Deux hommes traînèrent alors Hitomi, poings liés,dehors, la jetant aux pieds de leur leader. Van sentit un violent spasme lui parcourir le corps, serrant les poings pour contrôler la colère qui en lui bouillait et menaçait d'exploser...

Sa joue rougie, sûrement par un coups, Hitomi semblait égarée en conscience et inconscience. Elle ne portait qu'une simple tunique,malgré le froid envahissant et la neige. Ses pieds et ses mains étaient colorés de froids, son corps rougi par la brûlure de la neige.

Du pieds, Gen la retourna, disant :

- Je pense qu'elle vit...

Van luttait pour ne pas perdre son calme, cet homme était trop proche de Hitomi pour qu'il puisse agir. Elle allait déjà mal,il ne pouvait se risquer à...

Un cri de douleur le fit tressaillir, le poussant à la limité de ce qu'il pouvait supporter. Cet individu venait de la frapper ! D'un coups de pieds dans les côte en plus ! Comme si son corps svelte n'était pas assez meurtri !

- Elle est en vie, ria le leader des Kaizos.

Son sourire se fana. Escaflowne, l'armure du dragon, fit un pas vers sous ses yeux, son cœur semblait gronder de rage. L'homme, impressionné, fit quelques pas en arrière. Les mains de l'armure de Ispano cueillirent avec douceur la blessée. Van s'était avancé vers l'arrogant Gen. Il demanda :

- Armés comme vous êtes, en quoi cet argent vous est utile au point d'attaquer une escorte officielle et risquer de mourir écrasés par Escaflowne ?

- Lire cette douleur sur tes traits royaux m'emplit de bonheur, roi de Fanélia, répondit Gen avec un large sourire.

Van sourit, perdant leu peu d'emprise qu'il avait encore sur sa colère. Son poing partit, comme animé d'une volonté propre. Gen sentit le poing ganté lui écraser le nez avant d'être projeté contre le sol, plus loin.

Les Kaizos hurlaient des menaces. Van souriait, bras ouverts, il dit :

- Approchez seulement ! Avancez vous, Escaflowne vous écrasera !

- Non, Van...

Van grimpa sur son guymelef, aux côtés de celle qui avait parlé. Il effleura son visage pâle, disant :

- Ne crains rien, Hitomi. Je ne suis pas venu combattre...

- Tu n'as que trop de sang sur les mains. Ne replonges pas dans ce cauchemar, fit-elle d'une voix presque inaudible.

- Nous rentrons, ne t'en fais plus. Je ne combattrai pas, tu es en vie...

Van effleura son visage, elle avait perdu connaissance. Il grimpa dans son cockpit, à terre les Kaizos relevaient encore leur leader qui avait une main sur son nez cassé.

Le guymelef, sous forme de dragon, ses serres fermées en un nid protecteur, s'envola d'un puissant battement d'ailes.

Van vit ses Généraux plonger vers le repaire alors que des soldats, embusqués dans la forêt, attaquaient en silence. Le signal avait été l'envol du dragon blanc.

Pallas n'étant qu'à quelques miles, Van y arriva en peu de temps. Escaflowne se retransforma, finissant un genoux à terre dans la cour du palais. Il bondit hors de sa cabine de pilote, allant se placer sur le genoux de son melef.

Il avait sa cape en main, prêt à couvrir la jeune femme blessée alors que les mains du géant de fer s'ouvraient doucement, découvrant un corps en position fœtale, ses mains colorées par le froid serrées contre sa poitrine, son regard embrumé, lourd et rougi par larmes et douleur.

Van demanda en posant sa cape sur les épaules frêles de Hitomi :

- Hitomi ? C'est moi, Van. Puis-je te porter ?

Il devait poser la question, craignant que son corps ne réagisse violemment à un contact étranger. Il ne savait pas ce qu'elle avait subi et cela ne faisait que l'angoisser encore plus. Elle ne répondit pas. Son esprit était trop embrumé pour ce faire.

Il la souleva doucement, l'emmenant à l'intérieur du palais. Dans le hall, il vit Mylerna et Dryden. La reine médecin conduisit le jeune roi à une chambre où elle pourrait soigner la malheureuse et l'y laisser prendre du repos.

Van s'en alla lorsqu'il eut posé la jeune femme sur le lit, laissant à son amie et alliée le soin de s'occuper du reste, aidée de quelques servantes.

Van rejoignit Dryden en bibliothèques où il trouva encre et papier pour rédiger un message à Merle qui se rongeait les sang à Fanélia.

Il avait un réunion avec le Conseil. Il devait y assister car l'exploitation des nouvelles mines devait débuter et donc l'accord être donné.

Avec un soupir, il se joignit à Dryden qui l'invita à jouer aux échecs. Il savait bien que son vieil ami, ancien marchand, tentait de lui changer les idées. Ils furent bientôt rejoints par les cinq Généraux de Fané posa son regard un instant sur leurs mines souriantes et demanda, se doutant de la réponse qu'il recevrait :

- Alors cette arrestation ?

- Elle s'est très bien déroulée, la majorité des hommes du mouvement radicale de Kaizos ont été mis sous les verrous. Seuls quelques lâches ont réussit à fuir, dont le leader, Gen. annonça le Général Kaze.

- Et bien sur le coffre de l'Alliance a été récupéré, notifia le Général Jiyu.

Mylerna arriva alors. Elle essuyait encore ses mains contre un chiffon rougi, son regard était sombre. Elle annonça :

- Elle dort, elle a besoin de beaucoup de repos.

- Je dois rejoindre Fanélia, dit Van. Puis-je la laisser là ?

- Vue son état psychologique... Je ne pense pas qu'elle resterait à Pallas le cœur serein, ce que je peux comprendre.

- Elle n'est pas en état de voyager, lança Van, sourcils froncés.

- Tu as Escaflowne, le voyage sera moins rude. Il faudra simplement soigner ses hématomes à Fanélia, elle n'a quasi rien de sérieux.

Van s'en alla à la chambre de son amante. Il entra sans bruits, la trouva endormie, ses avants bras bandés et plusieurs compresses sur son corps. Il effleura son front du bout des doigts. Hitomi ouvrit les yeux et sourit.

- Hitomi, nous rentrons à Fanélia. Supporteras-tu un tel voyage ?

Elle eut un petit rire, disant :

- Si je suis avec toi, je supporterai l'impensable.

- Ne sois pas ridicule, fit-il en effleurant sa joue blessée.

- Tu étais inquiet...

- A en mourir...

- A ce point là, fit-elle amusée.

- Je ne savais pas ce que ce sadique pouvait te faire. Je ne sais toujours pas ce qu'il t'a fait. Je ne savais pas s'il t'avait conservée en vie. J'ai eut du mal à le laisser vivre et à partir.

- Tu te serais à nouveau souillé les mains. Tu aurais revécu le cauchemar de la guerre de l'époque, fit-elle navrée.

- Si je t'avais perdue là bas, en ce lieu détestable, à cause de ces énergumènes... J'aurai perdu ma raison de vivre. Cela aurait été insupportable.

- Désolée, Van, lança Hitomi, ses paupières tombant de fatigue.

- De quoi t'excuses-tu ?

- De ma faiblesse...

- Tu es absurde, soupira-t-il en s'installant à son chevet pour la veiller.