouilla :
-Euh, Henri quand j'ai dit «nous» je pensais à Stéphan et moi, afin que nous vous laissions tranquille pendant que vous cherchez une fiancée. J'espère que nous aurons une réponse du pape rapidement mais en attendant..
Henri grimaça, bien-sur elle parlait de «Stéphan», grand dieu, quel prénom idiot !
-Oh bien sur, je suis persuadé que cela plaira beaucoup au Vatican de savoir que vous avez quitté le domicile conjugal pour vous installer dans le lit de votre amant.
Si un regard pouvait tuer, le royaume de France aurait pu dire adieu à sa reine...
-Ecoutez moi Catherine, restez ici mais dites à votre ami Narcisse de se faire très discret en ma présence! Qu'un seul mot ne sorte pas de sa bouche quand je suis là !
Puis, le roi ajouta, amer :
-Et essayez de ne pas sembler aussi impatiente d'obtenir la réponse du Pape, je pourrais me sentir vexé.
Catherine aperçut, à quelques mètres, Narcisse qui scrutait attentivement les portraits comme si il se préparait pour donner son avis...il ferait mieux de ne même pas essayer s'il ne voulait pas qu'Henri lui casse le nez.
-Vous m'avez parlé des enfants ce qui m'a rappelé qu'il serait bien qu'on les informe de tout ce qui se trame...au moins les plus âgés.
-Je suppose oui. Allons-y, mêlons nos enfants à tout ça !
Catherine n'apprécia pas du tout le petit regard que lui lança son mari qui signifiait quelque chose comme «tu es un mauvais parent de leur infliger ce genre de bousculement ». Alors elle lança :
-N'essayez pas de me faire culpabiliser. Vous et vous seul êtes celui qui a commencé à mêler nos enfants au désastre de notre vie maritale quand vous avez commencez à afficher vos conquêtes devant eux !
Si Catherine détestait une chose, c'était que son époux, qui ne méritait clairement pas le titre de père de l'année, essaye de critiquer la manière dont elle tenait son rôle de mère.
-Je vous le concède, j'ai fait quelques erreurs... mais si vous voulez annoncer tout cela aux enfants, vous le ferez vous-même.
-Seule ? Surement pas, nous irons ensemble.
-Ensemble ? Vous voulez dire tous les trois ?
Henri rugit dans un rire moqueur. Catherine, elle, ne rit pas vraiment, et si ses enfants la détestait d'apprendre qu'elle quittait leur père, le trône et le royaume ?
-En fait, je pensais que nous leur parlerions tous les deux, puis que je leur présenterai Narcisse dans un second temps...pour faire les choses dans l'ordre...
Henri grimaça à nouveau...c'était presque devenu une habitude... Il regarda ensuite Narcisse qui discutait dans un coin avec Robert et lui lança une œillade assassine dont lui seul avait le secret.
Puis, il partit vers le couloir à grandes enjambées. Catherine marcha derrière lui en regardant Clairemont ainsi que Narcisse, l'air interrogateur.
-Henri, où allez vous ?
-Quelle question ! Je vais parler aux enfants avant qu'ils n'aillent dîner !
Mauvaise idée...
Catherine courait après son mari dans le couloir mais il avait malheureusement des jambes beaucoup plus grandes.
-Henri ! Henri arrêtez !
Il s'arrêta brusquement et fit volte-face, elle faillit lui rentrer dedans.
-Quoi ? Vous préférez que les enfants l'apprenne en entendant les ragots de la cour ?
Catherine ne répondit pas. Elle savait qu'il avait raison et qu'il fallait qu'elle leur dise mais elle ne supportait pas l'idée que son image soit ternie auprès d'eux...
-D'accord, mais seulement François et Claude...et Elisabeth à qui j'enverrai une lettre. Les autres sont trop jeunes pour comprendre et puis, s'il vous plait, laissez-moi parler car je sais que ne vais pas aimer votre façon de présenter les choses...
Henri hocha la tête pour accepter.
