PDV KARA
Chapitre 6 – La Terre (2005) CatCo (deuxième partie)
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Mais là maintenant, alors qu'Adam vous guidait toi et Kal vers le bureau de sa mère, il s'arrêta et il murmura avec dépit :
-Mon père est là. Il y a son manteau sur le bureau de Charlie.
-Oh… Kal répondit ça et tu étais assez d'accord. En 4 mois, tu n'avais jamais rencontré Mark Foster et en vue de ce que tu avais compris du personnage, tu ne l'aimais pas. Qu'un père ne rencontre pas la personne qui garde son enfant depuis 1 mois à plein temps, qu'il ne récupère jamais son fils, qu'il ne s'y intéresse pas… Le bon sens de Cat l'avait certainement quitté quand elle avait accepté d'épouser cet homme, mais qu'importe ton avis… Cat était mariée. MARIÉE. Épouse et mère. Il fallait que tu te mettes ça dans la tête. Mama…
Tu regardas Kal et tu suivis son regard avec ta vision à rayon-X. Tu voyais bien que la conversation entre Cat et son époux n'avait rien d'amical. Tu grinçais de dents, tu avais envie de dire à Kal de ne pas faire ça, ne pas regarder à travers les murs mais... Tu ne voulais pas écouter, vraiment pas, mais alors tu entendis sortir de la bouche de Mark, « tu veux encore t'en prendre une ou quoi ? ». Tu te raidis et Kal tourna vers toi des yeux inquiets et peureux. Adam, inconscient de tout ça, alors que toi, tu te demandais, si Marx avait déjà levé la main sur Adam, commença à dire :
-Je pense que je vais entrer et…
Mais tu coupas Adam.
-Non, je vais y aller. Restez là, soyez sages, j'envoie Charline vous surveiller. Tu t'avanças et alors que Charline, l'assistante de Cat, que Cat s'astreignait à continuer à appeler Charlotte ou autres, pour des raisons qui t'étaient obscures, se levait dans le clair objectif de t'arrêter. Tu lui souris. Bonjour, Charline, je suis Kara, elle te regarda avec un peu de surprise et de suspicion. Nous n'avons pas encore eu l'occasion de nous voir en face. Ravie de vous rencontrer. Tu ne lui serras pas la main, te contentant d'un signe de la main et d'un hochement de tête amical.
-Oh, oui, bonjour, Kara… je ne pense pas que Cat veuille être…
-Ne t'inquiètes pas, j'en prend l'entière responsabilité. Tu la regardas dans les yeux pour bien te faire comprendre, pour montrer ta sincérité et ta détermination. Tu veux bien emmener les garçons à la cafétéria je suis sûre que tu pourrais leur trouver un truc à grignoter. Je te retrouve là-bas. D'accord ?
-Mais, je…
Mais il y eu un bruit de choc dans le bureau, une main qui trouve une joue, violemment douloureusement. Alors tu ne laissas pas finir Charline et tu entras dans le bureau et tu refermas la porte derrière toi, suffisamment violemment pour que les deux humains sursautent et s'immobilisent. Cat était acculée contre son bureau, le haut de sa robe était déchiré, laissant voir un soutien-gorge qui cachait une poitrine ferme, elle était prisonnière entre le bois verni et le corps de son mari. Elle avait la joue cramoisie et une main menaçante lui enserrait le cou. Tu voyais l'autre main de l'homme glisser honteusement entre les cuisses de Cat, voulant lui retirer sa culotte. Tu étais concentrée sur Cat, mais maintenant que tu faisais un peu plus attention à l'homme, tu remarquas que tu avais une impudique vue de son postérieur et que son pantalon et son caleçon étaient sur ses chevilles.
