Bonjour ! Encore une fois, désolée du retard. Ça en devient une habitude... Entre les vacances (qui n'en étaient pas), les problèmes familiaux et les problèmes de connexion, j'ai accumulé les maux de tête depuis août...
Bref, voici, le chapitre 6 qui est plutôt tranquille comme son titre l'indique mais j'espère qu'il vous donnera envie de continuer à lire mon histoire.
D'ailleurs, bienvenue aux petits nouveaux qui ont follow.
N'ayant plus de bêta lecteur (des intéressés ?), il ne peut que des fautes persistes donc excusez moi ! *se met à genoux*
Je reviens vite avec la suite ;)
Chapitre 6 : Transition.
Rose balançait ses pieds dans le vide tout en regardant la nébuleuse du Papillon qui s'étendait devant ses yeux. Le Docteur avait déployé les boucliers au-delà du Tardis ce qui lui avait permit d'ouvrir les portes du vaisseau et de s'asseoir à même le sol. La constellation du Scorpion était leur point de retour après chacune de leur aventure. C'était l'un des endroits que tous deux appréciaient le plus dans l'univers. La vue était magnifique et elle le trouvait encore davantage depuis son retour en songeant qu'elle aurait pu ne plus revoir ce genre de spectacle, coincée dans le monde de Pete. Jetant un regard derrière elle, elle aperçut le Docteur allongé face à terre, les manches de sa chemise retroussées jusqu'aux coudes et la tête plongeait dans une trappe, sous le grillage du Tardis. Le Seigneur du Temps et Rose avaient convenu qu'il serait plus sage de rester quelque jours à bord du vaisseau. Rose en avait besoin car malgré les soins du Docteur, sa jambe avait eu du mal à cicatriser totalement. Il avait même pensé l'emmener à l'hôpital de New New York mais elle avait refusé, l'assurant que le temps fera son œuvre. Sans compter que leur dernière visite dans cet hôpital n'avait pas été de tout repos, attendre dans le Tardis selon Rose était donc préférable. Elle reporta son regard sur sa jambe et constata heureuse qu'elle avait eu raison. Pliant et dépliant cette dernière sans difficulté, elle souriait, s'imaginant déjà courir à en perdre haleine dans une folle aventure. Toute autre trace de blessures sur son corps avaient également disparus bien qu'elle souffrait encore de quelques courbatures. Elle aurait espéré que ces derniers disparaissaient aussi vite que la piqueur sur son bras.
Rose détourna le regard alors que l'aiguille s'enfonçait lentement dans le creux de son bras. Même si ces derniers temps, elle avait subi plusieurs fois ce genre d'acte médical, elle détestait toujours autant cela. Pete lui avait fait faire un bilan de santé complet, à elle ainsi qu'à Jackie, lors de leurs arrivées dans le monde parallèle et il avait insisté pour qu'elles le refassent régulièrement. Personne ne savait quelles répercutions sur l'organisme pouvait provoquer une exposition prolongée dans un autre univers. Ils les surveillaient donc étroitement. Pour l'instant, rien n'avait été trouvé aux deux voyageuses dimensionnelles mais les scientifiques de Torchwood n'étaient pas équipés comme l'était le Docteur. Plusieurs machines étaient réparties autour de l'infirmerie au sein du Tardis dont Rose ignorait leur nom et encore plus leur utilité. Elle avait finalement cédé au Docteur qui voulait effectuer quelques tests pour vérifier son état de santé, le lendemain de son retour. La jeune fille avait beau affirmer au Seigneur du Temps qu'elle se sentait parfaitement bien, il ne voulait rien entendre sans l'avoir examiné lui même et avoir vu les résultats de ses propres yeux. Elle soupira, attirant l'attention du Docteur.
« J'ai pratiquement fini Rose »
Sur ces mots, il retira la seringue de son bras arrachant une grimace de gêne à Rose dans le processus. Il appliqua une compresse et y fit pression durant quelques secondes pour arrêter le saignement.
« Voyons voir ce que nous dit ton sang, lança-t-il en lui faisant un clin d'œil. "
Rose leva les yeux au ciel alors que le Docteur, lunettes sur le nez, s'élança sur sa chaise à roulette jusqu'à la machine qui se trouvait derrière le lit où Rose était assisse. Il s'empara d'une éprouvette de son sang avant d'y intégrer un liquide bleuâtre qui se mélangea avec le liquide rouge pour s'y dissoudre complètement. Le Seigneur du Temps le plaça dans une centrifugeuse, et étiqueta un second tube de sang pur et un troisième pour les placer ensuite dans un socle, à l'intérieur d'une armoire en verre à sa droite. Il reprit la première éprouvette et en tira un échantillon. Il le plaça sous un microscope et regarda à travers les deux oculaires réglables.
