Hello tout le monde!
J'espère que vous allez tous bien?
Pour ma part, ça roule en psychiatrie. J'apprends plein de trucs, je fais de la cuisine et je joue au Scrabble, y a pire non? Héhé.
Alors je vous avoue que j'ai hésité à sortir ce chapitre. Mais je me suis dit que ce serait pas juste pour ceux qui laissent souvent leur avis et ils se reconnaitront. Je vous avoue avoir été super déçue de n'avoir eu que 3 avis sur le chapitre précédent qui est quand même un des plus importants. Donc voilà, je vais pas quémander des reviews parce que c'est un truc qui m'énerve aussi mais je vous dit juste que je suis un peu déçue ... (voir beaucoup)
Mais, ce n'est pas grave, je me reprends et je vous souhaite une bonne lecture!
Voici un chapitre de Dramione PUR! haha 3
Chapitre 15
Drago sortit du salon complètement abattu, comme sonné par ce qu'il avait appris. Il sortit par la porte de derrière et arriva sur la terrasse. Il avait besoin d'air. Il respira à grandes bouffées, essayant de lutter contre la boule de panique qui se formait dans sa gorge. Il alla s'allonger sur un banc, malgré le froid, incapable de retourner à l'intérieur affronter leurs regards.
Ce que lui avait raconté Hermione devait être faux. Des remords, lui? Il était incapable d'éprouver des remords. Ce n'était pas dans ses gênes. Il ne savait même pas comment commencer, ce à quoi il devait penser. Ce sentiment lui était totalement inconnu. Hermione avait forcément du se tromper, après tout, même une Miss Je-Sais-Tout peut faire des erreurs non? Et le regard railleur de Weasley, se délectant du spectacle de ses illusions qui s'effaçaient lentement. Le rouquin lui donnait envie de vomir.
Drago leva les yeux vers le ciel du crépuscule. Les premières étoiles faisaient leur apparition dans un ciel bleu foncé se dégradant en des nuances d'orange profond. Il avait toujours aimé regarder le ciel, depuis son plus jeune âge. Contempler une telle immensité l'apaisait. Le vent automnal le fit frissonner, il aurait du mettre une cape mais peu lui importait. Il n'était pas capable de retourner à l'intérieur.
Plusieurs minutes passèrent avant qu'il n'entende le grincement familier de la vieille porte de ferme. Il reconnut le pas léger sur le plancher de la terrasse et il releva les genoux pour lui faire de la place.
- Pourquoi est-ce que tu dois toujours venir me consoler? demanda Drago.
La jeune fille sourit légèrement et se rapprocha légèrement de lui, passant son bras autour des genoux.
- Je suppose que depuis que tu as frappé à ma porte, je me sens un peu responsable de toi … Après tout, tu es une pauvre petite chose sans défense, dit-elle d'une ton moqueur.
- Très drôle Granger, spirituel! Tu t'améliores en ironie.
- J'ai eu un bon professeur.
Elle croisa son regard et il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Malgré les nouvelles qu'elle lui avait annoncé, il appréciait de plus en plus sa présence, douce sans être intrusive, à ses côtés.
- Je suis désolée de ne pas avoir eu de bonnes nouvelles à t'annoncer. J'aurais aimé pouvoir te dire qu'en une potion ou un petit sortilège tout serait réglé mais … Malheureusement, ce n'est pas le cas. Je suis désolée …
- Ce n'est pas ta faute. Tu n'as fait que traduire le texte et tu m'en as donné l'explication. Il faut que je m'en contente …
- Mes recherches ne sont pas finies, peut-être que …
- Tu te fatigues pour rien. Tu sais très bien qu'il n'y a pas d'autres solution.
Ils restèrent un long moment en silence, Drago contemplant le ciel et Hermione les champs environnants.
- Parfois j'aimerais revenir quelques jours auparavant, dit Drago.
- Quelques jours auparavant? Tu veux dire … Avant de toquer à ma porte? demanda Hermione, le regard dubitatif.
- Non, je parle de ces quelques jours où on devait répéter la danse du bal. Tous ces moments ou tu étais concentrée pour ne pas me marcher sur les pieds me manquent.
Hermione pouffa légèrement.
- J'ai adoré apprendre à te connaitre.
- Drago, tu … Moi aussi j'ai trouvé ça sympa, répondit-elle mal à l'aise.
Drago se redressa, les jambes de part et d'autre du banc. Il était désormais très proche d'Hermione. Elle n'osait presque pas le regarder. Sa respiration était légèrement plus rapide et elle entortillait ses mains. Il sourit.
- Seulement sympa?
Elle ne savait pas quoi répondre. Cette conversation devenait trop … Elle ne savait pas si elle était prête à lui avouer son attirance pour lui.