Claude, François et Marie étaient réunis autour de la table de la salle de réunion, attendant patiemment que le roi et la reine, qui les avaient convoqués, arrivent.
La porte s'ouvrit, Catherine entra suivie de près par Henri. François remarqua que sa mère semblait bizarre, presque stressée...
Claude, en tant que bonne jeune fille capricieuse s'impatientait :
-Pouvons nous savoir pourquoi nous sommes là?
-Il faut que nous ayons une discussion en famille.
Marie Stuart, qui crut que c'était le signal pour qu'elle les laisse en famille, commença a se lever mais Catherine l'interrompit :
-Restez Marie, vous devriez également entendre ce que l'on a à dire.
Ils étaient désormais tous les cinq attablés face à face. La situation était vraiment étrange.
Et alors que Catherine hésitait sur la manière dont elle devait débuter cette conversation, Henri la devança et parla. Heureusement qu'il avait dit qu'il la laisserait parler.
-Soyons direct, nous voulions vous parler car Catherine et moi avons pris une importante décision. Nous allons dissoudre notre mariage.
Catherine s'étrangla, qu'est ce que c'était que cette façon de faire ? Il leur avait jeté ça à la figure, sans préambule ni...arh...quelle maladresse !
Elle tordait ses mains l'une dans l'autre en attendant une réaction quelconque mais Claude restait muette, Marie leur lançait des regards pleins d'incompréhension tandis que François, au bout de plusieurs secondes, demanda simplement :
-Pourquoi ?
Encore une fois c'est Henri qui répondit.
-Nous sommes arrivés à un point de non-retour à propos de certaines choses...
Catherine était reconnaissante et étonnée à la fois que Henri soit resté aussi vague, elle avait tellement peur qu'il leur présente les choses de manière vicieuse.
François insista cependant, il ne comprenait pas du tout les raisons de ce changement soudain, depuis sa naissance ses parents ne s'étaient jamais vraiment entendus mais disons qu'ils s'adaptaient...alors pourquoi aujourd'hui ?
-Je ne comprends pas, vous brisez votre mariage simplement parce que vous ne vous supportez pas? On ne peut pas faire ça, je veux dire, un mariage est un serment inviolable. Cela n'a aucun sens ! Et qu'est-ce que cela signifie pour la succession et pour moi ?
-Cela ne change rien, vous restez mon héritier.
Marie s'en mêla :
-Pour l'instant, car, si je peux me permettre, dans l'éventualité où vous vous remarieriez, si vous avez un fils, il sera plus légitime que François pour prétendre au trône...
-J'ai décidé que je ne me remarierai pas.
Le cœur de Catherine loupa un battement. Qu'est ce que cela signifiait ? Avait-il prit cette décision là, en quelques secondes ? Car à peine une heure auparavant il était avec ses conseillers en train de chercher une femme à épouser...
Henri insista :
-Je ne me remarierai pas, donc je n'aurai pas d'autres enfants, alors, François, ta position n'est aucunement menacée.
Il y eut à nouveau un long silence. Tous se regardaient, le regard pleins de questions et d'incompréhension, c'est alors que Claude, qui était restée muette jusque là s'exclama, comme si elle avait eu un éclair de compréhension :
-C'est à cause de lui !
Elle s'était levée et regardait sa mère, les yeux pleins de jugement.
-Narcisse...vous voulez briser votre mariage et notre famille pour partir avec ce fils de..
-Claude !
Catherine avait rappelé sa fille à l'ordre. François et Marie avaient désormais l'air encore plus perdus, même si Catherine soupçonnait Marie de savoir pour Narcisse depuis bien longtemps...cette jeune fille, sous son innocence et sa naïveté était très intelligente.
Claude ne s'était pas rassise. Elle continua à incendier sa mère :
-Vous savez, un jour je lui ai parlé et je lui ai dit que jamais vous n'abandonneriez votre famille et votre pays pour lui, de toute évidence j'avais tort ! Que pensez-vous mère ? Que vous êtes mieux que mon père qui n'est qu'un menteur infidèle ? Que faites-vous avec ce Narcisse depuis des semaines si ce n'est pas de l'infidélité ? Vous n'êtes qu'une égoïste hypocrite !
