Ces hurlements eurent vite fait d'ameuter la se hâtaient vers la dite-boutique, mine sombre, arme de fortune en main. La reine venait de se tirer d'une mauvaise passe ! Ils ne voulaient pas la voir replonger ! Ils voulaient que le royaume ait un héritier ! Une héritière ! Que le roi qui avait tant souffert de l'absence de son aimée soit enfin heureux ! (Quel dévouement, on voit qu'ils ne sont pas français ! #HumourNoir )

Les gardes aux portes du palais firent poursuivre l'alerte, qui finit dans les oreilles de Van, ses conseillers, ses Généraux, ses vassaux, ses capitaines qui se frappaient presque dessus... Dans la salle de réunion, un silence pesant accueillit l'annonce du villageois. Ce silence fut rapidement brisé par des crissements de chaise, des pas précipités...

Les fenêtres du balcon furent ouvertes brusquement, Van, sans prendre la peine d'ôter sa chemise, plongea, ses ailes se déployant presque aussitôt, déchirant le tissu, suivi de près des Généraux qui avaient déployé leurs ailes.

Au vu de l'allure des montures de ses vassaux, capitaines et Généraux n'ayant pas de sang d'homme-animal, Van se dit qu'ils arriveraient tous en même temps...

Au cœur de la foule, une demi dizaine d'individus encore debout, le reste était à terre, assommé par la population de Fanélia. Au cœur du groupe des brigands rescapés, Hitomi était l'assurance que la foule ne leur tombe pas dessus. Une lèvre fendue, la joue marquée, la jeune femme tentait de se dégager de son mieux.

- Tu es la reine de Fanélia alors, concluait le meneur qui la tenait par le bras d'une poigne de fer.

- Qu'est ce que ça peut bien vous faire ? Lâchez moi, pourriture ! S'irrita Hitomi qui avait en mémoire l'image d'un civil blessé par un coups d'épée.

- Bah tu nous rapporteras un bon prix tu sais.

- Ne rêvez pas, vous ne quitterez pas Fanélia, soyez en sûrs, siffla la jeune femme avec un large sourire.

- Sois pas si confiante, t'es impuissante, siffla-t-il.

- Peut être, mais je n'ai pas une ville entière à dos, moi, lança-t-elle.

- Alors autant t'achever, et emporter ta tête !

Il la jeta à terre. Son menton s'érafla au contact brusque du pavé. Elle se redressa pour sentir la fraîcheur d'une lame contre sa gorge. Elle leva les yeux vers le meneur, pestant. Il brandit son arme avec un sourire confiant et frappa. Elle roula loin de la lame qui frappa le sol dans un bruit strident.

- Ma reine ! Hurla un civil en lui lançant une épée.

Hitomi se releva d'un bond, déchirant au passage sa robe, saisissant l'épée qu'on lui envoyait.

- Sans otage, comment comptez-vous survivre à la foule, railla la jeune femme avec un large sourire alors que les citoyens de Fanélia, avec des cris de rage, se ruaient vers les brigands.

Le meneur, peu impressionné, fonçait vers la reine en hurlant sa colère.

Peu habile au sabre, elle para du mieux qu'elle put, incapable de bloquer ces frappes puissantes.

Elle reculait à chaque attaque, restant sur la défensive, refusant d'attaquer, craignant qu'il ne profite de cela pour trouver une ouverture. Elle savait sa garde irréprochable, elle savait son instinct imparable ! Elle devait juste l'épuiser pour l'assommer.

- Incapable de frapper, petite reine ?

- Petite mais en vie, au moins...

- Juste incapables de faire face !

- C'est faux !

- Oh oh ! Dois-je raconter comment mon ami a failli...

- Quel ami ?

- Celui qui a failli vous faire sien dans cette forêt, il y a peu...

- Comment ...

Ses frappes étaient toujours aussi vives. La garde de la jeune femme se faisait moins fiable... Ce passé la troublait encore...

D'un violent coups, il la désarma, la saisissant par la gorge pour la soulever doucement. La foule hurlait sa rage.

- Ce fameux soir, lorsque seule dans la forêt, vous l'avez croisé... Il a paru si inoffensif... Et pourtant... Il était prêt à le faire et Dieux savent quel extase il aurait atteint !

- ça suffit... Silence, souffla la jeune femme, les yeux brillant.

- Il est en vie, tu sais, petite reine... En vie et il n'a pas renoncé...

