Salutations, mes opercules de yaourt !

Ici présent le troisième OS de cette série. Au programme : du Iron Frost un peu classique.

Ce OS est sorti UN PEU en retard, mais on s'en fout, il est là ! on se retrouve juste en bas ^^

Il faisait Stark, alias Iron Man, était épuisé. Il voulait juste être seul.

Cette journée de réunions dont il se foutait royalement avait été harassante pour le milliardaire qui avait autre chose à faire de ses journées, comme sauver des vies, par exemple. Malheureusement, il était contraint d'assister à ces réunions, car son armure, la prunelle de ses yeux, était en réparation.

Il marchait dans la rue, traînait, car il n'avait pas envie de retourner chez lui, dans sa villa confortable. Tout ce luxe, dont il ne se plaignait pourtant pas le moins du monde, l'ennuyait à mourir. C'était cela, ce qui clochait chez lui, en fin de compte : il s'ennuyait.

Appeler un taxi n'était pas une solution que Tony envisageait. Il préférait marcher au hasard, déambulant dans les rues. Ce soir là, il n'avait pas les idées claires.

En effet, quelques heures plus tôt, il avait reçu un texto du frère de Thor, Loki. Il ne savait même pas comment il avait obtenu son numéro d'ailleurs. Ce SMS racontait, sans rentrer dans les détails, les sentiments que le Dieu d'Asgard ressentait pour Tony. Mais du point de vue de celui-ci, c'était plutôt une attirance perverse et malsaine qui le dérangeait au plus profond de lui-même.

Mais, évidemment, il allait quand même le contacter. Juste pour voir, au cas ou il y aurait quelque chose d'intéressant à en tirer.

Néanmoins, il s'en voulait de contacter cet homme, il avait l'impression de trahir Pepper.

Ah, Pepper. Il l'aimait tant. C'était comme le soleil de sa vie, elle rayonnait et vous donnait le sourire en un instant.

C'était donc ce dilemme qui tiraillait le cœur du –plus si jeune d'ailleurs- Stark.

Il releva la tête et se concentra sur l'endroit ou il se trouvait. Il était dans une rue sombre, dans un quartier probablement mal famé. Mais peu importait, car la pancarte d'un bar ouvert depuis Mathusalem était juste devant lui.

Il entra donc, car l'alcool était une de ses passions fulgurantes. Il commanda un double whisky, puis s'assit sur un tabouret, contre le comptoir. La serveuse était une vieille toute ridée qui tremblait de partout. A côté de lui buvait un homme déjà ivre mort qui semblait vouloir sympathiser avec lui.

Puis il prit un autre verre, discutant de la vie avec son voisin, parlant affaires, femmes, bière.

Il ne pensait plus à Loki ni à Pepper, là, dans ce bar, à moitié ivre, rigolant avec un homme qui n'avait même pas le centième de sa richesse, mais pourtant à cet instant il se sentait comme lui, léger.

La vie n'était pas si horrible, finalement.

Il sortit du bar deux heures plus tard, puis cette fois appela un taxi. C'était sûrement la solution la plus raisonnable vu son état, d'ailleurs.

Loki regarda une fois de plus son téléphone portable –qu'il ne maîtrisait pas vraiment- : pas de nouvelles de l'homme qui occupait ses pensées. Comme d'habitude.

Il avait eu un coup de foudre pour le brave Iron Man dès le premier regard. Peu lui importait l'avis des gens sur son orientation sexuelle, car lui était un dieu, et eux des minables sujets.

Il avait cherché à attirer l'attention de Tony Stark dès le début. Il voulait cet homme. Il le voulait pour LUI. Cette idiote de Pepper l'agaçait sérieusement, avec son faux sourire et sa face d'ange. Cela minimisait ses chances d'obtenir son amour. La jalousie le rongeait de l'intérieur.

Il regarda le réveil de sa chambre d'hôtel : 8 :19. Sur Misgard évidemment. La Terre était sa maison désormais, car Tony y était aussi. Il ne voulait plus repartir.

« toc toc ».

