AUTEUR: Nahira
DISCLAIMER : Les vidéastes ou personnes réelles présentes dans ce recueil s'appartiennent à elles même. Les personnages fictifs appartiennent à leurs créateurs (ou à moi si ce sont des OC). L'idée est de moi, bien qu'inspirée d'un tweet d'un ami et les univers crossovers appartiennent à leurs créateurs respectifs.
RATTING : T
CROSSOVER : Univers d'Assassin's Creed II, Brotherhood
PARING : Présent (je ne dirais jamais lequel quand il y en a un pour ne pas spoiler les personnages ahah !)
Hellooo ! Voilà l'OS du jour !
Je vous avoue que je suis particulièrement fière de celui-là, j'espère que vous aimerez !
Bonne lecture !
Rancunier
Le soleil embrasa peu à peu l'horizon alors que le jour naissait une nouvelle fois sur la ville de Rome. Ses yeux s'ouvrirent alors que le premier rayon caressait sa peau. Une nouvelle journée de garde commençait pour le jeune homme appelé Mathieu Sommet.
Il se leva difficilement, une expression neutre sur le visage, et alla manger un petit déjeuner. Un bol de lait de vache et un morceau de pain. Il ne faisait pas parti des nobles, même s'il avait un travail qui pouvait le rendre supérieur aux autres pécores de la ville. Alors il se contentait de ce qu'il avait, même si c'était peu de chose.
Une fois le ventre plus ou moins remplit, il récupéra ses vêtements qu'il enfila, puis il mit son armure, puis son casque. Une fois sa ceinture bouclée, il y accrocha son épée dans son fourreau. Le voilà prêt.
Assis sur le toit d'une maison, il attendait. La ville commençait peu à peu à reprendre vie à l'image du soleil qui grimpait tout doucement dans le ciel.
Il avait reçu pour mission la veille, de libérer une nouvelle tour Borgia située à l'est de la ville. Des missions qu'il considérait comme trop facile maintenant qu'il avait de l'expérience à en revendre, mais il les faisait quand même. La ville se devait d'être libérée de l'emprise des Borgia ! Et vu comme ça pouvait être simple à présent, l'assassin n'allait pas s'en priver !
Il se leva alors, faisant bien attention à ne pas abîmer les tuiles de la maison sur laquelle il était et il commença à courir de toit en toit. C'était l'heure du changement de garde, ainsi, tous les arbalétriers postés normalement sur les toits étaient descendus pour échanger avec des collègues en forme. C'était le moment parfait pour traverser rapidement la ville.
Une fois presque arrivé à la tour gardée, il descendit des toits alors que des gardes étaient déjà en place en hauteur pour le stopper dans sa mission. Il rabattit correctement sa capuche sur sa tête et s'avança dans la foule, entrant alors dans la zone gardée.
Ses sens étaient à présent en alerte, et c'est avec la plus grande des prudences qu'il s'avança sans se faire repérer vers la tour qu'il devait incendier. Restait plus qu'une seule chose à faire avant cela : tuer le capitaine Borgia.
Mathieu se faufila dans la foule pour rejoindre sa garde qui l'attendait au pied de la tour. Il était venu relever le capitaine pour qu'il aille se reposer et prendre sa place le temps de quelques heures.
Il souffla sous le stresse qui l'assaillait.
Cela faisait plusieurs mois qu'on parlait d'une guilde des assassins cachée dans la ville, parmi les soldats. Et beaucoup de tours étaient déjà tombés à cause d'eux… Être un capitaine d'une tour était loin d'être la meilleure chose par les temps qui courent… Mais il ne pouvait pas discuter l'autorité de ses supérieurs… Il devait obéir, et c'est tout.
Il prit une expression sévère et sérieuse alors qu'il rejoignait sa garde. Ne jamais montrer aux autres qu'on a peur, que ce soit aux ennemis comme aux alliés. C'est la première chose qu'on apprend en servant les templiers.
Et il commença alors à faire son tour de garde, comme il le faisait chaque jour.
Ce n'était jamais vraiment palpitant d'ailleurs. La plupart du temps, ses gardes s'amusaient à embêter les villageois, ce qui ne l'amusait pas beaucoup, et c'était la seul chose qu'ils faisaient à part marcher. Il avait tout son temps pour se perdre dans ses pensées…
Sa position de soldat puis de capitaine Borgia datait depuis ses vingt ans, et il approchait lentement mais surement de la trentaine. Pendant tout ce temps, il n'a vécu que dans la monotonie et l'attente. Il était juste assez payé pour vivre, il habitait une petite maison sans grande extravagance et surtout, il vivait seul. Et pour cause… Il faisait partie de cette minorité à aimer les hommes plutôt que les femmes, et c'était extrêmement mal vu. Si quelqu'un venait à l'apprendre, on tenterait de lui faire mainte et mainte choses pour le « guérir de sa maladie ». Et il avait très peu envie de devoir subir une saignée pour quelque chose qu'il savait être irréversible. Il préférait donc dire qu'il préférait être seul pour ne jamais être déconcentré dans son travail plutôt que d'avouer qu'il aimerait vivre avec un homme.
Un homme qui possédait un nom d'ailleurs.
Parce qu'en plus d'être gay, il avait été frappé par l'amour, et c'était encore pire à vivre. Rester caché sans jamais pouvoir avouer ses sentiments et vivre avec celui qu'il aimait.
