Bonjour !
Ce deuxième OS paraît assez vite, j'espère qu'il va vous plaire, car aujourd'hui on part sur la veuve noire !
Je n'ai pas encore commencé le troisième, donc je ne peux pas vous préciser la date de sortie
Merci pour les follows, et sur ce, bonne lecture, on se retrouve en bas !
Natasha ouvrit les yeux. Suspendue au plafond par des chaines qui encerclaient ses poignets rougis. D'après le peu de choses qu'elle pouvait voir, en dépit de l'obscurité, elle se trouvait sur un plancher. Devant elle se trouvait un rideau rouge.
Elle était donc dans un théâtre. Un vieux théâtre aux couleurs délavées par le temps. Un gramophone était à l'extrémité droite de la scène. Elle détourna les yeux vers la gauche. Soudain, une musique détraquée retentit dans la salle. Une musique aigue et fausse, une musique de manège d'enfant. Une de celle qui vous glace le sang.
Elle cherchait l'origine de cet ignoble son, quand des pas secs se firent entendre. Son pouls s'accélère alors qu'elle essaye de se dégager, en vain. Les bruits se rapprochèrent, on pouvait maintenant distinguer le bruit d'une canne qui frappait sur les planches.
Un costume noir délavé et un chapeau haut de forme. Ces images resteraient à jamais gravées dans son esprit déjà bien amoché par la captivité.
« QUE LE SHOW COMMENCE »
L'homme, après la déclaration, ouvrit les lourds rideaux avec un bruit mécanique.
La lumière fusa en plein sur Natasha. Celle-ci put alors voir le visage de l'homme, enfin ce que l'on pourrait qualifier de visage.
Ses yeux étaient d'une couleur rouge sanglante, il avait des cheveux longs et fins, un sourire diabolique et une mâchoire en métal. Jamais elle n'avait vu pareil énergumène, et la veuve noire en trembla de peur. C'était la première fois qu'elle voyait son agresseur. Le bruit mécanique qu'elle avait entendu provenait du crissement de sa mâchoire quand il riait.
L'homme entama une danse qui se voulait être joyeuse mais qui en fait effrayait vraiment la jeune femme.
Une larme perla au coin de son œil, puis roula lentement le long de sa joue.
L'homme se tourna vers la salle vide, et, comme s'il parlait à un homme imaginaire, déclara aux tables désertes :
« Oyez, chers spectateurs, oyez. Je suis le grand Magister Aeternus, celui qui ne meurt jamais. Aujourd'hui devant vous j'accomplirais ma rugissante vengeance ! Vous êtes réunis ici ce soir pour assister au spectacle funeste de la veuve noire ! Ahahahah, Soyez prêts à entendre la vérité sur cette femme, et que débute le spectacle ! »
Il s'approcha d'un pas qui se voulait gracieux, alors que sa démarche mécanique était bien trop calculée.
Natasha se dit que tout était beaucoup trop minutieux. Que tout était préparé.
Mais déjà Aeternus était devant elle, rapprochant sa tête de son visage, son souffle fétide et son sourire figé sur sa face.
« Alors, Natasha, on a une petite idée de ce que l'on fait là, ou on est trop IDIOT pour oublier ses mauvaises actions ? Tu ne seras PAS pardonnée, jamais tu ne seras pardonnée, JAMAIS !
- Sérieusement, qu'est ce que je fais ici ?
- Sshhht, susurra-t-il, mon enfant, shhhht, tu le sauras bien assez tôt »
L'homme s'écarta de la Veuve Noire, puis, toujours avec ce sourire métallique, sortit de la scène.
Natasha était désormais seule face à la salle de spectacle abimée par les ans.
Elle se mit à réfléchir au destin qui l'attendait. Un destin sombre. Une vie qui allait probablement s'achever par la faute d'un fou furieux sans qu'elle ait pu faire quoi que ce soit.
Avait-elle vraiment tout dit ?
