Après trois tranches de cochon grillé et deux assiettes de pommes de terre, Narcisse décida de briser le silence et l'atmosphère tendue qui régnait dans la petite salle à manger:
-Pourquoi êtes-vous si froide?
Catherine leva à la tête de son assiette de viande:
-Je ne suis pas froide. Vous l'êtes.
-Je ne le suis pas! Dites-moi ce que vous avez, Catherine ...
Elle jouait distraitement avec sa fourchette, puis décida qu'il valait mieux y aller directement:
-Qui est lady Flora?
-Pardon ?
-Lady Flora, la femme à qui vous allez rendre visite une fois par semaine, qui est-ce?
Narcisse lâcha un rire sans humour
-Je me demandais si vous me faisiez suivre, voilà qui me donne une réponse ... lady Flora est ma nièce, une jeune fille adorable. Vous n'avez pas confiance en moi?
Catherine jeta sa tête en arrière et dit doucement:
-Je n'ai confiance en personne.
-Vous allez bien devoir apprendre, je n'accepterai pas que vous me fassiez suivre.
-Et lady Marigold?
-Une amie, tout ce qu'il y a de platonique.
Catherine se moqua:
-Oh, et vous avez des amies "platoniques" avec de beaux yeux bleus et un décolleté plongeant vous?
-Bien-sur, et, si vous aviez confiance en moi vous ne me poseriez même pas la question. Prenez-exemple sur moi, j'entend des ragots de serviteurs selon lesquels vous auriez pris Henri dans vos bras en plein milieu du couloir tout à l'heure, et bien je n'y prête pas attention.
La tête qu'il fit en disant cela fit comprendre à la Catherine qu'il était ironique et qu'il devinait bien que les ragots étaient vrais, il attendait sa réaction. Elle choisit d'emprunter un autre chemin ...
-..des ragots de serviteurs? Je comprend que je ne suis pas la seule à vous espionner ...
-Je ne vous espionne pas, ce sont vraiment des ragots de serviteurs! Ne fuyez pas la question.
-Quelle question? Ai-je vraiment pris Henri dans mes bras tout à l'heure?
-Non, pourquoi avez-vous pris Henri dans vos bras tout à l'heure?!
Il avait pratiquement crié. Catherine n'a jamais rien dit, elle ne sait pas quoi lui dire. "Parce que j'avais envie de faire le faire" n'était certainement pas une justification qui lui plairait.
C'est Narcisse qui parla donc de nouveau:
-Vous savez, c'est presque amusant, vous m'espionnez car vous n'avez pas confiance en moi mais au final, c'est vous qui trahissez ma confiance et, en plus, avec la personne qui est en partie responsable du fait que vous ne fassiez plus confiance aux hommes!
-C'est juste une embrassade!
Alors Narcisse hurla de nouveau:
-Je m'en fiche! Vous avez, ou du moins aviez, des sentiments pour ce gars, rien n'est innocent! Il continue à avoir de l'emprise sur vous comme il l'a fait durant toute votre vie!
Catherine prit une gorgée de vin.
-J'étais détruite bien avant le rencontrer, croyez-moi.
Stéphan soupira et fit doucement le tour de la table pour venir à ses côtés et prendre ses deux mains froides dans la chaleur des siennes.
-Ecoutez, je ne suis pas comme lui, je vous aime et je ne vous trahirai jamais. Je veux vous apprendre à avoir confiance en moi mais cela ne peut pas marcher à sens unique Catherine!
Sur ce, ses mains se retrouvèrent à nouveau dans l'air glacé de la pièce.
La porte claqua. Il était parti.
Au même moment, le roi était sur le point de rejoindre ses appartements après son repas quand il entendit hurler derrière son
dos :
-Vous êtes un sombre bâtard égoïste et manipulateur!
Il se retournai pour voir en face la personne qui avait prononcé de tels mots, mais il avait déjà reconnu la voix sans voir le visage.
