Bonsoir à tous. Après une opération au visage et quelques semaines de convalescence, me revoilà ! \o/ Je ne suis pas totalement remise bien évidemment mais je peux me poser devant le PC de nouveau et vous sortir le chapitre 8 !

Les choses sérieuses commencent enfin ! ;)
Je viens de relire le chapitre et de corriger les fautes mais comme d'habitude, il se peut que certaines passent à travers les mailles du filet.

Bonne lecture et à la prochaine ! :D


Chapitre 8 : Fin de soirée explosive.

Le 300eme étage était tout simplement le toit du bâtiment. On ne pouvait y accéder que par l'escalier, l'ascenseur s'arrêtant au niveau précédent. Des rambardes entouraient le bord, pour éviter tout accident. C'était le seul obstacle qui séparait les individus d'une chute mortelle. En parcourant l'étage des yeux, Rose remarqua que plusieurs dizaines de personnes étaient déjà sur le toit et semblaient attendre quelque chose. Mais pour l'instant, son attention fut attirée par l'immensité qui s'étendait devant elle. Elle courut jusqu'au bord et s'appuya sur la rambarde en admirant la vue. Le Docteur la rejoignait et se posta à ses côtés en appuyant ses avant-bras sur la barre. Le point de vue était magnifique. Aucun autre mot ne lui venait à l'esprit. Elle put constater que la ville se déployait sur plusieurs kilomètres tout autour de la tour au sommet de laquelle ils se tenaient. Les bâtiments étaient tous élégants et harmonisaient à la perfection des uns avec les autres. L'architecte de cette cité était un génie. Au-delà des portes de la ville, un désert s'étendait et se perdait dans l'horizon. Il n'y avait que du sable à perte de vue mais d'autres villes existaient puisqu'elle remarqua une gare à quelques rues d'eux et des rails suspendus à plusieurs mètres au-dessus du sable qui partaient dans plusieurs directions différentes hors de la ville.

« Cette ville est vraiment magnifique, commenta Rose.

- Le soleil va bientôt se coucher, et un autre spectacle commencera.

- Un autre spectacle ? Qu'est ce que tu veux dire ?

- Encore un peu de patience, Rose. »

Elle leva un sourcil en le regardant avant de reprendre sa contemplation. Qu'est ce que le Docteur lui réservait cette fois ? Il ne put s'empêcher de sourire en répondant à Rose. Il avait choisi ce jour particulier car il savait qu'aujourd'hui était un jour spécial, que cela se produirait et autant finir cette journée en beauté.

Finalement, au bout de plusieurs minutes, le soleil commença à se coucher baignant la ville de sa lumière orangée. Le ciel était dégagé, aucun nuage n'était en vue. C'était vraiment le jour parfait pour ce genre d'événement. Baissant ses yeux vers Rose, il remarqua qu'elle se frottait les bras comme pour se réchauffer. Il n'avait pas pensé à ça. La nuit tombait et avec elle, la température. Et c'était encore plus vrai à Barcelone, puisque la ville se situait en plein milieu d'un désert et elle ne portait qu'une simple veste par-dessus un t-shirt. Il déplia son imperméable qu'il avait gardé en main et le posa sur les épaules de Rose. Surprise, elle leva les yeux vers lui.

« J'aurai dû me douter que tu aurais froid une fois la nuit venue, s'excusa-t-il.

- Tu ne vas pas avoir froid toi ?

- Moi ? Nan ! Je suis un Seigneur du Temps. Je peux supporter un peu de fraicheur, lui répondit-t-il en souriant et en haussant les épaules. »

Malgré sa réponse, Rose l'ignora. Elle enleva le manteau et le posa sur les épaules du Docteur. Elle enroula ses bras autour de lui et se colla à lui, posant sa joue contre son torse. Le manteau les enveloppait ainsi tous les deux.

