Titre : j'en ai pas :') proposez-en moi si vous voulez ;)

Rating : K

Note : merci aux personnes qui me laissent des review, à celles qui suivent ce recueil et qui l'apprécient, merci :) je compte bien le remplir d'encore beaucoup de one shot, d'ailleurs si voudraient proposer des idées qui me le fassent part, je serais contente de le faire.

« Une personne chère ne nous quitte jamais... Elle vit au plus profond de notre cœur et pour la revoir, il suffit de fermer les yeux »

À : Tetsu

Yo Tetsu, ça va ? Je suis désolé de te demander ça, mais Satsuki et toi pourriez-vous garder Emiko ce soir, car j'ai trop de boulot au commissariat et je ne pourrais pas la chercher à l'école ?

De : Tetsu

Oui je vais très bien merci Aomine-kun. Kagami-kun ne peut pas venir la récupérer ?

À : Tetsu

Non, il rentre plus tard que moi.

De : Tetsu

D'accord, il n'y a pas de problèmes. Elle sera contente de passer un peu de temps avec Satsuki-san.

À : Tetsu

Merci beaucoup, je te revoudrais ça. Je pense venir vers 20h30 au plus tard.

De : Tetsu

Il n'y aucun soucis Aomine-kun. Si on peut vous aider toi et Kagami-kun avec Emiko-chan, ce sera avec plaisir.

16h15. Dans une des salles de classes d'une école maternelle de Tokyo, des enfants jouaient entre eux, attendant chacun leurs parents avec un peu d'impatience. Certains s'amusaient avec des voitures et des figurines de dessins animés. D'autres dessinaient ou essayaient d'appliquer ce qu'ils avaient appris aujourd'hui, pendant qu'un petit coin lecture s'était installé au fin de la pièce.

Un par un, les parents frappaient à la porte numéro 11 où ils étaient accueillis par le maître d'école de leur progéniture, Tetsuya Kuroko. Les parents, curieux de ce que leur enfant avaient fait de nouveau aujourd'hui, discutaient un peu avec Kuroko-sensei avant de repartir avec leur gamin sous le bras.

La salle se vidait au fur et à mesure, laissant finalement le maître seul. Enfin, pas tout à fait, car il restait encore une petite fille assise sur le sol dans un coin, tenant fermement ses deux précieuses peluches dans chaque bras.

La jeune fille était du genre extravertie, allant facilement vers les autres enfants, et s'entendait très bien avec Aiko, la fille de Kise et son frère jumeau, Haru, bien que Tetsuya soupçonnait aussi une petite amourette entre la fille de ses deux anciennes lumière et un autre petit garçon du nom de Hayate. Bien sûr, l'ex ombre n'en avait pas parlé à ses deux amis, préférant éviter de supporter les foudres d'un Daiki surprotecteur et possessif envers son petit ange. Nul ne sait ce qu'il était capable de faire pour éloigner ce pauvre petit garçon innocent de sa fille.

Cependant, le comportement d'Emiko avait quelque peu inquiétait son maître d'école. En effet, la petite fille avait à peine sorti quelques mots de sa bouche et avait tout au long de la journée un regard triste sur le visage, la tête quasiment constamment baissée sur sa panthère noire et son tigre en peluches, qu'elle avait reçu de ses parents à 3 ans. Depuis, elle ne les quittait plus, les emmenait partout avec elle.

Quelques camarades s'était même moqué d'elle. Emiko avait alors rétorqué brillamment qu'elle se fichait de ce qu'ils pouvait bien penser et que ces peluches étaient le symbole que ses parents seront toujours là pour elle. Le lendemain, elle avait été surprise de voir que des enfants de sa classe étaient venus avec des objets tout aussi important pour eux que sa panthère et son tigre pour elle. Pour la plupart, s'était leur doudou, cadeau d'un membre de leur famille. Parfois, c'était une photo en particulier, une couverture, un jouet et une petite fille était même entrée dans la salle avec son cochon d'inde dans sa cage. Leur professeur, d'abord étonné de ce mouvement de masse, leur avait interrogé à ce sujet et avait eu la bonne idée de laisser les élèves, chacun leur tour, parler de leur petite histoire.

Cette journée avait été très bénéfique pour tout le monde, y compris pour les farceurs.

Kuroko s'approcha doucement de la petite fille et se mit sur les genoux pour être à sa même hauteur.

—Emiko-chan ? L'interpella son maître d'école. J'ai remarqué que tu étais très discrète aujourd'hui. Tu as à peine adresser la parole à Haru-kun et Aiko-chan. Quelque chose ne va pas ?

—Papa et daddy ne peuvent pas venir me chercher à cause de leur travail, commença-t-elle à sangloter en se réfugiant dans les fins bras de l'adulte.

Le bleuté en eut un pincement au cœur.

