Note d'auteur : Bonsoir tout le monde ! :) Pour une fois je poste un peu tard dans la journée, tout simplement parce que j'ai beaucoup hésité à poster ce chapitre. ^^ Je l'ai réécrit plusieurs fois, mais je ne suis toujours pas convaincue. J'ai toujours cette impression qu'il manque quelque chose, sans parvenir à mettre le doigt dessus. J'espère néanmoins qu'il vous plaira et qu'il ne vous décevra pas trop. :) Bonne lecture, et on se retrouve en bas.
Le plafond de la Grande Salle scintillait de milliers d'étoiles. Les quatre habituelles grande tables avaient disparu, remplacées par une simple estrade sur laquelle officiait Madame Pomfresh. Le visage luisant de sueur, elle s'affairait sans s'arrêter un seul instant, occupée à soigner les blessures des combattants.
Les survivants s'étaient éparpillés en petits groupes. Certains aidaient l'infirmière. D'autres se soutenaient du mieux qu'ils le pouvaient. Quelques-uns étaient sortis dans le parc plongé dans le noir pour ramener les corps inanimés. Ceux qui avaient subis des pertes pleuraient leurs morts.
Lavande, le visage déchiré par de profondes griffures, gisait inconsciente près de Parvati, plus pâle qu'elle ne l'avait jamais été. L'indienne tenait la main de son amie en parlant doucement, dans l'espoir qu'elle se réveille en riant comme si de rien n'était.
Firenze était couché au sol, le flanc poisseux de sang, trop faible pour se lever. Hannah Abbot tendaient les bandages à Madame Pomfresh, qui tentait de réparer les dégâts.
Cho Chang appliquait une pommade cicatrisante sur l'épaule blessée d'Anthony Goldstein, alors qu'elle-même avait le visage couvert de sang à cause d'une coupure à l'arcade sourcilière. Près d'eux, Terry Boot tenait son bras cassé du mieux possible, le visage déformé par une grimace de douleur.
Seamus Finnigan et Dean Thomas aidaient un Justin Finch-Fletchley boitillant à traverser la salle. Le premier avait le visage couvert de suie, et le second une énorme balafre sur la joue. Tous trois avaient l'air exténué.
McGonagall, Flitwick et Chourave circulaient entre les élèves, l'inquiétude et l'angoisse gravées sur leurs visages, leurs robes froissées et déchirées.
Olivier Dubois déposa délicatement le corps pâle de Colin Crivey parmi les autres victimes, avant de repartir avec lassitude en direction du parc à la suite de Neville Londubat. Leur tâche était loin d'être finie.
Il y en avait des dizaines d'autres, assis parmi les gravats. Ils avaient tous les traits défaits, l'air sonné, l'âme en peine et la peur au ventre. Des dizaines de sorciers désillusionnés, qui venaient de réaliser pleinement ce qu'allait leur coûter cette guerre. Qui prenaient conscience de tout ce sang versé, de toutes ces pertes. Et surtout, que cela n'était pas encore fini.
La famille Weasley au complet se serrait autour du corps livide de Fred. Molly sanglotait sur sa poitrine. Arthur lui caressait les cheveux. George lui serrait la main, le regard vide. Percy avait passé un bras autour des épaules de Ron, et Bill serrait Fleur dans les siens comme si elle était son seul soutien. Ginny s'était réfugiée contre Charlie et pleurait contre son épaule.
A côté de Fred, à quelques mètres seulement de la famille endeuillée, reposaient deux autres corps esseulés. Le premier était celui d'une jeune femme aux cheveux roses, et le deuxième un grand homme aux cheveux bruns parcourus de mèches grises et au visage marqué de rides. Ils avaient les yeux fermés et paraissaient paisibles. A les voir de loin, on aurait pu croire qu'ils somnolaient.
Leurs mains étaient à seulement quelques centimètres l'une de l'autre, comme prêtes à se réunir, même dans leurs morts.
Remus Lupin et Nymphadora Tonks avaient l'air endormi, mais leurs teints pâles ne trompaient pas.
Ils avaient été à l'aube de leurs vies, avaient encore tout à vivre.
Ils avaient un enfant de quelques mois, des projets d'avenir plein la tête, des rêves à profusion.
Mais tout cela avait brutalement pris fin. La Mort était venue les chercher bien trop tôt.
Eux qui avaient été si pleins de vie n'étaient plus que deux corps froids et inertes. Deux corps qui comptaient parmi la cinquantaine de victimes.
Ils savaient les risques qu'ils couraient en participant à cette guerre, en rejoignant l'Ordre du Phénix. Ils le savaient, mais ils avaient été déterminés à apporter leur soutien. Pour la cause du bien. Pour protéger le monde de la folie furieuse d'un tyran.
Le début de la guerre avait marqué le début de leur descente aux Enfers.
Ils étaient condamnés. Depuis la renaissance de l'Ordre, depuis les premières missions, les premières filatures. Ils avaient vécu au milieu du danger et des risques, en pensant qu'ils étaient à l'abri du malheur. Mais ils avaient eu tort.
Cette bataille n'avait été que le crépuscule d'un long combat perdu d'avance. Depuis le commencement, leur avenir avait été tout tracé. Ils n'étaient pas destinés à survivre.
Cette nuit marquait la fin des Amants Maudits. La fin de leur combat.
Et ils semblaient enfin paisibles, sous le ciel nocturne du plafond ensorcelé.
Note de fin : Merci à tous pour avoir lu jusqu'ici, jusqu'au bout, ça me fait vraiment super plaisir d'avoir pu vous divertir au long de ces cinquante chapitres ! Merci pour vos reviews, vos avis, vos encouragements, vos compliments, qui m'ont à chaque fois rendue très heureuse. :)
Malgré des hauts et des bas, je dois dire que je suis dans l'ensemble plutôt contente de ce recueil, c'était mon premier essai sur le couple Remus/Tonks, et j'ai adoré l'expérience. :) J'espère que ce chapitre ne vous a pas trop déçu, je sais que certains s'attendaient à autre chose, mais j'avais cette scène en tête depuis le tout début et je ne me voyais pas ne pas l'écrire. ^^
Merci encore, et à bientôt peut-être au détour d'une autre histoire. :)