« Comme ça, tout le monde est content. »

Il lui répondit par un sourire et embrassa le sommet de sa tête avant d'y poser son menton. Il enroula ses bras autour d'elle et la serra légèrement. Ce dernier avait encore du mal à se rendre compte que Rose était bel et bien revenue. Il redoutait de se réveiller et que tout cela ne soit qu'un rêve. Un doux et ignoble rêve qui lui rappellerait ce qu'il avait perdu. Mais ce n'était pas un rêve ! Elle était bien là, dans ses bras. Être ici, à l'exposition, avec Rose, l'avait boosté comme il ne l'avait plus été depuis longtemps. Vivre une journée avec Rose lui avait tant manqué. Rose lui avait tant manqué.

La nuit s'était totalement installée à présent. Les étoiles brillaient de toute leur lumière dans le ciel. Il leva les yeux en murmurant à l'oreille de Rose.

« Ca va bientôt commencer. »

Rose se décala vers arrière tout en gardant ses mains autour du Docteur et suivit son regard. Une première boule de feu parcourut alors le ciel illuminant la cité sur leur passage avant de s'évanouir dans l'horizon.

« Qu'est ce que c'est ? demanda-t-elle sans quitter des yeux le point de chute. »

Mais son attention vu attirée par un nouveau flash et elle releva la tête. Une deuxième boule de feu traversa de nouveau le ciel, suivit rapidement par une troisième et rapidement le ciel s'illumina de mille feux par des dizaines d'entre eux.

« Un groupe de météorites entre dans l'atmosphère de la planète, expliqua le Docteur. Mais ces météorites sont beaucoup plus grosses que celles qu'on peut voir depuis la Terre. L'atmosphère, ici, est différente également. Beaucoup plus épaisse et composée de gaz qui n'existent pas sur Terre. Ce qui donne cet effet et cette lumière intense.

- Des étoiles filantes à l'autre bout de l'univers. C'est… beau. »

Rose se retourna pour admirer le ciel plus facilement et s'adossa au torse du Docteur. Il enroula alors ses bras autour de Rose et elle posa ses mains sur les siennes. La jeune femme avait déjà vu des étoiles filantes mais jamais de tel spectacle. Elle avait arrêté de compter le nombre de boules de feu quand elle était arrivée à plus d'une vingtaine. Elle regarda le Docteur par dessus son épaule.

« Tu savais donc que ça allait se produire. »

La phrase sonnait plus comme une constatation qu'à une question. Il embrassa une nouvelle fois ses cheveux. Elle pouvait deviner son sourire. Ils profitaient tous les deux du spectacle que la nature leur offrait quand un grand fracas se fit entendre au loin. Se tournant vers l'Ouest de la ville, ils aperçurent une épaisse fumée noire s'élevant d'un quartier. Le Docteur fronça les sourcils. Qu'est ce qui se passait ? La cité était connue pour son calme, sa pacification. Il n'avait que peu de problème habituellement. Or, à l'instant, il crut même entendre un cri. Se détachant de Rose, il se pencha au-dessus de la rambarde. D'autres cris lui parvinrent, suivit d'une alarme qui retentit dans toute la ville.

« Qu'est ce qui se passe, bon sang ?

- Docteur ? »

Rose s'approcha de lui et regarda les rues en contre bas de la tour. Des personnes courraient dans leur direction à en perdre haleine et jetaient des regards apeurés en arrière. La place devant le bâtiment se remplissait de plus en plus alors que les visiteurs de l'exposition sortaient pour comprendre l'agitation qui régnait à l'extérieure. La foule présente à l'étage se regroupait autour d'eux poussée par la curiosité.

Le Docteur et Rose dévalèrent les escaliers quatre à quatre avant de sauter dans un ascenseur bondé de visiteurs. Le Docteur fixait inlassablement le compteur d'étages qui, à son avis, descendait bien trop lentement. Il n'avait pas pu voir la cause de ce raffut mais il avait un mauvais pressentiment.

Rose n'osa pas poser de questions. Elle se contenta de le suivre mais elle maudissait déjà celui qui avait gâché leur fin de soirée.

L'alarme sonnait toujours quand la voix de l'ascenseur leur annonça le 1er étage. Arrivée dans le grand hall, le Docteur se figea au sommet de l'escalier en constatant l'agitation plus bas.

L'entrée était complètement bouchée alors qu'elle n'était seulement à quelques mètres d'eux. Personne n'entrait, ni ne sortait. Il se hissa sur la pointe des pieds pour observer la cause de toute cette agitation. Plusieurs personnes en uniforme maintenaient la foule comme ils le pouvaient. Le Docteur se demandait comment il n'y avait pas encore eu de débordement.

