AUTEUR: Nahira

DISCLAIMER : Les vidéastes ou personnes réelles présentes dans ce recueil s'appartiennent à elles même. Les personnages fictifs appartiennent à leurs créateurs (ou à moi si ce sont des OC). L'idée est de moi, bien qu'inspirée d'un tweet d'un ami et les univers crossovers appartiennent à leurs créateurs respectifs.

RATTING : K+

CROSSOVER : Pirates des Caraïbes

PARING : Bromance Vitcor/Yéyé et mention bromance Matoine.

UA : Ici, ce ne sont pas les pirates ordinaires qui sont indésirables, vous comprendrez.

Hop, un OS écrit pendant mon trajet pour aller sur mon lieu de vacances !

Je suis désolée, je l'ai écris samedi mais mon lieu de vacance ne me permet pas d'utiliser la wifi et le réseau de 4G est horrible (je suis en E m'voyez)

Alors, la je poste parce que je suis sur la route et que ma 4G est de retour du coup c'est exceptionnel.

Sachez que même si je ne peux poster le jour même, je continue d'écrire un OS par jour, vous les aurez juste en décalé à partir de samedi. Du coup, celui d'hier est bien écrit (d'ailleurs il fait 12 pages OMG) mais vous ne le verrais pas de suite.

Voilou~ Donc celui-ci est un nouveau petit crossover/UA assez amusant~ J'espère qu'il vous plaira !

Bonne lecture !


Clandestins

Il ouvrit la porte, une guitare sur son dos et le sourire aux lèvres. Derrière la cloison de bois pouvait s'entendre une puissante musique et des chants flous, annonçant une fête importante et joyeuse à l'intérieur.

Ce genre de fête était très courant en ce lieu d'ailleurs. Presque à chaque fois que le jeune homme venait ici, de la musique battait son plein sous le grand bâtiment de bois. Et presque à chaque fois, il entrait pour enflammer davantage les sons. Qu'est-ce qu'il aimait ce lieu.

En entrant dans le sous-sol de l'auberge, il put voir de nombreuses personnes danser ou boire, toutes habillées d'une façon très particulière. Aucun style ne pouvait prendre le dessus ici, chacun amenait le sien, rendant l'endroit très coloré et diversifié. C'était l'une des choses qui plaisait le plus au nouveau venu. Chacun venait tel qu'il était sans avoir le moindre besoin de porter un masque.

Un grand homme aux habits à la fois nobles mais dépravés et aux cheveux bruns partant dans tous les sens s'avança vers lui avec un grand sourire.

« Yéyé ! On t'attendait ! La piste n'attend plus que toi ! »

Le susnommé lui rendit son sourire et sautilla jusqu'à la grande scène qui surplombait une grande foule n'attendant que son chant.

Sans attendre, il monta et chauffa la salle avant de commencer à chanter.

« Alors les shippers, est-ce que vous êtes là ?! »

La foule lui répondit dans un grand tumulte et il commença alors à enflammer la scène.

Cet endroit était vraiment le seul où il pouvait se lâcher ainsi.

Car contrairement à ce qu'on pouvait penser, Port Royal était loin d'être un endroit pour lui… Et encore moins pour les personnes qui l'écoutaient. Cette ville et ce pays était dirigés par une reine qui avait instauré une nouvelle loi… Ou plutôt une interdiction. Celle de ne plus pouvoir chanter ce que l'on voulait, celle de ne plus pouvoir shipper qui l'on voulait. Si un garde entendait la moindre balade, la moindre histoire, la moindre discussion qui parlait d'un ship entre deux personnes, le conteur ou le barde était immédiatement arrêté et pendu. Une loi bien stupide mais pourtant bien en place.

Foxie détestait le ship et le faisait bien comprendre.

Mais quelle serait une loi s'il n'y avait pas des petits malins pour l'enfreindre ?

C'est ainsi qu'avait vu le jour cet auberge : Le choix de Busccaron. Elle était cachée et dédiée aux shippers qui ne voulaient s'arrêter d'agir comme il voulait. Le rez-de-chaussée servait de façade pour permettre aux shippers de se réfugier dans le sous-sol. Ici, tout le monde pouvait chanter, conter, parler de ce qu'il voulait ! Des amitiés s'étaient formées et la communauté n'avait fait que s'agrandir. Et bien souvent, ses membres partaient en mer pour rejoindre des lieux plus ou moins reculés et pour étendre leur amour des couples fictifs. De vrais pirates du ship.

Et Yéyé en faisait partis, largement.

Il n'était pas un shipper comme pouvait l'être certaines personnes dans cette auberge, mais il aimait alimenter des ships et en créer de nouveaux juste pour voir d'autres personnes les alimenter. Son petit préféré était celui qu'il s'amusait à créer avec Victor. De temps en temps, lorsque ce dernier était avec lui dans l'auberge, ils se taquinaient et agissaient comme s'ils étaient un couple rien que pour voir la réaction des autres.