-Claude, pas un mot de plus !
C'est Henri qui avait parlé, d'une voix forte et autoritaire. Il était debout.
Catherine se leva à son tour en lissant ses jupes et parla :
-Je n'abandonne personne...je reste en France et vous me verrez toujours autant.
-Mais je me fiche totalement de vous voir ! En vérité je me porterais aussi bien si vous n'étiez pas là !
François attrapa doucement l'avant-bras de sa sœur pour l'encourager à se calmer et se rasseoir mais celle-ci s'énerva encore plus et finit le tour de la table pour s'approcher de ses parents.
-Vous me faites des remarques incessantes selon quoi je ne suis qu'une petite dévergondée qui n'écoute que son cœur et qui se conduit comme une catin. C'est de l'hypocrisie à son paroxysme quand on sait que vous êtes prête à tout quitter...et pourquoi ? Parce que ce type est un bon coup ?
En un instant, la main forte d'Henri entourait violemment le poignet de sa fille. Il lui lança un regard tel qu'elle crut qu'il allait la gifler. Catherine posa une main sur l'épaule de son mari et chuchota :
-Henri...laisse-là elle est en colère...cela passera.
Il ne lâcha son poignet que quelques secondes plus tard, en disant calmement, mais autoritairement :
-Claude, suivez-moi dehors, j'ai quelques mots à vous dire.
La jeune fille se dirigea vers la porte en massant son poignet douloureux suivie de près par son père.
Catherine se rassit en silence. Elle détestait la façon dont son fils la regardait, maintenant qu'il avait tout compris.
-Mère, allez-vous bien ?
Catherine hocha la tête, quel doux garçon... Marie lui donna un sourire chaleureux :
-Je vais vous laisser discuter.
Un instant plus tard, François et sa mère était assis côte à côte, seuls.
-Je comprendrais que vous me détestiez.
-Je ne vous déteste pas. Je comprend, enfin non, je ne comprend pas exactement tout mais, si vous pensez que vous faites ce qui est le mieux pour vous, et bien, je vous soutiens.
Il attrapa le pichet de vin et en servit une coupe à sa mère.
-Vous savez, Claude parle sur le coup de la colère, elle ne pense pas cela. Elle est bouleversée parce qu'elle vous aime et qu'elle a peur que vous lui soyez enlevée mais personnellement, je sais que ce n'est pas ce qui va arriver.
-Bien sûr que non, je suis ce type de mère vraiment difficile à éloigner de ses bébés !
Catherine sourit tout comme François. Voilà, au moins elle n'était pas fâchée avec son fils aîné...comment l'être ? Il était si compréhensif et gentil, et elle l'aimait tellement !
-Je vous aime mère.
-Je vous aime aussi mon ange.
-Je pense que quelqu'un d'autre veut vous dire qu'il vous aime...
Catherine tourna la tête vers la gauche, Claude se tenait sur le seuil de la porte, le visage rouge et les joues ravagés de larmes. Catherine priait pour qu'Henri ne l'ait pas frappé, il n'avait jamais été violent avec les enfants mais il avait l'air si en colère...
La jeune princesse se précipita dans les bras de sa mère, en sanglots.
-Je suis désolé mère !
Catherine caressait ses cheveux doucement, en la tenant dans ses bras, comme elle le faisait toujours lorsque Claude, petite, était malade ou triste. Ses mains serpentant entre ses boucles et ses doigts tracant de petits cercles réconfortants dans son dos, elle murmurait à voix basse « Tout va bien ma chérie, tout va bien »
La jeune fille semblait s'en vouloir d'avoir mal parlé de sa mère, qu'est ce qu'Henri avait-il donc bien pu lui dire?
-Henri !
Catherine aperçut son mari à l'autre bout du couloir. Il se retourna en souriant.