« Ne jamais venir à l'exposition le premier jour, constata-t-il en grimaçant. »

La foule commençait à s'agiter et bientôt d'autres personnes se pressèrent derrière eux, les obligeant à entrer dans cette hystérie. Tout le monde tentait d'accéder à la sortie mais il ne faisait qu'empirer les choses, augmentant l'atmosphère électrique de la pièce. Le Docteur jeta des regards à droite et à gauche, cherchant une solution pour les tirer de là avant qu'une émeute n'éclate. Les gardes semblaient avoir de plus en plus de mal à contenir la foule et il fallait mieux qu'ils ne soient pas là quand ils céderaient au risque de se faire piétiner.

« Docteur ! »

Se tournant vers Rose qui était restée en arrière, il l'aperçut, coincée entre plusieurs personnes. Embarqué par la foule, ils allaient bientôt être séparés. Le Docteur réussit à saisir sa main tendue vers lui. Seules leurs mains toujours reliaient leur permettaient encore de garder une certaine proximité mais il sentait les doigts de Rose glisser des siens. Sans ménagement, il écarta finalement les individus qui les séparaient et rejoignit Rose qu'il enveloppa de ses bras.

« Sortons d'ici. »

Elle hocha de la tête et ils s'éloignèrent pour atteindre un lieu plus calme vers les ascenseurs. Des voix dans la foule s'élevèrent de forcer le passage alors que les cris dehors se rapprochaient de plus en plus. La foule était tellement nombreuse qu'elle occultait toute vision vers l'extérieur. Mais il ne pouvait pas laisser toute ces personnes coincées dans l'immeuble alors que quelque chose de grave semblait se produire à quelques centaines de mètres de là. Il passa une main dans ses cheveux, les ébouriffant au passage. Si personne ne mettait à terme à cette cohue, cela allait mal se terminer.

« Docteur, qu'est ce qu'on fait ? demanda Rose. »

Rose était complètement perdue. Elle ne savait pas quoi faire. Elle regarda frénétiquement dans tous les sens mais ne trouva rien pour les aider. Le seul accès était ces portes mais impossible de les atteindre.

Une rafale de coups de feu retentit à l'extérieur. Un silence pesant tomba dans le hall et tous s'arrêtèrent pour entendre la suite des événements. Une autre rafale. Quelqu'un à l'extérieur du bâtiment accourrut vers les gardes de l'entrée et prit alors la parole.

« La situation est sous contrôle ! Ne vous en faîtes pas, cria-t-il aussi fort qu'il pouvait, espérant se faire entendre par le plus grand nombre.

- Qu'est ce qui se passe à l'extérieur ? s'éleva une voix dans la foule.

- Je ne peux pas vous en dire d'avantage pour le moment mais restez dans le bâtiment !

- Comment ça, vous ne pouvez pas nous le dire ?! s'énerva un autre individu.

- Veuillez regagner les étages supérieurs, ordonna-t-il. Ce bâtiment est l'un des plus sûrs de… »

Des cris et des nouveaux coups de feu se firent entendre encore plus près qu'il n'avait jamais été. Les chuchotements dans la foule reprirent et les gens se remirent à pousser pour accéder à la sortie. Ils n'étaient pas dupes et avaient compris que ce que disait cet agent n'était pas toute la vérité. L'immeuble était peut-être l'endroit le plus sure de la cité mais c'était aussi un piège pour se retrouver enfermer alors que la menace venait dans leur direction.

Le Docteur parcourut alors le hall du regard et s'arrêta en tomba sur l'immense guichet centrale. Il se mit à courir dans sa direction, essayant de se frayer un passage parmi la foule tenant fermement Rose par la main. Il mit plusieurs minutes à l'atteindre et sauta par-dessus le comptoir quand il y parvint. Sa jeune compagne était perplexe en le regardant faire. En fouillant, il trouva ce qu'il cherchait. Il sortit son tournevis sonique et le pointa sur le micro qu'il tenait en main. Rose le rejoignit alors derrière le comptoir devinant ce qu'il s'apprêtait à faire. Il allait tout simplement parler. Le pouvoir des mots, c'était la principale arme du Docteur. Il monta finalement sur le comptoir en s'aidant d'une chaise et porta le micro à sa bouche.