Et tu le sentis. L'alcool. Cet humain puait l'alcool. Malgré la situation, Marx eut le culot de dire :
-C'est qui cette bimbo ? T'en veux aussi ? Attend que je finisse Cat ou casses-toi ! Putain, c'est dingue, on peut même pas baiser tranquillement sa femme… Et là tu l'avais coupé, assez violemment. Tu l'avais coupé en attrapant sa nuque et en le poussant le moins fort possible dans un coin de la pièce. Du fait de son pantalon et de son état, il tomba lourdement au sol. Toi, tu regardais Cat dans les yeux, et ce que tu vis ne te plaisait pas. Il y avait de la résignation et de la peur et de la colère et… et de l'habitude… Tes yeux quittèrent ceux de Cat, quand l'humain pathétique se remit debout en essayant de relever son pantalon et parla encore. Tu te prends, pour qui, salope ! Tu dégages ! Mais tu l'ignoras. Et avec ta vision, tu regardas Cat, le corps de Cat. Tu ne te l'étais jamais permis avant. Et tu vis des contusions...Tu t'approchas de Cat et retiras ta veste pour lui permettre de se couvrir. De ton nouveau point de vue, tu vis son ventre et les bleus et les traces de coup qui le couvraient. Tu serras les dents. Cat tenta de parler, de se justifier, de s'expliquer ou de juste éclater en sanglot… mais la voix du pauvre type l'en empêcha et elle sursauta et ses yeux se remplirent de peur. Cat, Cat, ordonnes à cette pute de se casser, sinon je te jure que tu vas le regretter. Tu vas le regretter amèrement. Et toi, pauvre pute, je te jure que je vais faire de ta vie un… Pendant ses pitoyables paroles, tu t'étais encore rapprochée de Cat, tu ne touchais jamais personne, tu n'initiais jamais le contact avec aucun humain, jamais. Mais là, tu portas ta main vers le visage de Cat et tu caressas sa joue meurtrie. Cat te regardait avec surprise et reconnaissance… enfer. Putain, tu vas te casser, Salope !
Cette fois, tu te tournas vers lui, alors que Cat tressaillait devant la violence de son ton. Ta main toujours caressant la joue de Cat, tu demandas à Cat en regardant son époux.
-A-t-il déjà porter la main sur Adam ?
-Non, c'était un murmure. Roa soit loué, cet homme n'aurait pas survécu sinon.
-Est-ce la première fois qu'il te frappe ?
A ça, Marc s'avança en essayant d'être menaçant.
-Cat, tu la fermes et toi, tu vas… Il leva la main, cependant, dans un mouvement rapide mais pas inhumainement rapide, tu lui attrapas la gorge pour le faire taire, il se débattit totalement vainement, mais tu serras plus fort pour qu'il comprenne bien qu'il devrait se calmer, se taire et se faire tout petit s'il ne voulait pas que tu l'étrangle.
-Alors ? Cat ? Est-ce la première fois ?
-Non. Cat sembla répondre à contrecœur, visiblement honteuse d'être si faible.
-Est-ce sa première tentative de viol ou la première fois qu'il te viole ?
Le cœur de Cat s'accéléra à la question. Mais elle répondit quand même.
-Non.
Tu resserras ta main et Marx fit un petit couinement de douleur très satisfaisant de ton point de vue.
Tu réfléchissais vite, tu avais une forte envie de le balancer par le balcon, dont la vue était très belle soit disant passant, Adam avait raison. Tu te rendis compte que Cat te parlait. Tu te reconcentras sur elle.
-... vais bien, ne t'inquiète pas, je vais gérer ça et…
Mais elle mentait, tu le savais, elle le savait, Mark le savait lui-aussi. Et tu ne la laissas pas finir, tu savais que tu outrepassais les limites que tu t'étais imposée mais il était hors de question que tu fermes les yeux.
-Tu vas divorcer à l'amiable, laisser la garde exclusive en abandonnant tes droits sur Adam, et tu vas quitter le pays. Tu as compris ? Marx te regardait avec terreur, et tu te rendis compte que son doute il manquait un peu de sang pour que son cerveau soit vraiment apte à comprendre tes paroles. Tu desserras ta prise en le poussant pas trop fort pour le faire reculer mais pas tomber. Tu as compris ?
-Vas te faire foutre ! Je vais te détruire pour ça et…
Tu le rattrapas à la gorge et malgré ses ruades tu l'amenas sur le balcon privé de Cat et tu le penchas dans le vide. Tu tenais son bras et tu étais la seule raison pour laquelle il n'était pas en train de faire une chute mortelle.