Il n'était jamais déçu et il s'en amusait.

D'autre personne ici faisaient la même chose que lui par ailleurs. Deux des fondateurs de l'auberge s'amusaient à alimenter leur ship que beaucoup appréciaient. Ils se nommaient Antoine Daniel et Mathieu Sommet et ils ne pouvaient faire autrement que de vivre en ce lieu. La nouvelle d'une auberge clandestine était déjà parvenue aux oreilles de la reine et elle savait qu'ils n'étaient pas inconnus à sa création… Depuis, les deux jeunes hommes étaient recherchés et ils devaient rester cachés. Mais cette vie leur plaisait, alors ça ne dérangeait personne.

Yéyé se donna à fond ce soir-là, suivit de prêt par la foule.

Il se sentait bien.


Le lendemain, il se réveilla dans sa chambre et s'étira en souriant. Cette nuit avait été intense, il se sentait aussi léger qu'une plume. Il décida de revenir le soir même. Il appréciait tellement ce qu'il faisait qu'il en devenait presque accro. Mais il fallait qu'il fasse attention… S'il sortait trop souvent le soir, il pouvait éveiller des soupçons et attirer le regard des gardes de la reine… Elle était vraiment cinglée de pister les shippers comme ça…

Il se leva d'un bond et s'habilla de vêtements simples pour ne pas se faire remarquer dans la ville et mangea un petit quelque chose avant de sortir travailler au port de la ville.

C'est en sautillant un peu qu'il retourna à l'auberge le soir-même. Une nouvelle fois, il entra en scène pour le plus grand bonheur de ses amis et ses admirateurs.

Cette fois-ci son concert ne dura pas trop longtemps et il put profiter de l'endroit et de la musique de son successeur. Un ami de Mathieu qui s'appelait Alexis il semblerait.

Alors qu'il s'installait à sa table, un autre homme s'assit à mes côtés, et c'est en souriant qu'il accueillit Victor.

« Vic ! Ca fait un moment que je t'ai plus vu !

- Ca faisait genre deux semaines que j'étais suivis par les espions de Foxie, je pouvais plus venir… Elle fait chier putain.

- A ouais… Mais c'est bon, on t'a laissé tranquille ?

- Ca fait quelques jours que je n'ai plus l'impression d'être suivis et je m'en suis assuré, tout est revenu à la normal.

- Parfait ! »

Des verres leurs fut servis et ils burent une gorgée de leur bière. Yéyé jeta un œil autour de lui et il remarqua bien vite qu'une bande d'amis les observait plus ou moins discrètement. Il sourit, amusé de voir que le Yéctor était toujours intéressant.

Il fit un signe à son ami pour signaler leurs observateurs et ils se sourirent. Ca faisait longtemps qu'ils ne s'étaient plus amusés ainsi, pourquoi ne pas reprendre un peu leurs activités illégales ?

Ils se rapprochèrent alors, continuant de parler en rigolant un peu, se pokant parfois les joues et le nez, prenant une attitude ambigüe exprès pour le petit groupe non loin. Ils entendirent très vite des réactions chez eux et ils en rirent beaucoup, trouvant ça assez adorable.

Le reste de la soirée se passa sans accros, seul le rire, le chant et le ship régnaient, ne laissant que des bonnes ondes dans ce sous-sol miraculeux.

Cependant, la bonne humeur fut de courte durée. Au début de la nuit, Antoine arriva en trombe dans la salle et cria pour que tout le monde entendent.

« Cassez-vous ! Les gardes arrivent, ils nous ont trouvés ! Mathieu et Busccaron sont déjà arrêtés partez vite par la porte de secoure ! »

Un mouvement de panique lui répondit alors que des pas précipités pouvaient s'entendre derrière le chevelu. Plusieurs personnes purent sortirent par la porte indiquée par Antoine mais les gardent arrivèrent bien vite, arrêtant toutes les personnes qui se trouvaient dans la salle.

Dont Victor et Yéyé.

Sans aucun ménagement, ils attachèrent les poignets de leurs nouveaux prisonniers avant de les remonter dans la rue. Sans attendre, tous ceux qui n'avaient pas eu le temps de fuir se retrouvèrent en prison pour la nuit.

Les trois hommes se retrouvèrent dans la même cellule, l'air dépité.

« Putain, comment ils nous ont trouvés ?!, s'énerva Victor. Ce n'est pas moi, on avait arrêté de me suivre depuis plusieurs jours !

- Tu me demandes ça à moi ? Je ne sors pas de l'auberge moi !, lui répondit Antoine d'un ton agacé. »

Le barde quant à lui, resta silencieux. Il ne savait pas qui les gardes avaient suivis, mais il s'en foutait. Il resta assis dans un coin de la cellule, le regard dans le vide.