- Oui, on a passé de bons moments quand tu ne te montrais pas désagréable, dit Hermione en espérant changer de sujet.
- Je suis sur que mon côté désagréable et inaccessible me rend encore plus attirant à tes yeux.
- Inaccessible?
- Tiens, c'est marrant, j'aurais plutôt pensé que tu butterais sur le mot "attirant".
Hermione ouvrit la bouche et se rendit compte de son erreur. Elle détourna le regard et frissonna.
- Je commence à avoir froid, je devrais peut-être rentrer …
- Non, reste encore … J'aime bien bavarder avec toi. Je n'ai pas envie de repenser à ma … malédiction en ce moment. Reste près de moi, s'il-te-plait.
Il attrapa entre son pouce et son index une mèche de cheveux qu'il entortilla délicatement autour de son doigt. Ses doigts effleurèrent ensuite son épaule et il plongea son regard dans le sien.
- J'adore tes cheveux, surtout en chignon.
- A quoi tu joues? Tu me la fais grand séducteur?
- Oui et toi, tu fais plutôt l'oie blanche.
- Pas faux.
Hermione resta quelques instant sans rien dire. Elle ne devait pas se laisser aller, elle allait le regretter. Elle soupira et ferma les yeux, elle se jetta à l'eau. Tant pis si elle devait le regretter.
- Quand je pense à toi, j'ai une tempête dans la tête, un bel orage qui me laisse plus chamboulée à chaque fois, sans que je sache plus ou est le bien et le mal. Nous sommes à l'opposé l'un de l'autre, on l'a toujours été. Je ne peux pas te faire confiance. Mais quand tu m'effleures comme ça, je ne sais pas, j'ai l'impression de vivre quelque chose de fort …
- Je me dis la même chose, pour moi aussi c'est fort.
- Ca ne mènerait nulle part, et tu le sais aussi. Pourquoi en parler? Tout cela disparaitra aussi vite que les étoiles une fois le soleil levé.
- Tu ne peux pas savoir, Hermione. Tu n'as meme pas essayé!
- Mais je ne peux pas essayer, je ne veux pas revivre ça, tu ne sais pas ce que ça fait!
Il remarqua que ses yeux scintillait, les lumières du jour mourraient prisonnières de ses cils.
- Mais je ne suis pas lui.
- Non, si je me fie à mes souvenirs, tu es pire.
Drago essaya de ne pas paraitre blessé par ce qu'elle venait de dire. Elle aussi se rendait compte qu'elle avait peut-être été trop loin. Il les balaya de son esprit et reprit, bien décidé à aller au bout de cette conversation :
- Laisse-moi effacer ta peine, laisse moi essayé! Tu m'as rendu la vie Hermione. Dans cet appartement, tu m'as sauvé. Tu as amorcé un changement en moi à la minute même ou tu m'as laissé entrer. Quand on a dansé, pendant le bal, tu n'as rien ressenti?
- Bien sur que si, j'aurais voulu …
Elle s'arrêta, les larmes coulaient sur ses joues.
- Dis le …
- J'aurais voulu que jamais ça ne s'arrête. J'aurais voulu que tu ne me laches jamais. Tous ses regards braqués sur nous … Mais je ne voyais que toi.
- J'aurais voulu ne jamais te lâcher. J'ai adoré danser avec toi. Tu avais rendu cette soirée tellement plus agréable. C'est la première fois ou je ne voyais pas le temps passer. Tu es la première qui me fait ça.
- Je ne peux pas.
Elle se leva du banc, resserrant son pull autour d'elle et elle s'éloigna de quelques pas, dos à lui.
- Alors, rentre …
Elle se retourna vers lui mais ne bougea pas. Le vent faisait virevolter ses cheveux, elle ressemblait à un rêve. Il se leva lentement du banc et s'approcha lentement d'elle.
- Tu n'as pas bougé.
- Tu n'imagines le combat qui se joue dans ma tête en ce moment même.
- Si j'imagine bien.
Le souffle coupé, il s'approcha encore. Elle releva doucement la tête, la respiration plus rapide. Il caressa doucement sa joue du bout des doigts. Il se pencha doucement et elle ferma les yeux, attendant le contact de ses lèvres.
Mais la porte s'ouvrit violemment, Ron les rejoignit rapidement sur la terrasse, passablement contrarié.
- Hermione, Ginny veut te parler, dit-il. Tu devrais rentrer.
Et la vous me détestez n'est-ce pas? Héhé, c'est de bonne guerre ^^
Je trouvais que c'était encore un peu tôt pour le premier bisou ^^
Allez, je ne traine pas parce que je suis épuisée (et oui, debout à (5h du matin, ça me crève)
A la semaine prochaine et encore merci d'être la pour lire!
Likola