-Je crois que tu n'as pas bien compris. Juste pour l'entendre crier, tu le penchas encore un peu plus. C'est soit ça, soit je te laisse tomber. Et tu ressembleras à une magnifique éclaboussure de sang et d'os sur le trottoir. T'en penses quoi ?
-Tu ne ferras pas ça, tu…
-Oh… Avec les coups que Cat a sur le corps, son état physique, ton passif et surtout ton état d'ivresse, on peut inventer une histoire potable. Genre, tu étais en colère tu as attaqué Cat et je t'ai repoussé et avec la poussée d'adrénaline, je t'ai poussé trop fort et tu es tombée. Homicide involontaire, 6 mois avec sursis… T'en penses quoi Cat ? Tu préfères qu'il meure ? Moi ça me va aussi… Et tu le penchas un peu plus et son cri de terreur était une douce musique pour toi… Cat, qui était au seuil des portes vitrées, te regardait avec… c'était un mélange d'effroi et de gratitude, et aussi un peu d'amusement. Elle reprenait du poil de la bête… Bien.
-Cat, je t'ordonne dire à cette tarée de...
-Tu n'as rien à ordonner ! Shadadaqq ! L'insulte Kryptonnienne t'avait échappée mais qu'importe à cet instant. Cat, tu veux que je le lâche ?
-Je voudrais. Silence. Mais, ce n'est pas… bien… Elle dit ça à contre cœur, encore.
-Donc le divorce, la garde exclusive d'Adam et il quitte le pays. Et tu veux que je le cogne aussi ? Et que je lui arrache ce qui lui sert de virilité ? Ou… Encore ce regard. Cat te regarde comme si elle te découvrait. Et toi tu avais une terrible envie d'écrabouiller cette homme, encore et encore avec tes poings. Elle te coupa dans ta divagation de violence et de sévices corporels.
-Non, non… Elle sembla avoir un peu peur de ta violence contenue alors tu te calmas. Et tu essayas de reprendre tes esprits.
-Okay, okay. Donc, Marc Foster, divorce à l'amiable, abandon de tes droits paternels et, je te laisse trois mois pour quitter le pays. Tu as compris ?
-Et qu'est-ce qui m'oblige à faire ça ?
Tu lui fais un sourire mauvais, très mauvais. Le sourire qu'Astra faisait aux jeunes recrus trop prétentieuses. Un sourire qui disait tu vas avoir mal. Et ça ne manqua pas. Son cœur s'accéléra de peur. Tu t'approchas de ton oreille et tu lui murmuras :
-Je crois que tu n'as pas très bien saisi à qui tu as à faire… Tu le lâchas brusquement mais à la dernière seconde tu rattrapas sa jambe, il criait et une fois qu'il se rendit compte qu'il ne tombait pas, tu parlas encore. Tu penses que ça me gêne que tu meures. Non pas du tout, je n'accorde aucune importance à ta vie, aucune. Si tu ne fais pas ce que je dis dans la semaine, JE fais en sorte que tu meures, tu le remontas en mimant quelques difficultés quand même, puis une fois qu'il fut sur ses pieds, tu le frappas au ventre il tomba à genoux, le souffle court, douloureusement et lentement. Et là, tu le giflas tellement doucement de ton point de vue, mais il s'écroula par terre, c'est moins drôle quand c'est toi qu'on cogne, n'est-ce-pas ? Tu le relevas sans aucune douceur, tu vis sa peur dans son regard, cette peur que tu avais tout fait pour ne pas inspirer aux humains, pour ne pas qu'ils te voient, toi et ton fils, comme une menace. Et sa peur avait un goût particulièrement jouissif en cet instant. Mais le cœur tambourinant de Cat te fit te calmer. Et, là tout de suite, tu vas prendre tes affaires et tu vas quitter l'appartement de Cat. A 19h, je veux que tu sois partie. Et les seules fois, où tu verras Cat ou Adam ça sera en la présence de son avocat, car si ce n'est pas le cas, je te promets sur tous les dieux de cette planète que je vais te faire terriblement mal. Tu as compris ? Il hocha la tête, et tu lui repris par la gorge et tu l'approchas de toi. Tu sentis sa respiration alcoolisée contre tes lèvres, et tu répètas avec une voix bien plus menaçante : Tu. As. Compris ?