- NON ! Il est mort ! Hurla Hitomi fébrilement.

- Tu le crois... Tu le crois ! Ha ha ! Je vais me faire un plaisir de te ramener à lui !

- Non ! Non ! Lâchez moi ! Hurla Hitomi, prise de panique.

La foule avait formé un cercle infranchissable autour du ravisseur de leur reine.

- Bon, les citoyens modèles, vous bougez ou je la tue ici et maintenant ! Aboya le brigand en resserrant sa poigne autour de la gorge de la jeune femme qui se débattait pour sa liberté, pour ne pas être conduite à cet homme mais manquait d'air...

- LÂCHES LA ! Aboya une voix venant du ciel.

La foule poussa un grand cri d'acclamation. Hitomi sombrait, manquant de souffle. Le brigand leva les yeux vers les cieux pour voir un homme, torse nu, sa chevelure sombre en bataille, de larges ailes blanches disparaissant dans son dos, lui tomber dessus, sabre au clair.

Il eut le réflexe de lâcher la jeune femme, la lame de cet inconnu tombé du ciel lui effleurant les doigts...

Trois individus se posèrent avec délicatesse entre le brigand et l'homme tombé du ciel qui soutenait la jeune femme par les épaules, un air déterminé et irrité sur le visage.

- C'est qui ces gars bizarre, grogna le meneur.

- Le roi est enfin là ! Lançait quelqu'un dans la foule.

- Que faisaient les Généraux, lança une autre voix dans la foule.

- Au moins, la reine est sauve, argua une énième voix.

Van avait passé ses doigts sur la gorge violacée de la jeune femme inconsciente. Il adressa un sombre regard au brigand, lançant :

- Qui êtes vous ?

- Les brigands qui frappent sur les routes du pays ! Hurla la foule.

- On parlait justement de vous ce matin, siffla le Général Kaze.

- On va gentiment vous demander de nous suivre au palais ajouta le Général Jiyu.

Les autres Généraux ainsi que les vassaux et capitaines arrivèrent alors au grand galop, leurs montures faisant circuler la foule d'un geste. Les brigands vaincus gisaient à terre, ligotés par les citoyens.

- Je vous laisse cet homme, Généraux. Je veux demain un rapport sur leurs agissements et complices, fit Van d'une voix de glace en passant un bras sous les jambes de son épouse, l'autre sous ses épaules, la soulevant avec délicatesse.

- Bien, Majesté, firent les cinq Généraux qi à présent encerclaient le meneur du groupe de brigands.

Van se tourna vers la foule qui le fixait et fixait la jeune femme inconsciente. Il s'inclina, faisant hurler de protestation les fanéliens et dit :

- Merci, fanéliens, d'avoir pris les armes pour sa sauvegarde.

- Longue vie à la reine ! Fut la réponse que scanda la foule, sous les regard amusés et rassurés des vassaux, Généraux et capitaines...

Merle arrivait à la chambre où son amie avait été emmenée. Elle avait vu Van l'y déposer afin d'aller quérir le médecin de la cour. Ainsi donc, seuls les Généraux étaient aux côtés de son amie. Cela la rassurait. Elle pourrait leur poser quelques questions.

Elle entra et vit son amie en larmes, ses genoux ramenés contre sa poitrine, ses épaules tremblantes. Ses précipitant à ses côtés pour la prendre dans ses bras , sous les regards paniqués et impuissants des Généraux, elle demanda :

-Hitomi ! Que t'arrive-t-il ? Tu es blessée ? Tu souffres ?

- Merle ... Il... Il est en vie ! Il va revenir ! Sanglotait la jeune femme dans ses bras.

- Qui, lança, sourcils froncés le Général Din.

- L'homme... Celui de la forêt... Il...

- Il est mort, ma reine, tenta de la rassurer le Général Hak.

- Le brigand savait... Il m'a dit... Il me l'a dit...

- Qu'a-t-il dit, demanda avec douceur le Général Kaze.

Hitomi sentit ses larmes redoubler d'intensité, elle sanglota :

- Il a dit qu'il me voulait... Qu'il reviendrait...

Yo ! Voici une suite très animée, comme je l'ai dit à Aloune, je ne crois pas aux histoires qui se passent bien et finissent bien x") Merci de laisser un avis, ça fait toujours plaisir ! Et les français qui auraient été touchés par ma pique au début, sachez que je suis française donc il s'agit juste d'humour , de l'humour . #CharlieHein Bye bye ! #Soso