Quand le Docteur releva les yeux au bout de quelques minutes, Rose essuya de décrypter son expression pour découvrir le résultat, mais il ne laissa rien paraître. Quelques secondes de plus passèrent dans un silence complet. Mal à l'aise et inquiète par le mutisme du Docteur, la jeune humaine se leva de son siège et alla se poster à la gauche du Seigneur du Temps. Ce dernier enleva sa paire de lunette qu'il fit reposer dans ses cheveux et inspecta de nouveau l'échantillon.
« Alors ? Demanda Rose en remontant ses cheveux en une queue de cheval.»
Malgré son effort de se détendre, son impatience montait à chaque minute passée.
« Et bien... Commença le Docteur en tournant la tête vers elle. (Elle retint son souffle). Tu es en parfaite santé.
- Seigneur... Soupira-t-elle soulagée. J'ai cru que tu allais dire que j'avais quelques choses de grave vu ton comportement.
- A vrai dire, c'est ça qui me préoccupe un peu, avoua-t-il. D'après mon expérience, tu devrais avoir des séquelles de la manifestation de Bad Wolf et de ton passage dans le monde de Pete. Rien de significatif ! S'empressa d'ajouter le Docteur en voyant de regard horrifié de Rose. Rien qui ne soit néfaste pour toi... Enfin je pense.
- C'est rassurant, commenta Rose en croisant les bras.
- Sérieusement, un peu comme ce résidu qui nous entoure après avoir voyager dans l'univers parallèle. Bref, tu devrais avoir une trace dans ton sang de ces deux événements, même infime... Or, ce n'est pas le cas, expliqua-t-il en se pinçant l'arête de son nez.
- C'est une mauvaise chose ?
- Disons que je ne comprends pas pourquoi et ça m'irrite. »
Elle le connaissait assez bien pour savoir que ses ménages courraient en tous sens à cet instant, cherchant une explication logique à ce problème. Si problème il y avait, parce que pour Rose, ce n'en était pas vraiment un. Elle avait vécu tellement de choses étranges depuis qu'elle connaissait le Docteur qu'elle ne s'inquiétait pas de ne pas trouver ce qui aurait dû être présent.
« Docteur, si ça n'a aucun conséquence sur ma santé, alors ne t'en fais pas pour ça, déclara Rose en agrippant le dos du siège du Docteur pour le tourner vers elle.
- Rose, tu sais bien que ça m'énerve quand je ne comprends pas quelques choses et encore plus quand tu es la principale concernée, dit-il en levant les yeux vers elle pour la regarder.
- Justement ! La principale concernée te demande de laisser tomber pour l'instant. Je vais bien, très bien même donc cesse de te tracasser pour ça. OK ?
- Je vais essayer, concéda le Docteur en soupirant. C'est comme pour cette capacité de traduction que tu semble avoir développé et que tu as découvert dans le monde parallèle. Je n'ai jamais vu quelques choses de semblable.
- Quand je pense que j'ai été horrifiée quand tu m'as appris, lors de notre premier voyage, que le Tardis entrait dans mon cerveau, sans mon autorisation, par télépathie. Et maintenant, je peux traduire de moi-même sans raison logique, se souvint Rose en rigolant et en tapotant sa tempe avec un doigt.
- Ouais, sourit le Docteur. Rose Taylor, la femme la plus mystérieuse de l'univers.
- Je vais prendre ça pour un compliment, répondit Rose en lui faisant son sourire malicieux, la langue entre ses dents.
- Mais promets-moi de me faire savoir au moindre symptôme qui apparaîtrait, demanda-t-il en redevenant sérieux.
- Marché conclu.»