-Oui. Ce n'était qu'un souffle mais tu savais qu'il allait obéir, ces hommes-là n'étaient que des lâches de toutes façons.
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Tu utilisas ta vision pour t'assurer que les enfants et Charline n'étaient pas sur le chemin de la sortie de Marx et tu le repoussas vers l'intérieur du bureau de Cat, vers la sortie. Il comprit très bien le message et il déguerpit. Tu suivis sa fuite avec un certain plaisir.
C'était un silence assourdissant qui prenait maintenant place dans le bureau, enfin, si l'on excluait le battement de cœur chaotique de Cat et sa respiration difficile. Tu la regardas, sans savoir quoi faire. Fallait-il que tu la prennes dans tes bras ? Non, ce n'était certainement pas ce qu'elle voulait… Alors tu la dépassas et tu regardas un peu partout dans son bureau pour trouver ce que tu cherchais, c'est-à-dire des vêtements que tu savais que Cat entreposait dans son bureau car parfois, tu remarquais qu'elle changeait de tenue dans la journée et une bouteille d'alcool fort que Cat devait avoir quelque part. Tu trouvas les vêtements dans la petite salle de bain privée de Cat, où il y avait une toilette, un lavabo, un miroir, une douche et une étagère avec des vêtements et des produits de beauté. Donc tu avais trouvé les vêtements il ne te manquait plus que la bouteille d'alcool que tu repéras dans le tiroir droit de son bureau. Typique.
Tu te tournas vers Cat, visiblement en état de choc, et tu attrapas doucement sa main pour la diriger vers sa salle de bain. Elle te laissa faire, tu la fis entrer, et très doucement tu lui dis de prendre son temps, de se changer et tout, elle te regarda alors que tu quittais la pièce et que tu refermais doucement la porte. Tu l'entendis prendre une douche et doucement sangloter, et tu l'entendis se reprendre et s'habiller, se remaquiller et finalement sortir. Toi, tu avais préparé un verre de bourbon pour elle sur le côté de son bureau, qu'elle prit immédiatement après s'être assise. Tu savais qu'elle n'avait plus envie d'en parler, alors tu avais écrit ce que tu avais trouvé pendant qu'elle prenait sa douche. Le meilleur avocat de divorce de la ville, un détective privée compétent, une agence de sécurité pour elle et Adam et une entreprise pour faire changer et mettre des dispositifs de sécurité dans leur appartement.
Tu étais restée silencieuse, invisible presque, alors qu'elle passait quelques coups de fil…
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Quand elle eut fini, elle se tourna vers toi, et sa voix était presque comme à l'accoutumée. Moqueuse, légère, magnifique.
-Tu ne cherches pas un poste d'assistante, par hasard ?
-Non, je suis déjà gouvernante. Tu avais dit ça avec le ton snob que Cat utilisait habituellement. Ça l'avait fait sourire, puis il y avait encore eu un silence.
Cat avait les yeux fermés. Et elle avait murmuré.
-Merci pour… Merci. Tu n'avais pas dit « de rien », parce que tu trouvais ça ridicule de dire cela. Une habitude humaine que tu trouvais ridicule et inutile. Alors tu avais simplement dit qu'il était dix-sept heure et qu'une coupe de glace avec les garçons étaient une bonne idée. Où sont-ils d'ailleurs ? Ils n'ont pas…
-Il n'ont pas vu Mark. Adam a remarqué le manteau de son père sur le bureau de Charline. J'ai envoyé Charline les occuper à la cafétéria et je suis entrée. Ils doivent être dans la salle de repos de tes employés.
Cat souffla doucement, prit plusieurs respirations puis, elle appela Charline sur son téléphone. Elle prit une voix ennuyée.
-J'espère que mes garçons n'ont pas trop mangé, parce que nous allons prendre une glace. Ramenez-les en haut, chop, chop, Charliiie. Et elle raccrocha sans autre forme de politesse.