—Ne t'inquiète pas Emiko-chan, Aomine-kun viendra te récupérer ce soir à la maison. Tu pourras jouer avec tante Satsuki et Kazuhiko-kun en attendant.

—Oui, mais papa m'a dit que daddy rentrerait très tard et que je ne le verrais pas. J'ai peur tonton Kuroko. Je ne veux pas qu'il arrive quelque chose à papa ou à daddy, avoua la petite fille entre deux sanglots.

Il était vrai que l'enfant était toujours effrayée à l'idée qui puisse arriver un accident grave à ses deux papa. Elle savait pertinemment qu'ils exerçaient tous les deux un métier à risques. De ce fait, et malgré qu'ils la rassuraient chaque jour avant d'aller au travail, lui promettant qu'ils reviendraient toujours, une part d'elle-même ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter, rongée par l'inquiétude, le doute, la peur. Mais elle s'évertuait à ne pas laisser ses idées noires prendre le dessus, profitant au maximum de chaque instant passé avec eux, comme le lui avait suggéré Momoi quand elle s'était une fois confessée. C'était peut-être un peu pour cela, que Daiki et Taiga lui avait offert les peluches. Comme des gardiens.

Mais depuis quelques jours, sa peur l'assaillait, lui dévorant les entrailles, comme si on lui pressait petit à petit le cœur, lui compressait les poumons volontairement pour la voir suffoquer. Le policier rentrait plus tard que d'habitude, bossant sur une affaire délicate de trafiquants de drogue, tandis que le pompier s'était vu assiéger au service de nuit. Les feux et les accidents de la route se multipliant pendant la nuit, son chef n'avait d'autres choix que d'envoyer son meilleur atout au front.

—Ne t'inquiète pas, Emiko-chan. Je suis sûr qu'il n'y a pas raison de s'alarmer. Tes parents ne vont pas t'abandonner, ils t'aiment et sont beaucoup trop obstinés pour ça, la consola le plus grand, lui caressant doucement le haut de sa tête.

—Tu le penses tonton ? demanda-t-elle, pleine d'espoir, séchant ses larmes.

—Sûr et certain, affirma-t-il.

La petite regarda l'adulte émerveillée et lui sourit reconnaissante, les yeux luisants de ses larmes. Ils prirent ensuite chacun leurs affaires et sortirent de l'établissement pour aller à la voiture du jeune maître, garée au parking. La petite fille s'installa sur le siège pour bébé et à l'aide du bleuté, ferma sa ceinture. Ils s'amusaient à chanter les chansons qui passaient à la radio, lorsqu'ils arrivèrent chez Tetsuya dix minutes plus tard.

—Je suis rentré, dit Kuroko de sa douce voix.

—Bonsoir Tetsuya, l'accueillit sa femme avec un tendre baiser sur ses lèvres.

—Tante Satsuki, s'exclama Emiko en se jetant dans ses bras. Kazu n'est pas là ?

—Il fait une sieste, mais il va pas tarder à se réveiller. Tu voudras venir avec moi ?

—Oui.

Quelques minutes après, des cris et des pleurs se firent entendre dans la chambre du bébé. Les deux femmes s'occupèrent de Kazuhiko et jouèrent tous les trois, vite rejoins par le sixième joueur fantôme de Teiko.

Vers dix-neuf heures, Kuroko commença à cuisine, aidé de son apprentie cuisinière tandis que la rose donna le biberon à son fils. Ils passèrent à table à vingt heures, se régalant du poulet au curry des deux cuisiniers. Plus Emiko que les deux amoureux, car il est vrai qu'elle avait un bout coup de fourchette pour son âge. Mais on pouvait le comprendre quand on a deux papa aussi gourmands l'un que l'autre dont l'un était un excellent cuisinier. Kuroko et Momoi firent la vaisselle et Emiko expliquait joyeusement, comment s'était déroulé le dernier one-on-one entre ses deux pères, qu'elle avait assisté sur le terrain de basket près de chez eux. Le petit bébé la scrutait de ses yeux bleus innocents et inexpressifs avec incompréhension, rigolant par moment aux grimaces exagérées de la brune.

La sonnette retentit soudain et Tetsuya alla ouvrir.

—Bonsoir Aomine-kun.

—Salut Tetsu ça va ? Ça s'est bien passé avec Emiko ?

—Oui, elle est adorable.

Le policier se déchaussa et Kuroko se mit de côté pour le laisser entrer dans la demeure.

—Dai-chan, s'exclama son amie d'enfance, un grand sourire aux lèvres.

—Salut Sat…

—Papa.

Il n'eut pas le temps de finir, qu'une petite boule noire se jeta dans ses bras.

—Comment tu vas ma princesse.