Loki se leva de son lit dans lequel il avait traîné pendant plus d'une heure pour aller ouvrir. Il traversa la chambre, décorée dans des tons blancs et marrons. L'ambiance était chaleureuse, certes, mais Loki préférait le noir. Et le vert. Parce que cela lui rappelait sa propre personnalité. Et ses yeux. Et ses cheveux.

Bon, son ego était un peu surdimensionné. Rien qu'un peu.

Enfin bref, arrivé devant la porte, son cœur tambourinait dans sa poitrine. Et si c'était Tony ? Il ne saurait pas vraiment comment réagir dans cette situation. Pourtant, il avait toujours été à l'aise dans sa peau, n'hésitant jamais à prendre des décisions quelque peu… radicales.

Il posa la main sur la poignée métallique, hésitant quelques instant. Jamais il n'avait autant angoissé. Que devrait t'il dire à IronMan ? Que devrait il… faire ?

Loki prit une grande inspiration et ouvrit la porte.

« Bonjour, monsieur Loki, comment allez vous de si bon matin ? Voulez vous que je vous serve une tasse de café ? Un petit croissant, peut être ? Tout vous sera débité sur votre compte bancaire au-to-ma-ti-quement ! Génial, n'est-ce pas ? Bon, qu'est ce que je vou… aaaaaaaaaaaaaah ! »

Le gentil monsieur qui n'avait rien demandé à personne se prit un uppercut dans la mâchoire et tomba au sol, inconscient. Il n'aurait jamais du aller au travail, ce jour là, car faire angoisser Loki pour rien valait au moins une mâchoire de cassée. Et encore.

Loki prit le corps, et, mécontent, le jeta par-dessus a balustrade du couloir.

« voilà une bonne chose de faite », se dit-il .

Il referma la porte, et, sans faire attention aux cris alarmés des clients, retourna dans son lit et joua avec son téléphone pour essayer de se décontracter un peu.

« Réveillez vous, monsieur, c'est l'heure de votre appel ! »

Tony grogna et se blottit sous sa couette.

Il n'avait pas beaucoup dormi cette nuit là, alors pourquoi Jarvis le réveillait ?

Il allait tranquillement se rendormir lorsque une lumière vive filtra à travers ses paupières.

Tony entrouvrit les yeux et s'aperçut qu'il était à moitié sur son canapé. L'autre moitié de son corps pendait dans le vide.

« Bordel, Jarvis, pourquoi tu me réveilles aussi tôt ?

- - Je ne fais que vous obéir, monsieur.

- - Hein ? Je n'ai jamais demandé à être réveillé ce matin, j'ai passé une soirée, comment dire, arrosée.

- - Mais, monsieur, quand vous êtes rentré, vous m'avez demandé de vous réveiller pour passer un appel important. Cela ne vous revient-il pas, dit Jarvis avec une étrange intonation?

Tony se gratta le menton d'un air perplexe. Hier soir, pour lui, c'était le trou noir. Il n'avait aucune foutre couille d'idée de ce qui avait pu se passer après être monté dans le taxi.

Mais bon, cet appel important, il avait déjà deviné de qui il s'agissait. IronMan était réveillé, désormais, donc autant passer ce foutu coup de téléphone.

« PUT*** DE B*RDEL DE M*RDE CA ME FAIT CH*ER ! »

Loki n'était pas de nature patiente. Alors, oui, jouer à des jeux sur son téléphone portable, c'était bien, cela l'occupait, mais ses voisins de chambre n'étaient pas du même avis : ce dernier n'arrivant pas à battre son record sur Risky Road, il avait développé le syndrome de la rage, qui se manifestait de manière violente chez le dieu asgardien.

Après avoir perdu plusieurs parties, et alors qu'il était à deux points seulement de son record, une fenêtre d'appel s'ouvrit sur son portable. Il y avait deux boutons : un rouge, et un vert.

Il choisit le vert, évidemment : c'était la couleur de ses yeux. Puis, réalisant qu'il avait encore une fois perdu sa partie, il s'écria :

« Puta*n !

- - Non, par ici on dit « fille de joie ».