Quasiment une semaine s'éteint écoulée depuis lors, et la jeune femme avait récupéré peu à peu, jour après jour. Mais le Docteur lui interdisait toujours de faire le moindre effort. Malgré ses protestations, elle avait dû accepter ses conditions mais à présent, cette inactivité commençait à la peser. Rose voulait agir, au moins aider le Docteur car conséquence de ce repos forcé, il avait entreprit une révision du Tardis. Après une année immobilisée par le Maitre et avoir servi comme machine à paradoxe, il avait promis de lui consacrer un peu de son temps, elle le méritait bien. Le tournevis sonique entre les dents, il relia deux files entre eux ce qui provoqua quelques étincelles. Il grinça des dents avant de les éloigner et d'inspecter l'extrémité d'un des files. Il lui donna un coup de tournevis sonique avant de le connecter de nouveau.
Plongée dans ses pensées, Rose se demandait ce qui pouvait bien se passer dans le monde parallèle. Pete avait-il aménagée Torchwood Londres dans un autre lieu ? La ville ne pouvait pas se passer de l'organisation. Ils auraient eu besoin d'un quartier général le plus vite possible, de rassembler les agents et de découvrir qui se cachait derrière l'attaque de la tour. Avaient-ils des pistes ? Elle n'en avait aucune idée. Et sa mère ? Avait-elle était attaqué aussi étant la femme du dirigeant d'un des postes le plus avancé de Torchwood ? Non. C'était l'organisation qu'on avait attaqué, pas ses membres. Vu l'heure de l'attaque Jackie était entrain de déposer Tony à son école, en plein centre ville. Difficile de faire quelque chose dans ces conditions. Rose regarda l'heure à son poignet. Il était près de 11h. Sa mère était-elle à la maison ou était-elle déjà partie chercher son plus jeune fils ? Que lui avait-elle dit pour expliquer la disparition de sa grande sœur ? Elle espérait juste que sa mère ne se faisait pas trop de soucis pour elle. La connaissant, elle pouvait aisément deviner dans quelle colère et quel chagrin elle était tombée quand on lui avait annoncé que sa fille était introuvable. Sans doute la croyaient-ils morte. Peut-être cela serait plus simple dans ce cas. S'ils croyaient qu'elle avait périe dans le bâtiment, ils se feraient moins de soucis que si elle avait disparu. C'était peut-être plus sinistre mais moins dure à supporter car morte, ils auraient pu faire leur deuil alors qu'ils étaient dans l'incertitude la plus totale en ce moment. Rose aurait tant aimé pouvoir lui envoyer un message, un simple signe de vie pour prouver à sa famille et amis qu'elle était dans son monde, qu'elle avait retrouvé le Docteur, qu'elle était à sa place. Mais pour l'instant, elle était considérée comme disparue voire morte. Rose était un fantôme pour sa mère, sa famille, ses amis. Elle soupira ce qui attira l'attention du Docteur toujours affairait sur ses files.
« Quelque chose ne va pas, Rose ? demanda-t-il en retirant son tournevis d'entre ses dents. »
Laissant de côté ce qu'il faisait, il se releva et s'approcha de Rose avant de s'asseoir à ses côtés. Il s'inquiétait beaucoup pour elle, depuis son retour. Il la savait très proche de Jackie et il comprit que lorsque Rose soupirait, c'était parce qu'elle pensait à elle et au monde parallèle.
« Il me faudra du temps pour me faire à l'idée que je ne reverrai plus ma mère, répondit Rose tout en emmêlant une mèche de cheveux autour de ses doigts.
- Si tu le veux vraiment, nous pourrions aller dans le passé, pour apercevoir ta mère, suggéra-t-il en se penchant en arrière pour s'appuyer sur ses mains. Mais cette fois, promets-moi de ne pas intervenir. »
Un sourire apparu aussitôt sur le visage fermé de Rose. Heureusement qu'il était là. Le Docteur était le seul à pouvoir lui remonter le moral. Elle était contente d'être revenue mais elle aurait préféré que cela soit dans d'autres circonstances, que sa famille soit au moins au courant.
« Mauvaise idée, dit-elle en balançant sa tête de gauche à droite, un sourire aux lèvres. Tu me connais. La tentation serait trop grande. Bien que pour mon père, ce n'était pas du tout prémédité. Et si j'avais su les conséquences, jamais je ne l'aurai fait.
- Je sais. »
Ils se souriaient mutuellement avant d'admirer l'univers qui s'offrait devant eux.