-Catherine, avez-vous mangé ? Je me dirigeais vers la salle à manger, vous pouvez vous joindre à moi si vous le souhaitez.
-Non désolé, je dîne avec Stéphan ce soir.
-Oh, et vous vouliez me parler ?
Henri cacha sa déception. Il espérait sincèrement que Catherine allait bien, car, après la discussion houleuse avec les enfants, il la connaissait assez pour savoir qu'elle avait dû être bouleversée...
-Juste...merci Henri, de m'avoir soutenue auprès des enfants, vous n'étiez pas obligée et...cela compte pour moi.
Il lui donna un petit sourire qu'elle aurait pu qualifier de...triste?
Une question trottait dans la tête de Catherine depuis tout à l'heure, elle se demandait si..
-Pensiez-vous vraiment ce que vous avez dit tout à l'heure ?
-A propos de ?
-Vous ne vous remarierez pas ?
Il marqua un temps d'arrêt, réfléchissant à la manière de répondre à cette question.
-Cela peut paraître présomptueux mais, je ne pense pas qu'une seule de ces femmes mérite de devenir ma femme et ma reine. Pour succéder à l'incroyable Catherine de Médicis, il faut vraiment être sensationnelle ! Et puis en ce qui me concerne, je n'ai pas besoin d'épouse, j'ai déjà eu ma grande histoire d'amour...
-Bien-sur, Diane...
Henri afficha un petit sourire. Ils savaient parfaitement tout les deux qu'il ne parlait pas de Diane, mais après tout, n'était-ce pas mieux de faire semblant que c'était le cas?
L'ego de Catherine était pleinement satisfait d'apprendre qu'Henri ne trouvait que personne n'était à la hauteur pour la remplacer, il n'avait peut-être pas fait exprès mais c'était certainement la chose la plus touchante qu'il ne lui avait jamais dite.
-Puis-je vous poser une question Henri ?
Il hocha la tête. Qui répondrait non ?
-Qu'avez-vous raconté à Claude, tout à l'heure ?
Souriant mystérieusement, il répondit seulement :
-Rien qui ne vous regarde, c'est une fille gentille, elle oublie simplement parfois à quel point elle a de la chance de vous avoir comme mère.
Catherine leva un sourcil, cela ne répondait pas à sa question mais il semblait qu'elle devrait se contenter de cela... Henri continua a parler, tout en glissant son bras dans le sien pour qu'ils commencent à marcher le long du couloir :
-Vous et moi serions certainement des personnes très différentes si nous avions eu la chance de connaître nos mères... quoique nous ne nous en sortons pas si mal !
-Comment être une bonne mère quand on n'a aucun exemple de ce a quoi cela ressemble?
-Vous êtes une merveilleuse mère.
Catherine s'arrêta de marcher. Il ne lui avait jamais dit cela, en fait c'était la première fois que quelqu'un lui disait qu'elle était une bonne mère. Cela l'émouvait presque...
Elle chuchota «merci » puis «je vais y aller, bonne nuit ». Un instant après elle était dans ses bras. Elle ne savait pas pourquoi elle avait fait cela, elle l'avait juste senti comme cela, comme si c'était la meilleure façon de terminer cette conversation.
Les bras chauds et protecteurs d'Henri entouraient son buste et elle n'avait qu'une envie : se laisser aller à poser sa tête contre lui et laisser tout ses problèmes s'envoler dans sa douce étreinte. Henri sentait son cœur battre, il avait été surpris par son geste mais maintenant qu'il avait son visage plongé dans l'odeur délicieuse de ses cheveux, il la remerciait de l'avoir fait. Cela ne dura pas longtemps, juste le temps de prendre un peu de force pour se relever et repartir affronter le monde extérieur.
Juste un instant de calme.
.
Je croise les doigts pour que ce chapitre vous ait plu, je ne savais pas trop comment amener cette scène avec les enfants car je ne me voyais pas du tout écrire sur Henri et Catherine qui parlent de tout ça avec Margot ou Charles...donc j'espère que cette alternative était plus légitime...
Je vous remercie et vous embrasse!