-Seigneur Narcisse, vous devriez faire attention aux mots que vous employez si vous ne voulez pas repartir faire un petit séjour dans ma prison.
Il avait parlé avec une telle condescendance que Narcisse, déjà énervé, se rua pratiquement sur lui. Les quatre gardes qui entouraient le souverain lui barrèrent la route mais Henri les arrêta.
-Laissez-le passer. Qu'il me frappe s'il l'ose!
Comme il était devant ses chambres, Henri poussa la porte d'un coup de pied et fit signe à Narcisse d'entrer, il ne parlerait certainement pas avec lui dans le couloir.
Il s'adressa ensuite aux gardes:
-Restez dehors, je vous appellerai s'il se jette sur moi ...
Narcisse entra, toujours fulminant, et Henri claqua la porte derrière lui puis grogna:
-Dites-moi ce qui vous arrive, mais gardez vos insultes! Déjà que ma seule envie est de voir votre crâne s'écrabouiller entre ma chaussure et le sol ... il ne faudrait pas me pousser à bout!
En réalité Henri n'avait aucun désir d'avoir une explication d'aucune sorte avec Narcisse, mais celui-ci semblait très énervé par une action du roi, il voulait juste savoir quelle était cette action ... afin de la reproduire aussi souvent que possible ...
Narcisse le dévisagea avec mépris:
-Vous pensez que, en tant que roi, tout vous appartient de droit divin. Et bien ce n'est pas le cas!
Henri ne put s'empêcher de rire de manière méprisante.
-Je me parlez là de Catherine j'imagine ... parce que si c'est le cas, justement, elle m'appartient, c'est le principe d'un mariage.
Le duc grimaça avec colère:
-Sur le papier, peut-être, mais roi ou pas, elle n'est émotionnellement pas vôtre et ne l'a peut-être jamais été!
-Vous ne savez absolument rien de nos attaches émotionelles!
C'était maintenant Henri qui s'énervait. Il sentait son sang se réchauffer dans ses veines, qui était ce gars pour venir ici et lui dire ce que son épouse ressentait ou ne ressentait pas? Henri hurla quasiment:
-Vous savez quoi? Je ne veux pas discuter avec vous de tout ça! Je vous hais. Vous êtes arrivé dans ma demeure pour servir et aider votre roi et votre pays, et vous m'avez trahi! Vous avez obtenu ce que vous voulez, mais, ne vous avisez pas de spéculer à propos de mes sentiments et de ceux de mon épouse! Nous avons vécu ensemble pendant 25 ans et vous, vous êtes là depuis quoi? Deux mois? Vous ne savez pas ce dont vous parlez!
Les yeux d'Henri lançaient des éclairs. Catherine avait peut-être été raconté à ce nigaud qu'elle n'avait jamais été sentimentalement liée à son époux, pour le rassurer, mais elle savait, tout comme Henri, que c'était un mensonge.
Narcisse s'approcha d'un pas et parla, avec ressentiment:
-Je suis là depuis deux mois, et en deux mois j'ai plus gagné sa confiance que vous en toute une vie! Je suis bon pour elle alors éloignez-vous!
Henri rugit de rire, à nouveau, une habitude assez arrogante qui énervait particulièrement Stéphan.
-Vous avez gagné sa confiance? Je vois cela! Il y a tellement de confiance entre vous deux que vous êtes obligé de venir dans mes chambres pour me supplier de m'éloigner d'elle!
-Je ne vous supplierai jamais de rien. Mais, vous avez raison elle n'a pas vraiment confiance ...
Narcisse avait décidé de changer de tactique.
-Oh, je suis désolé d'entendre qu'il y a des nuages au paradis. Que suis-je supposé faire? Vous donnez des conseils amicaux?
Les ongles de Stéphan s'enfonçaient douloureusement dans le paume de sa main, il avait une douloureuse envie d'envoyer son poing dans le visage de son souverain. -Non, vous êtes supposé écouter ce que j'ai à vous dire, sans m'interrompre! En effet, elle ne me fait pas confiance. Et vous savez pourquoi? Parce qu'elle ne fait confiance à personne. Et vous savez à cause de qui? Une cause de vous, vous qui avez été le pire mari qu'une femme puisse avoir!