«Au moins, ici, peu de choses ont changés, songea-t-elle. »
Son retour dans le Tardis avait été moins difficile que son arrivée dans le monde de Pete. Elle avait emménagé avec sa mère dans l'immense manoir que son père adoptif possédait. Tout était neuf et rien ne lui appartenait vraiment. Toutes ses affaires et souvenirs, auxquelles elle tenait, étaient restés bloqué de l'autre côté du mur. Ici, elle avait retrouvé sa chambre qui n'avait pas changé depuis son départ. C'était sa chambre, c'était son chez elle. C'était pour cette raison que le Docteur ne s'était pas résigné à la supprimer car cette chambre signifiait trop de choses pour elle et pour lui. Durant leur séparation, le Docteur s'y été installé souvent, assis dans le fauteuil dans le coin de la pièce. Il n'osait toucher à rien, comme si la chambre était une projection ou risquait de se briser sous son simple touché. Il y passait des heures, pensant à tout et à rien. Bien que d'y être lui faisait mal mais c'était le seul endroit où il pouvait se couper du monde et retrouver Rose. Son parfum, ses affaires, ses photos des endroits qu'ils avaient visités, de Mickey, Jackie et du Docteur et d'elle, qu'ils avaient prises et qu'elle exposait fièrement sur les meubles… Il avait l'impression que Rose allait débouler à tout instant dans sa chambre et s'écroulait dans son lit, épuisée après une folle journée. Il s'était rendu compte qu'il avait besoin de Rose. Depuis son retour, ces quelques jours dans le Tardis les avaient donc rapprochés.
Ils passaient beaucoup de temps tous les deux. Ils ne lâchaient plus. Dès que l'un manquait, l'autre partait inexorablement à sa recherche. De ce fait, une grande partie de leur journée se résumait à lire ensemble dans la grand bibliothèque, regarder des films avec un immense saladier de pop corn dans leur salle de cinéma, à parler et se remémorer leurs aventures passées en commun ou celles que le Docteur avait vécues avant sa rencontre avec Rose dans la cuisine en partageant un repas. Les deux n'avaient pas ri autant depuis leur séparation et ils en étaient bien conscients. Leur vie dépendait de la présence de l'autre.
Le Docteur lui prit alors la main et la serra sans aucune raison apparente sans même regarder Rose. Le geste lui était si naturel à présent. Il voulait juste sentir sa main dans la sienne pour se convaincre qu'elle n'était pas le fruit de son imagination mais bien là, dans le Tardis, avec lui. Il doutait souvent d'être sain d'esprit même une semaine après son retour. Elle entremêlait ses doigts aux siens et lui sourit, sourire qu'il lui rendit comme à chaque fois. Ils reprirent leur contemplation alors que Rose doutait de se qu'elle serait devenue si elle était restée coincer dans l'autre monde. Car une chose ne l'avait pas quitté depuis Krop Tor et c'était même accentuée quand elle était restée coincée dans le monde de Pete : ses cauchemars. Fréquemment, elle se réveillait en sursaut, toute en sueur et la peur au ventre. Elle ne se souvenait que peu de ses rêves mais l'impression qu'elle en gardait lui donnait des frissons, un sentiment de malaise et parfois même une peur incontrôlable, le temps qu'elle réalise qu'elle se trouvait en lieu sûr. Les autres nuits n'étaient pas plus calmes pour autant. Des rêves étranges lui rendaient visites. Ils n'étaient pas effrayants comme les premiers mais plutôt déroutants, elle avait dû mal à les suivre et à les comprendre. Mais comme à chaque fois, au réveil, les images devaient de plus en plus flous pour disparaître complètement. Au fil des nuits et des rêves, Rose s'était efforcée de se souvenir mais les images s'évanouissaient toujours. Seule une mélodie persistait. Une douce mélodie dont les paroles étaient sur le bord de ses lèvres sans jamais les franchir. Evidemment, elle avait fait des recherches dans le monde de Pete mais sans succès. Personne ne semblait connaitre cette chanson.
Du coup de l'œil, Rose aperçut le Docteur se redresser et commencer à gigoter sur place tout en jouant avec les doigts de Rose. Une question le tortillait depuis qu'il avait sondé l'esprit de sa compagne mais il n'avait pas encore eu le courage de la lui poser. Il ouvrit la bouche plusieurs fois, cherchant la meilleure façon d'aborder le sujet, puis se lança.
« Rose, tu… J'ai vu que tu habitais dans le manoir de Pete, avec ta famille dans l'autre univers. Est-ce que tu… enfin, tu vois… est-ce que tu voyais… bafouillait-il gêné sans la regarder.
- Est-ce que je voyais… ? l'encouragea Rose alors qu'elle devinait ce qu'il lui demandait.
