Bonne lecture !

CHAPITRE 2

Pétunia Dursley était une femme tout ce qu'il y a de plus banale à Little Whining, épouse modèle, mère au foyer depuis peu, cette femme qu'on aurait pu apparenter à une Girafe hautaine n'avait d'yeux que pour son fils unique, Dudley.

Il était pour elle et son mari, la plus belle chose au monde, et était promis selon elle à un avenir brillant.

Ce matin là, elle se rendit comme à son habitude jusqu'au bout du jardin afin d'accompagner son mari au début d'une nouvelle journée de travail dans son entreprise de fabrication de perceuse.
Elle soignait avant tout l''image d'épouse modèle par ce petit rituel matinal, auquel ce joignait depuis peu son adorable fils, guilleret d'être dans les bras vigoureux de son père.

Une fois cet étape d'affichage effectuée, elle rentrait généralement afin d'écouter à la radio son émission matinale préférée tout en préparant la nourriture de sa petite tête blonde.

Elle ne s'attendait pas à ce que quelqu'un vienne frapper à sa porte de si bon matin, aussi lorsque ce jour là elle entendit quelques coups à sa porte, elle lâcha un juron que son fils chéri s'empressa de tenter de reproduire, en vain pour le moment.

Lorsqu'elle ouvrit la porte avec sa contenance habituelle, elle ne s'attendait pas à voir devant elle une adolescente tenant dans ses bras un immonde bébé.

'Heureusement que mon Duddlychounet n'est pas aussi rachitique que cet insecte' pensa-t-elle en toisant d'un regard méprisant la jeune mère adolescente.

'ça ne devrait pas être permis, des jeunes filles qui mettent au monde de la marmaille à cette âge là, qu'elle irresponsable' se dit-elle, et en rajouta mentalement une couche sur l'absence d'éducation de cette idiote lorsque celle-ci demanda si elle pouvait emprunter de quoi nourrir le bébé.

'Elle ne sait même pas comment gérer son abomination, c'est honteux' Pensa en affichant un sourire hypocrite. Mais la jeune fille fac à elle ne cilla pas, aussi Pétunia la laissa là sur le pas de la porte et alla chercher un pot de lait maternisé.

Devant l'air dubitatif de la jeune fille face à ses petits pots bleu et orange, elle eut un sourire faussement compatissant et lui expliqua que c'est tout ce qu'il lui restait.

-Mais au fait comment s'appelle votre bébé ?

Alors que la jeune fille ne sut quoi répondre, Sirius apparu comme par magie derrière elle et posa une main sur sa hanche avant de répondre volontairement insolemment.

-Notre fils adoré s'appelle Harry James Potter Ma'am. Merci beaucoup pour votre généreuse contribution, ma compagne et moi n'allons pas vous déranger plus longtemps, sauf si vous nous invitez ?

Devant le visage désormais cramoisie de Pétunia Dursley, qui semblait au bord de la syncope, les deux jeunes gens s'en allèrent et la femme ferma la porte avant de s'adosser à elle... 'Potter' pensa-t-elle avec horreur, des Potter dans mon quartier !

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Une fois rentré, Abigail qui tenait encore le bébé se tourna vers Sirius visiblement furieuse.

Son regard noisette dégagée une lueur meurtrière qui aurait effrayé le pire de tout les Mangemorts, et Sirius ne savait plus où se mettre.

-HARRY POTTER ? Sérieusement ?! S'écria-t-elle, faisant pleurer le bambin qui ne comprenait absolument pas ce soudain éclat de voix, calmant au passage la jeune fille qui tenta alors de le bercer, fusillant malgré tout l'homme irresponsable qu'elle avait face à elle. Comment se fait-il qu'Il se retrouve ici avec un pseudo parrain fugitif !? Et qui était cette putain de bonne femme bon sang ?!

Le jeune homme ne sut comment s'expliquer, il regardait le sol honteux, et pourtant, il releva son visage et se plongea dans le regard assassin de la jeune fille décidé à enfin lui donner des explications

-Il s'agit de sa Tante, la sœur de Lily Potter. Harry aurait dû se retrouver là-bas, mais ces moldus sont des monstres inhumains, Lily n'aurait jamais souhaité cela, et encore moins James.
J'ai récupéré le petit lorsque Dumbledore avait le dos tourné et je me suis cachée ici afin de protéger mon filleul. Ne vas pas croire hein ! Je suis dans le camp des gentil, mais je n'approuvais pas cette décision.

La jeune fille ferma les yeux une seconde tout en continuant de bercer le pauvre Harry qui n'en menait pas large et qui avait cessé de s'époumoner.

-Tu es en train de me dire, répondit-elle sèchement, que tu as sciemment kidnappé ce bébé, qui avait sans doutes de très bonnes raisons d'être placé ici, à cause de stupides préjugés sur des moldus qui sont au demeurant sa seule famille ? Elle rit jaune un instant et le toisa froidement. Et tu me rends complice de cela en demandant mon aide. Es-tu donc à ce point fou, pauvre bougre ?

Alors Sirius, qui n'en menait pas large face à ce petit bout de femme commença à tout lui raconter, l'enfance de Lily et sa relation avec sa sœur, les doutes qu'il avait vis à vis des intentions du grand Albus Dumbledore, depuis longtemps, son implication dans la mort de Lily et James, la traîtrise de Peter.

Harry pendant ce temps écoutait en babillant joyeusement dans les bras d'Abigail, qui elle semblait sceptique mais laissait l'homme lui conter son récit, comprenant peu à peu dans quoi elle pouvait bien s'être fourré, à seulement 16 ans, sur la parole d'un étranger qu'elle connaissait à peine.

