Titre : Ce rêve bleu
Manga : Kuroko no basket
Auteur : Tadatoshi Fujimaki, les personnages sauf Emiko lui reviennent ainsi que l'univert du manga
Rating : T+
—Tu es tellement serré, Taiga, grogna de plaisir le policier en accompagnant les vas-et-viens de son amant avec ses mouvements du bassins.
—C'est trop bon, gémit le cavalier en basculant sa tête en arrière. Daiki… Daiki… Dai.. ki… Dai…ki.
L'agent de police était couché sur le ventre, telle une grosse panthère affalée.
—Papa.
Le bleu prit son homme par la nuque et le tira à lui d'un mouvement possessif pour unir leurs lèvres quémandeuses.
Alors que de ses bouts de chairs roses coulait un filet de bave, il chuchotaient des paroles incompréhensibles, n'entendant pas les petits ricanements à ses côtés.
Il ne tiendrait plus longtemps, il le savait mais voulait venir avec le tigre.
—T-Taiga… veux jouir avec toi.
—Daiki… réveille-toi.
Quoi ?
—Papa.
Le bleuté grogna, comprenant qu'il n'était que dans un de ses nombreux rêves et qu'on essayait de l'en extirper. Il fronça les sourcils, puis ouvrit difficilement un œil avant de le fermer derechef et de plonger son faciès dans son oreiller. Il réitéra sa manœuvre tout en se tournant sur le dos et vit deux visages familiers se dessiner. Il sourit reconnaissant les deux êtres chers avec qui il partageait sa vie.
—Papa, s'exclama la gamine en sautant à son cou pour lui faire un câlin, qu'il accepta avec joie.
—T'en as mis du temps pour te réveiller. J'espère que ton rêve en valait la peine au moins, le rabroua amoureusement son homme en lui volant un chaste baiser.
—Oh oui, fit-il un sourire espiègle étirant ses lèvres. J'espère qu'il est prémonitoire.
—Tu as rêvé de quoi papa ?
—Du paradis.
—Trop cool. Moi j'ai rêvé que j'étais dans la chocolaterie de Willy Wonka et que je mangeais tout le bon chocolat, raconta Emiko qui se lécha les babines à l'énonciation de ce délicieux souvenir.
Les deux hommes rigolèrent attendris par ce spectacle qui défilait sous leur yeux paternels. Ils étaient tout simplement heureux d'être tous les trois.
—Il devait être génial ton rêve papa pour que tu baves comme un bébé.
—Mais c'est que tu te moques de ton papa, fit-il en l'attrapant pour lui faire des chatouilles.
La petite fille s'esclaffa, suppliant le policier d'arrêter qui redoubla ses papouilles. L'enfant s'extirpa finalement de son assaillant et vint se blottir dans le dos large de son deuxième père, enroulant ses petits bras à son cou.
—Daddy, aidez-moi, empêche-le de m'attraper.
—Arrête Daiki, sinon tu vas la mettre en retard pour l'école.
—Je veux bien la laisser tranquille à une condition.
—Laquelle ? demanda le rouge, perplexe et méfiant devant le sourire en coin de son homme.
—Tu te rappelles quand j'ai dit que rêve était prémonitoire ?
—Oui ?
—Ce serait bien qu'il le soit après que tu ais déposé Emiko a l'école, si tu vois ce que je veux dire, susurra-t-il tout près de ses lèvres tentatrices.
—Il faudrait d'abord que je sache ce qu'il s'est passé dans ton rêve, rétorqua le tigre la voix rendue rauque, déposant sa main sur la cuisse brune et la remonta délicatement vers sa hanche.
Leur bouche se rapprochèrent, ne souhaitant que s'unir pour se dévorer. Taiga se pourlécha sensuellement la lèvres inférieure et…
—Je suis toujours là vous savez.
En effet, mieux valait emmener Emiko à l'école avant de s'occuper de son tigre.