- Tu vois... Est-ce que tu... s'embrouillait-il de plus en plus. »
Il tourna son regard vers elle malgré tout alors qu'un petit rire perçaient à travers les lèvres de la jeune fille qui continuait à fixer l'univers.
« Désolé, non, s'empressa-t-il d'ajouter, gêné. C'était une question idiote. Ça ne me concerne pas.
- Non, ajouta-t-il au bout de quelques secondes. Impossible… Je n'arrivais pas à passer à autre chose. Difficile d'oublier tout ça, expliqua-elle finalement, un sourire amer sur les lèvres. »
Les mots de Rose sur cette plage de Norvège lui venait régulièrement à l'esprit. « Je t'aime. » Le Docteur se demandait à chaque fois comment aurait été la suite, s'il avait pu finir cette phrase. Ni lui, ni elle, n'avaient abordé le sujet depuis son retour. Il ne voulait pas l'admettre mais le grand Seigneur du Temps avait peur que les sentiments de Rose avaient changés après 2 ans dans le monde de Pete. Après tout, ils avaient pensés que leur séparation serait définitive. Rose aurait très bien pu refaire sa vie de son côté, passer à autre chose. Sa réponse le rendait donc heureux. Tout n'était pas perdu. Il attendrait qu'elle se remette complètement en espérant ne pas briser leur si forte amitié.
« Docteur ? Appela Rose
- Hmm… répondit le Docteur le sortant de ses pensés.
- Il y a une question que je me pose aussi depuis mon retour. » Le Docteur tourna toute son attention à sa jeune compagne. « Comment se fait-il que j'ai directement atterrie dans le Tardis en traversant le Void ? J'aurai plutôt pensé que je serais arrivée dans la tour Torchwood de ce monde.
- Tu te souviens de cette faille à Cardiff ?
- Causé par Gwyneth en 1869 ? Elle est aussi présente dans le monde de Pete d'ailleurs.
- Et bien, c'est par elle que tu es arrivée. Coïncidence ou pas, j'étais entrain de recharger les batteries du Tardis au même instant. Les boucliers étaient donc au plus bas et peut être que le Tardis t'a ressentie et à dévier légèrement ta route pour te réceptionner, expliqua le Docteur en se frottant la nuque.
- Ça serait donc grâce au Tardis que j'ai atterri directement ici ?
- Vraisemblablement. Mais nous n'aurons jamais la certitude. »
Rose regarda le retors par dessus son épaule avant de tapoter le sol d'une main.
« Bonne fille, ajouta Rose. »
Le Docteur afficha un sourire, fière de l'attention que portait le Tardis à sa jeune passagère. Le vaisseau appréciait vraiment Rose. Elle faisait tout pour Rose. Elle avait figé sa chambre lors du départ de cette dernière, raccourcissait les couloirs pour qu'elle atteigne plus rapidement l'endroit qu'elle souhaitait se rendre et même l'aidait à sauver le Docteur face aux Daleks. Il remercia le Tardis par la pensée et une douce chaleur lui répondit en reconnaissance.
Le silence se fit alors. Seul le doux ronronnement du Tardis se faisait entendre.
« Alors, où veux-tu aller ? demanda-t-il joyeusement à sa compagne avec un sourire au coin coupant court au calme régnant. »
Reprendre le voyage ? Les aventures ? Maintenant ? Et pourquoi pas ! Sa jambe ne la faisait plus souffrir, elle avait retrouvé le Docteur, tout allait pour le mieux. Elle avait hâte de repartir avec lui, main dans la main comme avant. Elle leva les yeux au ciel, cherchant dans sa mémoire, un endroit qu'elle aurait aimé visiter. Grace à son travail à Torchwood, elle avait connu des planètes qu'elle n'avait pas encore visitées avec le Docteur. « Et si on inversait les rôles pour une fois ? ». Elle ouvrit la bouche, prête à lui répondre quand elle se ravisa et un lieu lui revint en mémoire.
« Barcelone !
- La ville ou la planète ?
- La planète ! J'ai l'impression que ça fait une éternité que tu m'as proposé d'y aller et finalement, on n'y a jamais mis les pieds. Enfin toi, si… surement… mais pas moi… »
La voix de Rose se perdit dans sa gorge. C'est vrai, ça ? Qu'est ce qu'il avait fait durant leur séparation ? Jusqu'à présent, il n'avait rien révélé sur ce sujet. Elle n'osait pas non plus lui demander. Peut-être avait-il eu d'autre compagnon ? Il n'avait même pas mentionné ses aventures passées. Elle fronça les sourcils se rappelant quelque chose que son esprit avait essayé de lui cacher.