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Tout redevint un peu près comme avant. Il y eut une période où ça avait été un peu bizarre. Adam restait beaucoup chez vous, et Cat déménagea dans ton immeuble à l'étage au-dessus, en fait, elle acheta l'immeuble, sauf ton appartement. Elle fit remplacer l'ascenseur pour qu'il soit plus rapide et sécuritaire. Elle fit faire un certain nombre de travaux. Mais, en un mois, le quinzième et dernier étage de ton immeuble était acceptable selon Cat. La sécurité avait été renforcé ce qui n'était pas pour déplaire au voisinage qui n'avait pas dû débourser un centime, les loyers n'avaient pas été augmenté. Et ils avaient maintenant un agent de sécurité et un agent d'accueil. Tu aurais pu faire une blague sur l'exagération de Cat mais tu t'étais abstenue parce que tu voyais Cat plus détendue et plus relaxé. Alors s'il lui fallait deux anciens militaires reconverties dans la sécurité et deux niveaux de sécurité, pour se sentir en sécurité, alors ça ne te dérangeait pas.
Kal et Adam étaient extatique d'être voisin. Maintenant, Adam et Cat étaient presque quotidiennement dans votre appartement ou bien Kal allait dans celui de Cat et Adam pour jouer mais c'était très rare, surtout depuis la venue de Katherine Grant. Cat avait acheté le plus grand écran plat du marché et au moins trois nouvelles consoles… et une douzaine de nouveaux jeux. Pour compenser le divorce, sans doute. Mais avec sa grand-mère dans les parages, Adam préférait être chez toi.
Oh, le divorce se fit très rapidement. Surtout quand tu avais légèrement suivi Mark et que tu l'avais de nouveau menacé quand tu avais entendu par Cat qu'il faisait des difficultés avec le divorce. Ce qui était à Cat était à Cat et le reste pouvait brûler et lui avec… c'est ce que tu lui avais dit en jouant négligemment avec un briquet. Un petit dispositif pour faire s'enflammer une poubelle à son passage juste pour lui faire peur le jour suivant, alors que tu le regardais de l'autre côté de la rue… et le tour fut joué… Officiellement, des gamins avaient lancé un pétard dans la poubelle qui contenait des produits inflammables…
Cat avait gardé tous ses actifs, avait la garde exclusive d'Adam et Mark renonçait à ses droits sur son fils. Et surtout, il partait. Et tu savais que ça s'était le plus important. Il partait de la ville, de l'État, du pays, du continent. Il partait en Grande Bretagne, où sa belle-mère, Kat avec un K Grant, l'avait recommandé à un de ses amis… ne comprenant pas la raison du divorce. Un mois après son départ, tu avais créé des documents sur le réseau d'Interpol. Mark Foster, présomption de viol et de violence. Et tu lui avais envoyé le document, en l'avertissant de se tenir à carreaux. Car tu ne voulais pas qu'il s'en sorte, c'était trop facile. Tu savais que ces documents étaient partagés par interpole aux sacrés, et si Mark recommençait, il serait plus facilement susceptible d'être interrogé par la police.
Donc Mark Foster n'était plus un problème. Cat n'était plus mariée. Ça s'était assez agréable comme pensée.
Mais le problème était désormais Kat Grant. Qui non contente d'avoir désavouée et desservie sa fille pendant le divorce, habitait chez eux, « le temps que tu ailles mieux, kitty… les mères sont faites pour cela. » Toi, tu savais, en piratant légèrement son éditeur, que son dernière livre, enfin son dernier torchon de romancière du dimanche, ne s'était pas très bien vendu et qu'elle n'était pas loin d'être dans le rouge. Elle était partie sans régler un hôtel à Paris. Tu savais que Cat avait payé pour sa mère. Tu comprenais l'importance des liens du sang, tu étais une El, mais tu ne comprenais pas Kat Grant. Tu ne comprenais pas comment cette femme pouvait être si, si détestable. Si désagréable.
Et elle habitait chez Cat depuis le divorce, à trois mètres horizontalement de chez toi. Merveilleux.