Henri l'interrompit d' une voix forte «Vous ne connaissiez pas Catherine avant qu'elle ne me rencontre ... elle avait déjà de sérieux problèmes de confiance! »
Il ne voulait pas parler de passé de Catherine avec Narcisse, il n'avait pas à savoir quoi que ce soit, mais il était vraiment idiot de croire que le fait que Catherine était renfermé sur elle-même était seulement dû à son mariage ...
-Peut-être, mais justement, quand vous avez l'épousé, vous auriez dut lui apprendre à avoir confiance en vous, à aimer et être aimée et ... au lieu de ça ... vous l'avez totalement détruite! Et le pire c'est que vous ne vous en rendez même pas compte ... elle se cache derrière une façade de confiance en soi et d'assurance mais tout cela seulement pour cacher à quel point elle est brisée! Elle ne croit plus en l'amour! Et c'est votre faute!
-Sortez de mes appartements!
Henri avait hurlé. Il s'approcha de Narcisse et lui répéta de partir, mais Narcisse qui s'en moquait totalement, continua, tout en s'approchant à son tour du roi:
-Vous n'aimez pas l'entendre? Mais c'est la vérité! Vous lui avez tout pris, l'avez manipulé comme si elle n'avait aucune valeur, et .. arhhhh
Narcisse avait gémit de douleur quand la main d'Henri s'était abattue contre son cou pour le plaquer contre le mur. Ses yeux étaient durs et haineux et il tremblait de rage. Narcisse savait que c'était lui qui le mettait dans cet état, en lui révélant une vérité qu'il refusait de voir. Il parla encore, d'une voix plus faible à cause de la pression contre son cou
-Vous êtes un égoiste narcissique ...
Henri appuya plus fort et hurla:
-Je vous jure que si vous ne la fermez pas, je vais exploser votre gorge contre ce mur à la force de mes doigts!
-Faites-le, la douleur pour moi sera dérisoire en comparaison avec celle que vous avez causée à votre épouse ...
-Tais-toi!
Les ongles d'Henri s'enfonçaient dans la fine peau du cou de Stéphan.
-Aujourd'hui vous recommencez, vous essayez de la manipuler, de la prendre par les sentiments pour qu'elle reste, alors que vous savez que vous ne la méritez pas!
-Vous ne la mériterez pas non plus quand vous serez mort , écartelé par mes gardes pour avoir désobéi à votre roi lorsqu'il vous a demandé de quitter ses appartements!
Narcisse rit, aigri, et se dégagea d'un coup sec de l'emprise d'Henri.
-C'est bon ... je m'en vais. Pensez à ce que je vous ai dit. Laissez-la tranquille.
Narcisse referma la porte derrière lui et Henri tomba assis sur son lit en soupirant. Evidemment qu'il allait y penser, en vérité, sans qu'il ne le veuille, les mots de Narcisse hanteraient son esprit pendant des heures et des heures.
Il ne dormit quasiment pas, l'esprit troublé.
Le roi voyait le soleil commencer à se lever à travers ses rideaux ... il n'avait pas dormi et un banquet très important se tenait au château aujourd'hui.
Quelques heures plus tard, Henri était assis à table avec son fils François, Marie Stuart, Catherine et Marie de Guise ainsi que plusieurs nobles écossais qui étaient venus à la cour de France pour évoquer certains points dans l'alliance entre les deux pays.
-Dites-moi que vous n'êtes pas en train de dormir en plein milieu d'un banquet d'une telle importance politique!
Henri sursauta et releva sa tête qui s'était négligemment appuyée contre sa main. C'est Catherine qui avait chuchoté à son oreille, et maintenant elle le fusillait du regard comme s'il était un enfant qui avait mal appris ses leçons.