La voix de Tony le prit totalement au dépourvu. Il fixa d'un air béat l'écran tactile, avant de répondre.

- - T…Tony Stark ?

- -C'est bien moi.

- -Eh bien, euh, je ne pensais pas que tu allais m'appeler…. C'est assez surprenant, vu qu'avec cette sal…Pepper, vous vous entendez bien, je ne m'attendais pas vraiment à quelque chose de ta part.

- -Eh bien si. Devant Stark Industries, dans 20 minutes. Et sois à l'heure, je n'ai pas envie d'attendre.

- -Oh, euh…

Bip, bip bip.

Loki n'avait pas eu le temps de répondre à Tony que celui-ci avait déjà raccroché.

Bien, sa mission était presque accomplie, il n'avait plus qu'à se préparer pour le rendez-vous.

Loki avait hâte de voir l'amour de sa vie. Jamais il n'avait été aussi fébrile qu'à cet instant.

Tony regretta aussitôt d'avoir passé cet appel. C'est une très mauvaise idée de donner un rendez-vous à Loki, mais qui ne tente rien n'a rien. Sa décision était prise. Loki pouvait toujours essayer de le séduire.

Il enfila son costume de la veille, pour ne pas perdre de temps, et se diriga vers l'entrée de son immeuble Stark Industries.

Arrivé à destination, il vit devant lui un stand de beignets. Il en prit deux. Il en donnerait sûrement à l'Asgardien. Sauf s'il avait faim.

« Bon, bah il n'y a plus qu'à attendre », dit-il.

« Non, mais ça ne va pas, il y a un mauvais pli sur le col ! »

Loki était énervé contre lui-même. Il n'avait pas eu le temps de mettre une chemise que celle-ci s'était froissée. Mais bon, pas le choix, il devait y aller.

Il remit un « pshit » d'après rasage. Il sentait bon, celui-là, c'était son préféré.

Puis il se concentra, et se téléporta jusqu'au lieu du rendez vous.

La téléportation était une sensation étrange, on avait l'impression de se décomposer à un endroit puis de se recomposer à un endroit tout à fait différent. Quelques fois, si on ne se concentrait pas vraiment, on pouvait se retrouver dans des lieux incongrus, comme la fois ou, soul, il s'était téléporté dans le Burkina Faso. Une expérience étrange…

Loki se matérialisa devant la façade du building.

Il chercha du regard son bien aimé, sa main droite s'acharnant sur le col de sa chemise qui ne voulait pas se plier correctement. Ne voyant pas Tony, il aperçut cependant un vendeur ambulant, et ce fut grâce à ça qu'il se rendit compte qu'il mourait de faim. Il se concentra et fit léviter un petit beignet tout chaud au dessus des passants, le fit accélérer dans les airs. C'était un pouvoir bien pratique, la télékinésie, tout de même. La pâtisserie allait presque arriver jusqu'à lui quand un homme en costume qui marchait d'un pas ambulant sur la place changea brutalement de direction et se prit le beignet en pleine poire.

Peu de choses amusaient Loki. Il avait pris l'habitude de garder son sérieux. Mais la vision de ce chic énergumène se recevant un beignet sauvage le fit pouffer de rire. Enfin, quelques secondes. Jusqu'à ce qu'il distingue le visage de l'homme. Quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit que c'était Tony qui, visiblement mécontent, cherchait le coupable d'un regard meurtrier.

Jamais il n'avait ressenti une telle détresse. Il ne pouvait pas se montrer. Il ne DEVAIT pas y aller. Il avait tout gâché. Il fallait fuir. Il n'avait plus le choix.

Loki, sans réfléchir, prit peur et partit en courant. Plus le temps de se téléporter, il fallait juste se cacher. Plus jamais il ne tenterait la télékinésie, c'était certain. Sa seule chance de gagner le cœur du beau Stark était morte avec le beignet, qui gisait désormais sur les pavés.

Tony marchait au hasard, attendant le rendez vous.

Il grignotait son deuxième beignet. Tant pis pour lui, il n'avait qu'à être à l'heure, se dit-il.

