Non sans grand étonnement, elle découvrit que la plaie à son dos s'était infectée et que la fièvre était un réaction immunitaire de son corps déjà affaibli par la blessure trop importante. Elle nettoya la blessure avec délicatesse, changeant bandage et appliquant une nouvelle couche de baume. Elle conseilla ensuite du repos. Beaucoup de repos.

Van, assis derrière son bureau, quelques missives de Fanélia face à lui, soupira. Il était frustré de ne pas pouvoir l'aider. Il était irrité de constater que cet esclavagiste nommé Feru était encore sur son chemin. Il en avait assez que tout tourne mal pour eux. Il voulait éviter à son amante de devoir encore et encore risquer sa vie.

Et sa vie était en danger à cause de lui, de ses ennemis, de son imprudence... Il aurait bien voulu la renvoyer sur la Lune des Illusions où il la croyait en sûreté. Mais il ne pouvait pas ! Il savait que là bas, des assassins bien plus dangereux que ceux de Gaia en avaient après elle. Avec un nouveau soupir, il déplia l'une des missives.

Message du conseil qui demandait la présence du roi lors de la prochaine réunion qui se tiendrait dans le courant de la semaine à venir. Cela le fit sourire. Il savait le conseil tremblant et ce délai était nécessaire pour qu'ils n'affrontent pas le courroux de leur roi. Il prit sa plume, répondit brièvement, et s'occupa du courrier suivant...

Son repas étant porté à sa chambre, ses Généraux veillant à ce qu'on ne le dérange pas, Van s'occupa donc de ses papiers toute la journée, gardant un œil attentif sur Hitomi qui dormait sur son lit. Le soir venu, les Généraux montèrent la garde à tour de rôle devant les portes de la pièce, jugeant inutile de surveiller l'intérieur puisque leur roi était là.

Van dormit sur le divan qui faisait face au lit et donnait le dos à la porte. Il se couvrit d'un simple drap, la nuit n'étant pas si fraîche qu'à Fanélia et s'assoupit, sur se gardes. C'eut été une longue journée. Il avait bien des affaires à régler et compter s'y mettre dès son retour à la capitale.

Il était irrité de constater que ses conseillers attendissent ses absences du palais pour lui signaler tels ou tels ennuis. Il avait l'impression que ces vieux gâteux attendaient le départ de leur roi pour gratter la poussière des vieux ennuis. Cela l'irritait, d'autant plus que les conseillers semblaient déterminés à faire mourir son âme sœur.

Toutes ces intriguent l'ennuyaient et il savait qu'il n'allait pas tarder à affronter ses conseillers inutiles.

A Pallas, il ne resta pas plus longtemps. Il laissa une Hitomi alitée et clouée au lit pour gagner Fanélia avec ses Généraux où ses conseillers bâtissaient des murs d'ennuis.

Van était navré de devoir quitter son aimée. Mais elle n'était pas en état de voyager et il avait des responsabilités. Il était roi et devait régner. Après tout, si ses conseillers faisaient les guignols, c'était surtout pour pousser leur souverain à écourter son séjour chez ses amis.

Mylerna avait placé deux gardes à la porte de la chambre qui logeait la blessée. Elle n'était pas rassurée par le départ de Van et savait que Pallas était la ville aux mille secrets.

Merle avait aussi regagné Fanélia, ses devoirs la rappelant à la capitale. Elle aurait aimé gardé un œil sur son amie malchanceuse et imprudente. Mais cette tâche, elle se jurait de l'accomplir une fois Hitomi de retour à Fanélia.

Hitomi, quelques jours après le départ de Van, était enfin capable de se balader seule ( suivie de ses deux gardes ) . Elle ne s'attardait jamais dans les corridors du palais, allant plutôt trouver réconfort dans la grande bibliothèque privée de Dryden où il l'accueillait avec un large sourire.

Mylerna étant une reine indépendante, il ne se voyait pas contraint à assister à toutes les réunions qui retenaient son épouse. Cela le rassurait, il pouvait lire. Et Mylerna ne se privait pas de lui signaler lorsque sa présence était nécessaire. Alors, il allait mais avec bon coeur car son épouse ne le faisait que lorsque ses invités étaient trop insupportables pour sa diplomatie.

Ne s'habituant pas au palais de Pallas, Hitomi se demandait combien de temps elle devrait attendre pour qu'enfin sa blessure soit guérie. Elle remerciait les bons soins de son amie mais se languissait de la compagnie de son amant qu'elle n'avait pas vu depuis plus d'une semaine.

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. Volà un chapitre assez passif, du repos pour les protagonistes si je puis dire. Bientôt une suite, certes, c'est évident. Mais est-ce que vous, lecteurs arrivés au chapitre 36, trouvez qu'il y a trop d'action? Trouvez vous que ça fait " Trop" ? Ou que justement, c'est bien ainsi? Des arguments, please ! I need some advices ! #Sofiaaa