Il était assis à la droite de Catherine et à la gauche de François et Marie. Marie de Guise et les écossais leur faisaient face, ce qui donnait à la situation un air d'affrontement. De plus, l'atmosphère était plutôt tendue ... Premièrement parce que les guerres, l'infertilité de Marie et les problèmes religieux mettaient en péril l'alliance entre la France et l'Écosse mais aussi à cause de la régente écossaise qui manquait cruellement de tact avec sa fille ...
-Mon enfant, vous me répétez sans cesse que je dois être patiente et que la France nous aidera, mais les promesses non-tenues de ce pays s'accumulent ... Peut-être que si vous tombiez enceinte d'un héritier j'aurais plus de garantie mais ... encore une fois, on va me demander de la patience ...
La jeune reine fronça les sourcils comme si elle s'apprêtait à sauter à la gorge de sa mère mais Catherine intervint:
-Exactement, soyez patiente. Ils ne sont mariés que depuis quelques mois!
-Quelques mois c'est déjà bien assez pour concevoir un héritier ...
C'est alors Henri qui intervint, même s'il luttait toujours pour empêcher ses paupières de se fermer:
-Catherine et moi avons mis dix ans à avoir un enfant. Cela viendra.
Marie sourit à ses beaux-parents, reconnaissante pour leur intervention mais Marie de Guise ne renonçait pas:
-Je suis personnellement tombée enceinte très rapidement ... au moins, nous savons de quel côté de l'arbre généalogique vient le problème...
Catherine et Henri se jetèrent un regard rapide, pouvant être interprété comme "lequel de nous deux est-il censé se lever et la gifler? »
Mais, c'est François qui répondit, plutôt calmement:
-Nous ne savons pas de quel côté vient le problème, nous ne savons même pas s'il y en a un...des conclusions hâtives sont inutiles.
Tout le dîner se déroula ainsi, dans une ambiance glaciale pleine de reproches, de phrases piquantes et de confrontations jusqu'au moment où la jeune Marie, excédée, se mit terriblement en colère et sortit de la salle en plein milieu du repas. Le banquet fut donc écourté et, après avoir fait installer les invités écossais dans leurs appartements, Henri partit à la recherche de sa femme. Il l'avait vue s'éclipser vers les jardins à la fin du repas et il voulait lui parler ... il ne pouvais pas faire autrement après sa discussion avec Narcisse, la veille.
Après de longues minutes de recherche, il aperçut enfin Catherine, assise, sur un petit banc en pierre dans les jardins, seule.
Elle n'avait ni livre, ni matériel de couture, elle était juste en train de regarder au loin, songeuse. Le roi s'approcha et comprit enfin ce qu'elle observait: Marie était assise sur un rondin de bois, un peu plus bas, la jeune fille pleurait et François était à genoux devant elle, essayant de la réconforter. Henri regarda sa femme qui observait la scène attentivement. Il décida de s'asseoir à côté d'elle:
-Ils sont attendrissants n'est-ce pas?
Catherine sourit simplement, alors Henri parla à nouveau:
-Je suis content que le mariage que l'on a organisé pour eux se révèle aussi parfait. Ces deux là semblent absolument comblés de bonheur!
C'était assez ironique de dire cela sachant que Marie était en pleurs mais en soi, c'était plus à cause de Marie de Guise qu'à cause de François.
-Cela ne durera pas, malheureusement ...
-Pardon?
Catherine répéta:
-Leur bonheur conjugal ne durera pas. Il faut se rendre à l'évidence, ils ont déjà beaucoup de problèmes à affronter ... dans quelques années à peine, ils seront des étrangers ...
Henri la dévisagea longuement, surpris par tant de pessimisme. Il se souvint des mots de Narcisse ... "elle est brisée", "elle ne croit plus en l'amour, à cause de vous". Il y eut un long silence pendant lequel Henri scruta son épouse, différemment, comme s'il essayait lire sur son visage où était la vérité dans ce que Narcisse lui avait raconté. Il chuchota alors:
-Est-ce moi qui vous ai fait cela?