Alors qu'il engloutissait sa dernière bouchée, il déambulait sur la place, ne savant plus quoi faire pour tromper son ennui. Il avançait sans but, puis avisa alors un banc désert sur sa droite, et c'est ce qui le décida à aller vers lui. Tony fit alors un angle droit de toute beauté et se replongea dans ses pensées.

Mais pourquoi maintenant, se dit-il,Pourquoi Loki ne l'abordait que maintenant, alors que Pepp…

- "Aie ! Mais qu'est-ce que…..

Il venait en effet de se recevoir sur le nez le fameux beignet qui lévitait dans les airs depuis un bon bout de temps. Sauf que Tony n'avait rien vu venir, et, cherchant l'enfoiré qui avait lancé ce beignet, vit un homme partir en courant avec une lâcheté inimaginable.

- -Mais qui est-tu, jeune co… oh mon dieu."

Il reconnaissait ce corps grand et musclé, et ces cheveux d'ébène. Loki.

Tony souffla par le nez de manière théâtrale et se décida de le laisser tomber. Que cela lui serve de leçon. D'ailleurs, Loki ne lui avait même pas acheté de beignet, il lui en avait volé un. Enfin, en supposant que cela soit pour lui..

I, I, I love little girls; they make me feel so good. I, I, I…

- "Allooooooo ?

Cette sonnerie faisait rire Tony à chaque fois. C'était celle qui était attribuée à Pepper, évidemment.

- -Tony ! Mais… qu'est ce que tu fais devant l'immeuble ?

- -Attends, tu m'as vu ?

- -… Je suis en haut.

- -Ha… donc….. tu as vu toute la scène, hum ?

Il entendit Pepper pouffer de rire. Bon, tant que ce n'était qu'elle…

- -Je peux te garantir que tout l'immeuble t'a vu faire ton angle droit de super-sayen et puis te prendre un bagel volant. Tu as vu qui l'avait fait n'est-ce pas ?

- -Oh non…. Et c'était un beignet. Attends, mais comment est ce que vous saviez où regarder précisément au bon moment ?

Qui donc avait pu lui dire, personne n'était au courant. Etant donné que sa chère et tendre ne répondait pas, il répéta la question.

- -Demande donc à ton cheeeer Jarvis. Je suis sûre qu'il vous avouera.

C'était donc son IA qui avait vendu la mèche.

- -Non, ne t'inquiètes pas, ce n'est pas grave. C'est juste ma crédibilité qui est bien amochée. Tu ne m'en veux pas ?

- -Pas le moins du monde. Allez, ne reste pas planté là, rentre à la maison."

Et elle raccrocha.

Tony venait effectivement de subir la plus grosse humiliation de sa vie. Mais il s'en fichait. Le beignet était par terre, à ses pieds. Alors qu'il aurait pu être dans son estomac.

Il se décida à rentrer chez lui d'un pas rapide. Il allait sûrement mettre de la musique classique et aller dans sa cave, pour bricoler un peu. La vie reprendrait son cours.

Loki était de retour sur Asgard. Il ne reviendrait probablement plus sur Terre, cette mésaventure l'avait dégoûté de cette planète, même si c'était une chose assez anodine en fin de compte.

Après cet échec cuisant, il avait pris deux bouteilles de bourbon, qu'il avait englouti aussitôt matérialisé sur sa planète. C'était un paradoxe assez amusant, de boire une boisson terrienne alors que des hommes verts, bleus, à trois yeux marchaient à côté de vous.

Peut être Loki trouvera une personne qui le rendra heureux. En attendant, le bourbon lui fournissait une meilleure sensation que les choses aussi misérables que l'amour. Il lui fournissait l'allégresse.

BON, ce OS est terminé, il était beaucoup plus long que tous les autres, mais j'avais une inspiration pas terrible, donc j'ai mis énormément de temps à l'écrire, et je trouve que le résultat n'est pas exactement comme voulu. Mais bon, j'espère qu'il vous aura plu, même si la fin n'est pas vraiment IronFrost, il ne faut pas le dire, c'est un secret !

Si vous avez des idées pour le prochain, partagez les en MP !