Il ne pensait qu'à une seule chose : le lendemain. Ils étaient accusés de clandestinité et de shipper… Une seule chose les attendait… La pendaison, sans même un espoir de jugement équitable…

La peur, le regret et le chagrin l'assaillaient… Il en tremblait…

Ses deux compagnons de cellule le remarquèrent bien vite et ils se calmèrent instantanément. Victor s'approcha de lui et tenta de la consoler, mais rien n'y faisait.

Ils allaient mourir, c'était indéniable. Le chanteur était inconsolable.

Ses amis s'assirent à ses côtés, silencieux à leur tour et l'air triste sur leur visage maintenant que la colère était passée.

Ils attendirent alors, profitant de leur dernier moment vivant.


...

Le lendemain, c'était l'un sur l'autre qu'ils se réveillèrent, forcés d'ouvrir les yeux par les gardes qui les emmenèrent en dehors de la prison.

Les cordes étaient surement déjà en place à présent.

Très vite, ils se retrouvèrent dans une grande file de personnes, toutes appartenant à leur communauté. Ils étaient attachés entre eux au niveau des poignets et attendaient leur sentence.

Yéyé avait la tête baissée, complètement démoralisé, n'acceptant pas sa mort imminente.

Un homme non loin prit la parole, récitant un texte :

« Dans le but de mettre enfin un terme à la dégradation des conditions présentes, et dans l'intérêt de la communauté, l'état d'urgence est déclarée dans ces territoires, par le décret de Lord Stanis Fléquet, dument nommé comme représentant officiel de sa majesté la reine. Par décret, en application de la loi martiale, les prérogatives suivantes sont temporairement amendées : Droit de se rassembler, suspendu. Droit à un verdict par un jury populaire, suspendu. Droit d'assurer sa défense, suspendu. Par décret, toute personne jugée coupable de création ou d'alimentation d'un ship, ou aidant une personne coupable de ces délits, ou s'associant avec une personne coupable de ces délits, sera condamné à être pendu jusqu'à ce que mort s'en suive. »

Yéyé ricana amèrement alors que la file s'avança. Les condamnés passèrent sur la scène par groupe de dix, et furent violement pendu juste devant les suivants. Le barde refusait de regarder ce massacre… Très vite, ce fut à son tour de passer sur la passerelle. Il se positionna sous une corde, Antoine, Mathieu, Victor et six autres shippers le suivant et l'imitant. Le bourreau commença alors à passer les corde à leur cou.

Le chanteur serra les poings.

Foxie pourra interdire le ship comme elle le voulait, jamais elle n'éradiquera la soi-disant menace… Le ship était trop puissant.

Il commença alors à chanter.

« La reine et ses pairs

Ont enfermé le roi,

A bord d'un bateau de plomb.

Nous navigueront, et par ses pouvoirs

Moi et frères shipperont. »

Antoine et Mathieu le regardèrent un peu avec surprise mais aussi avec une pointe de détermination. Ils chantèrent avec lui.

« Yo ho, sur l'heure

Hissons nos couleurs.

Hissez-haut, l'âme des shippers

Jamais ne mourra… »

Les six autres sur le point de mourir les avaient rejoints dans leur chant, et très vite, le reste des condamnés se mirent à chanter avec eux. Les paroles résonnèrent alors à travers les rues de la ville, tel était leur hymne. Personne n'arrivera à empêcher le ship de survivre. Ils allaient peut-être mourir ce jour-là, mais plutôt mourir heureux et épanouit tôt que mourir oppressé et insatisfait quelques années plus tard.

« Yo ho, sur l'heure

Hissons nos couleurs.

Hissez-haut, l'âme des shippers

Jamais ne mourra ! »

Les cordes à présent en place, le bourreau ouvrit les trappes sur leurs pieds.

Ils tombèrent

Peu importe ce que l'on dit, il ne faut jamais s'arrêter de vivre, jamais arrêter de faire vivre nos passions. Elles sont importantes. Ce sont elles qui nous fait avancer. Pratiquez-les, sans pour autant étouffer le monde avec, pratiquez-les et aimez-les.

Ne vous laissez pas dicter, par personne. Vous êtes le maître de vous-même avant tout. Aimez-vous. Aimez-les autres. Rien ne sert d'haïr.


06 (bon, 08 maintenant…) Août : Pendaison


Voilou voilou~

C'est très inspiré du film, mais moi j'aime beaucoup cette adaptation huhu~

Jsp si c'est bien la petite morale de fin, mais bon, c'est sortis du cœur, j'espère que ça plait~

N'oubliez pas la petite review ! :3 (j'y répondrais dès que je pourrais d'ailleurs)

A bientôt, au plus tard samedi soir ! ^^