Cat avait divorcé à la fin du mois de juin, et sa mère était chez elle depuis le 10 juillet. Tu connaissais la date exacte parce que tu l'avais rencontré ce jour-là. Elle s'était invité dans ton appartement, à ta table, alors que Cat était clairement trop furieuse pour faire quoi que ce soit si ce n'est se taire pour ne pas hurler. Et Kal avait fait son Kal et Kat avait fait sa Kat. Adam lui n'avait fait aucun effort pour sa grand-mère, essayant de s'enfuir dans la chambre de Kal à la première occasion. Ça avait été la pire soirée de ta vie, enfin depuis que tu étais arrivée sur Terre. Tu ne comprenais pas comment Kat Grant fonctionnait. Elle était toujours désagréable, haïssable presque.
Elle t'avait presque traité de pute mais en mettant les formes.
Tu en avais été bouche bée.
Elle avait presque traité Kal de bâtard en mettant les formes.
Tu l'avais presque balancé par la fenêtre.
Elle avait presque traité Cat de salope en mettant les formes.
Tu avais été tenté de la carboniser sur place avec ta vision thermique.
Tu avais un peu trop d'envie de meurtre ses temps-ci. Mais cette femme, cette femme était l'antipode de ce que devait être une mère, elle était l'antipode de ce que devait être un parent.
Et elle faisait du mal à Cat, qui serait les dents à chaque remarque, à Adam, qui avait la tête baissée et à ton innocent Kal, qui devait sans doute penser que c'était une sorcière maléfique et qui te regardait comme si tu devais la vaincre comme un preux chevalier. Elle faisait du mal à ton fils et à ceux que Kal considérait comme sa famille et ça c'était inacceptable. Alors les garçons avaient été envoyé dans la chambre de Kal et les hostilités avaient commencé. Et ça avait été merveilleux. Parce que tu en connaissais un rayon sur le combat verbal ou non.
Parce que grâce à Alura, tu savais subtilement mener la conversation vers là où tu voulais. Parce que grâce à Astra, tu savais parfaitement frapper là où ça faisait mal. Parce que grâce à Lara, tu savais parfaitement y mettre les formes.
Donc tu avais été brillamment insultante, magnifiquement blessante et littéralement sarcastique. Et le pire c'est que tu ne t'en voulais même pas.
Kat n'était plus revenue chez toi après ça et donc Cat restait beaucoup. Ce que tu comprenais. Elle prenait son petit déjeuner chez toi comme avant, sauf qu'elle faisait livrer les pâtisseries désormais. Elle mangeait trois soirs par semaine chez toi. Elle mangeait une fois par semaine le midi avec toi et les enfants. Et c'était très agréable, surtout quand elle venait finir son travail, installé sur la table, alors que tu cuisinais pour elle et les enfants. C'était presque domestique, presque familial.
Comme avant. Et ça, tu aimais bien. Parce que tu commençais à t'habituer à elle, à sa façon d'être, à être proche d'elle. Parce que tu avais cessé de l'éviter et elle avait cessé de trop en profiter.
C'était étrange. Parce que c'était comme avant mais pas tout à fait.
Parce que parfois, elle restait tard, chez toi. Durant les soirées films avec les garçons, elle s'endormait sur ton épaule et tu la portais jusqu'à ton lit et tu allais dormir dans ton bureau. De plus en plus.
Et il y avait cette fois-là, où elle avait eu un cauchemar et tu t'étais précipité, comme avec Kal. Et tu l'avais prise dans tes bras, et tu avais caressé ses cheveux et tu étais resté le reste de la nuit parce que tu t'étais endormie. Au matin, tu t'étais réveillé et Cat était étroitement serrée contre toi. Ça devenait de plus en plus récurent, de plus en plus habituel, de plus en plus agréable.
Et tu hésitais entre t'exiler avec Kal en Antarctique, tu étais sûre que Kal adorerait revoir ses amis les ours polaires et faire en sorte de te réveiller tous les jours avec Cat dans tes bras, avec l'odeur prenante de Cat sur toi, toute la journée.
Et Cat te souriait avec tendresse, te regardait avec douceur, te touchait avec amo…
Et toi, tu lui souriais avec doute, tu la regardais avec incertitude, tu la touchais avec hésitation…
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Voilà. Je ne sais pas du tout quand les prochains chapitres vont être publiés, alors patience.
Un commentaire c'est super ! pour les pauvres auteurs en galère !