Cet homme était quelqu'un qu'il considérait comme proche il y a un temps, mais il avait perdu contacte depuis deux ou trois années, ce qui n'avait fait qu'empirer son état. Il ne savait pas ce qui avait déclenché la disparition de son ami, mais il s'était beaucoup inquiété jusqu'à le considérer comme mort…
Antoine était parti, emportant avec lui le cœur du jeune capitaine.
L'assassin chercha pendant plusieurs minutes sa cible et il finit par la repérer, entouré par trois autres gardes, en train de marcher autour de la tour. Il sourit. Il n'y avait pas d'autres ennemis dans cette zone, c'était l'endroit parfait pour attaquer.
Il sortit de la foule pour commencer à grimper sur un mur afin de prendre de la hauteur. Il s'avança alors vers le groupe cible, sautant de poutre en poutre qui dépassait des murs et il sauta sur l'un des gardes, les prenant par surprise.
Un coup de lame secrète et la gorge fut tranchée alors le garde ne put même pas comprendre ce qu'il lui arrivait.
Ses collègues ainsi que Mathieu sortirent leurs épées, prêts au combat. Mais le châtain était bien plus apeuré qu'il ne le laissait voir… Sa crainte s'était réalisée…
L'assassin, caché sous sa capuche, sortit lui aussi son épée en souriant. Il allait pouvoir s'amuser.
Les combats s'engagèrent, mais la dextérité et la rapidité de l'homme inconnu prirent l'avantage sur les hommes ralentis par leurs armures.
Deux coups d'épées biens placés finirent de tuer les deux gardes qui tombèrent au sol, se noyant dans leur propre sang.
Cependant, durant le combat, la capuche de l'assassin s'était rabattue, dévoilant alors son visage au capitaine qui était déjà prêt pour un second round.
Mais la surprise le déstabilisa, lui faisant baisser sa garde.
« Antoine ?! »
Un coup d'épée lui entailla le flanc, le faisant crier de douleur et rétablir sa position de défense.
« Putain Antoine ! Tu ne me reconnais pas ?!
- Oh si je te reconnais, t'inquiète pas. »
Il donna un nouveau coup d'épée vers le haut que Mathieu para cette fois.
« Mais… Je te croyais mort !
- Ne pas voir quelque chose ou quelqu'un ne signifie pas qu'il n'existe pas ou plus. »
Encore un coup d'épée, sur la droite, mais le capitaine l'esquiva.
« Pourquoi tu es partis ?! »
Le brun ricana.
« Oh je ne sais pas… Tu ne vois le problème ? Ça se voit à nos vêtements si t'es trop con pour réaliser tout seul. »
Deux autres coups, tous deux parés.
« Mais… Pourquoi ? Tu es un assassin depuis combien de temps ?
- Depuis mes 17ans. Tu comprends bien que dès que j'ai compris dans quel camp tu étais, j'ai dû me casser. Ne le prend pas mal, mais nous lutte spécialement pour éradiquer les personnes de ton genre. »
Plus le combat et la discussion avançaient, plus Mathieu sentait son cœur se serrer et se briser petit à petit. L'expression haineuse de son aimé le déchirait de l'intérieur, tout autant que les paroles qu'il prononçait. Depuis tout ce temps, il avait côtoyé l'un des pires ennemis de son organisation. Depuis tout ce temps, il était amoureux de quelqu'un qui ne l'aimera jamais, de quelqu'un qui l'aurait poignardé à la première occasion. Il se sentait à la fois déprimé, humilié et en colère. Contre lui-même, contre la guilde des assassins, contre celui qu'il avait tant aimé.
La seule personne en qui il avait confiance l'avait trahi. Pour les assassins.
Il en avait marre.
Il veut se battre ? Ok, mais il n'allait pas se laisser faire.
Un seul d'entre eux en ressortira vivant.
« Que le meilleur gagne, se dit-il. »
Mathieu para une nouvelle attaque mais contre-attaqua presque aussitôt, déstabilisant un peu son adversaire qui se reprit très vite.
Les coups s'enchainèrent, mais aucun des deux hommes ne se laissa faire. Mathieu esquiva de nombreux coup fourrés, et Antoine para de nombreuses botes dont le châtain avait le secret.
Mais au final, l'un des deux prit l'avantage.
Mathieu bloqua l'épée du brun et réussis à le lui arracher des mains avant de le faire tomber par terre d'un coup de pied dans le thorax.
Il bloqua le poignet de l'assassin cachant la lame secrète et se positionna au-dessus de l'autre afin de l'empêcher de bouger.
Il lui fit un grand sourire malsain, haineux.
« Et dire que je te voulais en tant que compagnon. Finalement, en disparaissant, tu m'as rendu un fier service. Mieux vaut vivre seul qu'avec un assassin. Dommage que nos routes se soient croisées de nouveau. »
Il positionna alors son épée sous la mâchoire du brun qui paniquait en dessous de lui et il glissa la lame rapidement sur la chaire, la coupant et égorgeant le jeune homme. Il mit quelques temps avant de mourir alors que son sang s'étendait sur le sol.
En se relevant, Mathieu se promit une chose.
Un beau jour, il entrera parmi la haute des templiers. Et il extermina chaque assassin, jusqu'au dernier.
C'était devenu une affaire personnelle.
20 Juillet : Égorgement
Voilou :D Joyeux n'est-ce pas ?
Perso j'ai adoré écrire cet OS ! Faut dire que j'aime écrire des crossovers à la base~
Alors, qu'est-ce que vous en avez pensez ? Est-ce que vous avez deviné la mise à mort et qui allait se la prendre dans la gueule ? Dites le moi dans les reviews ! :3
A demain pour la suiteuh~