« Docteur, durant… mon… absence, trancha-t-elle, qu'est ce qui s'est passé ? Quand je suis arrivée dans le Tardis, il y avait quelqu'un avec toi, n'est ce pas ? »
Il aurait aimé que Rose ne lui pose jamais cette question. Il n'était pas vraiment fier de cette période. La disparition de Rose l'avait anéanti. Il se redressa et baissa la tête pour fixer ses converses. Il savait que Rose attendait une réponse mais il ne savait pas par où commencer. Finalement, il commença tout simplement par le début, c'est-à-dire l'apparition de Donna en robe de marié dans le Tardis. Il lui révéla que c'était notamment grâce à elle s'il avait en quelque sorte remonté la pente après sa disparition. Ensuite, le Docteur lui raconta toutes ses aventures avec Martha : leur rencontre, leur escapade au temps de Shakespeare, le professeur Lazarus dont l'expérience avait mal tourné, leur retrouvaille avec Jack et le voyage vers Utopia, où ils avaient rencontrés un Seigneur du Temps et comment il l'avait perdu. Il lui racontait tout. Absolument tout, comme s'il avait besoin de vider son sac.
« D'un côté, j'étais soulagé de te savoir dans le monde parallèle à ce moment-là, révéla le Docteur, son regard perdu au loin. Je n'aurais pas supporté de te savoir sur Terre alors que le Maitre détruisait tout sur son sillage ou pire que tu sois entre ses mains. »
Il regarda ses mains et serra les poings. Que serait-il arrivé si Rose était là ? Il ne serait le dire et ne préférait même pas y penser car il savait que les choses auraient été différentes et sans doute pas dans le bon sens. Il ferma les yeux pour effacer les images que son esprit lui imposait mais elles n'étaient que plus présentes. Pourquoi penser à ça maintenant alors que tout c'était terminé ? Cette année avait été effacé de l'esprit de toute la population et pourtant, il ne se sentait pas aussi soulagé qu'il aurait du l'être. La mort du Maitre lui pesait encore sur la conscience. Il le maudissait pour ne pas avoir voulu se battre. Ils étaient les deux derniers Seigneurs du Temps. Ils auraient pu s'épauler l'un à l'autre. Mais le Maitre en avait décidé autrement. Il sentit alors une douce pression sur ses mains et se tourna vers Rose.
Elle ne l'avait pas interrompit, écoutant avec attention tout ce que par quoi le Docteur était passé mais son mutisme soudain l'inquiétait. Quand, le Docteur leva les yeux vers elle, elle pu y voir toute ses blessures et sa solitude. Il croyait avoir trouvé quelqu'un de son peuple qui pouvait le comprendre. Elle savait qu'elle ne pouvait pas le remplacer. Elle n'était pas un Dame du Temps mais elle ferait de son mieux car même si elle ne souvenait pas très bien de ce moment, elle avait gardé des sensations lorsqu'elle avait adsorbé le cœur du Tardis et avait alors ressentit ce que son peuple voyait en permanence. Elle lui sourit alors pour le rassurer. Il ne sera plus jamais seul.
« J'espère qu'un jour, je pourrais rencontrer Donna et Martha. Il faudrait que je les remercie d'avoir veillé sur toi, lui dit-elle en lui donnant un coup de coude pour le distraire de ses sombres pensées. »
Les épaules du Docteur s'affaissèrent et il se détendit instantanément.
« Ça pourrait se faire, répondit-il en saisissant le lobe de son oreille. On pourra toujours y faire un tour, un de ces jours. Mais pour l'instant… »
Il se leva précipitamment en entraînant Rose par la main. Elle se laissa emporter par sa fougue sachant à l'avance ce qu'il s'apprêtait à faire. Elle connaissait l'expression qu'il arborait et savait qu'elle n'allait pas s'ennuyer. Il referma les portes du Tardis et se dirigea vers la console, la jeune femme sur ses pas. Il lâcha finalement la main de Rose pour manipuler les boutons et levier qui se trouvaient devant lui. Le Seigneur du Temps s'arrêta et adressa un large sourire à sa compagne qui riait déjà.
« Barcelone nous voilà ! »