—Mieux maintenant que tu es là, sourit-elle en se blottissant dans le coup de son père, qui lui caressa affectueusement les cheveux.

Les plus grands échangèrent quelques banalités avant qu'Aomine ne déclara qu'ils devaient rentrer.

—Tu prends ton sac et tu dis au revoir à tonton Kuroko et tante Satsuki.

Elle s'exécuta et se remit aux bottes de son paternel, son petit sac sur le dos et son tigre et sa panthère dans les mains. Main dans la main, le père et sa fille quittèrent leurs amis, lui racontant sa journée à l'école.

—Daddy il rentre quand ?

—Daddy rentre que cette nuit ma puce. Tu ne le verras que demain.

Emiko fit la moue, triste de ne pas être avec les deux hommes de sa vie.

—Mais on se visionnera un film en l'attendant, qu'est-ce que tu en dis ?

—Ouais. On regardera Rebelle puis la reine des neiges, d'accord ?

—Si tu veux princesse, accepta Daiki, sachant pertinemment que sa fille s'endormirait à la moitié du film.

Et c'était ce qui arriva après une demi-heure de film. La tête sur l'épaule du basané. Ce dernier la porta d'une main et d'une autre les doudous jusque dans sa chambre et la déposa délicatement sur son lit, ainsi que les peluches près d'elle. Instinctivement, l'enfant les serra dans ses bras, comme si c'était une bouée de sauvetage à laquelle elle devait s'agripper. Aomine lui donna un bisou sur le front et referma la porte derrière lui. Il sortit le DVD qu'il rangea dans sa boîte, éteignit la télé et fit le peu de vaisselle qu'il avait utilisé ce soir, préférant éviter la dispute avec son homme si il n'en faisait pas un minimum. Une fois sa douche faite, son lit lui tendait littéralement les bras et se rua dans les couvertures, seulement vêtu d'un caleçon pour la nuit. Seul dans ce grand espace vide, il pensa à son conjoint et se dit qu'il avait hâte de le sentir près de lui après une semaine sans profiter correctement l'un de l'autre. Sur cette dernière pensée qu'il s'endormit complètement.

Quatre heures. Il était enfin chez lui. Tout était calme, seul le moteur qui tournait faisait écho dans la nuit, jusqu'à ce qu'il finisse par le couper. Le claquement de la porte résonna dans ce silence de mort et, paradoxalement, était le signe que sa journée de travail était enfin terminée.

Ne se sentant pas la force de monter les escaliers, il patienta devant les portes de l'ascenseur les interminables minutes qui le séparaient de son cocon. Il s'y engouffra, appuya sur le bouton 4 qui scintilla à son touché, et regarda son reflet dans le miroir. Il n'y avait qu'un seul mot qui lui venait à l'esprit : zombie. La sclérotique était aussi rouge que ses iris, les cernes sous ses yeux lui donnaient 10 ans de plus, alors qu'il n'avait que 27 ans et la petite tache noire, reste de ses exploits, sur sa joue lui envoyait une image salle de lui-même. Il lui tardait de prendre une douche. Il passa sa main sur sa barbe et songea qu'il devait se raser si il ne voulait pas finir comme le garde-chasse de Poudlard, bien qu'il en était encore loin.

Il ouvrit doucement la porte de son appartement pour faire le moins de bruit possible, enleva ses chaussures et la veste de son uniforme de pompier. Taiga monta dans la chambre de sa fille, dormant à point fermé et lui caressa discrètement la joie du bout des doigts, tel un diamant fragile qu'il aurait peur de fissurer. Cette vision lui fit chaud au cœur. Elle était adorable et semblait apaisée. Et comme si elle sentit la présence de Kagami, la gamine fit un petit sourire et chuchota dans un sommeil profond daddy. Le pompier sourit, et lui baisa presqu'en un effleurement la joue, avant de partir dans la cuisine et réchauffer le reste que Daiki lui avait laissé dans le frigo.

10 minutes plus tard, le rouge prit sa douche, effaçant toute le la transpiration, la saleté, le stress accumulé en une semaine de boulot intense. Il enfila un caleçon et un t-shirt et, à cet instant, se félicita d'avoir pensé à mettre ces fringues dans la salle de bain ce matin pour éviter de déranger son compagnon. Puis, dans un dernier effort surhumain, il rejoignit la silhouette dans le lit king size, lui faisant dos. Cette dernière se retourna et l'encercla de ses bras possessifs.

—Alors ta journée ? entendit Taiga dans un soupir, tué par la fatigue.

—Difficile et toi ?

—Mmh pareille, grogna Aomine. Je t'aime.

—Moi aussi, Daiki, répondit-il avant de rejoindre Morphée avec son tendre époux.

Demain, ils passeraient un très bon weekend en famille, car c'est en profitant d'être avec une personne qu'on aime, qu'on construit des souvenirs.