Elle se retournai vers lui, incertaine «Pardon? »
-Est-ce moi qui vous ai fait cela? Penser que tout amour est voué à l'échec? Parce que si c'est moi, sachez que je suis désolé.
-Henri de Valois qui s'excuse, c'est un grand jour!
Fuir la conversation ... comme d'habitude. Henri commençait à bien connaître ses mécanismes de défense ...
-Si seulement vous saviez, il y a tant de choses pour lesquelles je voudrais m'excuser ...
Elle n'a rien dit, il n'y avait rien à dire. En effet, il y avait beaucoup de choses dont il aurait dû s'excuser, à l'époque. Henri prit une respiration, comme s'il s'apprêtait à parler, alors Catherine posa délicatement sa main contre contre son torse pour l'arrêter.
-Je ne veux pas d'excuses, c'est trop tard pour cela.
Henri était un peu déçue par cette réponse, depuis la veille, il se préparait dans sa tête un petit discours pour s'excuser de tout le mal qu'il lui avait fait et pour lui qu'elle ne devait pas penser qu'elle ne méritait pas d'être aimée. Il voulait tellement qu'elle le sache.
-Sachez seulement que je te regrette beaucoup de choses, je ne veux pas que vous partiez sans le savoir ...
Il ne voulait pas qu'elle parte du tout, mais ça, c'était une autre affaire.
Catherine sourit légèrement.
-Merci, je le sais maintenant. Peut-être que lorsque tout cela sera terminé, nous pourrons simplement être amis.
Au moment même où elle prononça ces mots, elle comprit que c'était une des plus mauvaises idées qu'elle n'avait jamais eues, Henri confirma cela en grimaçant:
-Honnêtement? Je ne veux pas et je ne peux pas être ami avec vous.
Les raisons pour lesquelles ils ne pourraient jamais être amis étaient si nombreuses qu'il était impossible de les compter. Penser instaurer entre eux une amitié platonique était une illusion et ils le savaient très bien.
-C'est une mauvaise idée, j'en conviens, c'est simplement que ..
- .. Je vais vous manquer?
Catherine haussa un sourcil amusé à la vue du visage espiègle de son mari à côté d'elle.
-Peut-être.
-Je pense que je vais manquer, mais moins que vous allez me manquer.
Elle dévisagea Henri longuement, c'était assez inhabituel qu'il soit aussi honnête et direct. Ils tournèrent simultanément la tête vers leur fils et Marie qui se prenaient dans les bras. Catherine souffla:
-J'espère que nous n'assisterons jamais à la destruction de leur relation, je me sentirais responsable sachant que nous avons orchestré cette union ...
-Heureusement que votre oncle et mon père ont quitté ce monde assez tôt pour ne pas assister à la notre.
Catherine pensa à son oncle, seigneur, heureusement qu'il n'était plus là, en effet, il l'aurait vue comme une faible pécheresse adultère et irrespectueuse des règles de Dieu! Quant au roi François, elle l'aimait beaucoup, mais en terme de mariage, ce n'était pas lui qui avait donné à Henri le meilleur exemple qui soit ...
-Cela vous arrive-t-il de penser à ce qu'il se serait passé si cela n'avait pas été moi que votre père aurait choisi pour vous?
Henri réfléchit et décida de donner la réponse plus sincère qu'il puisse:
-Je ne sais pas, mais malgré tout, je le remercie de l'avoir fait.
Je suis assez incertaine au niveau de la confrontation Henri / Narcisse ... j'espère que ça vous plait, je voulais vraiment que ces deux-là discutent mais j'avais du mal à savoir comment amener la scène ..
Bref Il ne reste plus que deux chapitres à cette histoire ... comment imaginez-vous les choses? Je vous préviens, le prochain chapitre sera un peu torride (je ne vous dis pas si c'est avec Henri ou avec Narcisse, sinon ce n'est plus drôle ...)
Merci à ceux qui sont toujours avec moi, je vous envoie des bisous!