Ils parlèrent ainsi pendant plus d'une heure durant laquelle le petit Harry avait mis sa faim en patience, mais rapidement lorsque le silence fut installé, il rappela aux deux jeunes gens son existence, et sa très pressante envie d'ingurgiter de la nourriture.

Aussi l'adolescente décida de lui préparer son repas, alors que Sirius avait prit en main le bébé et tentait de le distraire, ce qui semblait fonctionner à merveille aux vu des petites quenottes qui s'agitaient et rire mutin qui se faisait entendre.

Mais alors qu'ils allaient mettre le petit à table, la porte d'entrée s'ouvrit et ils purent entendre une voix assez faible appelée Abigail.

Les deux jeunes gens se jetèrent un regard inquiet, puis la jeune fille se rendit timidement dans l'entrée. Elle revint quelques secondes plus tard suivit d'une dame visiblement assez âgée.

-Tante Mary, je te présente mon ami, Siruis, et son filleul Harry Potter. Annonça-t-elle, alors que Sirius semblait faire une attaque sous le choc.

'Pourquoi diable a-t-elle dit ça ?' Pensa Sirius ne sachant si il devait prendre la fuite ou rester.
La vieille dame lui fit alors un grand sourire, ses yeux pétillants de curiosité,

-Et que faites-vous debout au milieu de la cuisine jeune homme, prenez place !

Le susdit jeune homme s'assit machinalement sans cesser de faire des aller retour paniqué entre Abigail et sa Tante.

-Ma tante, Sirius est venu trouver refuge ici afin de protéger la vie de son filleul. Peut-il rester avec nous ? Demanda la jeune fille avec un sourire confiant.

-Mais bien sûr ma chérie, il ne manquerait plus que nous jetions ces pauvres malheureux dans les griffes du loup. Vous pouvez rester autant que vous voulez Monsieur Black. Dit-elle en regardant l'homme assis face à elle.

Elle prit ensuite table à son tour, à côté du petit Harry qui la dévisageait avec un grand sourire.

Abigail avait confiance en sa Tante, bien qu'elle puisse paraître faible, il s'agissait d'une redoutable sorcière. Elle s'était toujours montrée à l'écoute et extrêmement compréhensive, n'ayant pas peur de croire aux histoires les plus loufoques, ni même à certains complot visant le très respecté Albus Dumbledore.
Et si sa Tante semblait si bien prendre la situation aux premiers abords, la jeune fille savait qu'elle était loin de ne pas comprendre ce qui se déroulait en ce moment même.
Elle était même prête à parier que Mary Tanner en savait plus qu'eux sur ce qui se préparait.

Suite à cette étrange échange, Sirius questionna du regard Abigail qui lui fit signe qu'il pouvait s'exprimer à haute voix.
Mais alors que ce dernier se préparait à ouvrir la bouche afin de déverser un flot d'interrogations, la vieille dame prit la parole.

-Je sais qui vous êtes Monsieur Black, et ce que vous faites ne vous en faites donc pas.
Vous êtiez l'un des amis de James c'est cela ? Qui a été tué il y a si peu de temps ? C'est une bonne chose que vous aillez retirer ce pauvre petit des griffes d'Albus. Si c'est bien pour cela que vous vous cachez n'est-ce pas ? Le jeune homme acquiesça sans comprendre comment elle savait cela, alors elle poursuivit. Je n'ai aucune confiance en cet homme, je ne vous dénoncerais certainement pas. Cependant je sais qu'il possède des yeux et des oreilles partout où il peut, et vous n'êtes guère en sécurité ici mon enfant, ni ma chère nièce d'ailleurs. Grâce, il ne connaît pas mon existence et certainement pas mon identité, aussi je puis vous envoyez chez mon fils afin de trouver refuge, mais il est absolument hors de questions que vous restiez une minute de plus dans cette endroit. Si cela n'est pas déjà fait, il vous repérera très prochainement.

Ma chérie, va donc préparer un grand sac. Et vous Sirius, n'hésitez pas à prendre rapidement une autre tenue dans les affaires de mon défunt frère, sinon mon fils pourra vous prêter des vêtements par la suite.

Sirius était définitivement perdu, d'abord il y avait eut la jeune fille qui l'avait aidé aveuglément, mais à qui il avait parlé, et maintenant cette dame sortie de nulle part qui semblait absolument tout savoir et qui lui demandait pourtant de lui accorder une confiance absolue.
Mais voyant qu'Abigail semblait ne pas avoir de problème, il décida de se fier à ces deux femmes et suivit la jeune fille qui lui indiqua la chambre de son père d'une voix douce.


Un chapitre assez confus je vous l'accorde, mais vous commencez à avoir l'habitude non ?

J'ai trouvé intéressant d'écrire du point de vu de Pétunia, afin de faire un parallèle entre ce qu'elle s'imagine de cette voisine nouvelle venue et son petit monde parfait. J'espère que cela vous a plu !

De même, j'ai vraiment du mal avec la mise en place de l'histoire, donc cela peut éventuellement faire fouillis, mais l'histoire une fois bien installée devrait paraître assez limpide je l'espère.

Certes, cela peut faire beaucoup d'interrogations que je me ferais un plaisir de balayer dans le chapitre suivant ! Après tout chaque chose en son temps. D'abord les faits, puis les explications

Mais rassurez-vous, la suite va venir vite et saura, je l'espère, surpasser vos espérances !