Avait-elle vraiment tout avoué ?
Puis elle pensa à Bruce. Un être rejeté par sa différence, par son autre « façade ». Elle avait toujours vu Hulk d'une façon particulière, comme s'ils étaient complémentaires par leurs différences.
Peut être aurait-elle du lui dire ses sentiments depuis le début. Comme ça, elle n'aurait pas eu tant de regrets. Peut être que cela aurait pu tout changer.
Il lui fallait juste un téléphone. Elle avait un numéro, elle avait une voix.
Le fou furieux se faisait long. Natasha fit donc un peu plus attention à la pièce, à ce qui l'entourait.
A côté du gramophone gisait une chaise à trois pieds, qui tenait miraculeusement debout grâce à un petit tabouret placé sous le pied manquant.
Sur la petite table accolée reposaient un trousseau de clé, un petit carnet et…
Natasha sentit son cœur s'emballer et se propulsa tant bien que mal le plus loin possible des chaines, puis tira d'un coup sec.
La chaine céda, surement par la sainte force de la volonté.
Ou par détermination.
Enfin bref, débarrassée de cette entrave, elle se rua vers la table, pris l'objet tant souhaité et… composa le numéro de Bruce.
Biiiiip
Biiiiiip
Biiiiiip
« Allô ? Qui est-ce ?
- Bruce ?
- Natasha ?
- Oh, mon dieu, si tu savais comme je suis contente d'entendre ta voix !
- Qu'y a t-il ?
- Un fou furieux m'avait attaché à des chaines et veut me tuer de manière spectaculaire. Mais peu importe ! Il faut que je te dise quelque chose !
- Ou es tu, Natasha !
- Peut importe, je ne vais probablement pas m'en sortir ce soir. Je veux juste te dire une chose, s'il te plait ne raccroche plus jusqu'à la fin
- D'accord, d'accord, dis-moi !
- Je t'aime Bruce. Depuis la première fois que je t'ai vu. Promets-moi de ne pas raccrocher ! Je l'entends qui approche, OH MON DIEU BRUCE JE NE VEUX PAS MOURIR !
Bruce, dans son appartement, paniquait pour elle. Il ne voulait pas la perdre. Il ne pouvait pas la perdre. Il ne pourrait tout simplement pas la perdre. C'était inconcevable.
Natasha était accolée au fond de la salle, Aeternus s'approchait dangereusement d'elle.
Comme arme du crime, il avait choisi une longue dague effilée. Son espoir s'amenuisait
Puis elle laissa tomber. Bruce la réconfortait au téléphone, mais elle ne comprenait pas les paroles. Tout était flou, elle tomba à genoux et accepta son destin, à bout de forces.
Bruce s'arrêta de parler, ne se contentant que des « non » répétés comme un mantra de plus en plus vite. Il entendait des bruits métalliques, les respirations lourdes de celle qu'il aimait depuis toujours, puis un geignement se fit entendre.
Il tomba lui aussi à genoux, aveuglé par les larmes, hurlant des « NON » entre deux sanglots tandis que de son côté, les forces de Natasha s'amenuisaient et le rire d'Aeternus se transforma en silence. Bruce raccrocha, sous le choc. Plus jamais sa vie ne serait la même.
Aeternus, avec son rictus déformé par la satisfaction, se tourna vers le public inexistant.
« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, le spectacle est terminé. »
Puis, dans un silence morbide, repensant à sa fille qu'il allait rejoindre, fit tomber la chaise, monta sur le tabouret, attrapa la corde cachée dans la pénombre, puis… renversa le tabouret.
Et ainsi s'achève le spectacle d'Aeternus.
Hey, j'espère que ce one shot vous aura plu, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire car le cirque est l'un de mes thèmes préférés pour l'horreur !
Pensez à laisser une review pour dire ce que vous en pensez, puis donnez-moi des idées pour le prochain OS
Sur ce, bisous bisous
MeLreya, la grosse timbrée
