CHAPITRE 3
Depuis une semaine déjà, Abigail avait rencontré Sirius et Harry.
Une semaine pendant laquelle la jeune fille s'était familiarisé à leur présence, et qu'elle s'était réfugié avec eux chez son cousin, Xénophilius Lovegood.
Il lui avait été tout d'abord assez difficile d'accepter la situation, cet inconnu débarquant dans sa vie avec un bébé des plus adorable, victime directe du plus grand monstre de ces cinquante dernières années, et tout comme elle, orphelin. Et ce déménagement si soudain, juste après la mort de son père.
Oh bien sûr elle s'était sentie relativement vite en confiance avec Sirius, et depuis l'arrivée de sa Tante, elle n'avait plus le temps de se morfondre.
La jeune fille était désormais très maternelle avec le petit Harry, et la bonne ambiance instaurée dans la maisonnée n'avait pas encore vacillé.
Xénophilus avait avec lui une petite fille de quelques mois, il l'elevait seul, puisque sa femme était morte en couche. Malgré son immense chagrin, il s'efforçait d'être un hôte agréable, et le meilleur père du monde.
Même si cela ne faisait qu'une semaine, et que le ministère viendrait bientôt mettre ses pattes dans les affaires de la famille Tanner, après tout la jeune fille était désormais sous la tutelle de sa Tante, dont ils ignoraient absolument tout jusqu'à son lieux de résidences. Ils avaient déjà dû fouiller la maison de son père, qui comme par magie s'était retrouvé comme à son arrivée, sans aucunes traces de son passage.
Ils vivaient donc à cinq dans cette maison perdue au cœur de la campagne, s'entre aidant comme il pouvait.
Là où Xénophilius avait questionné Sirius le premier soir, griffonnant dans un petit carnet rouge tout ce que le jeune homme lui disait, et notamment à propos d'Albus Dumbledore, l'homme d'une trentaine d'année refusait depuis que le sujet soit abordé, paniquant lorsque le vieux sorcier était mentionné.
Il s'occupait néanmoins d'Harry avec une tendresse similaire à celle qu'il accordait à sa petite Luna, et c'était aussi ce que faisaient Abigail et Sirius avec les deux petits.
La vie était vraiment paisible.
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Cependant l'humeur générale de la maison de Madame Dursley était loin d'être la même, depuis sa rencontre avec sa nouvelle voisine et sa famille, n'avait de cesse de se questionner sur l'éventualité d'en parler à Monsieur Durlsey. Elle devait irritable, névrosée et quelque peu paranoïaque.
Elle savait ce dernier particulièrement sujet à l'énervement quant aux manifestations « anormales » et savait pertinemment qu'il réagirait probablement très mal. D'un autre côté elle n'avait de cesse d'épier à travers ses rideaux, et n'osait plus réellement sortir, et encore moins pour espionner par dessus la haie des voisins, 'qui sait si il y en a d'autre, de ces monstres !'.
Définitivement, Pétunia voulait partager son inquiétude grandissante avec quelqu'un, et n'importe qui aurait pu lui faire l'affaire au vu de son état de stress.
C'est ainsi que le lendemain, , une vieille voisine vivant de l'autre côté de la rue, vint frapper à la porte de Mrs. Dursley afin de prendre des nouvelles de celle qu'elle n'avait pas vu dans son jardin depuis presque huit jours.
Arabella Figg était loin d'être proche de Pétunia, elles se saluaient par usage, sachant très bien que cette commère allait cracher sa bile dès qu'elle le pouvait sur approximativement tout les voisins du quartier.
Mais voilà, Arabella était une très bonne amie d'Albus Dumbledore, et faisait aussi partie de l'Ordre du Phénix.
Elle se doutait, pour avoir vu le Sorcier en personne devant cette adresse, que Dumbledore avait mit Harry Potter en sécurité chez sa Tante.
Après tout bien qu'elle soit commère et hautaine, ne voyait de Pétunia que l'image d'épouse modèle et de mère aimante qu'elle renvoyait.
C'est donc pour cette raison qu'elle se présenta chez cette dernière, après quelques jours sans qu'elle ne donne signe de vie en dehors de sa maison.
-Mrs. Dursley ! Comment allez-vous ? Demanda poliment la vieille dame avec un sourire chaleureux.
Mais encore une fois, là où s'attendait à ce que son interlocutrice face la moue, cette dernière prit un air légèrement paniquée et la fit rentrée en vitesse, scrutant la rue, à cette heure ci déserte, comme prise de folie.
-J'ai besoin de vous parler Arabella. Commença-t-elle dans un murmure pourtant strident, les yeux grand ouvert avec une lueur de détresse aisément perceptible. Je crois qu'il y a des Monstres qui ont emménagé dans le quartier récemment !
Arabella eut l'air surprise, voir dubitative.
-Des Monstres vous-dîtes ? Mais voyons ma chère... Pétunia l'interrompit et secouant la tête.
-Je veux dire des gens qui ne sont pas normaux.. Inhumain.. Tout sauf des gens bien !
haussa les sourcils et décida d'écouter son récit jusqu'à la fin avant de parler.
-Sachez ma chère Arabella que j'ai une sœur. Je n'en parle pas beaucoup car elle n'était pas vraiment normale, elle avait de gros problèmes mentaux figurez-vous. Elle s'est mariée il y a peu à un certain James Potter, tout aussi dégénéré qu'elle. Je n'ai bien sûr pas été au mariage de ces individus..
Arabella du prendre tout son sang froid pour ne pas sauter à la gorge de cette sale truie qu'elle avait en face d'elle. James et Lily ? Des dégénérés ? Ils étaient des héros oui ! Elle toussa, sans en penser moins, et laissa Pétunia reprendre son récit.
-Il se trouve qu'il y a une semaine, une ado probablement attardée ou perturbée est venue avec son bébé me demander de leur avancer quelques pots de nourriture pour ce pauvre bébé.
J'ai voulu être courtoise et j'ai donc démarré la conversation.. Quand une grande brute dégingandée est apparu de nul part pour me dire que son bébé s'appelait Harry James Potter ! J'ai eu tellement peur Arabella ! Tellement peur ! Ces dégénérés seraient de la famille du Monstre qui est avec mon immonde sœur ! Je vous le dis, il y a des Monstres dans le quartier !
Arabella resta coite.
Pourquoi Pétunia Dursley ne savait pas pour l'attaque ?
Où diable était Harry ?
Devait-elle prévenir l'Ordre ?
Elle se leva subitement, alors que Pétunia la regardait effrayée, il était évident qu'Harry Potter n'était pas ici, mais pourquoi par Merlin était-il chez les Tanner ? La vieille femme prit congé d'une Pétunia qui l'implorait de la croire alors que dans la pièce d'a côté son fils faisait un tel vacarme que la cracmolle cru que sont cerveau allait explosé.
Elle se rendit ensuite chez elle, et décida d'envoyer un hibou à Albus Dumbledore sur le champ. Lui serait quoi faire, il était un homme bon et sage.
Alors les enfants ?
A ce stade là de l'histoire, qu'en pensez-vous ?
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