« Mesdames, Messieurs, gardez votre calme, tenta-t-il pour attirer leur attention. »

Mais tous l'ignoraient, préférant parler et hurler couvrant ainsi la voix du Docteur. Il retenta plusieurs fois avant de s'accroupir vers Rose.

« Ils ne m'écoutent même pas, s'énerva le Docteur.

- Laisses-moi essayer, veux-tu ? demanda Rose en tendant la main. »

Sans protester, le Docteur l'aida à monter à ses côtés et lui transmit le micro que Rose fit sauter dans sa main.

« Attention à tes oreilles, prévint-elle avec un sourire.

- Fais-toi plaisir ! »

Elle ricana avant de porter ses doigts à ses lèvres. Elle remercia Mickey de lui avoir apprit à siffler dès leur plus jeune âge. Sans retenue, elle souffla aussi fort qu'elle pouvait et son sifflement résonna rapidement dans tout le bâtiment, imposant le silence dans le hall, obligeant ainsi les personnes qui s'y trouvaient de se couvrir les oreilles de leurs mains. Quand Rose s'arrêta, la foule se tourna vers le comptoir où elle se tenait. Les bruits de tires ainsi que l'alarme se faisaient toujours entendre et n'annonçait vraiment rien de bon.

« Merci, souffla le Docteur impressionné en récupérant le micro. (Rose lui adressa un sourire d'encouragement.) Mesdames, Messieurs, je comprends votre incompréhension mais il ne faut pas céder à la panique. Nous allons évacuer le bâtiment dans le calme. C'est la meilleure chose à faire.

- Le calme ? C'est le foutoir dehors et vous voulez que nous nous calmions ? demanda outré un visiteur.

- Oui, c'est exactement parce qu'on ne sait pas ce qu'il se passe à l'extérieur que nous devons agir dans le calme. Votre comportement est indigne de cette cité ! répondit le Docteur, les yeux virés sur les individus qui lui faisaient face.

- Qui êtes-vous d'abord pour avoir le culot de nous insulter de la sorte ?

- Le Docteur ! »

Pendant ce temps, Rose se glissa hors du comptoir et fit le chemin inverse de toute à l'heure. Elle atteint rapidement le grand escalier principal maintenant que tous étaient à l'écoute du Docteur. Elle remonta les quelques marches qui faisait face aux grandes baies vitrées avant de se hisser sur le rebord d'une des colonnes qui supportaient le toit des lieux. De là, où elle se trouvait, elle pouvait voir par-dessus les têtes des visiteurs immobiles et donc voir ce qui se passait à l'extérieur. Des incendies s'étaient déclarés dans les tours voisines, ainsi que des explosions qui avaient fait voler en éclat des vitres des fenêtres qui les composaient. Des cris se rapprochaient de plus en plus et finalement un groupe de personnes déboucha d'une rue adjacente et courut sur la route principale menant à la tour centrale. Elle ne faisait plus attention à la discussion qu'avait le Docteur avec la foule dans le hall et resta figer devant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Le petit groupe s'effondra au sol, touché par un rayon verdâtre. Les gardes à l'entrée se retournèrent, alertés par les cris et le bruit et se mirent en position de tire sans attendre.

Une épaisse fumé noir poussée par le vent envahit la place et masqua la vision de Rose pendant un instant mais assez longtemps pour constater que tous les individus qui étaient debout, il y a encore quelques secondes, étaient tous étendus au sol à présent. Jamais ils ne pourront atteindre la tour. Ils étaient morts. Rose porta une main à sa bouche.

« Non, non, ce n'est pas possible, refusa-t-elle d'admettre. »

Au coin d'un bâtiment, elle aperçue un groupe d'extraterrestre que Rose connaissait que trop bien et qu'elle reboutait plus que tout au monde. C'était les pires ennemis du Docteur et les êtres les plus abdominales qui pouvaient exister. Ils étaient de retour et ils se dirigeaient droit sur eux.